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Foire Bio de Méaudre

La 12ème édition de la FOIRE BIO,  se déroulera, à Méaudre le samedi 7 et le dimanche 8 juillet 2012. Elle réunira 120 exposants et plusieurs milliers de visiteurs sont attendus. Au moment où le monde est confronté à des problèmes alimentaires majeurs, l’agriculture biologique, respectueuse de l’environnement, trace la voie d’un mode de production agricole alternatif.

foire bio

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L’Isère honore les médaillés du Salon de l’agriculture

Le président André Vallini remarquait, en aparté, que l’agriculture iséroise glanait davantage de trophées que le ski. En bref, Paris mieux que Vancouver. C’est un fait. Mais Didier Rambaud , conseiller général aux Sports, sans le contredire, lui glissa sans doute qu’ une cérémonie comparable à celle-ci s’imposait pour deux athlètes: Marie Dorin, citoyenne de Laval,  formée au lycée sport-études de Villard-de-Lans, médaillée de bronze en biathlon aux JO de Vancouver et Marion Josserand, née à Saint-Martin-d’Hères, licenciée à Chamrousse, médaille de bronze en ski cross.

Ces deux jeunes filles devraient donc prochainement passer elles aussi par la salle Berlioz.

Mais revenons à l’agriculture. La moisson de médailles réalisée par les Isérois au concours général du SIA 2010 est  de qualité : on y trouve de l’or, de l’argent et du bronze.

Pour fêter dignement ces agriculteurs qui font honneur au département de l’Isère, le président du CG38 était entouré de Christian Nucci,  Charles Galvin,  Bernard Cottaz et de nombreux conseillers généraux parmi lesquels Didier Rambaud, Serge Revel, Daniel Vitte, Bernard Perazio. Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional à l’Agriculture avait également tenu à participer à l’événement.

SIA

La famille Convert, de l'Albenc, parmi les producteurs honorés ce matin par André Vallini et Christian Nucci.

Les médaillés ont reçu des mains du président Vallini, en plus de ses chaleureuses félicitations, la médaille d’honneur du département, un ouvrage intitulé « Portraits de l’Isère » et une clé USB.

Christian Nucci avait auparavant  rappelé avec les mots qu’il faut les qualités de chacun des récipiendaires, avec, peut-être, une note sentimentale particulière pour les représentants de la distillerie Moyroud , sise à Beaurepaire, ville pour laquelle il manifeste un penchant certain et qui le lui rend bien d’ailleurs.

Pour la petite histoire, le  vice-président du CG38 à l’Agriculture a rappelé que lorsqu’il occupait les fonctions de ministre de la Coopération et du Développement (1982-1986), le présent qu’il avait remis au représentant de la Nouvelle-Calédonie n’était autre que la précieuse eau de vie de poire de la Maison Moyroud de Beaurepaire, assurant ainsi la notoriété de ce produit dans ce lointain territoire d’outre-mer. Le ministre savait aussi se faire l’ ambassadeur des produits du terroir isérois.

Parmi les médaillés, un habitué des podiums en la personne de Bernard Convert dont l’huile de noix a une notoriété qui a elle aussi traversé le Pacifique. André Vallini, premier défenseur de la Noix de Grenoble, qui connaît bien ce producteur de l’Albenc parle de lui comme d’ « un alchimiste toujours en quête de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums ». Un talent reconnu, donc, qui lui vaut régulièrement, depuis des lustres,  des trophées dans les concours agricoles.

Et puis il y a aussi les éleveurs de Gillonay, Colombe et Saint-Georges d’Espéranche dont le travail a été distingué dans le concours de Montbéliardes.

Ci-joint le palmarès complet des Isérois récompensés :

-       L’ Etoile du Vercors (Saint-Christophe-sur-Guiers) : médaille d’argent pour son saint-Félicien. Représentée par Nicolas Guize et Pierre Jacquet.

-       La SARL Fruitière de Domessin (Panissage) réalise un triplé : médaille de bronze pour sa tommette 25% MG, médaille d’or pour son fromage à raclette ronde, médaille de bronze pour son fromage au poivre à pâte pressée demi-cuite. Représentée par Dominique Girard et José Del Omo.

