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Pollution de l’air: maintien des mesures dans la région grenobloise

Les conditions anticycloniques s’installent de manière durable sur l’ensemble de la région, ce qui
contribue à l’augmentation des concentrations de particules.
Jeudi 15 décembre et vendredi 16 décembre, les taux de particules resteront élevés et risqueront
encore de dépasser le seuil réglementaire journalier, notamment sur les vallées alpines et le bassin
lyonnais nord-Isère.
Le dispositif préfectoral est donc maintenu au niveau d’alerte 1 sur le bassin grenoblois et il est
activé au niveau d’information sur le bassin lyonnais nord-Isère.

DANS LE NORD-ISERE
Activation pour les 24 prochaines heures, du niveau information et recommandation pour le bassin
lyonnais et Nord Isère.
Recommandations sanitaires :
Populations vulnérables ou sensibles :
- Limitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de
pointe (7h-10h / 17h-20h) ;
- Limitez les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air
qu’à l’intérieur ;
- En cas de symptômes ou d’inquiétudes, prenez conseil auprès de votre pharmacien ou de
votre médecin.
Population générale : il n’est pas nécessaire de modifier les activités habituelles.
Quelques recommandations comportementales à l’ensemble de la population :
- Ne pas utiliser les foyers ouverts d’appoint, les appareils de chauffage au bois d’appoint de
type inserts, poêles, chaudières installés avant 2000 et les groupes électrogènes ;
- Maîtriser la température de son logement (chauffer sans excéder 19°C) ;
- Utiliser les modes de transport permettant de limiter le plus possible les émissions de
polluants : vélo, transports en commun, co-voiturage… ;
- Abaisser sa vitesse de 20 km/h sur les voies pour lesquelles la vitesse maximale autorisée est
supérieure ou égale à 90km/h ;
- Rappel : il est interdit de brûler des déchets verts.

DANS L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE
Le niveau d’alerte 1 prévu par l’arrêté interpréfectoral du 1er décembre 2014 est maintenu sur le bassin
grenoblois. Les mesures mises en place depuis le mardi 13 décembre 2016 resteront donc de vigueur
vendredi 16 décembre 2016.
Il s’agit pour les usagers de la route, d’une mesure de limitation de la vitesse de 20 km/h qui s’applique
de manière obligatoire sur les routes et autoroutes dont la vitesse maximale est égale ou supérieure à
90 km/h. Il est aussi recommandé de privilégier le recours au covoiturage et de favoriser les
déplacements en transports en commun en utilisant les parcs-relais.
De plus pour les territoires de Grenoble-Alpes et de la communauté de communes du pays du
Grésivaudan :
✔ la vitesse maximale est fixée à 70 km/h sur les voies rapides entre les péages de Crolles,
Voreppe et du Crozet.
✔ les véhicules les plus polluants (soit 26 % du parc automobile de l’agglomération grenobloise) ne sont pas autorisés à circuler. Il s’agit :
• des voitures et véhicules utilitaires légers essence immatriculées avant le 1er janvier 1997,
• des voitures et véhicules utilitaires légers diesel immatriculées avant le 1er janvier 2006,
• des poids lourds, bus et autocars essence immatriculés avant le 1er octobre 2001,
• des poids lourds, bus et autocars diesel immatriculés avant le 1er octobre 2009,
• des deux-roues motorisés immatriculés avant le1er juillet 2004.
Pour accompagner ces mesures, la circulation en transports en commun ou en modes doux sera
gratuite sur :
• Les réseaux de Transports de l’Agglomération Grenobloise (TAG)
• Le réseau Métrovélo.
• Le réseau transport TouGo qui concerne le Pays du Grésivaudan
• Les Transports en Commun du Pays Voironnais
• Les Trans’Isère en Zone A et B

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Pollution de l’air : activation de nouvelles mesures dans la région grenobloise

Les épisodes de pollution de l’air sont encadrés par :
• un arrêté inter préfectoral du 1er décembre 2014, dit AIP, qui découpe le département en trois bassins d’air : le bassin lyonnais et nord Isère, le bassin grenoblois et la zone alpine Isère.
• un protocole d’accord sur les mesures à mettre en oeuvre pour les pics de pollution sur la région grenobloise du 6 décembre 2016 (repris dans un arrêté préfectoral du 9 décembre 2016)

MESURES SPÉCIFIQUES CONCERNANT L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE

Arrêté préfectoral du 9 décembre 2016 relatif à la mise en oeuvre du protocole d’accord sur les mesures pour réduire la durée et l’intensité des pics de pollution sur la région grenobloise.
La qualité de l’air sur l’agglomération grenobloise ne s’améliore pas comme le confirme le maintien du niveau alerte de niveau 1 de l’AIP sur le bassin d’air grenoblois.
Pour les usagers de la route, une mesure de limitation de la vitesse de 20 km/h s’applique de manière obligatoire sur les routes et autoroutes dont la vitesse maximale est égale ou supérieure à 90 km/h. Il est aussi recommandé de privilégier le recours au covoiturage et de favoriser les déplacements en
transports en commun en utilisant les parcs-relais.
En outre, pour les territoires de Grenoble-Alpes et de la communauté de communes du pays du Grésivaudan :
- la vitesse maximale est fixée à 70 km/h sur les voies rapides entre les péages de Crolles, Voreppe et du Crozet.
- les véhicules les plus polluants ne sont pas autorisés à circuler :
• les voitures et véhicules utilitaires légers essence immatriculées avant le 1er janvier 1997,
• les voitures et véhicules utilitaires légers diesel immatriculées avant le 1er janvier 2006,
• les poids lourds, bus et autocars essence immatriculés avant le 1er octobre 2001,
• les poids lourds, bus et autocars diesel immatriculés avant le 1er octobre 2009,
• les deux-roues motorisés immatriculés avant le1er juillet 2004.
Au total, 26 % du parc automobile est concerné par l’interdiction sur l’agglomération grenobloise.
Pour accompagner ces mesures, la circulation en transports en commun ou en modes doux sera gratuite sur :
• les réseaux TAG, TouGo (Pays du Grésivaudan) et Pays Voironnais
• Métrovélo

