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DE QUEL BOIS JE ME CHAUFFE ?

Comme la majorité des centres urbains, l’agglomération grenobloise est régulièrement confrontée à un dépassement des seuils réglementaires de pollution atmosphérique, notamment concernant les particules fines.

Les effets sanitaires étant aujourd’hui avérés, l’Etat et les collectivités locales ont la responsabilité d’amplifier et mieux coordonner leurs actions pour sensibiliser la population et améliorer durablement la qualité de l’air.
Le chauffage au bois individuel représente 45% en moyenne des émissions de particules fines, avec des pics en période hivernales pouvant atteindre 75%.
Une étude conduite par l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble démontre un décalage important entre perception et réalité des nuisances de la part des utilisateurs d’appareils vétustes et/ou non performants.

Aussi, Grenoble-Alpes Métropole engage une campagne de sensibilisation sur l’utilisation du chauffage au bois en direction de tous les habitants, permettant à chacun, par le biais d’un quizz en ligne, d’être mieux informé sur les enjeux liés à la pollution et de faire évoluer sa propre pratique.

Les objectifs du site :

  • Combattre les idées reçues sur le chauffage bois
  • Interpeller les particuliers sur leur propre pratique du chauffage bois
  • Orienter les usagers de chauffage bois non performant vers les partenaires pouvant leur fournir des informations et des aides sur cette thématique.

  • Pour participer à l’enquête: cliquer su l’illustration ci dessous

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Catégorie - filière bois, La Métro, La Métro, pollution, énergiesCommentaires fermés

Villard de Lans: projet « ENERGIE CREATIVE » 1800 logements concernés

Le Vercors est un territoire touristique, c’est une évidence.. Chantal Carlioz maire de villard de Lans a rappelé que  » Villard, 4100 habitants, est la capitale économique du massif du Vercors mais aussi une station-village riche à travers son histoire, son identité agricole, rurale.. C’est une station de ski dynamique avec 245 kilomètres de pistes. Le tourisme est donc omniprésent à  Villard et à travers lui, une activité commerciale importante.. »

Toutes ces particularités font qu’ » être maire de Villard de Lans peut s’apparenter au rôle d’un chef d’orchestre « .

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Chantal Carlioz a rajouté que Villard est également marquée par la présence de résidences secondaires et par l’immobilier de loisirs.  » On dénombre 20 000 lits de loisirs.. ». Villard compte 66% de résidences principales et 32% en résidences secondaires.

Problématique: la majorité de l’immobilier de loisirs date du début des années 1970, surtout à côte 2000. Aujourd’hui les logements souffrent de l’esthétisme, d’une fonctionnalité totalement dépassée et surtout de gros problèmes au niveau de la dépense énergétique. A noter par exemple que les logements des Balcons et des Gloriettes sont en D et E au niveau de la dépense énergétique.

 » Ça ne pouvait plus durer et il fallait trouver des solutions.. » a précisé Chantal Carlioz qui dit  avoir joué son rôle de chef d’orchestre en mettant autour de la table l’ensemble des personnes, structures concernées.

Un audit énergétique a été réalisé avec comme finalité l’étude d’un projet pour la rénovation énergétique de 1800 logements. Une initiative novatrice, aux enjeux énormes, qui est suivie de près par l’Etat, la Région.; car elle pourrait être reproductible. A noter que cet audit a été subventionné par la mairie de villard de Lans.

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Ce projet a été présenté au siège de Schneider Electric à Meylan. Une entreprise spécialiste mondiale de la gestion d’énergie des bâtiments. Etaient présents de nombreux élus, partenaires..

Réseau énergie Habitat a présenté les différents scénarios possible pour la rénovation de ces 1800 logements avec la réduction des déperditions d’énergie, mais aussi la réfection des logements, tant de l’extérieur que de l’intérieur.

Quels en sont les avantages?

- Réduction des charges en maitrisant les consommations d’énergie et en optimisant le coût des abonnements énergétiques.

- Gagner en confort thermique, en évitant les surchauffes l’hiver, en lissant les températures entre les différents logements, en supprimant les infiltrations d’air parasite, caractéristiques des menuiseries vétustes.

- Augmenter la valeur patrimoniale..

Reste à convaincre les propriétaires qui bénéficieront de divers avantages dont des prêts à taux quasiment nuls..et un retour sur investissement très rapide..

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Au mois de janvier 2015 un appartement témoin montrera les biens fondés de ce projet et surtout les bénéfices à en tirer..Les deux copropriétés devraient valider le projet au printemps.. Les travaux étant réalisés sur deux ans..