-       Le GAEC de Riquetière Convert père & fils (L’Albenc) : médaille d’argent pour son huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine. Une entreprise familiale représentée par Bernard, Gilles, Bruno, Luc Convert.

-       La distillerie de Pied Menu F.Moyroud (Beaurepaire) : médaille d’argent pour son eau de vie de poire. Représentée par Raoul Simon et Pierrick Vendé.

-       L’EARL de Ternan (Gillonay) : 1er prix section 2e lactation – Vache Montbéliarde. Une affaire de famille, là aussi : Noël, Jean-Michel et Guillaume Baron étaient présents.

-       Le GAEC de la Raffinière (Colombe) : 2e prix section 3e lactation- Vache Montbéliarde- Représenté par Guy et Guillaume Robert-Michon.

-       Le GAEC des Terreaux (Saint-Georges-d’Espéranche) : 5e prix section 1ère lactation –Vache Montbéliarde.

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La noix de Grenoble en vedette à la Capitale

noix de Gre SIA

La noix de Grenoble était en bonne place sur le stand de l’Isère au SIA qui s’est achevé dimanche. L’opération Capitale s’est bien déroulée. Pour le plus grand plaisir du CING (Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble). L’objectif fédérateur de cette structure, solidement présidée par Yves Borel,  est de différencier clairement l’AOC pour accroître la valorisation de la Noix de Grenoble et conforter l’ensemble des opérateurs de la filière, nuciculteurs et metteurs en marché. Le SIA était l’occasion de mettre la noix sous les projecteurs. Ce qui fut fait.

aocUne étude IPSOS menée en avril-mai 2009 (voir notre article sur ce sujet) pour le compte du CING a conforté la volonté de l’interprofession de renforcer la promotion de ce produit-phare du Dauphiné : selon cette étude, la noix de Grenoble est jugée par les consommateurs français plus qualitative et raffinée que la noix en général ; elle est jugée meilleure par l’ensemble de la population, pour sa texture (64%), pour son goût (75%), et globalement (76%).

L’étude mentionne par ailleurs que si les connaisseurs n’en consomment pas, c’est avant tout parce qu’ils n’en trouvent pas (44%). Il y a donc encore des efforts à faire sur le plan de la distribution.

La filière noix de Grenoble qui regroupe les forces vives de l’AOC à savoir des opérateurs, producteurs, producteurs-expéditeurs et metteurs en marché,  résiste mieux que d’autres à la crise qui frappe les productions agricoles.

Son poids économique est le suivant: au 30 octobre 2009, on recensait :

- 1130 producteurs dont 75 producteurs-expéditeurs,

- 18 entreprises de commercialisation dont 2 coopératives

79% des producteurs sont en Isère, 20% dans la Drôme, 1 en Savoie. On dénombre 6 Organisations de Producteurs (OP)

6936 hectares sont recensés en AOC dont 82 % sont en Isère, 17 % dans la Drôme, 1 % en Savoie.

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La plus grande ferme de France a déménagé

Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...

Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...

Environ 650 000 visiteurs (chiffre en baisse par rapport à l’année précédente) se sont rendus au salon international de l’agriculture du 27 février au 7 mars. Cette 47e édition était placée sous le signe de la recherche et de l’innovation.

Le SIA, tout en ayant une dimension internationale, est toujours le cadre d’un panorama complet de l’agriculture française, de ses régions, de ses terroirs , de ses productions, qui font l’identité du territoire.

SIAbilan1

Le Vercors bien représenté avec, notamment, le bleu du Vercors Sassenage

La plus grande ferme de France est une destination appréciée par tous, petits et grands, et quasi obligatoire pour les élus de notre pays, au contact avec les femmes et les hommes qui cultivent la terre de France et alimentent la population.

Rappelons que la production agricole française, avec une valeur de 69 milliards € en 2008 est la première d’Europe. Elle contribue pour un peu plus de 18% à la production de l’UE27, suivie par l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy , lors de la table ronde sur l’agriculture qui s’est tenue le 6 mars dans le cadre du SIA, a notamment souhaité que soient revues, pour l’agriculture,  les mesures environnementales décidées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement . Ci-joint un extrait de son discours abordant cette question, souvent soulevée par les agriculteurs :

« Je voudrais d’ailleurs, au point où j’en suis, dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable, j’y crois. Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable. D’ailleurs, les agriculteurs seraient les premières victimes des pesticides, puisque, par parenthèse, c’est vous qui vivez les premiers sur vos territoires.

