Archive | planète Terre

Luc Guyau, un agriculteur à la présidence de la FAO

La 36e Conférence de la FAO, dont les travaux viennent de s’achever, a élu  Luc Guyau à la présidence indépendante du Conseil de la FAO, organe exécutif intérimaire comprenant 49 Etats membres.

Ancien président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), M. Guyau est président des Chambres d’agriculture françaises et vice-président du Conseil économique social et environnemental.

La FAO précise qu’en sa qualité de Président indépendant du Conseil de la FAO, M. Guyau aura notamment la responsabilité de superviser les progrès enregistrés par le programme de réforme et de renouveau de la FAO. Il succède à l’Iranien Mohammed Saeid Noori-Naeini.

Pour sa part, la FNSEA se félicite de l’élection de Luc Guyau à la tête du Conseil de la FAO. « Outre cette reconnaissance du monde agricole, en ses qualités d’agriculteur et de grand responsable professionnel, Luc Guyau saura apporter, en tandem avec le Directeur Général, une efficience nouvelle à cette organisation », souligne la FNSEA dans un communiqué.

« La FAO a de grands défis à relever. A l’heure où la population mondiale ne cesse d’augmenter, l’urgence est de prendre des mesures pour subvenir aux nouveaux besoins alimentaires et lutter contre la faim dans le monde. Il est devenu indispensable de reconnaître le droit à l’indépendance et à la sécurité alimentaire de chaque région du monde, notamment les plus pauvres. Les positions et les engagements de Luc Guyau, sans cesse réaffirmés dans les grandes réunions internationales, seront de nature à modérer les excès de la globalisation et du libéralisme débridé dans les échanges internationaux, excès générateurs de désordres économiques, sociaux et environnementaux.

La FNSEA apporte tout son soutien à Luc Guyau dans cette nouvelle responsabilité et ressent beaucoup de fierté après l’élection de l’un des siens à la Présidence du Conseil de la FAO ».

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L’Antarctique et ses manchots

L’association Le Pic Vert organise *samedi 17 octobre  à 20h30, la salle des fêtes de Saint-Blaise-du-Buis une conférence audiovisuelle de Samuel Blanc, « Le continent blanc: l’Antarctique et ses manchots »*.

Samuel Blanc, guide naturaliste en milieu polaire, a grandi et appris la nature en parcourant jour après jour la forêt présente sur le pas de la porte de sa maison d’enfance.

C’est après plusieurs années passées au sein de la LPO Isère (anciennement CORA38) qu’il s’est lancé dans la grande aventure d’un hivernage de 15 mois sur la base française de Dumont d’Urville, en Terre Adélie.

A travers ses 2 diaporama successifs présentant « *L’Antarctique, le grand continent blanc »* et *« Les Manchots »*, Samuel BLANC souhaite partager avec nous le calme et la sérénité que lui procurent les grands espaces sauvages de l’hémisphère sud.
Entrée libre.
pic vert

*Renseignements : Le Pic Vert au 04 76 91 34 33 ou
*_*www.lepicvert.asso.fr* <http://www.lepicvert.asso.fr/>
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Comment nourrir le monde en 2050?

Pour nourrir une population mondiale croissante, l’agriculture doit devenir plus productive tout en relevant les formidables défis environnementaux annoncés, a déclaré, aujourd’hui, en substance, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.

A l’ouverture du Forum d’experts de haut niveau sur le thème « Comment nourrir le monde en 2050″, M. Diouf, s’adressant aux 300 experts rassemblés au siège de la FAO à Rome, a indiqué qu’au cours des 40 prochaines années la demande de nourriture pour l’alimentation humaine et animale et de fibres devrait presque doubler du fait des effets conjugués de la croissance démographique, de la forte augmentation des revenus et de l’urbanisation.