Gilbert PRECZ








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Le Conseil régional s’engage pour le Bâtiment durable en Rhône-Alpes

Lundi 17 novembre 2014, Jean-Jack QUEYRANNE a présenté le Plan Bâtiment Durable Rhône-
Alpes, en présence de Philippe PELLETIER, Président du Plan Bâtiment Durable national, Jacques
CHANUT, Président de la Fédération française du bâtiment, Jacques BLANCHET, Président de la
FFB Rhône-Alpes, Sabine BASILI, Vice-présidente de la CAPEB, Jean-Louis LAMBERT, Président
de la CAPEB Rhône-Alpes, Jean-Louis GAGNAIRE, Vice-président délégué au développement
économique, à l’industrie aux PME et à l’innovation, Alain CHABROLLE, Vice-président délégué à
la santé et à l’environnement, et Benoît LECLAIR, Vice-président délégué à l’énergie et au climat.

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La Région Rhône-Alpes, déjà très investie en faveur de la performance énergétique des
bâtiments, notamment via ses programmes de rénovation, de formation ou de soutien à
l’innovation, franchit aujourd’hui un nouveau cap en déclinant sur son territoire le Plan Bâtiment
Durable. Celui-ci permettra la mobilisation collective de l’ensemble des acteurs du bâtiment :
organisations professionnelles, entreprises, artisans, acteurs de la formation, particuliers,
associations, collectivités…

L’ambition de ce plan est de mieux structurer l’offre de rénovation – via par exemple la
formation et l’innovation – mais aussi de mieux soutenir la demande – via le financement et
l’accompagnement, notamment dans une logique de guichet unique et de déploiement du
programme de rénovation énergétique de l’habitat. Sept groupes de travail ont été définis
autour de ces thématiques afin d’établir, d’ici à six mois, une feuille de route, qui servira
d’instance de référence du volet Bâtiment du SRCAE (Schéma Régional Climat Air Energie). Ce
plan s’inscrit aussi dans la logique de la Stratégie régionale d’innovation, qui mobilise
notamment les acteurs sur la conception et la réalisation de bâtiments intelligents à haute
efficacité énergétique.

Pour Jean-Jack QUEYRANNE : « Le Plan Bâtiment Durable est primordial dans notre région tant
sous l’aspect environnemental qu’économique et social. En Rhône-Alpes, 90 % des résidences
principales sont classées de D à G, et le secteur du bâtiment, en crise, doit être accompagné vers
la transition énergétique. Le Plan Bâtiment Durable Rhône-Alpes permettra de faire de la
rénovation énergétique le plan de relance du bâtiment.»

Philippe PELLETIER a complété : « Les dynamiques régionales sont essentielles pour le Plan
Bâtiment Durable. Nous devons permettre aux territoires de se saisir du sujet de l’efficacité
énergétique des bâtiments et de devenir le véritable moteur de l’action. Je suis très heureux que
la Région Rhône-Alpes s’engage à nos cotés, cela témoigne de son implication résolue et de son
dynamisme. Nous allons les accompagner au mieux.»

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Changement climatique: de Lima à Paris…

Official logo of the COP20, UN Climate Change Conference in Lima

Les négociations de Lima le mois prochain devraient permettre aux partenaires mondiaux de conclure un accord ambitieux sur le climat à Paris en 2015, afin de rester sur la voie d’un réchauffement climatique inférieur à 2°C, a affirmé la commission de l’environnement dans une résolution.

Les députés européens ont rappelé que l’Union Européenne et ses États membres se sont engagés à augmenter les contributions au Fonds vert pour le climat de l’ONU, dans le but de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020.

« Notre objectif final est de faire en sorte que nos économies suivent le scénario d’un réchauffement climatique en-deçà des 2°C. Le mois prochain à Lima, les parties de la CCNUCC devraient travailler de manière constructive pour mettre en place les éléments de l’accord qui devrait être conclu à Paris, et nous devrions jouer un rôle central », a affirmé le président de la commission de l’environnement, Giovanni La Via, qui sera à la tête d’une délégation parlementaire à Lima en décembre.

« Bien sûr, nous sommes confrontés à un défi politique et nous devons convaincre tous les acteurs que la voie vers une économie faible en carbone n’est pas punitive, mais qu’elle nous permettra au contraire de créer des emplois et de développer des technologies et des produits dont la communauté internationale aura besoin », a-t-il ajouté.