Mais, il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. Il faut que cela change. Bruno Le Maire et Jean Louis Borloo, dès la semaine prochaine, vont tenir un premier groupe de travail autour d’une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture.

Je voudrais l’articuler, cette nouvelle méthode, autour de trois axes : une analyse comparée avec ce qui se fait chez nos partenaires européens, moi, je suis désolé, je n’accepte plus les distorsions de concurrence à l’intérieur de l’Europe où nos agriculteurs, on leur empoisonne la vie tous les jours et les autres, on ne leur demande rien. Je ne veux pas critiquer, mais regardons ce qui se passe en Allemagne.

Sur les normes environnementales, je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous.

Deuxièmement, une étude d’impact économique et social de cette mesure sur les filières françaises, et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société dans son ensemble.

Au fond, le maître mot c’est le pragmatisme. C’est cela le maître mot en la matière. Je prends un exemple, on veut qu’il y ait moins de rejets de CO2 donc il faut protéger la forêt. Mais, enfin, nos prairies herbagères sont des réserves de stockage de CO2.

Donc, je ne veux pas qu’on entende parler de la suppression de la prime à l’herbe, puisque la prime à l’herbe est un élément de la lutte contre le CO2 ».

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Concours général agricole: trois médailles pour l’Isère

concours agricoleDepuis sa création en 1870, chaque année dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, le Concours Général Agricole a pour ambition de sélectionner et de primer les meilleurs produits du terroir français et les meilleurs animaux reproducteurs.

Parce qu’il est organisé sous le contrôle de l’Etat et obéit à un processus rigoureux de présélections et de sélections, le Concours Général Agricole est reconnu pour son impartialité et la valeur des résultats.

Trois producteurs de l’Isère ont été distingués au concours général 2010, obtenant chacun une médaille d’argent. Il s’agit de :

-La distillerie F.Moyroud à Beaurepaire (38270) – eaux de vie de poire.

- L’Etoile du Vercors à Saint-Just-de-Claix (38 680) – fromages au lait de vache à pâte molle et à croûte fleurie à caractère lactique.

-Le GAEC Convert Père & Fils à L’Albenc (38470) – huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine.

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William Villeneuve en appelle au dialogue ville-campagne

William Villeneuve et Pascal Perri

William Villeneuve et Pascal Perri

William Villeneuve est un Gersois solide qui sait prendre le taureau par les cornes quand la situation l’exige. Il le fait, en tant qu’agriculteur et  président des JA, dans un livre intitulé « Le bonheur est dans les champs » (1),  réalisé à partir d’entretiens avec Pascal Perri, professeur d’économie.

Un ouvrage qu’il a présenté mercredi sur le stand des JA au Salon de l’Agriculture. Sillon38 y était.

« C’est un livre qui a l’ambition d’expliquer l’agriculture et l’alimentation au plus grand nombre, annonce t-il d’emblée. Un état des lieux qui s’adresse à tous les citoyens : ils peuvent faire changer le cours des choses, j’en suis persuadé ».

Ce message, William Villeneuve le dit haut et fort dans ce livre :

« C’est dans les villes que les problèmes de la malbouffe se posent tous les jours. J’ai tendance à penser que les consommateurs vont exiger des progrès et imposer un nouveau rapport à l’alimentation. Nous, paysans, je le dis clairement, nous comptons sur les Français des villes pour nous entendre. Nos intérêts sont liés : nous voulons gagner notre vie grâce à notre production et eux veulent consommer des produits de qualité. Tous les paysans de France doivent comprendre que l’enjeu du dialogue avec les citadins dépasse le cadre de la simple communication. C’est sur ce terrain que se jouera le maintien de l’agriculture à la française, qualitative, durable, respectueuse de l’environnement et des hommes ».