« L’agriculture n’aura d’autre choix que de devenir plus productive », a-t-il affirmé, ajoutant que les augmentations devraient provenir, pour une grande part, de l’accroissement des rendements et de l’amélioration de l’intensité des mises en culture plutôt que de l’exploitation de nouvelles terres et ce, bien qu’il y ait encore de larges ressources en terre qui pourraient être mises en valeur, notamment en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.

Et M. Diouf de noter: « Bien que l’agriculture bio contribue à la réduction de la faim et de la pauvreté et devrait être encouragée, elle ne peut, à elle seule, nourrir une population en accroissement rapide. »

Pour nourrir la population mondiale, qui doit passer de 6,7 milliards à 9,1 milliards en 2050, il faudrait accroître la production agricole de 70%.

Des ressources naturelles de plus en plus rares

Outre la rareté croissante des ressources naturelles, comme la terre, l’eau et la biodiversité, « l’agriculture mondiale devra affronter les effets du changement climatique, notamment des températures plus élevées, des précipitations plus variables et des conditions climatiques extrêmes plus fréquentes comme les inondations et les sécheresses ».

Le changement climatique pourrait réduire les disponibilités en eau et entraîner une augmentation des ravageurs et des maladies des plantes et des animaux. Ses effets conjugués pourraient réduire le potentiel de production jusqu’à 30 pour cent en Afrique et jusqu’à 21 pour cent en Asie, selon M. Diouf.

« Le défi ne consiste pas seulement à accroître la production mondiale future, mais de l’augmenter là où cela est le plus nécessaire et par ceux qui en ont le plus besoin », a dit M. Diouf ajoutant qu’il faudrait se focaliser sur les petits exploitants agricoles, les femmes et les ménages ruraux ainsi que sur leur accès à la terre, à l’eau, aux semences de qualité et aux autres intrants modernes. »

Le défi de l’eau

M. Diouf a souligné le défi spécial que pose l’eau à mesure que le changement climatique rendra les précipitations de moins en moins fiables. L’investissement pour une meilleure maîtrise et une meilleure gestion de l’eau devrait être une priorité.

Il est également important de combler le fossé technologique entre les pays grâce au transfert de connaissances, utilisant la coopération nord-sud, sud-sud et triangulaire en vue d’obtenir des augmentations durables de production et de productivité agricoles.

Concurrence des bioénergies

La production alimentaire aura de plus en plus fort à faire avec la concurrence du  marché des bioénergies « qui a le potentiel de modifier les fondamentaux des systèmes de marchés agricoles », et dont la production devrait augmenter de près de 90 pour cent au cours des 10 prochaines années, pour atteindre 192 milliards de litres en 2018.

Durant le Forum de deux jours qui se tient à la FAO, quelque 300 experts éminents venus des quatre coins du monde discutent des besoins en investissements du secteur agricole, des technologies et des mesures politiques susceptibles d’assurer l’alimentation pour tous d’ici à 2050.

On estime que 44 milliards de dollars par an devraient être investis en agriculture dans les pays en développement au titre de l’aide publique au développement, contre 7,9 milliards de dollars aujourd’hui.

Des investissements plus élevés provenant notamment des budgets nationaux, des investissements étrangers directs et des ressources du secteur privé sont nécessaires pour améliorer l’accès aux intrants modernes, développer les systèmes d’irrigation, la mécanisation, le stockage, les routes et les autres infrastructures rurales. Il faudrait aussi améliorer la formation des agriculteurs.

Les conclusions et recommandations du Forum contribueront aux débats et aux résultats du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tiendra au siège de la FAO, à Rome, du 16 au 18 novembre 2009 et auquel participeront des chefs d’Etat et de gouvernement des 192 Etats membres.

On espère que ce Sommet hâtera l’éradication rapide et complète de la faim de sorte que chaque être humain puisse jouir du droit le plus élémentaire: celui de se nourrir et de mener une vie digne.

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Journée mondiale de la femme rurale

La célébration annuelle de la Journée mondiale de la femme rurale (JMFR) est un moyen pratique d’obtenir reconnaissance et appui pour les multiples rôles joués par les femmes rurales, qui sont majoritairement des agricultrices et des petits entrepreneurs. Les femmes rurales, qui représentent plus d’un quart de la population mondiale, contribuent grandement au bien être de leur famille et au développement des économies rurales.