LE BASSIN LYONNAIS NORD ISÈRE

Le bassin lyonnais et nord Isère est toujours en alerte de niveau 1. Les mesures suivantes sont donc toujours maintenues:
Les mesures dans le secteur des transports
• Renforcement des contrôles de pollution des véhicules
• Abaissement de vitesse temporaire : pour les véhicules légers, obligation de respecter une vitesse inférieure de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est supérieure à 70 km/h. Les poids lourds et autocars ne se voient pas appliquer la même réduction de vitesse mais ne peuvent circuler à une vitesse supérieure à la vitesse maximale autorisée ainsi déterminée pour les véhicules légers.
Vous trouverez l’ensemble des autres mesures pour les secteurs de l’industrie, résidentiel et agricole, ainsi que les recommandations sanitaires en consultant le site internet des services de l’État : www.isere.gouv.fr

Pour en savoir plus :
• www.isere.gouv.fr
• www.metromobilite.fr
• www.air-rhonealpes.fr/pollutions
• www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr
• www.ars.auvergne-rhone-alpes.sante.fr/Episode-de-pollution de-l-air.186809.0.html

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Pollution de l’air:mesures spécifiques à l’agglomération grenobloise pour dimanche 11 et lundi 12 décembre 2016


En sus des mesures de droit commun prévues par l’arrêté inter préfectoral du 1er décembre 2014 qui s’applique pour les bassins d’air Lyonnais Nord Isère, et Grenoblois, des mesures spécifiques s’appliquent à l’agglomération grenobloise au titre de l’arrêté préfectoral du 9 décembre 2016 reprenant le protocole d’accord local.

Mesures du dimanche 11 décembre 2016

L’indicateur de qualité de l’air grenoblois restera à 9, comme c’est le cas depuis le mardi 6 décembre. Nous serons donc au sixième jour du pic de pollution.

Les mesures de limitation de vitesse et de restriction de la circulation applicables ce samedi 10 décembre, restent en vigueur.

Pour les limitations de vitesse :

  • Limitation à 70 km/h sur A41 entre le péage de Crolles et la Caronnerie, sur A48 et A480 entre les péages de Voreppe et du Crozet

  • Moins 20 km/h sur les autres voies où la limitation de vitesse est égale ou supérieure à 90 km/h.

Pour les restrictions de circulation, les véhicules suivants ne seront pas autorisés à circuler dans cette zone :

  • Les véhicules légers et utilitaires immatriculés avant le 1er janvier 1997

  • Les poids lourds, bus et autocars immatriculés avant le 1er octobre 2001

  • Les deux-roues immatriculés avant le 1er juin 2000

Mesures prévisibles pour le lundi 12 décembre 2016

Si le seuil de pollution devait se maintenir au même niveau, ce que les anticipations d’Air Rhône-Alpes laissent prévoir, nous serions alors au septième jour du pic de pollution et des mesures supplémentaires de restriction de la circulation seraient appliquées.

Ainsi, sur le périmètre des 49 communes de la Métropole grenobloise et sur les accès par autoroute à la métropole grenobloise à partir des péages A48 Voreppe et A41 Crolles, les véhicules non-classés (véhicules les plus anciens) et ceux dont les certificats de qualité de l’air (CQA) sont classés 4 et 5, ne seraient pas autorisés à circuler.

Les véhicules suivants seraient donc concernés par l’interdiction de circuler :

  • véhicules légers et utilitaires essence immatriculés avant le 1er janvier 1997 ;

  • véhicules légers et utilitaires diesel immatriculés avant le 1er janvier 2006 ;

  • poids lourds, bus et autocars essence immatriculés avant le 1er octobre 2001 ;

  • poids lourds, bus et autocars diesel immatriculés avant le 1er octobre 2009 ;

  • deux-roues immatriculés avant le 1er juillet 2004.

En tout, les mesures de restriction concerneraient 26 % du parc automobiles.

Des dérogations sont prévues en fonction de la mission du véhicule. Les cas suivants ne sont pas concernés par les mesures de restriction de circulation :

  • services de police, de gendarmerie et des forces armées, services d’incendie et de secours, SAMU, professionnels assurant un service médical, vétérinaire ou paramédical, ambulances, d’associations agréées de sécurité civile, de transports sanitaires et de livraisons pharmaceutiques,

  • livraison des repas organisés par la collectivité (cantines, repas à domicile),

  • intervention d’urgence assurant une mission de service public (voiries, réseaux de transports, réseaux secs et humides), viabilité hivernale (y compris patrouilleurs), évacuation des véhicules accidentés ou en panne,

  • transport des réseaux de transports en commun, transports collectifs scolaires ou de salariés,

  • affichant une carte de stationnement pour personnes handicapées GIG (Grand Invalide de Guerre) et des GIC (Grand Invalide Civil)prévue par l’article L. 241-3-2 du Code de l’action sociale et des familles,

  • assurant l’enlèvement et le ramassage des ordures, sauf bennes des déchetteries,

  • transport d’animaux,

  • transport frigorifique,

  • transport alimentaire,

  • transport d’hydrocarbure,

  • transport de fonds,

  • transport funéraire,

  • ainsi que les tracteurs et machines agricoles et les engins de chantier.

