Archive | prophylaxie

La peste bovine ne tuera plus!

Pour la première fois dans l’histoire, le monde va être déclaré indemne d’une maladie animale: la peste bovine. Un seul autre exemple est répertorié à ce jour, l’éradication de la variole chez l’homme.

1924 et 2011 sont des dates emblématiques, toutes deux liées au combat mondial contre la peste bovine : la création de l’OIE suite à une nouvelle incursion du virus en Europe et à sa propagation sur d’autres continents,  et la déclaration commune officielle par l’OIE et la FAO de l’éradication mondiale de la maladie.

Ce succès a été possible grâce à un travail de coopération entre les organisations internationales et régionales, aux partenariats publics et privés, aux gouvernements et aux éleveurs. Mais cette réussite a surtout été possible grâce aux services vétérinaires et à la profession vétérinaire toute entière, le manque de ressources dans beaucoup de pays infectés constituant un frein majeur à la mise en place de stratégies de lutte efficaces.

Ainsi, 2011 est prétexte à célébration, d’autant plus que cette année coïncide avec le 250e anniversaire de la création de la profession vétérinaire.

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FCO: il est important de vacciner les brebis

La Fédération nationale ovine communique à propos de la vaccination FCO:

« La FNO a été interpelée par les autorités sanitaires du pays au sujet de la FCO. Compte tenu des conditions climatiques, la situation est tout à fait favorable à la reprise des vols d’insectes. L’avis des scientifiques est que les facteurs sont propices au développement du virus.

C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire et important de vacciner nos brebis !

La disponibilité de nouveaux stocks de vaccins à prix abordable est assurée. Il faut profiter au plus vite de la disponibilité de ces vaccins pour la filière ovine et vacciner massivement nos animaux avant qu’il ne soit trop tard. »

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PLAN DE LUTTE CONTRE LES SALMONELLES DANS LES ÉLEVAGES AVICOLES DE LA DRÔME: TOUS MOBILISÉS…

Le bilan 2010 réalisé par la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de la Drôme fait état de 14 foyers de salmonelles dans des élevages de poules pondeuses et 16 foyers dans des élevages de volailles de chair dont 3 en élevages de dindes.

Ces chiffres confirment le constat réalisé l’année dernière avec l’appui de l’Agence Nationale de SEcurité Sanitaire (ANSES) : le département de la Drôme est deux fois plus contaminé que les autres départements français dans le secteur des volailles de ponte et quatre fois plus pour les volailles de chairs (dépistées depuis 2009 pour les poulets et 2011 pour les dindes).

Il est donc urgent de poursuivre les mesures conduites depuis l’année dernière sur les différents axes du plan d’action départemental de lutte contre les salmonelles au niveau des bâtiments d’élevage, des dépôts de cadavres, des couvoirs, des usines d’aliments, etc.

Dans ce cadre deux réunions de secteur ont aussi été organisées à Chatuzange le Goubet et à Crest les 16 et 17 février pour mobiliser les éleveurs sur l’intérêt du respect des mesures de biosécurité afin éviter d’introduire des salmonelles dans leurs bâtiments. En effet, même si les dépôts de cadavres sont fermés, les salmonelles perdurent dans l’environnement et il convient d’éviter absolument leur introduction dans les élevages.
Ces deux séances d’informations, organisées en partenariat avec la filière avicole (FILAVI), ont
touché environ 60% des éleveurs drômois de poules pondeuses. Il leur a été rappelé les mesures de biosécurité édictées dans la charte sanitaire. Ces mesures permettent non seulement de lutter contre l’introduction de salmonelles mais aussi contre d’autres pathologies et notamment l’éventuel virus de l’Influenza aviaire.