Compte tenu du rôle crucial qu’elles jouent dans la production vivrière et la sécurité alimentaire, il a été décidé que la Journée mondiale de la femme rurale serait célébrée le 15 octobre, la veille de la Journée mondiale de l’alimentation. Le logo de la
JMFR a été créé de concert avec la FAO.
La première célébration de cette Journée a eu lieu en 1996. La réaction des pays en développement et des pays industrialisés à la campagne a dépassé toutes les attentes. Cette initiative a suscité un très vif enthousiasme et un appui sans réserve à tous les niveaux, depuis la base des mouvements de femmes dans les régions les plus marginalisées des pays en développement jusqu’aux organisations nationales bien établies des pays industrialisés.

La Journée mondiale de la femme rurale a été adoptée comme célébration annuelle au sein des Nations Unies en 2008.

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« Liberté par les chamelles »: venir en aide aux nomades mauritaniens

A la foire de St-Aupre, un stand nous a attiré tout naturellement, celui de « liberté par les chamelles ». Et pour cause, il est animé par Michel Baudrand, un ami de longue date, agent de la Chambre d’agriculture à la retraite mais surtout connu et reconnu pour son engagement dans diverses associations telle que l’AFDI.

Là, il oeuvre pour l’association liberté par les chamelles. Très vite, il nous conte l’histoire de cette association. Un paysan lozérien, Louis Chardon, passionné de chevaux arabes se lance en 1958 dans les randonnées en calèche. Une activité qui prend rapidement de l’ampleur et qui a même les honneurs de la presse féminine. Il arrive à avoir plus de 5000 clients à la recherche de tourisme de randonnée, de tourisme vert, de tourisme solidaire.

Arrivé à l’âge de la retraite, il décide de léguer sa ferme et s’envole pour l’Afrique afin de venir en aide à sa population, aux nomades de Mauritanie plus particulièrement.

Il a en effet été frappé par la misère des nomades et a décidé de leur confier des chamelles afin qu’ils aient du lait et qu’ils puissent revendre les chamelons pour avoir un revenu.
Malheureusement, les sécheresses successives puis les vols de criquets ont ruiné cett
e action et les troupeaux ont du être vendus pour qu’ils ne meurent pas de faim.

chardonLoin de se décourager, avec une infirmière, Lysiane Pradines, ils organisent diverses actions pour pallier au manque de vivre et permettre aux nomades de mieux vivre, en particulier les enfants. Ils créent par exemple des jardins dans les palmeraies, des crèches pour enfants… et l’association « liberté par les chamelles » voit officiellement le jour fin 1999.

Elle concentre ses missions dans la région de l’Adrar, zone désertique située au nord de la Mauritanie.

Les besoins des Mauritaniens sont immenses dans cette région. Liberté par les chamelles porte ses actions sur l’éveil et la nutrition des enfants, les jardins potager, la santé de la population par l’information et l’éducation, la formation des acteurs locaux.

A chaque mission, les membres de « liberté par les chamelles » interviennent également au niveau dentaire et ophtalmologique.

L’association ne vit que par les dons. « Nous n’avons aucune aide publique et les membres des missions paient eux même leur voyage ».

Pour avoir  un aperçu des actions de l’association, téléchargez la plaquette de présentation : cliquer ici

jardin d'enfants d'Aminatou

Participer – adhérer

Pour 80 € vous pouvez être membre à vie de l’association
Vous recevrez alors une circulaire annuelle faisant le bilan des actions réalisées, et pour ceux susceptibles d’accompagner une mission (envoyer un CV avec votre adhésion), un courrier en septembre annonçant les missions de l’hiver.
Il est de bon ton d’envoyer 1 enveloppe timbrée par an, l’association n’a presque aucun frais de fonctionnement…
Aujourd’hui l’association compte 500 adhérents, dont une soixantaine participent aux missions.