Pour accompagner ces mesures, la circulation en transports en commun ou en modes doux serait gratuite sur :

  • les réseaux TAG, TouGo (Pays du Grésivaudan) et Pays Voironnais

  • parc relais

  • Métrovélo

Afin de permettre une amélioration de la qualité de l’air, lensemble des habitants de la région grenobloise est d’ores et déjà invité à privilégier les déplacements en transports en commun, le vélo, la marche à pied ou avoir recours au covoiturage.

Il s’agit de la première application en France des mesures de restriction de circulation s’appuyant sur les certificats qualité de l’air, dont la ministre de l’environnement a annoncé la généralisation à l’ensemble des grandes agglomérations en Conseil des ministres ce matin.

Pour en savoir plus :


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Pollution de l’air: nouvelles mesures ce week-end

Les épisodes de pollution de l’air sont encadrés par
• un arrêté inter préfectoral du 1er décembre 2014, dit AIP, qui découpe le département en trois
bassins d’air : le bassin lyonnais et nord Isère, le bassin grenoblois et la zone alpine Isère.
• un protocole d’accord sur les mesures à mettre en oeuvre pour les pics de pollution sur la
région grenobloise du 6 décembre 2016 (repris dans un arrêté préfectoral du 9 décembre 2016)

Mesures concernant le bassin Lyonnais Nord Isère
Le bassin lyonnais et nord Isère est toujours en alerte de niveau 1 au titre de l’AIP. Les mesures
suivantes sont donc toujours maintenues.
Les mesures dans le secteur des transports
• Renforcement des contrôles de pollution des véhicules
• Abaissement de vitesse temporaire : pour les véhicules légers, obligation de respecter une
vitesse inférieure de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est
supérieure à 70 km/h. Les poids lourds et autocars ne se voient pas appliquer la même
réduction de vitesse mais ne peuvent circuler à une vitesse supérieure à la vitesse maximale
autorisée ainsi déterminée pour les véhicules légers.
Vous trouverez l’ensemble des autres mesures pour les secteurs de l’industrie, résidentiel et
agricole, ainsi que les recommandations sanitaires en consultant le site internet des services de
l’État : www.isere.gouv.fr

Mesures concernant le bassin grenoblois
Dans le cadre de l’épisode de pollution de l’air, le nouveau protocole d’accord pour réduire la durée
et l’intensité des pics de pollution sur la région grenobloise a été déclenché le 6 décembre 2016,
en phase expérimentation.
Dans ce cadre, une mesure de limitation de la vitesse a été mise en place à compter du 7
décembre sur les communes de La Métro et du Grésivaudan :
• Limitation à 70 km/h sur A41 entre le péage de Crolles et la Caronnerie, sur A48 et A480
entre les péages de Voreppe et du Crozet
• Moins 20km/h sur les autres voies où la limitation de vitesse est égale ou supérieure à 90
km/h.
Une mesure de restriction de la circulation vient s’ajouter à compter du 10 décembre sur le
seul territoire de La Métro et sur les axes autoroutiers d’accès à La Métro à partir des
péages de Voreppe et Crolles.
Les véhicules suivants ne seront pas autorisés à circuler dans cette zone :
• Les véhicules légers et utilitaires immatriculés avant le 1er janvier 1997 (Certificats
Qualité de l’Air 1 à 5) ;
• Les poids lourds, bus et autocars immatriculés avant le 1er octobre 2001 (Certificats
Qualité de l’Air 1 à 5) ;
• Les deux-roues immatriculés avant le 1er juin 2000 (Certificats Qualité de l’Air 1 à 5).
Au total, 8 % du parc automobile est concerné par l’interdiction sur l’agglomération grenobloise.
Dans le cadre de l’expérimentation, les forces de l’ordre, accompagnées d’agents de la SMTC
procéderont à des contrôles pédagogiques de cette mesure pour informer les automobilistes, en
vue de son entrée en vigueur le 1er janvier 2017.
Afin de faciliter les déplacements sans voiture, tout titre à l’unité validé sera valable pour
l’ensemble de la journée sur les réseaux TAG, Grésivaudan TouGo et Pays-Voironnais.
La location de Métrovélo est à demi-tarif.
L’ensemble des habitants de la région grenobloise est invité à privilégier les déplacements en
transports en commun, le vélo, la marche à pied ou avoir recours au covoiturage.
Des mesures supplémentaires de restriction de la circulation seront mises en place dès lundi si
l’épisode de pollution de l’air se prolonge.
Pour en savoir plus :
• www.isere.gouv.fr
• www.metromobilite.fr
• www.air-rhonealpes.fr/pollutions
• www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr
• www.ars-rhonealpes.sante.fr

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Pollution de l’air sur le bassin d’air grenoblois: déclenchement du protocole local

L’indique de qualité de l’air, calculé quotidiennement par Atmo Rhône Alpes Auvergne, est
au niveau 8 depuis deux jours pour le bassin d’air grenoblois. Le seuil de déclenchement
du protocole local est donc atteint.