Ces mesures peuvent se résumer en dix principes :
1. Délimiter l’élevage de l’extérieur et maintenir des abords propres
2. Utiliser systématiquement un sas sanitaire bien conçu et bien entretenu
3. Veiller à l’entretien du bâtiment facilité par des revêtements lisses
4. Nettoyer et désinfecter le matériel et notamment le matériel de prêt sur des aires bétonnées
5. Veiller à l’entretien des silos et à la désinfection des roues des camions d’aliments et d’oeufs
6. Prévenir l’introduction des nuisibles, désinsectiser et dératiser régulièrement
7. Veiller à l’élimination des fientes dans de bonnes conditions
8. Collecter des oeufs dans des conditions satisfaisantes (convoyeurs, conditionnement)
9. Stocker les cadavres dans des congélateurs et les faire enlever dans des bacs clos
10. Veiller à la formation de tous les intervenants sur le site.

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Journée sanitaire sur le thème de la BVD et de la Border Disease

Le GDS de l’Isère organise une journée sanitaire dont le thème est la BVD et la Border Disease. Celle ci se déroulera à Tullins le jeudi 9 décembre.

Michel Boursier, président du GDS argumente sur l’utilité de participer à cette rencontre. « 

L’année passée a été pour tous très éprouvante économiquement et les problèmes sont loin d’être tous réglés.
Il nous faut agir, chez nous, dans nos exploitations sur ce qu’il est possible de maîtriser: le sanitaire.

Les restrictions budgétaires ont souvent des répercussions très néfastes sur la surveillance et la maîtrise des problèmes
sanitaires : on néglige les analyses, les traitements et la prévention car tout cela a un coût.
Il faut cependant faire le bon calcul, c’est-à-dire le calcul à long terme. Car un passage de quelque maladie que ce soit peut
avoir des conséquences financières désastreuses.
Et cela est tout particulièrement vrai avec la BVD (ou maladie des muqueuses). Elle est connue depuis longtemps, trop d’éleveurs
pensent que le dépistage en est fait systématiquement, comme l’IBR ; or ce n’est pas le cas.

Gérer la prévention

On peut en effet avoir un passage de BVD sans le savoir, et cela peut s’avérer catastrophique.
Une des principales répercussions va se faire sur la reproduction. L’an passé, un autre virus avait accaparé toute notre attention, mais était il vraiment le seul en cause ?
C’est pour cela qu’il faut toujours s’assurer que la maladie soupçonnée est bien celle qui est en cause, afin de pouvoir appliquer les moyens de lutte adaptés.
Dès qu’un éleveur constate un passage de maladie, ou qu’il fasse un traitement à ses animaux, il faut impérativement le consigner dans le carnet sanitaire, véritable tableau de bord de l’état sanitaire du troupeau. Cela servira de guide dans les choix de traitement, et permettra à mieux comprendre les causes de contaminations et de ce fait, mieux gérer la prévention.


La lutte contre la BVD n’est malheureusement pas encore organisée de façon collective, ce sera un pas décisif à prendre dans son éradication, tous ensembles. »


C’est donc pour discuter de tout cela que le GDS 38  vous propose de participer à cette journée sanitaire dont le fil conducteur sera la
BVD et de la Border disease.

PROGRAMME

Jeudi 9 décembre salle des fêtes de Tullins

11H00 : Accueil et buffet
13H20 : Début des interventions
13H30 : Présentation de la BVD, Marie-Anne ARCANGIOLI, Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon
14H00 : Présentation de la Border Disease, Jean-Luc CHAMPION GDS 04
14H30 : La vaccination
14H45 : Les méthodes diagnostiques de laboratoire Eric MAUCCI LIDAL
15H15 : Table ronde

15H45 : Fin de la journée

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FCO: vacciner mon troupeau, c’est protéger mes animaux

Pourquoi vacciner contre la F.C.O. ?

- Parce que la F.C.O. est une maladie grave.
Elle provoque de lourdes pertes économiques dans les élevages touchés, notamment par les avortements et les mortalités qu’elle entraîne. Seule la vaccination de masse a permis de réduire significativement le nombre de foyers cliniques et de diminuer les pertes.

Parce que la maladie n’est pas éradiquée
En 2010, il n’y a eu qu’un foyer contre 32 000 en 2008 grâce à la vaccination de masse. Mais le virus de la F.C.O. est toujours présent en France et continue de circuler. Ne pas maintenir un niveau élevé de vaccination, pourrait entraîner une forte résurgence de la maladie dans l’avenir.