Télécharger un formulaire de don-adhésion

Pour plus de renseignements: libertechamelles.free.fr




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Comment nourrir le monde en 2050?

Selon un rapport diffusé aujourd’hui par la FAO, l’agriculture mondiale doit relever des défis de taille: augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir 2,3 milliards de personnes de plus d’ici à 2050, intensifier la lutte contre la pauvreté et la faim, utiliser plus efficacement les ressources naturelles qui s’amenuisent et s’adapter au changement climatique.

La FAO a convoqué pour le 12 et 13 octobre  un Forum d’experts de haut niveau pour discuter des stratégies à mettre en oeuvre pour relever ces défis.

Le Forum, intitulé « Comment nourrir le monde en 2050″ rassemblera quelque 300 experts (universitaires, chercheurs, ONG, secteur privé) de pays développés et en développement. Il préparera le terrain à la tenue du 16 au 18 novembre 2009 d’un nouveau Sommet mondial sur la sécurité alimentaire.

Selon les projections mondiales, pour améliorer l’accès à la nourriture de gros investissements sont nécessaires qui devront s’ajouter aux investissements actuels. Sinon, quelque 370 millions de personnes continueraient à souffrir de la faim en 2050, soit près de 5% de la population mondiale.

La population mondiale, selon les dernières projections des Nations Unies, doit passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050, soit un tiers de bouches de plus à nourrir qu’il n’y en a aujourd’hui.

Le gros de la croissance démographique se produira dans les pays en développement. C’est en Afrique subsaharienne, que le taux de croissance sera le plus fort (+108%, soit 910 millions de personnes). En revanche, il sera le plus faible en Asie de l’est et du sud-est (+11%, soit 228 millions de personnes).

Environ 70% de la population mondiale vivra dans les villes ou les régions urbaines à l’horizon 2050, soit une augmentation de 49% par rapport à aujourd’hui.

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Troisième conférence sur le climat

Il s’agira en particulier de définir les éléments clés constitutifs d’un cadre mondial pour les services climatologiques.

«Jusqu’à maintenant, la fourniture d’informations sur le climat à certains secteurs s’est faite au cas par cas.  Or, nous avons besoin d’une structure en bonne et due forme sur laquelle tout le monde puisse compter pour accéder à des informations indispensables pour la protection des personnes et des biens et la sauvegarde de l’économie», a déclaré M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, qui convoque la CMC-3 avec ses partenaires et la Suisse, pays hôte de la Conférence.

«Le Cadre mondial servira cet objectif en stimulant les observations et les travaux de recherche nécessaires à la surveillance du climat et en facilitant la conception de produits et de services ciblés sur les différents secteurs et les différentes régions et facilement accessibles aux intéressés.»

En fournissant des informations et des prévisions climatologiques aux décideurs de tous les pays, le Cadre mondial vise à réduire les pertes causées par les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les tempêtes de sable, les cyclones, les sécheresses et les inondations.  Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat prévoit que ces extrêmes deviendront plus fréquents et plus marqués à la faveur du réchauffement climatique.

«Les phénomènes météorologiques extrêmes et l’évolution des conditions climatiques nous concernent tous et se traduisent souvent par de lourdes pertes, voire par des catastrophes humanitaires», a souligné M. Hans-Rudolf Merz, Président de la Confédération suisse, qui a ouvert la Conférence le 31 août.  «La troisième Conférence mondiale sur le climat a pour objectif d’éviter ces catastrophes et de fournir aux pouvoirs publics les informations et les moyens nécessaires – prévisions de précipitations, cartes de risques, systèmes d’alerte rapide, prévisions à longue échéance concernant l’environnement, etc.  Les prévisions climatiques destinées aux décideurs doivent être adaptées aux spécificités des secteurs correspondants telles que la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la santé et le tourisme.»