Tous les pays devraient contribuer, car des mesures dilatoires ne feront qu’accroître les coûts et réduire les possibilités, affirme la résolution adoptée mercredi par 56 voix pour, 2 voix contre et 9 abstentions. La conférence de Lima devrait également convenir des obligations d’information qui devraient garantir que les contributions nationales soient quantifiables et comparables, ajoute le texte.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2050

Les députés considèrent la conférence de Lima des 1er-12 décembre comme l’occasion de fixer des objectifs clés avant l’accord international de 2015 qui sera débattu à Paris (COP 21) du 30 novembre au 11 décembre 2015. Selon les parlementaires, cet accord devrait inclure des mesures pour une stratégie d’atténuation, d’adaptation et de mise en œuvre afin de pouvoir réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50% d’ici 2050.

Contribution de l’UE

Les députés font remarquer qu’en 2012, l’UE avait réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 19% par rapport aux niveaux de 1990, conformément au protocole de Kyoto, tout en ayant augmenté son PIB de plus de 45%. Elle a donc presque réduit de moitié l’intensité moyenne des émissions entre 1990 et 2012, et diminué de 25% ses émissions par habitant.

Par ailleurs, les députés rappellent que l’Union européenne et ses États membres se sont engagés à augmenter les financements en faveur de la lutte contre le changement climatique en finançant le Fonds vert pour le climat des Nations unies et en mobilisant conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, dans le cadre de leur contribution à l’accord de Copenhague de décembre 2009, qui vise à maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C. Les parlementaires appellent les autres donateurs à agir également en ce sens, afin de mobiliser davantage de fonds pour les mesures de lutte contre le réchauffement climatique.

Pays en développement

Les députés soulignent que les accords sur le financement des mesures de lutte contre le changement climatique, les transferts de technologies et le renforcement des capacités seront essentiels pour aider les pays en développement - à savoir ceux qui émettent le moins de gaz à effet de serre mais qui sont les plus vulnérables au changement climatique, en raison de leur faible capacité de réaction et d’adaptation.

Air et mer

Les députés soulignent que l’Organisation maritime internationale (OMI) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) doivent prendre des mesures pour obtenir des résultats satisfaisants en temps voulu, à la mesure de l’ampleur et de l’urgence de l’enjeu climatique.

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Vercors: Soutenez les Centrales villageoises photovoltaïques


Il y a quelques temps,  une société coopérative a été créée sur le
plateau dans l’objectif de mettre en place des mini centrales
photovoltaïques sur les toits d’une dizaine de bâtiments sur le Vercors
nord (4 Montagnes).

La plupart de ces toits seront équipés de 65 m2 de capteurs soit une
surface installée d’environ 600 m2.

Aujourd’hui, comme dans d’autres pays européens, il devient possible de
devenir producteur d’une électricité locale et qui sera consommée
localement. Cette démarche est nouvelle et aussi responsabilisante vis à
vis de sa propre consommation d’énergie.

Alors, pourquoi ne pas investir dans cette aventure qui débute. Il est
possible de prendre une action au prix de 100 euros  (ou plus d’actions
dans l’idéal…). Le rapport financier est estimé à 3%  à partir de la
3eme année c’est donc aussi un placement local, utile.

Les objectifs sont de lever 50.000 euros d’ici 3 mois, dont 20.000€ sont
déjà trouvés, afin de lancer les travaux au printemps. Si cela vous
intéresse, il serait génial de participer et de faire aussi circuler
l’information.
Le budget global est de 200 000 euros mais il faut 50 000 euros de
capitaux propres pour obtenir des prêts bancaires complémentaires.

La garantie de sérieux du projet est assurée par l’assistance de techniciens et par le financements des études techniques au travers de la région Rhône Alpes et de fonds européens, la Communauté de Communes du Massif du Vercors et le Parc du Vercors soutiennent également l’opération depuis le début.

Il est désormais temps de participer, car l’opération doit aboutir au
printemps, il ne faut pas attendre.

Si vous en sentez l’utilité, des réunions de présentation en petit
comité peuvent être organisées, ou bien vous pouvez vous signaler
(adresse email: quatremontagnes@centralesvillageoises.fr ) pour être
informés des prochaines réunions publiques ou pour toute question.

Pour plus d’infos , merci de se reporter aux liens suivants.

VOICI DES LIENS

- Une très bonne vidéo de présentation:
sur vercors TV.fr

- Le site des Centrales 4 Montagnes:
http://www.initiatives-vercors.fr/Centrales-villageoises-des-4 montagnes

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Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, environnement, énergiesCommentaires fermés

Loi sur la transition énergétique

Loi sur la transition énergétique vue par Biassu…

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Transition énergétique : le rôle des Régions précisé et réaffirmé

Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte a été approuvé
par un vote solennel de l’Assemblée nationale ce mardi 14 octobre.