- Parce que les acheteurs voudront des animaux vaccinés
Les réglementations pour les échanges d’animaux au sein de l’Union européenne et pour les exportations continueront à l’imposer dans de nombreux cas. Il est probable que de nombreux acheteurs français voudront également protéger leur cheptel.

- Parce que la FCO a une incidence grave
Vacciner et protéger les animaux d’une manière collective, c’est maintenir une activité économique au cours des prochains mois.

Pourquoi vacciner mon troupeau ?

- Je ne vois pas d’animal malade, la maladie est-elle présente chez moi ?
La vaccination protège mes animaux des symptômes cliniques et diminue le risque de transmission du virus qui peut encore être présent.

- Ayant vacciné l’année dernière, mes animaux sont-ils immunisés ?
Nous ne connaissons pas la durée exacte de la protection immunitaire vaccinale ou naturelle. Il est donc important de vacciner mon troupeau tous les ans et, en priorité, les jeunes qui n’ont jamais connu la maladie.

- Vacciner a-t-il des conséquences sur la reproduction ?
Tout vaccin peut être à l’origine d’une augmentation passagère de température, qui peut avoir des conséquences sur la reproduction. La vaccination à caractère volontaire va me permettre d’adapter la période de vaccination de mes animaux et donc d’éviter de vacciner pendant les périodes sensibles.

Trois règles d’or à respecter pour assurer l’efficacité de la vaccination

- Un vaccin bien conservé = un vaccin efficace
Je maintiens le vaccin au frais pendant le transport (entre +2°C et +8°C) , je le conserve auréfrigérateur sans le congeler.
Si le vaccin est sous forme d’une préparation à reconstituer (poudre + excipient liquide séparés), je fais le mélange uniquement au moment de réaliser la vaccination et à l’aide de matériel à usage unique.
Je sors le vaccin du réfrigérateur avant utilisation, afin qu’il soit à température ambiante (+15 à 25 °C) au moment de démarrer la vaccination, et je l’utilise immédiatement après l’ouverture ou la reconstitution.
Je dois utiliser tout flacon entamé dans les 24 heures maximum suivant son ouverture. Entre deux utilisations, je replace le flacon au réfrigérateur.

Vacciner dans de bonnes conditions = une vaccination efficace
Je vaccine uniquement des animaux en bonne santé et en âge d’être vaccinés (2,5 mois minimum pour les bovins, 3 mois minimum pour les ovins).
J’assure une contention qui préserve la sécurité des hommes et le bien-être des animaux.
J’agis calmement pour limiter le stress des animaux et ainsi réduire le risque d’apparition d’autres pathologies.
Je veille à la propreté de l’animal là où je vais le piquer.

Les bons réflexes vaccinaux = une protection efficace
J’agite le flacon avant et régulièrement pendant l’utilisation.
Je respecte la prescription de mon vétérinaire et les recommandations mentionnées sur l’ordonnance : voie d’administration, volume à injecter …
Flacon et matériel utilisés s’éliminent selon le schéma de collecte mis en place dans votre département.
Penser à enregistrer la vaccination dans le carnet sanitaire de votre registre d’élevage et à en planifier les rappels.

Précautions matérielles

Utiliser du matériel à usage unique neuf : seringue sèche et stérile munie d’une aiguille neuve. Changer au minimum de matériel entre chaque lot. Si une pathologie est connue dans l’élevage, changer d’aiguille à chaque animal ou à minima entre les animaux sains et malades.
Ne pas mélanger un vaccin avec un autre médicament vétérinaire, y compris avec un vaccin contre un autre sérotype de F.C.O « sauf autorisation dument mentionnée sur la notice. »

Trois principes pour vacciner au bon moment

-  Je vaccine de préférence pendant la période de moindre activité des vecteurs
> Mes animaux peuvent être vaccinés tout au long de l’année
> Mais il vaut mieux les vacciner – surtout les jeunes – en hiver ou au printemps pour qu’ils soient protégés en été et en automne (période de plus grande activité des moucherons responsables de la transmission du virus).
> Attention : en cas de primovaccination, mes animaux ne seront valablement protégés que trois semaines à un mois après la dernière injection.