Le segment expert de la CMC-3, réunira des climatologues et des spécialistes provenant de divers secteurs touchés par le climat et apportera de ce fait une contribution capitale au Cadre mondial.  Lors de la cérémonie d’ouverture, le Président de l’OMM, M.Alexandre Bedritsky, qui préside aussi le segment expert, s’est adressé aux participants en ces termes: «Les exposés présentés par des climatologues, des prestataires de services, des experts dans les domaines de l’alimentation, de l’eau, de l’énergie, de la prévention des catastrophes, du tourisme, des transports et de l’environnement permettront de dégager des priorités, s’agissant de la conception de services climatologiques ciblés, et de brosser un tableau précis de la situation, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle régionale, concernant les observations, la recherche et les évaluations.»

Tous les pays ainsi que le système des Nations Unies et d’innombrables partenaires internationaux devront participer à la mise sur pied du Cadre mondial pour les services climatologiques, qui sera examiné lors du segment de haut niveau (3 et 4 septembre) par une quinzaine de chefs d’État et de gouvernement, plus de 80 ministres et les délégations de plus de 150 pays.

«Nous sommes confrontés à une tâche immense, à laquelle nous ne saurions nous dérober, qui consiste à préparer le terrain en vue de donner à tous les pays, à tous les secteurs et, d’une manière générale, à tous ceux qui subissent les conséquences de la variabilité du climat et des changements climatiques les moyens de prendre des mesures décisives pour s’adapter à la transformation de leur environnement», a déclaré MmeGro Harlem Brundtland, Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour le changement climatique.  «Pour entreprendre cette tâche, nous ne pourrons pas nous appuyer uniquement sur des projets isolés ou sur l’action menée par tel ou tel organisme.  La communauté internationale doit s’unir pour rendre accessibles à tous les informations scientifiques sur le climat.»

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Grenoble: l’écologie sur grand écran

Premiers tours de manivelle demain. Cette année, le Festival International du Film Nature et Environnement (FIFNE), 23e du nom, rendez-vous amical et militant organisé par la FRAPNA,  traitera de l’eau, sous tous ses aspects. De plus, et à l’occasion du 150ème anniversaire de la crue centennale de l’Isère, le problème des inondations sera largement évoqué. Plus de trois jours de projection non-stop sont proposés, suivis ou précédés par des rencontres.

L’eau comme  source de vie, comme bien commun de l’humanité… L’eau dans tous ses états, tempêtes, inondations, sècheresse et pollutions… Mais l’eau aussi synonyme de plaisir avec ses torrents, ses rivières, ses lacs et cascades, sa biodiversité. Placé sous la Présidence de Hubert Reeves, le Festival International du Film Nature et Environnement (FIFNE) se fera l’écho de tous ces aspects. De plus, et à l’occasion du 150ème anniversaire de la crue centennale de l’Isère, le problème des inondations sera largement évoqué.
La FRAPNA vous proposera grâce à des films de qualité, venus du monde entier, grâce à des conférences accessibles à tous et à des interventions riches et variées, de réfléchir, de débattre et de comprendre les enjeux de la préservation de notre capital EAU, tant en terme de qualité qu’en terme de quantité. Une soirée de lancement, prévue le jeudi 23 avril, au Jardin de ville de Grenoble, avec une projection nocturne d’un film sur écran géant, présentera l’évènement et le jury au public.
Ce Festival, rendez vous amical et militant, attendu chaque année par les curieux de Nature, et les amateurs de films naturalistes et environnementalistes, se déroulera du 23 au 26 avril
prochain.
Sous chapiteaux et au cœur du parc Paul Mistral, la FRAPNA et ses partenaires accueilleront le public autour d’un forum riche et varié. Ce village festivalier permettra à tous de s’informer sur les grandes thématiques de la protection de l’Environnement et la sauvegarde de la Nature. De nombreuses expositions sont prévues ainsi que des animations et sorties nature, ainsi que des ateliers cinéma. Des conférences et des rencontres sont prévues au fil des projections pour discuter autour de thématiques et échanger avec les réalisateurs présents, notamment Jean Paul Jaud réalisateur du film « Nos enfants nous accuseront ». Toutes ces activités permettront aux petits et grands de profiter de ces rencontres pour découvrir la Nature.
Comme chaque année, le festival permettra aux enfants des écoles de l’agglomération de visionner des films et d’enrichir leurs connaissances.
La projection des films sélectionnés se fera sous un chapiteau équipé pour apporter une bonne qualité d’écoute et  de visionnage. Plus de 3 jours de projection non-stop seront proposés et des rencontres suivront ou précèderont ces projections.
Un concours phot’eau est organisé dans le cadre de cet événement.
Ce concours permet à tous les photographes, amateurs ou professionnels, de faire découvrir leur talent au public.
Ce concours mené à l’échelle internationale aboutira à une exposition des clichés sélectionnés, accessible librement durant toute la durée du festival. Plusieurs lots sont prévus pour les lauréats du concours (matériel photo, parution dans des magazines, …)
Parce que la Nature rime avec Culture, la FRAPNA invite à un nouveau langage et ainsi, permet à tous de comprendre les enjeux environnementaux par le biais de l’image et du son !