Pour les usagers de la route, une mesure de limitation de la vitesse est obligatoire
dès aujourd’hui sur le territoire de la Métropole grenobloise et de la communauté de
communes du Grésivaudan :
• la limitation de vitesse maximale est fixée à 70 km/h sur les voies rapides entre les
péages de Crolles, Voreppe et du Crozet ;
• les vitesses maximales de circulation sont abaissées de 20 km/h sur les routes et
autoroutes dont la vitesse maximale est égale ou supérieur à 90 km/h.
Pour les personnes vulnérables :
• Limitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux
périodes de pointe (7h-10h / 17h-20h) ;
• Limitez les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant
en plein air qu’à l’intérieur ;
• En cas de symptômes ou d’inquiétudes, prenez conseil auprès de votre
pharmacien ou de votre médecin.
Par ailleurs, afin de limiter les conséquences du pic de pollution, le Préfet de l’Isère
formule les recommandations comportementales suivantes :
• Aux usagers de la route, de privilégier le recours au covoiturage, et de favoriser
les déplacements en transports en commun en utilisant les parc-relais ;
• Aux particuliers, de limiter les feux de cheminée et de maîtriser la température de
chauffage des logements ;
• Aux entreprises de travaux publics, de mettre en place sur les chantiers des
mesures visant à réduire les émissions de poussières; d’éviter d’utiliser les groupes
électrogènes sauf raison de sécurité
• Aux industriels, de s’assurer du bon état et du bon fonctionnement des
installations de combustion et des dispositifs antipollution; de reporter, si possible,
les opérations qui pourraient être à l’origine d’émissions atmosphériques polluantes
inhabituelles; de reporter le démarrage d’unités à l’arrêt à la fin de l’épisode de
pollution ;
• Aux entreprises et administrations, d’adapter les modalités de travail de leurs
agents, en recourant au télétravail à l’audio conférence ou à la visioconférence
• Aux agriculteurs et éleveurs, de reporter les opérations susceptibles d’être à
l’origine d’émissions atmosphériques polluantes ;
• Aux maires, de relayer ces recommandations comportementales auprès des
responsables des établissements communaux et notamment des écoles
maternelles et primaires ; de prendre toutes les dispositions susceptibles de
favoriser les modes de déplacement moins polluants (gratuité du stationnement
résidentiel, mesures d’incitation à l’utilisation des transports en commun et du
covoiturage, etc).

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Impact sanitaire de la pollution atmosphérique à Lyon et Grenoble et lien avec la défaveur sociale

L’équipe d’Epidémiologie environnementale de l’IAB (l’IAB (Institut pour l’Avancée des Biosciences, Centre de recherche Inserm / CNRS /Université Grenoble Alpes) vient de publier une étude(1) quantifiant le risque associé à l’exposition aux particules fines en suspension dans l’atmosphère (PM2,5) à Grenoble et Lyon en s’appuyant sur une modélisation de la pollution de l’air à fine échelle ; l’étude a aussi caractérisé comment ce risque varie en fonction de la défaveur sociale.

L’étude montre que chaque année entre 3 à 7 % des décès survenant dans l’agglomération de Grenoble seraient dus aux effets de la pollution atmosphérique. Dans l’agglomération de Lyon, le risque serait entre 4 et 8 %. Cela correspondrait à environ 114 décès dans l’agglomération grenobloise (sur une population de 385 000 habitants) et de 491 habitants à Lyon sur une population de 1,2 million d’habitants.

A Grenoble, entre 3 et 10 % des nouveaux cas de cancer du poumon seraient dus à la pollution atmosphérique. Plusieurs dizaines de cas de petits poids de naissance chez les enfants nés à terme seraient aussi dus à la pollution chaque année. Le risque a tendance à être plus élevé dans les quartiers socialement défavorisés ou très défavorisés, par rapport aux quartiers socialement plus favorisés. Ainsi, c’est dans les quartiers les moins favorisés que les bénéfices d’une amélioration de la qualité de l’air se feraient le plus sentir.

L’étude s’est focalisée sur les particules fines (ou PM2,5), poussières en suspension dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, qui constituent le polluant atmosphérique pour lequel le lien avec la santé est le plus précisément caractérisé. D’autres polluants, non pris en compte ici, ont un effet sur la santé, comme l’ozone.

L’étude, réalisée par Xavier Morelli, conjointement avec Air Rhône-Alpes, des équipes suédoises et allemandes et avec la participation du registre du Cancer de l’Isère, s’appuie sur la méthodologie des études d’impact sanitaire. L’approche consiste à combiner des données sur les niveaux de pollution à l’échelle de la population avec des relations dose-réponse connues, et à estimer le nombre de cas de pathologies susceptibles d’être attribuables à l’exposition aux particules fines, avec les niveaux de pollution observés en 2012, par rapport à une situation de référence.

Le niveau de référence choisi par les auteurs est la valeur annuelle limite recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de 10 microgrammes par mètre cube. En comparaison, les niveaux de pollution étaient environ de 18,1 µg/m3 à Grenoble et de 19,6 µg/m3 à Lyon. L’impact estimé serait plus élevé si on avait choisi un niveau de référence plus bas, car la relation entre pollution et santé est globalement linéaire, et s’observe probablement aussi en-dessous de la valeur recommandée par l’OMS, commentent les auteurs.

« Les niveaux de particules fines sont probablement le principal levier qui peut être actionné pour améliorer significativement la santé des populations de zones urbaines comme Grenoble ou Lyon, où la pollution est sensiblement supérieure aux valeurs recommandées par l’OMS, et ceci bien que nous sommes proches et souvent en-dessous des seuils réglementaires en vigueur en Europe », explique Rémy Slama, qui a coordonné l’étude.