- J’évite de vacciner lors de la mise à la reproduction
>Toute vaccination peut avoir des effets indésirables : un vaccin n’est pas un produit anodin, ses adjuvants peuvent parfois être à l’origine de poussées de fièvre qui peuvent entrainer des retours en chaleur ou une perturbation passagère de la production de spermatozoïdes.
>En FCO, les effets observés ne semblent pas liés aux vaccins eux-mêmes mais plutôt aux opérations de vaccination dans leur ensemble (manipulation, contention) ainsi qu’à la période de vaccination.

- Il est donc essentiel que :
> J’évite de vacciner les femelles dans la période d’un mois avant et d’un mois après la mise à la reproduction,
> J’évite de vacciner les mâles dans les deux mois précédant la mise à la reproduction.

- Je respecte les délais d’injection
> Pour les jeunes animaux, je veille à respecter les délais de primo-vaccination (variables selon le sérotype et l’espèce concernée).
> Je respecte le délai maximal d’un an pour la vaccination de rappel, avec une tolérance d’un mois maximum si mes animaux restent en France.
> Pour les animaux devant partir vers d’autres pays, il est impératif de respecter ce délai maximal de 12 mois, sinon mon vétérinaire devra recommencer la primo-vaccination.

POUR TOUTE INFORMATION OU RENSEIGNEMENT, JE CONTACTE MON VETERINAIRE OU MON G.D.S.

« trucs et astuces »

un calendrier permettant de noter les dates de vaccination des différents lots pour établir un plan de vaccination lors de la campagne suivante.
A savoir : si je veux recaler la vaccination par rapport à la gestion de la reproduction de mes animaux, je dois raccourcir le délai par rapport à la vaccination précédente et avancer la vaccination.

Qui vaccine qui ?

Dans le cadre des exportations d’animaux d’élevage et d’engraissement (pays tiers, hors Union Européenne), les conditions sanitaires sont négociées en bilatéral entre la France et le pays destinataire des animaux. Il faut donc que je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire pour connaître les conditions spécifiques à respecter en fonction du pays de destination vers lequel je dois commercialiser mes animaux.
Pour les échanges (au sein de l’Union Européenne), des accords bilatéraux ont été passés avec l’Italie, la Belgique et l’Espagne.

En ce qui concerne l’Italie et la Belgique :
- Pour les bovins et ovins de plus de 90 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 30 jours,
- Pour les bovins et ovins de moins de 90 jours seule la mère doit être vaccinée.
A noter que l’Italie a donné son accord pour étendre le protocole qui existait uniquement pour les bovins aux ovins, mais qu’à ce jour (26/11/2010) l’accord formel n’a pas encore été signé et donc les conditions ne sont pas encore applicables aux ovins.

En ce qui concerne l’Espagne :
> Jusqu’au 31/12/2010 :
- Pour les bovins et les ovins de plus de 120 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 10 jours,
- Pour les bovins et les ovins de moins de 120 jours, tous les animaux du troupeau d’origine doivent être vaccinés,
> A partir du 1er janvier 2011 les autorités espagnoles reconnaitront l’équivalence des situations françaises et espagnoles et les animaux pourront être échangés sans exigence particulières en matière de FCO.

Pour les autres pays de l’Union Européenne :
- Les animaux de moins de 90 jours doivent être testés avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
- Pour les animaux de plus de 90 jours deux cas sont possibles selon les pays : soit vaccination des animaux dans les conditions du Règlement 1266/2007, soit possibilité de choix entre la vaccination dans les conditions du Règlement 1266/2007 ou le test avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
Pour connaître les conditions requises en fonction des pays je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire.