Informations pratiques:
Date : du 23 au 26 avril , Parc Paul Mistral, boulevard Jean Pain.
Temps forts :
- Soirée d’ouverture le 23 avril: Projection en plein air au Jardin de Ville de Grenoble.
- Soirée de clôture le 25 avril: Remise des prix et concert.

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Les agriculteurs algériens n’ont plus de dettes

Relancée depuis 2000 à travers un plan national de développement, l’agriculture algérienne a enregistré une croissance moyenne annuelle de 6%. L’Etat algérien met tout en jeu pour transformer l’essai et consolider le rôle moteur de ce secteur d’activité. C’est l’équivalent d’un plan Marshall  qu’a annoncé hier à Biskra le président Bouteflika à l’occasion de la Conférence nationale de l’Agriculture. Outre un programme d’investissement conséquent dans l’objectif de produire plus et mieux, le chef de l’Etat a effacé la dette de tous les exploitants agricoles.

Comme le rapporte Continental News, Abdelaziz Bouteflika a déclaré :

«Dans le but d’encourager le monde agricole à fournir l’effort intense attendu de lui pour moderniser l’activité et augmenter ses diverses productions, j’annonce que l’Etat a décidé d’effacer la totalité de la dette des agriculteurs et des éleveurs qui s’élève actuellement à 41 milliards DA ».

Le chef de l’Etat a même précisé que « cette dette sera rachetée par le Trésor public et de ce fait, les banques doivent cesser, dès ce jour, toute démarche pour le recouvrement de leurs créances auprès des agriculteurs et des éleveurs ». En contrepartie à ce qu’il a qualifié de « sacrifice important », le pays attend « un saut qualitatif dans le développement de l’agriculture, qui nécessitera la mobilisation d’un concours financier de l’Etat de près de 200 milliards de DA, soit près de 3 milliards de dollars par année ».

Le président de la République a estimé que « cet effort que le pays entend engager est de nature à générer des résultats majeurs pour l’ensemble de l’économie nationale et pour la vie de tous les citoyens ». Tout en sollicitant le concours de tous et une plus grande rigueur dans l’utilisation de ces importantes ressources financières, le chef de l’Etat a invité le gouvernement à mettre à niveau les capacités et les méthodes de travail de l’administration chargée de l’agriculture, afin d’accompagner ce renouveau agricole ».

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L’agriculture doit changer pour nourrir le monde

 

 

Photo: ©FAO/T. Friedrich

La couverture permanente du sol (ici, au Nicaragua) est un des principes de l’agriculture de conservation

 - Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs si l’on veut nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon M. Shivaji Pandey, un des meilleurs experts de la FAO en matière de cultures, qui s’adressait aux participants du IVème Congrès mondial sur l’agriculture de conservation (New Delhi, 4-7 février 2009).