Mais pour le président des JA, il faut aller plus loin que les AMAP, quel que soit leur succès :

« Aujourd’hui, 85% des produits agricoles sont vendus par la grande distribution, dans les hypers. Le réseau des AMAP ne concerne approximativement que 200 000 consommateurs, soit l’équivalent d’une ville comme Clermont-Ferrand. C’est un marché de niche. On ne nourrira pas les citadins français avec les seules AMAP. Je ne juge pas le phénomène. Il doit nous servir de piste de réflexion sur le fait de remettre un producteur derrière chaque produit alimentaire plutôt qu’une marque ».

Ce dialogue consommateurs/producteurs, le succès qu’il connaît, n’est-ce pas aussi le signe d’un manque, d’une défaillance d’organisation de la part des producteurs eux-mêmes ?

« Je suis le premier à reconnaître que le monde agricole n’a pas su à temps s’occuper de  la commercialisation, de la valorisation de ses produits. Au début, les outils du mutualisme agricole auraient pu investir dans des magasins de produits agricoles. Ca aurait pu s’appeler « Pleins champs ». On aurait alors parlé d’enseigne des agriculteurs. On ne reviendra pas en arrière ».

Il y a de quoi s’inquiéter pour l’agriculture et vous l’écrivez. L’après-PAC arrive , la logique de la déréglementation et de la compétitivité devient la règle. Vous dites redouter plus que tout une agriculture sans paysans :

« Le risque d’une alimentation délocalisée et d’une agriculture sans paysans existe. Chez moi, dans le Gers, la population est agricole à 30% et 15% du revenu agricole est lié au tourisme. Si on continue à ce rythme en matière de déréglementation, les paysans comme moi n’auront plus de place sur le marché où seule la compétitivité compte ».

Et malgré tout, le bonheur est dans les champs ?

« Je suis heureux d’être au contact du vivant, animal ou végétal. Je ne changerais pour rien au monde. Mais je veux simplement gagner ma vie avec mon boulot, qui consiste à nourrir mes semblables ! L’alimentation, c’est notre carburant. On ne peut pas la traiter comme d’autres biens de consommation. La tradition de production en France privilégie le travail bien fait et des produits de qualité. Ces derniers ont un prix. Ce prix rémunère notre travail et garantit la traçabilité et l’authenticité. Les intérêts des paysans et ceux des consommateurs se rejoignent. Nous devons donc reprendre le dialogue, ensemble ».

Whos’who William Villeneuve

35 ans, agriculteur dans le Gers

BTS production animale

polyculture : céréales, bovins, vin (Côte de Saint Mont)

revenu : 1000 €/mois

prend deux semaines de vacances : une en été, une en hiver

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(1) Editions Florent Massot , Paris, 2010. Cet ouvrage devrait prochainement voir le jour en e-book, pour un prix symbolique. « L’objectif étant de toucher un maximum de lecteurs, pas de faire du chiffre », soulignent les auteurs.

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Lancement d’un concours des prairies fleuries

Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au Salon International de l’Agriculture.
Dans le cadre de l’ « Année internationale de la biodiversité » en 2010, les Parcs naturels régionaux et les Parcs nationaux de France organisent avec les Chambres d’agriculture, les syndicats d’AOC fromagères, les syndicats d’apiculture, et des associations de gestion et de protection de la nature cette première édition. Le concours mobilise 18 territoires de Parcs dans toute la France et près de 300 exploitations agricoles :

13 Parcs naturels régionaux : Ballons des Vosges, Brenne, Camargue, Chartreuse, Haut-Jura, Lorraine, Massif des Bauges, Morvan, Pilat, Pyrénées Catalanes, Vercors, Volcans d’Auvergne, Vosges du Nord
5 Parcs nationaux : Cévennes, Ecrins, Mercantour, Pyrénées, Vanoise

A la différence des jachères fleuries, qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage. Le concours récompense au niveau local et national les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Un jury sélectionnera localement, entre mai et juillet, deux exploitations pouvant concourir au niveau national. Le jury national constitué d’experts désignera les lauréats sur des critères d’agronomie, de qualité fourragère, de botanique, de phytosociologie, d’apiculture, d’entomologie et de faune sauvage.