Les Régions saluent un texte majeur qui réaffirme leur rôle pivot pour accompagner la
transition énergétique sur les territoires en leur confiant de nouveaux outils.

« Les Régions ont été pionnières sur bien des aspects de la transition énergétique. Fort de son
expérience à la tête de la Région Poitou-Charentes, où elle a lancé de nombreuses politiques
innovantes, Ségolène ROYAL donne corps, avec ce texte, à la notion de « Région laboratoire »
qui lui est chère. Les Régions disposeront demain de nouvelles capacités d’innovation au
service de la solidarité entre les territoires et les citoyens » a notamment réagi Jean-Jack
QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes et Président de la Commission
Développement durable de l’Association des Régions de France (ARF).

Comme l’a confirmé le Premier Ministre lors du 10ème congrès de l’ARF à Toulouse, la
réforme territoriale devrait confirmer le rôle des Régions en matière de transition
énergétique en leur confiant de nouvelles compétences. Les différents schémas
environnementaux seraient notamment regroupés en un seul qui deviendra opposable aux
documents d’urbanisme, à l’image de ce qui existe en Ile-de-France.

« Le projet de loi relatif à la transition énergétique doit maintenant être examiné par le Sénat
qui sera aussi rapidement saisi de la réforme territoriale. Il lui reviendra de conjuguer ces
deux textes de manière à donner pleine ampleur au rôle innovant des Régions » a poursuivi
Jean-Jack QUEYRANNE.

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Observation régionale de l’offre et la demande en bois énergie – 2014

Depuis 2011, la DRAAF Rhône-Alpes et l’ADEME suivent l’évolution régionale de l’offre et de la demande en bois énergie, et plus spécifiquement en plaquettes forestières. Une note annuelle permet d’analyser la situation actuelle et les tendances à court terme.

La note d’analyse 2014 sur les données 2013 est disponible. Elle confirme la forte augmentation de la consommation de bois énergie mais laisse entrevoir un certain plafonnement dans les 2 à 3 prochaines années.

Pour consulter la note, cliquer ici:

Fiche_observation_offre-demande_Bois énergie

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Sortie du statut de déchet pour les broyats d’emballage de bois

La transition vers un modèle d’économie circulaire repose sur un principe de réutilisation des déchets comme ressources potentielles.

Pour permettre ainsi aux déchets de redevenir juridiquement des produits tout en présentant des garanties environnementales suffisantes, une procédure dite de « sortie de statut de déchet » a été créée et est mise en application aujourd’hui pour la première fois en France.

La transition vers un modèle d’économie circulaire repose sur un principe de réutilisation des déchets comme ressources potentielles. Pour permettre ainsi aux déchets de redevenir juridiquement des produits tout en présentant des garanties environnementales suffisantes, une procédure dite de « sortie de statut de déchet » a été créée et est mise en application aujourd’hui pour la première fois en France.

Ségolène Royal autorise ainsi par arrêté signé le 29 juillet 2014 la sortie de statut de déchet des broyats d’emballages en bois (issus par exemple de palettes usagées), qui pourront désormais être utilisés comme combustibles dans des chaufferies. Cette demande était portée conjointement par AMORCE , le CIBE, la FBE, la FEDENE, FEDEREC et la FNB.

Avec un objectif de 32 % d’énergies renouvelables dans le mix français à l’horizon 2030, le développement des nouvelles énergies constitue l’un des axes majeurs permettant la transition vers un nouveau modèle énergétique.

La biomasse occupe une place prépondérante dans cette stratégie, représentant 50 % des objectifs supplémentaires d’énergies renouvelables à atteindre d’ici 2020 dans le paquet énergie-climat européen.

Les ressources disponibles pour atteindre ces objectifs sont constituées essentiellement par de la biomasse d’origine forestière, des déchets de bois et de la biomasse agricole.

Lors de l’ouverture du Colloque national biomasse, Ségolène Royal a rappelé les objectifs ambitieux qui sont envisagés pour soutenir la biomasse dans le cadre du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte et présenté les outils qui seront mis en place, qu’il s’agisse du doublement du fonds chaleur sur trois ans ou des nouveaux prêts de la Caisse des dépôts pour financer des chaufferies biomasse.

L’arrêté fixant les critères de sortie du statut de déchet pour les broyats d’emballages en bois s’inscrit pleinement dans cette perspective.