Dans une allocution liminaire prononcée devant 1 000 personnes, M. Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO, considère l’agriculture de conservation comme un pilier de ce changement.

« Le monde n’a d’autre choix que d’intensifier la production agricole durable afin de satisfaire la demande croissante d’aliments pour les hommes et les animaux, réduire la pauvreté et protéger les ressources naturelles. L’agriculture de conservation est un volet essentiel de cette intensification », souligne M. Pandey.

L’agriculture de conservation vise des systèmes agricoles durables et rentables. Répudiant les opérations comme le labour mécanique, elle repose sur trois principes fondamentaux: le travail minimal du sol, les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. Cela permet d’optimiser la santé et la productivité des terres. Introduite il y a 25 ans environ, elle est désormais pratiquée sur 100 millions d’hectares dans le monde entier.

Dommages à l’environnement

Les méthodes traditionnelles de culture intensive ont, dans de nombreux cas, contribué aux dommages occasionnés à l’environnement, faisant reculer les taux de productivité agricole, alors que le monde a besoin de doubler sa production vivrière pour nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050, affirme M. Pandey.

« Dans maintes régions du monde, au nom de l’intensification, les agriculteurs ont pratiqué à outrance le labour, la fertilisation, l’irrigation et l’application de pesticides », rappelle-t-il. « Ce faisant, nous avons perturbé tous les aspects du sol, de l’eau, des terres, de la biodiversité et des services que fournit un écosystème en bonne santé. Cela a eu pour conséquence la réduction progressive du taux de croissance des rendements. »

Si les tendances actuelles se poursuivent, le taux de croissance de la productivité agricole devrait tomber à 1,5% d’ici à 2030, puis à 0,9% de 2030 à 2050, contre une croissance de 2,3% par an enregistrée depuis 1961.

Dans les pays en développement, la croissance des rendements de blé a chuté d’environ 5% en 1980 à 2% en 2005. Pour le riz, elle est passée de 3,2% à 1,2% pour le riz, et de 3,1% à 1% pour le maïs au cours de la même période.

Réduire l’empreinte écologique

L’agriculture de conservation pourrait non seulement aider à relever les rendements mais aussi à fournir divers avantages importants pour l’environnement, poursuit M. Pandey. Outre le rétablissement de la santé des sols, elle abaisse également la consommation énergétique dans l’agriculture, réduisant l’empreinte d’un secteur qui représente actuellement quelque 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Elle pourrait atténuer davantage les effets du changement climatique en aidant à piéger le carbone dans le sol et économiser 1 200 km³ d’eau par an d’ici à 2030, car des sols sains préservent mieux l’humidité et ont par conséquent moins besoin d’irrigation.

Ce n’est qu’avec l’intensification durable de la production agricole que l’on peut accomplir de véritables progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de la faim et de la pauvreté et la sauvegarde de l’environnement, affirme l’expert de la FAO. Et d’ajouter: « Or, nous allons actuellement dans la mauvaise direction. »

Il a exhorté les gouvernements, les bailleurs de fonds et autres parties prenantes à fournir un soutien stratégique et financier pour garantir une adoption rapide et à plus vaste échelle de l’agriculture de conservation. Il faut accélérer la formation, la recherche participative et le renforcement des associations d’agriculteurs tout en diffusant le nouveau matériel nécessaire à l’agriculture de conservation et, au besoin, en le fabriquant sur place.

Les délégués réunis au Congrès, qui constitue le plus grand rassemblement de la communauté favorable à l’agriculture de conservation, sont des agriculteurs, des experts ou des décideurs en provenance du monde entier.

La conférence, hébergée par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) et l’Académie nationale des sciences agricoles (NAAS), a bénéficié du co-parrainage de la FAO, du FIDA et d’autres organisations indiennes et internationales. Elle est axée sur les innovations en agriculture susceptibles d’améliorer l’efficience, favoriser l’équité et protéger l’environnement.

 

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