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Biocore: transformer la biomasse en biocarburants

INRA au SIAGuy Riba, vice-président de l’INRA, Michael O’Donohue, directeur de recherche à l’INRA et coordinateur du projet BIOCORE, Bruno Schmitz et Philippe Schild, de la direction générale de la Recherche (Commission européenne) et Andreas Redl, directeur de la société Syral ont annoncé aujourd’hui au Salon de l’agriculture le lancement du projet européen BIOCORE qui vise à transformer la biomasse en biocarburants de deuxième génération et en divers produits industriels.

Aujourd’hui, les menaces du changement climatique et de la dépendance excessive à l’égard du pétrole obligent l’Europe à diversifier ses ressources énergétiques et en carbone renouvelable.

A ce titre, la biomasse est unique, car c’est la seule ressource naturelle qui peut répondre à la fois aux deux besoins, en fournissant la matière nécessaire à la production de biocarburants de 2ème génération (1) et aussi de molécules de synthèse, de polymères et de matériaux.

Le projet européen BIOCORE (BIOCOmmodity REfinery), coordonné par l’INRA, vise à concevoir et à analyser la faisabilité industrielle d’une bioraffinerie permettant de convertir les résidus agricoles et forestiers en biocarburants de 2ème génération, en molécules chimiques et en polymères plastiques biodégradables. BIOCORE couvrira ainsi une palette de polymères qui représentent plus de 70% du marché mondial de ces produits utilisés dans l’industrie textile, l’emballage, la construction, les peintures, etc.

BIOCORE rassemblera pendant 4 ans 23 partenaires européens et 1 partenaire indien : dix entreprises dont cinq PME, une ONG et 13 universités ou organismes de recherche publics spécialisés. Le projet, dont le budget total s’élève à 20,3 millions d’euros, recevra un financement de l’Union Européenne de 13,9 millions d’euros dans le cadre du 7ème Programme-cadre de Recherche et développement (PCRD).
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(1) Pour la fabrication de biocarburants de la deuxième génération, on utilise des sous-produits et déchets agricoles ou encore des plantes qui ne servent pas à l’alimentation humaine.

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SIA 2010 : le Vercors y était

Le Parc naturel régional du Vercors a choisi le Salon de l’Agriculture 2010 (1) pour innover : c’est en effet la première fois qu’était mise en œuvre une promotion du Vercors associant l’établissement, les professionnels et  les acteurs agricoles et touristiques du territoire. Tout le monde sur le pont !

De même qu’il n’a pas été facile d’unifier en un seul territoire (2) les multiples massifs, vallées, gorges, plateaux, chaînes montagneuses, plaines suspendues, contreforts et piémonts situés de part et d’autre du 45e parallèle, la réunion de tous les acteurs avec leurs spécialités, leurs préoccupations, sous une bannière unique, celle du Vercors, exige un travail patient de concertation. Cette stratégie de territoire voit donc le jour aujourd’hui et est appelée à se reproduire.

Danièle Pic, présidente du PNR Vercors, Pierre Weck, le directeur, Alexandra Couturier, responsable de la Com, étaient donc sur le pied de guerre hier sur le stand du Vercors , dans le pavillon1 (hall des animaux) pour que l’événement soit célébré comme il devait l’être.

Il le fut et plusieurs élus avaient tenu à être présents parmi lesquels Eliane Giraud,  Christian Nucci, Didier Guillaume (3) ainsi que Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère, et de Philippe Guérin son directeur, d’Yves Borel, secrétaire général de cette même Chambre et  président du CING (Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble), de Jean-Claude Pottier, maire d’Izeron.

Avec les représentants de  l’Association de la Race Bovine « Villard de Lans » , venus avec quelques-uns de ses plus beaux specimens (nous parlons des quadrupèdes, bien sûr), du Syndicat du Bleu du Vercors Sassenage (SIVER) et de la Coopérative Vercors Lait, de l’Association pour la Promotion des Agriculteurs du Parc (APAP),  les acteurs de la promotion touristique (ADT Vercors, OTSI du Massif), inutile de préciser que le stand était bien rempli, que les cinq AOC (Picodon, Noix de Grenoble, Clairette de Die, vins de Chatillon-en-Diois, bleu du Vercors-Sassenage) y  étaient en bonne place.

la villarde

La Villarde, star du jour, mascotte du club Vertaco

Mais on peut dire, sans vouloir fâcher qui que ce soit,  que la Villarde était la star, la mascotte du club Vertaco (c’est nous qui le baptisons ainsi) réuni à Paris. Et elle le mérite amplement. N’oublions pas que cet animal qui a fait la richesse du Vercors jusqu’au début des années soixante, a failli disparaître (l’effectif des animaux de race pure est tombé à 10 dans les années 70).