- Seul mon vétérinaire peut vacciner les animaux qui devront faire l’objet d’une certification officielle de la vaccination dans le cadre d’une sortie du territoire pour exportation ou échange.
Dans tous les cas, le verso du passeport reste le support officiel de la traçabilité de cette vaccination pour les bovins dans le cadre des échanges UE et des exportations, une copie du registre d’élevage rempli par le vétérinaire pour les ovins.
- Je suis éleveur, je peux vacciner moi-même ou demander à mon vétérinaire de vacciner:
> Les animaux qui restent sur mon exploitation.
> Les animaux que je vends pour l’engraissement ou la reproduction et qui vont rester sur le territoire national.

Si je vaccine, je dois conserver :

- Le protocole de soins mentionnant la FCO.
- L’ordonnance de mon vétérinaire pour les vaccins FCO
- La facture ou le justificatif d’achat des vaccins
- Je note dans mon carnet sanitaire la date de réalisation de la vaccination, les numéros des animaux vaccinés, le nom du vaccin utilisé et sa zone d’injection.
L’ensemble de ces éléments peut servir de garantie contractuelle dans le cadre d’une vente.

Plus de renseignements auprès de votre GDS 38:

Intranet FNGDS

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Rhône-Alpes: le manque de vétérinaires en question

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 24/06/2010, M. Rachel Mazuir (Ain-SOC) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur le manque de vétérinaires en milieu rural, qui ne fait que s’aggraver dans la région Rhône-Alpes.

L’ordre des vétérinaires souligne que, même si la situation n’est pas encore catastrophique, les permanences de soins restent pour autant délicates à mettre en place sur certains territoires.

Pourtant la profession de vétérinaire est toujours plébiscitée, mais les jeunes délaissent l’exercice rural pour l’activité « domestique », moins contraignante et plus rentable.

De fait, les structures rurales demeurent de plus en plus éloignées géographiquement des élevages, ce qui peut représenter un réel risque pour les animaux.

Par conséquent, il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures incitatives visant à encourager l’installation de vétérinaires en zone rurale à l’instar des procédés mis en oeuvre pour les médecins généralistes.

Réponse du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la  Pêche publiée dans le JO Sénat du 28/08/2010

Le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a mis en place différents axes de travail permettant de dynamiser la profession vétérinaire. Les problématiques actuellement en cours de réflexion sont celles : de la formation vétérinaire : le ministre a confié à M. Bernard Vallat, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale, une mission de réflexion sur les besoins d’évolution de la formation vétérinaire.

La réflexion menée a permis de dégager des solutions assurant un meilleur ancrage des vétérinaires praticiens en milieu rural. Sera notamment créé un observatoire de suivi des diplômés des écoles vétérinaires. Cet observatoire aura pour principal objectif l’évaluation de la corrélation possible entre le profil des candidats et les voies d’accès aux écoles vétérinaires, d’une part, et leurs choix professionnels, ainsi que leur insertion dans le monde du travail, d’autre part ; de la dynamisation de l’entreprise vétérinaire.

Cet objectif sera en partie atteint par la levée de certaines limitations telles que celles relatives à la structure des établissements vétérinaires, en cohérence avec la directive services, qui vise à accroître la liberté d’établissement ou de prestation de service des personnes physiques ou morales.

Pour la profession vétérinaire, le principal objectif poursuivi dans ce cadre est la mutualisation des moyens entre les différentes structures par le développement de réseaux de compétences, ce qui améliorera le service rendu à l’usager ; de la rénovation du mandat sanitaire : le mandat sanitaire est un acte administratif qui lie le vétérinaire et l’État. Il permet notamment à son titulaire l’exécution de missions de dépistage des maladies animales réglementées et des opérations de lutte et d’éradication des maladies.

Le mandat sanitaire est en cours de rénovation afin de mieux l’adapter à l’organisation des filières professionnelles dans un double objectif de haute compétence des vétérinaires et de maintien d’une présence vétérinaire sur l’ensemble du territoire.

Toutes ces mesures énoncées contribuent ainsi au maintien d’un maillage vétérinaire robuste en milieu rural.