En effet, la ressource forestière est abondante en France, mais elle est fortement sollicitée. Il convient donc de l’utiliser au mieux et en limitant les conflits d’usage. La sortie du statut de déchet pour les broyats d’emballages en bois va permettre une meilleure valorisation énergétique du gisement des déchets de bois, ce qui contribuera notamment à alléger les tensions sur la mobilisation de la biomasse, tout en s’assurant qu’il s’agit de déchets non souillés qui n’auront pas d’incidences négatives sur l’environnement.

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Transition énergétique pour la croissance verte

Suite à la communication en conseil des ministres du 18 juin, et à la phase de consultations, Ségolène Royal a présenté le 30 juillet en Conseil des ministres, le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.

« Cette loi invente notre futur commun, tout en mettant en place des applications immédiates », a indiqué la ministre.

La transition énergétique c’est :

  • Consommer mieux en économisant l’énergie (moins de carburants fossiles, moins de transport, plus de confort thermique, plus d’efficacité dans l’industrie).
  • Produire autrement en préservant l’environnement (plus de ressources locales, des énergies renouvelables, moins de déchets).
  • Faire progresser la société grâce à des projets mobilisateurs (projets coopératifs de production d’énergie, services innovants).
  • Créer des emplois dans de nouveaux métiers d’avenir et dans le bâtiment. Dans les trois ans qui viennent, la transition énergétique pour la croissance verte peut générer 100 000 emplois nouveaux.

Des objectifs clairs et volontaires

  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030 et les diviser par quatre à l’horizon 2050 (facteur 4).
  • Réduire la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012 et porter le rythme annuel de baisse de l’intensité énergétique finale à 2,5 % d’ici à 2030
  • Réduire la consommation d’énergies fossiles de 30 % en 2030 par rapport à 2012
  • Porter la part des énergies renouvelables à 23% de notre consommation énergétique finale brute d’énergie en 2020 et à 32 % en 2030
  • Porter la part du nucléaire à 50% dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

Les 8 chapitres du projet de loi

1. Définir les objectifs communs pour réussir la transition énergétique, renforcer l’indépendance énergétique de la France et lutter contre le réchauffement climatique

réduire la facture énergétique de la France, assurer la sécurité d’approvisionnement, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et le recours aux énergies fossiles

2. Rénover les bâtiments pour économiser l’énergie, faire baisser les factures et créer des emplois, accélérer la rénovation énergétique, renforcer les performances des constructions nouvelles, maîtriser la consommation et développer les territoires à énergie positive

3. Développer les transports propres pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé, développer les transports propres, renforcer les moyens de lutte contre la pollution de l’air, protéger notre santé et notre environnement, réduire notre dépendance aux hydrocarbures et préserver notre pouvoir d’achat

4. Lutter contre les gaspillages et promouvoir l’économie circulaire de la conception des produits à leur recyclage, faire évoluer nos modes de production, de distribution et de consommation, impulser une nouvelle politique industrielle, économiser nos ressources pour réduire notre impact environnemental

5. Favoriser les énergies renouvelables pour diversifier notre mix énergétique et valoriser les ressources de nos territoires, multiplier par deux, d’ici 15 ans, la part de la production d’énergies renouvelables grâce à la réforme des modes de soutien, au financement participatif, à la rénovation de la gestion des concessions hydroélectriques, aux simplifications administratives et aux appels d’offres

6. Renforcer la sûreté nucléaire et l’information des citoyens, renforcer l’information des riverains et les missions de l’autorité de sûreté nucléaire

7. Simplifier et clarifier les procédures pour gagner en efficacité et en compétitivité, ajuster le droit en vigueur pour faciliter les projets (énergies renouvelables, réseaux), pour clarifier les cadres économiques et tarifaires afin de sécuriser les investissements

8. Donner aux citoyens, aux entreprises, aux territoires et à l’État le pouvoir d’agir ensemble, déterminer et conduire la politique énergétique de la France par une stratégie bas carbone sur 15 ans revue tous les cinq ans, une programmation pluri-annuelle de l’énergie, un pilotage dynamique de la production d’électricité, une organisation et une facilitation de l’action territoriale, des outils de soutien aux personnes en situation de précarité énergétique

De nombreuses initiatives sont lancées

- Appel à projets « territoires à énergie positive »

- Initiative 1500 méthaniseurs en 3 ans

- Appel à projets « territoires zéro gaspillage zéro déchets »

- Poursuite des simplifications administratives

- Nouveaux appels d’offres énergies renouvelables

- Adoption d’un plan déchets 2014-2020

- Finalisation du dispositif pour la troisième période 2015-2017 des certificats d’économie – d’énergie

- Poursuite et dynamisation du Plan de Rénovation Energétique de l’Habitat

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