D’autres facteurs ont un effet similaire ou plus important sur la santé, comme la consommation de tabac ou un régime alimentaire déséquilibré, mais en pratique il est très difficile de modifier ces comportements. L’exemple d’autres villes européennes ou du Japon montre qu’une action efficace sur les niveaux de particules fines est possible. Une diminution de 50% des concentrations de particules fines a par exemple été obtenue à Tokyo entre 2001 et 2010.

De telles mesures ont aussi un effet bénéfique sur l’économie, via une diminution des coûts sanitaires et des journées d’absentéisme, globalement nettement supérieur au coût des mesures prises pour améliorer la qualité de l’air.

La pollution atmosphérique par les particules fines a un effet connu sur la mortalité cardiovasculaire et respiratoire, le cancer du poumon, certaines pathologies respiratoires, et un effet probable sur la croissance du fœtus. Elle pourrait aussi avoir d’autres effets, pour lesquels le niveau de preuve est plus faible, par exemple sur les pathologies neurologiques, qui n’ont pas été prises en compte dans cette étude.

Pour approfondir ces questions, l’équipe d’épidémiologie environnementale de l’IAB est actuellement en train de conduire une vaste cohorte couples-enfants, la cohorte SEPAGES, pour essayer d’élucider les effets à court et long terme de l’exposition aux polluants atmosphériques durant la grossesse et les premières années de vie (http://sepages.inserm.fr).

(1) Morelli X, Rieux C, Cyrys J, Forsberg B, Slama R : Air pollution, health and social deprivation: A fine-scale risk assessment. Environmental Research, 2016, 147:59-70. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26852006

À propos de l’Institut for Advanced Biosciences

Regroupant 17 équipes, l’Institut for Advanced Biosciences (IAB, anciennement Institut Albert Bonniot) est un institut de renommée internationale dans la recherche biomédicale fondamentale et translationnelle, reconnu pour ses publications de très haut niveau (plus de 1 000 sur les 5 dernières années) et son impact sur le développement de start-ups dans le domaine des biotechnologies.

La stratégie scientifique repose sur trois axes : Ėpigénétique, Maladies chroniques et Cancer Le périmètre d’action de l’IAB couvre une gamme d’expertises scientifiques depuis le continuum biologique des molécules jusqu’aux populations.

En savoir plus : iab.univ-grenoble-alpes.fr

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Pour une métropole respirable

 » La pollution n’est pas un sujet simple » cette constatation est de Christophe Ferrari président de la Métro qui rappelle que la pollution des villes ne date pas d’aujourd’hui..  » Rappelons nous de 1952 et du smog de Londres qui a fait des milliers de morts. Des villes des USA ont connu le même sort en 1956.. Angleterre et Etats Unis ont pris des mesures pour que cela ne se reproduise plus.. » Et de rajouter: le problème de pollution est notre problème et c’est à nous de trouver des solutions. Notre agglo est en avance sur de nombreux thèmes, je ne veux pas qu’ elle soit la dernière en ce qui concerne les mesures à prendre pour régler ce problème de pollution. »

Pour ce un plan d’action 2016-2020  » Pour une métropole respirable  » est lancé.

Pour cause: les seuils de référence concernant les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone sont dépassés de manière récurrente sur le territoire métropolitain et plus des 3⁄4 des habitants de l’agglomération grenobloise sont exposés à un dépassement des
valeurs recommandées par l’organisation mondiale de la santé relatives aux particules fines (source : ATMO Auvergne-Rhône-Alpes).

Johanna Lepeule chercheuse à l’Inserm étant très claire dans ses propos, que l’on peut considérer comme alarmistes: » sur l’agglomération sur 2250 décès annuels, 114 sont imputés aux particules fines.. »

3 à 7 % des décès par an survenant dans l’agglomération de Grenoble seraient dus aux effets de la pollution atmosphérique. Entre 3 et 10% des nouveaux cas de cancer du poumon, à Grenoble, seraient dus à la pollution
atmosphérique.
Le risque a tendance à être plus élevé dans les quartiers socialement défavorisés, ce sont donc dans ces quartiers que les bénéfices d’une amélioration de la qualité de l’air se feraient le plus sentir.

 » Les particules fines tuent 9 fois plus que les accidents de la route.. » rajoute Yann Mongaburu vice président de la Métro en charge des déplacements.

Lauréate de l’appel à projet « Ville respirable à 5 ans » par le gouvernement fin 2015, la Métropole souhaite donc poursuivre et amplifier ses efforts pour améliorer la qualité de l’air sur le territoire de l’agglomération et propose un plan d’actions intitulé « Métropole respirable ».

La qualité de l’air, un sujet majeur de préoccupation :

L’amélioration de cette situation est un sujet majeur de préoccupation pour la métropole
en raison de ses multiples impacts sur le territoire :
* impact sanitaire : la pollution de l’air extérieur affecte notamment la santé cardiovasculaire
et respiratoire et a été classée « cancérigène certain » pour l’homme par
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2013.
* impact réglementaire : l’agglomération grenobloise est concernée dans les deux
procédures de contentieux européen dirigées contre la France pour non-respect
des valeurs limites et insuffisance des plans d’actions concernant le NO 2 et les
particules PM10.
* impact économique : la pollution de l’air a un coût, estimé entre 68 et 97 milliards
d’euros par an par la commission d’enquête du Sénat en juillet 2015.
* impact sur les éléments sensibles de l’environnement, tels que les écosystèmes
ou les matériaux.
* impact sur l’attractivité du territoire, la qualité de l’environnement étant un critère
prépondérant en la matière.
La pollution aux particules fines est due aux effets conjugués du chauffage au bois
individuel non performant (45 % des émissions de PM10 en moyenne sur l’année et
jusqu’à 75 % les jours de grand froid), des transports routiers et de l’industrie dans
une moindre mesure. Le trafic routier, qui représente 53 % des émissions d’oxydes
d’azote dans l’agglomération, est responsable de la « surexposition » des populations
résidant en bordure immédiate des axes routiers.
Ainsi, le chauffage au bois individuel non performant et les transports routiers
constituent, sur le territoire de Grenoble-Alpes Métropole, les principaux leviers
d’amélioration de la qualité de l’air.