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Accord entre éleveurs et vétérinaires

Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, a reçu le 29 juin  les organisations professionnelles agricoles et vétérinaires venues lui remettre les conclusions de leurs travaux sur les actes de médecine et de chirurgie des animaux d’élevage.
Cet accord s’inscrit dans le prolongement des États généraux du sanitaire lancés par le ministre le 19 janvier dernier pour dessiner la rénovation du dispositif sanitaire français.
Le Conseil supérieur de l’ordre des vétérinaires, le Syndicat national des vétérinaires d’exercices libéraux, la Société nationale des groupements techniques vétérinaires, l’Association vétérinaire équine française, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, COOP de France et l’Union nationale des coopératives agricoles d’élevage et d’insémination animale ont présenté, le 22 juin dernier, une proposition de texte de révision du code rural appelé à être porté par une ordonnance législative prévue à l’article 2, adopté  par les députés dans la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche.

Cet accord traduit la volonté des partenaires de préserver les prérogatives du vétérinaire rattachées à son diplôme et de sécuriser la pratique des soins des animaux réalisés par des éleveurs ou des techniciens. Sur la base de ce consensus, une liste de soins qui pourront être réalisés par des non vétérinaires sera fixée par arrêté pour chaque espèce.

Bruno Le Maire salue le travail responsable des organisations professionnelles concernées qui augure bien des avancées qui se concrétiseront suite aux États généraux du sanitaire et au vote de la loi modernisation de l’agriculture et de la pêche en cours d’examen à l’Assemblée nationale.

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Le laboratoire vétérinaire de l’Isère fête ses 50 ans

Créé en 1959 par l’Etat afin d’apporter une aide aux agriculteurs, le laboratoire a été transféré au Département en 1992, dans le cadre des lois de décentralisation. En 50 ans, il a développé ses activités, se transformant en un outil au service de la santé publique. Le laboratoire vétérinaire est un service du Conseil général de l’Isère rattaché à la Direction départementale de l’aménagement des territoires.

A l’occasion de cet anniversaire, Christian Nucci, vice-président du CG38 chargé de l’agriculture, du développement rural et de l’équipement des territoires, a rendu hommage à « celles et ceux qui contribuent à la santé animale et à la santé publique en Isère ».

Sylvie Martin, directrice du laboratoire vétérinaire départemental explique l'activité de l'établissement aux élus (photo Frédérick Pattou)

Sylvie Martin, directrice du laboratoire vétérinaire départemental a détaillé l'activité des quatre unités techniques de l'établissement aux élus (photo Frédérick Pattou)

La laboratoire avait ouvert ses portes aujourd’hui et Christian Nucci , accompagné de Bernard Cottaz, président de la Commission de l’Agriculture et de la Forêt, ainsi que de plusieurs conseillers généraux (1), du président de la Chambre d’Agriculture, Gérard Seigle-Vatte, de Michel Boursier, président du GDS, de Michel Collardelle, directeur DDPP, de Roger Baboud-Besse, président de la fédération des chasseurs de l’Isère, ont eu droit à une visite guidée du labo par la directrice elle-même, Sylvie Martin.

La laboratoire vétérinaire, qui emploie 28 agents qualifiés et pratique 106 000 analyses/an en moyenne en santé animale et 20 000 en hygiène alimentaire, est aujourd’hui accrédité par le COFRAC (Comité français d’accréditation) sur quatre programmes et possède de multiples agréments du Ministère d’Alimentation, de l’Agriculture et de la pêche. Cette accréditation atteste la compétence et l’impartialité du laboratoire.

Les visiteurs ont eu toutes les explications possibles sur l’activité des quatre pôles du labo, à savoir: la bactériologie alimentaire, la chimie alimentaire, la biologie vétérinaire, la séro-immunologie.