L’abandon de la traction animale, l’absence de prophylaxie contre la tuberculose et la brucellose, la spécialisation des exploitations ont failli lui être fatales.

En 1976, une poignée d’éleveurs dévoués à la cause de cette vache robuste et polyvalente, avec l’aide des services du ministère de l’Agriculture, ont sauvé in extremis la « Villard-de-Lans », appelée familièrement « la Villarde ».

Pour la présidente du Parc, « cette manifestation, d’envergure internationale, constitue une vitrine exceptionnelle pour la promotion générale du Vercors au travers de ses produits agricoles et touristiques ».

SIA Bleu

Et voilà une meule de bleu du Vercors Sassenage qui a trouvé preneur

Les visiteurs ont été nombreux à goûter au bleu du Vercors-Sassenage en vente sur le stand. Et à participer également au questionnaire qui leur était proposé.

Il fallait dire en quelle année le bleu avait obtenu son AOC, en quelle année le Vercors avait accueilli trois disciplines olympiques, et de quelle couleur est la vache « Villard-de-Lans » (voir ci-dessus).

Les heureux gagnants sont repartis qui avec un kilo de fromage bleu du Vercors sassenage, qui avec une bouteille de Clairette de Die, qui avec un séjour d’une semaine à Villard-de-Lans ou un jeu de société.

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(1) Le Salon se termine le dimanche 7 mars. Il est ouvert de 9 à 19h.

(2) Le Parc naturel régional du Vercors regroupe aujourd’hui 85 communes pour plus de 40 000 habitants. C’est l’un des premiers Parcs français par son ancienneté mais aussi par la richesse de ses patrimoines et l’importance de son bilan.

(3) Le président du Conseil général de la Drôme avait fort à faire hier au Salon de l’Agriculture, entre les stands Vercors, Rhône-Alpes, Ardèche, sans oublier celui de la Drôme, sa terre natale. Nous l’y avons croisé en train d’entonner « Les montagnards sont là » avec un choeur de Drômois fidèles.

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Confédération paysanne : une manifestation sous forme de cortège funèbre

manif Conf'

C’est un cortège funèbre qu’ ont mis en marche hier dans les allées du SIA 2010 les militants de la Confédération paysanne, défilant en tenant au-dessus de leurs têtes une bâche noire , lourde de symboles, et activant les sonnailles comme on sonne le tocsin. Une façon pour la Confédération d’exprimer sa solidarité avec « les paysans dont l’avenir et les revenus sont en berne ».

« Après 30 années d’impasses libérales, les revenus agricoles sont en berne et les paysans cherchent un avenir », explique la Confédération. « La loi de modernisation agricole qui doit passer devant le Parlement, opportunément après les élections régionales, s’apparente à un vaste plan de licenciement des paysans mais aussi à un nouveau désengagement de l’Etat ».

Il s’agissait par cette manifestation et en réponse « aux discours anesthésiants qui accompagnent ce salon », d’alerter le plus grand nombre, de mobiliser les citoyens : « L’agriculture nourrit les citoyens. Ils ont leur mot à dire dans l’avenir de l’agriculture », pouvait-on lire dans le tract distribué aux visiteurs du salon.

Pour renverser la vapeur, la Confédération paysanne demande notamment « une refonte entière des politiques agricoles avec des prix à la production comme principale composante du revenu des paysans ».

Conf' paysanne

Avant ce défilé, les militants de la Confédération Paysanne, arborant un brassard de deuil,  ont accueilli les paysans et les visiteurs avec un verre de lait, fourni au « cul du camion » sur le terre-plein à l’entrée principale du salon place de la porte de Versailles.

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