Les axes du plan d’action Metropole respirable

Axe 1 Faire de la qualité de l’air une composante de l’ensemble
des politiques métropolitaines

- dans le Plan Air Énergie Climat de la Métropole La prise en compte de la qualité de
l’air sera renforcée et une articulation optimale sera recherchée entre les actions
visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de la qualité
de l’air.
- dans la stratégie métropolitaine en matière de mobilité Le projet « Métropole
respirable » s’inscrit dans une approche d’ensemble en matière de mobilités, qui
vise à favoriser une meilleure articulation entre tous les modes de déplacements
(marche, vélo, transport en commun, voiture, etc.).
- dans le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, en définissant un projet global qui
réduise l’exposition des populations et qui privilégie les formes urbaines limitant
l’impact de la pollution de l’air sur les habitants en favorisant la dispersion des
polluants.

Axe 2Engager des actions permettant d’améliorer la qualité
de l’air à l’horizon 2020

Réduire les émissions de particules liées au chauffage au bois
non performant
Délibérée en septembre 2015, la Prime air bois a pour objectif d’inciter au renouvellement
de 5 000 appareils de chauffage au bois non performants, pour atteindre une
baisse de 10 % des émissions de particules fines du territoire. Le montant des aides
aux particuliers : 800 €, pouvant aller jusqu’à 1 200 € pour les ménages modestes et
très modestes.
Aujourd’hui 90 % des demandes, provenant de l’ensemble des communes de la Métropole
ont été accepté et ont reçu une aide au renouvellement des appareils de
chauffage au bois non performants.
- Réduire les émissions de polluants du trafic routier
La Métropole souhaite agir sur la circulation des véhicules les plus polluants dans le
coeur de l’agglomération, afin de préserver les populations actuellement exposées
à des niveaux excessifs de pollution. Pour cela, elle étudie actuellement la mise en
oeuvre d’un plan d’actions en la matière, selon deux axes complémentaires :
- Mise en place d’une réglementation favorisant les véhicules de livraisons les
moins polluants dès le 1er janvier 2017 : la Métropole se donne pour objectif la fin
de l’autorisation de l’usage de véhicules diesel pour la livraison de marchandises
sur la partie centrale de son territoire. La création de deux Centre de Distribution
Urbaine accompagnera un changement progressif de réglementation.

- Étude relative à la création d’une zone de circulation restreinte pour l’ensemble
des véhicules. En cohérence avec la loi de transition énergétique du 17 août 2015
qui rend possible ce type de dispositif, une étude de préfiguration de « zone à
circulation restreinte » sera engagée fin 2016. Cette étude devra permettre de
vérifier la faisabilité d’une telle mesure et ses effets sanitaires et sociaux et le
cas échéant d’en définir les modalités de mise en oeuvre.
La décision de mise en oeuvre sera prise, courant 2017, au regard des résultats de
cette étude. Les propositions qui seront faites tiendront compte des impacts sanitaire,
économique et social des mesures envisagées. Une concertation large sera
menée dans ce cadre.

Axe 3Informer et accompagner les changements
de comportements

- Réduire la durée et l’intensité des épisodes de pollution dans la région grenobloise :
l’objectif est de réduire l’intensité et la durée des épisodes pollués affectant le
bassin grenoblois en mettant en oeuvre un dispositif local Au-delà de la réduction
des effets des « pics », cette action a pour objectif de promouvoir un changement
de comportement à long terme.
- Mobiliser les habitants en faveur de la qualité de l’air par l’élaboration et la mise en
oeuvre d’un plan ambitieux d’information, de sensibilisation et d’accompagnement
au changement de comportement.
- Réduire les émissions dues au brûlage à l’air libre des déchets verts par la poursuite
d’actions de promotion des solutions de traitement des déchets verts à domicile
dans le cadre du programme local de prévention des déchets.

Axe 4 – Renforcer les connaissances en matière de qualité de
l’air, expérimenter et évaluer

- Expérimenter et évaluer l’efficacité un produit de séquestration des particules
remises en suspension aux abords des voiries par la circulation des véhicules.
- Soutenir la mise en oeuvre, par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, du projet « Mobicit’air »
d’expérimentation de microcapteurs de pollution atmosphérique, afin d’améliorer
l’information diffusée au quotidien par l’observatoire auprès du grand public et en
associant les habitants volontaires à la mesure de leur exposition.
- Poursuivre le soutien à ATMO Auvergne-Rhône-Alpes (ex Air Rhône-Alpes) au titre
de ses missions d’observation, d’information et d’expertise en matière de qualité
de l’air.
- Proposer et évaluer plusieurs scénarios en faveur de la qualité de l’air définis à
partir d’objectifs sanitaires, dans le cadre d’un partenariat avec l’Université
Grenoble-Alpes (projet QAMECS).

Ces mesures devraient permettre de repasser dans les cinq ans à venir sous les seuils au niveau des particules fines et du dioxyde d’azote..