Ses missions

la protection du consommateur : par le contrôle de la qualité hygiénique et sanitaire des denrées destinées à la consommation humaine (contrôle dans les cantines des collèges) et par la prévention des risques d’intoxication (recherche de Salmonella, Listeria, staphylocoques…).

la santé animale : par le dépistage des maladies contagieuses, la protection des élevages isérois et la surveillance des maladies transmissibles à l’homme (brucellose, tuberculose…).

4000 éleveurs sur 4500 clients

Créé pour les services vétérinaires de l’Etat afin d’apporter une aide aux agriculteurs dans le cadre de la lutte contre la brucellose (une maladie animale contagieuse transmissible à l’homme), le laboratoire vétérinaire départemental est un acteur du développement rural et de l’économie locale.

Comme le soulignait Sylvie Martin, « le GDS est le principal client du labo ». En effet, sur les 4500 clients que compte le labo, 4000 sont des éleveurs. C’est dire que le laboratoire est un partenaire de terrain et de proximité précieux pour l’agriculture iséroise, pour les petits producteurs fermiers, pour le suivi de leur cheptel, la traçabilité et la qualité des produits du terroir.

Le labo propose une prestation globale en santé animale (y compris la faune sauvage): de l’analyse sanguine jusqu’à l’autopsie. Diagnostic, conseil, expertise, le tout en un temps très court.

Cet outil départemental a permis de faire face aux crises à répétition qu’a connues le monde agricole: « Tout s’est accéléré avec l’an 2000, raconte Sylvie Martin. La crise de la vache folle, suivie de la grippe aviaire y sont pour beaucoup. C’était un peu la panique! Les pompiers arrivaient avec des moineaux qu’il fallait autopsier sur le champ. Notre vitesse de réaction est un atout. Pour la FCO, par exemple, un vaccin a pu être mis au point en six mois ».

Christian Nucci a souligné ce rôle essentiel: « Le laboratoire a contribué pour sa part , depuis sa création, au maintien de l’activité agricole isèroise. Et dans un département qui aujourd’hui s’emploie à développer les circuits courts, il joue le rôle de facteur déclenchant et rassurant ».

Pour lui, à l’heure où la RGPP  procéde à la réduction des dépenses de service public en regroupant, notamment, les établissements (un département rhônalpin n’a plus de laboratoire vétérinaire), le choix politique fait il y a 50 ans ne doit aucunement être remis en cause: « Nous devons continuer sur cette voie. Cet outil a démontré sa pertinence et son efficacité absolue ».

Gérard Seigle-Vatte a loué également les services rendus par le labo au monde agricole et souhaité quelques évolutions alors que se profile l’après-Pac (2013) pour que ce travail porte ses fruits: « Les normes d’hygiène alimentaire doivent être harmonisées au sein de l’union européenne. Nous avançons avec des semelles de plomb tandis que d’autres ont des semelles de vent ».

Michel Boursier: « Nous pouvons être fiers de l’excellent travail fait en France et, notamment en Isère, dans le domaine de la sécurité sanitaire. Le trépied vétérinaires/administration/associations d’éleveurs fonctionne très bien en matière de santé animale. Nous avons besoin de conserver cette proximité ».

Pour Michel Collardelle, « plus qu’un simple prestataire de services, le laboratoire vétérinaire départemental est un partenaire des collectivités. Ses atouts sont la proximité et la réactivité. Et au-delà des analyses pratiquées, il dispense du conseil à tous ses clients ».

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(1) Alain Mistral, Didier Rambaud, Georges Bescher, Annette Pellegrin, participaient à cette visite officielle. Jean Balestas, conseiller général honoraire était également présent.

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Vaccination FCO: les « refuseurs » dans la rue

Avec une grande émotion, suite au suicide de JL Tournaire, éleveur poursuivi pour ne pas avoir vacciné ses animaux, une manifestation rassemblant 300 paysans s’est tenue jeudi dans les rues de Carcassonne.
Le cortège rassemblé à l’appel de la Confédération paysanne et des « Collectifs FCO » s’est rendu à la Préfecture de l’Aude pour exiger :
- l’arrêt des poursuites exercées contre les éleveurs ayant choisi d’assumer les risques liés à la Fièvre Catarrhale Ovine.