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Préparez l’hiver, changez votre chauffage bois

Demander  vous si votre chauffage bois est performant à l’approche des premiers froids et s’il ne pollue pas trop…

Votre appareil de chauffage au bois date d’avant 2002 ? Vous avez une cheminée ouverte ? Faîtes des économies d’énergie et améliorez la qualité de l’air en vous équipant d’un matériel plus performant, grâce à la Métropole.

Évaluez votre appareil sur www.chauffagebois.lametro.fr. S’il se révèle non performant, la Métropole vous aide à le remplacer par un appareil labellisé « flamme verte 7 étoiles » ou équivalent grâce à la Prime Air Bois de 800 € (ou 1 200 € selon vos ressources).

De plus, la Métropole vous oriente vers des professionnels labellisés. En effet, avec ses partenaires[1], la Métropole a signé en juin une Charte d’engagement en faveur de la qualité de l’air avec 34 spécialistes du chauffage au bois. Ces derniers s’engagent à sensibiliser leurs clients sur l’impact environnemental du chauffage au bois et à les conseiller sur l’utilisation d’un appareil performant, l’emploi d’un combustible de qualité et l’entretien régulier de leur installation.

En utilisant un chauffage bois performant, vous consommerez moins de bois, profiterez d’une chaleur plus diffuse, émettrez jusqu’à 30 fois moins de particules fines et polluerez moins votre air intérieur (pour en savoir plus, rendez-vous sur www.chauffagebois.lametro.fr).

La Prime Air Bois, intégrée dans le Plan Air-Énergie-Climat de la Métropole, vise à renouveler en 5 ans un tiers des appareils non performants utilisés, pour baisser de 10% les émissions de particules fines.

Des réunions d’information se tiendront à l’automne, renseignez-vous auprès de l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) : 04 76 00 19 09 ; prime-air-bois@alec-grenoble.org.

[1] Le Grésivaudan, le Pays Voironnais, l’ADEME et l’État.

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De nombreux Européens restent exposés à une pollution atmosphérique nocive

La pollution atmosphérique constitue le premier risque sanitaire d’origine environnementale en Europe.

Elle raccourcit l’espérance de vie des personnes affectées et contribue à l’apparition de maladies graves, telles que des maladies cardiaques, des troubles respiratoires et des cancers. Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), la pollution de l’air continue de causer plus 430 000 décès prématurés en Europe par an.

Malgré les améliorations constantes observées au cours des dernières décennies, la pollution atmosphérique continue d’affecter la santé générale des Européens, réduisant leur qualité de vie et leur espérance de vie.

Hans Bruyninckx, le directeur exécutif de l’AEE


Les concentrations de monoxyde de carbone, de benzène et de métaux lourds (arsenic, cadmium, nickel et plomb) dans l’air extérieur étaient généralement faibles dans l’Union européenne en 2013, avec quelques dépassements des valeurs limites et cibles respectives fixées par la législation européenne.

Le rapport 2015 de l’AEE sur la qualité de l’air en Europeen dresse le bilan de l’exposition de la population européenne aux polluants atmosphériques et fournit un aperçu de la qualité de l’air fondé sur les données de stations de surveillance officielles dans toute l’Europeen. Le rapport montre que la plupart des citadins restent exposés à des niveaux de pollution atmosphérique jugés nocifs par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les principaux polluants ayant une incidence sur la santé humaine sont les particules (PM), l’ozone troposphérique (O3) et le dioxyde d’azote (NO2). Les estimations de l’impact sur la santé d’une exposition chronique aux PM2,5 montrent que ce polluant a été responsable de 432 000 décès prématurés en Europe en 2012, un chiffre similaire aux estimations des années précédentes. Les expositions au dioxyde d’azote et à l’ozone sont jugées responsables respectivement d’environ 75 000 et 17 000 décès prématurés. Le rapport fournit également des estimations de la mortalité prématurée à l’échelle nationale.

« Malgré les améliorations constantes observées au cours des dernières décennies, la pollution atmosphérique continue d’affecter la santé générale des Européens, réduisant leur qualité de vie et leur espérance de vie », indique le directeur exécutif de l’AEE, Hans Bruyninckx. « La pollution de l’air a aussi une incidence économique considérable. Elle est à l’origine d’un accroissement des coûts médicaux et d’une réduction de la productivité liée à la perte de jours de travail dans tous les secteurs. »

En plus de leurs effets sur la santé, les polluants atmosphériques ont aussi des effets néfastes importants sur la vie végétale et les écosystèmes. Ces problèmes, y compris l’eutrophisation causée par l’ammoniac (NH3) et les oxydes d’azote (NOX), ainsi que les dommages aux plantes causés par l’ozone, restent très répandus en Europe.

Autres conclusions du rapport

  • Les particules peuvent provoquer ou aggraver des maladies cardiovasculaires et pulmonaires, des infarctus et des arythmies. Elles peuvent aussi provoquer des cancers. En 2013, 87 % de la population urbaine de l’Union européenne était exposée à des concentrations de PM2,5 dépassant la valeur fixée par l’OMS pour protéger la santé humaine. Les normes européennes en matière de qualité atmosphérique étant moins strictes, seulement 9 % de la population était exposée à des taux de PM2,5 dépassant la valeur cible définie par l’UE. Les avantages liés à l’amélioration de la qualité de l’air en Europe sont évidents. Le respect par l’ensemble des pays de l’UE des normes de l’OMS en matière de qualité de l’air permettrait de diminuer les concentrations moyennes de PM2,5 et de réduire de 144 000 le nombre de décès prématurés par an, par rapport à la situation actuelle. Les PM2,5 se réfèrent aux particules d’un diamètre maximal de 2,5 μm. Les petites particules peuvent pénétrer profondément dans les poumons.
  • L’exposition à l’ozone dans les villes reste très élevée. En 2013, 98 % de la population urbaine de l’UE était exposée à des concentrations d’ozone dépassant la valeur de la directive de l’OMS. Environ 15 % de la population était exposée à des concentrations d’ozone supérieures à la valeur cible européenne (moins stricte). Les concentrations d’ozone ont également des conséquences néfastes sur les cultures, les forêts et les végétaux, dont elles diminuent le taux de croissance et le rendement. L’objectif à long terme en matière de protection des végétaux contre l’ozone a été atteint dans 86 % des zones agricoles de l’UE.
  • Le dioxyde d’azote affecte directement le système respiratoire et contribue à la formation de particules et d’ozone. En 2013, 9 % de la population urbaine de l’UE était exposée à des concentrations de dioxyde d’azote dépassant les normes de l’OMS et de l’UE, 93 % des dépassements ayant lieu à proximité de routes.
  • Le benzopyrène est un polluant organique carcinogène. Généralement causée par la combustion de bois, l’exposition au benzopyrène est répandue, en particulier en Europe centrale et orientale. En 2013, un quart de la population urbaine de l’UE était exposée à des concentrations de benzopyrène supérieures à la valeur cible et jusqu’à 91 % étaient exposés à des concentrations de benzopyrène dépassant le niveau de référence estimé sur la base de chiffres de l’OMS concernant les risques.
  • Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) ont considérablement diminué au cours des dernières décennies, grâce à la législation européenne exigeant une plus faible teneur en soufre dans les carburants ainsi que l’utilisation de technologies d’épuration des émissions. Seuls quelques dépassements par rapport à la valeur limite européenne pour le dioxyde de soufre ont eu lieu en 2013.

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Prime Air Bois

La Prime Air Bois est destinée à vous aider à renouveler votre appareil de chauffage individuel au bois non performant.

Un dispositif de la métropole pour améliorer la qualité de l’air de notre région en limitant l’exposition de la population à la pollution aux particules fines.

&

La présentation de cette action s’est faite au stand de la métropole grenobloise, dans l’enceinte de la foire internationale de Grenoble.

Jérôme Dutroncy, Vice-Président de Grenoble-Alpes Métropole, en charge de l’environnement, de l’air, du climat et de la biodiversité et Jérôme d’Assigné, directeur régional adjoint de l’ADEME, un des partenaires de cette opération  ont présenté la prime air bois.

La pollution de l’air, surtout aux particules fines serait responsable de 155 décès par an dans la région grenobloise. Une pollution en provenance essentiellement de trois axes: la circulation routière, l’industrie et le chauffage bois.

Il faut savoir que contrairement aux idées reçues, c’est le chauffage au bois des particuliers qui est le principal responsable de cette pollution. Il représente près de la moitié des émissions annuelles de particules fines. Cette proportion pouvant atteindre les 75% en périodes de grand froid.

Une baisse de 25 % des niveaux moyens de pollution conduirait à une diminution de 34% des décès anticipés. Selon Air Rhône-Alpes, 83% des rhônalpins se disent inquiets et sont prêts à passer à l’action. Une action que Grenoble-Alpes Métropole mène depuis 2005 avec la mise en place d’un plan  climat qui a évolué en plan air climat devenu aujourd’hui Plan Air énergie climat.

Il en est découlé une campagne  » de quel bois je me chauffe? » ayant pour but de sensibiliser les métropolitains sur les liens entre pollution de l’air et chauffage au bois non performant.  » Ce n’est pas le bois qui pollue, bien au contraire mais sa mauvaise utilisation » a clamé Jérôme Dutroncy.  Il faut utiliser du bois sec, des appareils performants, fermés et bien allumer le feu par le haut. Voilà les trois règles à respecter.

Pour permettre aux métropolitains de changer leurs appareils de chauffage bois non performants, une Prime air bois a été instaurée. l’objectif est de changer 5000 appareils de chauffage défaillants sur les 15000 recensés d’ici à 2020 précise Jérôme Dutroncy.

La prime air bois vise  à aider financièrement les particuliers à remplacer leurs cheminées ( foyers ouverts) ou anciens appareils de chauffage au bois par des appareils récents et performants.

D’un montant de 800 euros auquel peut s’ajouter une bonification de 400 euros sous conditions de revenus soit au total 1200 euros, la prime air bois  est cumulable avec le crédit d’impôts pour la transition énergétique.

COMMENT SAVOIR SI JE DOIS CHANGER MON CHAUFFAGE BOIS ?

Tous les appareils datant d’avant 2002 et toutes les cheminées ouvertes sont considérés comme non performants et peuvent donc être remplacés.

Pour faire le point sur votre équipement, faites le test en ligne : www.chauffagebois.lametro.fr

Pour connaître l’ensemble des conditions à remplir, consulter le dossier de demande d’aide de la Prime Air Bois

ATTENTION, avant tout achat d’un nouveau matériel, nous vous conseillons :

OÙ SE RENSEIGNER ?

L’Agence Locale pour l’Énergie et le Climat (ALEC) est mandatée par la Métropole pour traiter les demandes relatives à la Prime Air Bois. Pour les contacter :

www.alec-grenoble.org/

prime-air-bois[a]alec-grenoble.org

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