- un moratoire sur l’obligation vaccinale.

- une évaluation sanitaire de l’immunité naturelle.

- la levée des sanctions administratives qui empêchent les éleveurs de faire leur métier : remise en cause du droit de monter en estive, retrait des patentes sur le lait cru et des cartes vertes et interdiction des mouvements d’animaux.

Pour obtenir la satisfaction de ces revendications et pour soutenir les éleveurs poursuivis, la Confédération Paysanne appelle à se rassembler un peu partout en France les prochains jours et en particulier à Châteauroux le 27 Avril, à Sélestat le 30 Avril, et à Lyon le 4 Mai.
« Il n’est pas acceptable que les pouvoirs publics ajoutent l’injustice à l’incompréhension, la sanction à la difficulté que traversent les éleveurs », souligne la Confédération paysanne.

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FCO: les « refuseurs » interpellent l’administration

Le Collectif FCO de l’Isère, qui s’est réuni hier à Charnècles,  réaffirme son refus de céder aux pressions administratives et judiciaires et le droit de chaque éleveur à choisir de vacciner ou de ne pas vacciner ses bêtes.

« Notre choix de ne pas vacciner contre la FCO est un choix conscient et responsable, fait par des femmes et des hommes déterminés à défendre leur métier d’éleveur et l’idée qu’ils s’en font », expliquent-ils.

« Le travail sur l’immunité naturelle des troupeaux est une réponse plus intelligente que la vaccination obligatoire sur laquelle l’Etat français s’est arquebouté, au-delà des arguments techniques et sanitaires, comme il l’avait fait pour la grippe H1N1 ».

Dans un communiqué, la Coordination des Collectifs FCO contre l’obligation de vacciner demande aux administrations concernées, l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les refuseurs ainsi que l’abandon de l’obligation de vacciner contre la FCO :

« Jean-Luc Tournaire, éleveur audois, vient de se suicider à la veille de son audition en gendarmerie au sujet de son refus de vacciner ses vaches contre la Fièvre Catarrhale Ovine.Par respect pour lui nous ne réduirons pas son geste à cette seule raison, car un suicide est toujours chose complexe.

Mais toujours par respect pour lui et ses engagements d’éleveur contre cette obligation vaccinale, nous nous devons de faire le lien entre sa décision d’en finir et la pression mise sur lui par l’administration chargée de faire appliquer la vaccination obligatoire (interdiction de transhumance, convocation en gendarmerie…).

Notre coordination, dans son dernier courrier envoyé à la Fédération des Groupement de Défense Sanitaire écrivait : « Les pressions contre les éleveurs qui refusent la vaccination s’accentuent. Si elles ne sont pas abandonnées, elles laisseront des traces indélébiles. Votre prise de position contre la vaccination obligatoire est urgente ».

Malheureusement le geste de Jean-Luc met dramatiquement en évidence notre mise en garde.

Notre coordination tente depuis plus d’un an de faire comprendre à une administration autiste que cette obligation est non seulement une aberration et une inutilité, puisque cette maladie est non contagieuse et non éradicable, mais pire, qu’elle nie sans raison la dignité de femmes et d’hommes responsables qui revendiquent leur libre choix d’éleveur.

Par toutes les mesures coercitives déconnectées de toute réalité professionnelle (vaccinations, puçages, normes sanitaires…) et souvent dictées par la pression des lobbys industriels, les éleveurs déjà grandement fragilisés économiquement, subissent un harcèlement réglementaire qui peut engendrer des attitudes extrêmes ».

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Contacts :

Pour le Sud : Antoine de Ruffray : 06 62 15 02 56, Michel David : 06 30 87 21 13

Pour le Centre : Georges O’Sullivan : 05 55 76 30 52

Pour l’Ouest : Thierry Marchard : 02 98 81 14 93, Patrick Hamelin : 06 20 72 01 22

Pour l’Est : Rémi Picot : 03 88 72 54 21

Catégorie prophylaxie, vie syndicaleCommentaires fermés

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