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DEVIATION D’AOSTE : LES PREMIERS TRAVAUX ONT COMMENCE

Le Président du Département, Jean-Pierre Barbier, et le vice-Président en charge des routes, Bernard Perazio, se sont rendus ce vendredi 3 novembre 2017 sur la commune d’Aoste en présence du maire, Roger Marcel, pour constater l’avancement des premiers travaux de la déviation du centre-bourg.
Le contournement d’Aoste mené par le Département est désormais bien lancé
Sur le terrain, le chantier a bel et bien démarré. En effet, suite à un premier marché passé en septembre dernier, la première partie du terrassement du chantier a débuté.

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A ce jour, son achevés :
- Les fouilles archéologiques prescrites sur la section Sud .
- Les travaux de démolition de l’usine AMD démarrés début mai.
Les fondations de l’usine seront toutefois démolies à l’issue du diagnostic archéologique en cours de réalisation sur cette portion.
La consultation des entreprises sera elle lancée fin 2017- début 2018 pour les travaux du giratoire Sud, la section Sud et le terrassement de la section Nord, au-delà de l’espace boisé.
Entre 2017 et 2019 seront réalisés les travaux principaux pour une mise en service de la déviation qui devrait intervenir fin 2019.
Un projet ambitieux très attendu par la population et les entreprises du secteur
Prenant en compte les fortes attentes de la population et des entreprises du secteur, le Département a fait de ce projet routier, 9 ans après le lancement des premières études, une priorité du mandat de l’actuelle majorité départementale (2015-2021).
La déviation permettra de réduire de 50 % le trafic de véhicules qui empruntent les RD592 et RD1516 traversant le centre-bourg. Elle répond ainsi à des objectifs de réduction des nuisances pour les riverains, de fiabilisation des temps de parcours pour les usagers et d’accroissement de l’attractivité pour les entreprises.
Sa réalisation est la condition sine qua non de l’aménagement de la ZAC du Parc Industriel d’Aoste (PIDA) avec, à la clé, la création de 300 emplois sur le territoire et de la pérennisation de plusieurs centaines d’autres notamment à l’usine Jambon d’Aoste et le parc Walibi.
A cette fin, le calendrier a été optimisé avec l’ensemble des parties prenantes :
- qu’il s’agisse de l’Etat, qui a été facilitateur dans le cadre de la délivrance des autorisations administratives, nombreuses et complexes sur une opération de cette envergure,
- ou qu’il s’agisse des autres collectivités territoriales concernées par la déviation à l’instar de la commune d’Aoste et de la Communauté de communes des Vals du Dauphiné.

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Jean-Pierre Barbier, Président du Département, explique que « le Département a fait et fera tout ce qui est en son pouvoir pour permettre aux habitants, aux usagers et aux entreprises de bénéficier de cette déviation d’ici à la fin de 2019. L’aboutissement de ce projet est une priorité ».

Bernard Perazio, vice-président du Département, en charge de la voirie, des réseaux d’eau, de l’assainissement et de l’électrification rurale, précise que « conformément au calendrier prévisionnel, des consultations seront lancées en 2017 et 2018 pour désigner les entreprises qui seront chargées de réaliser les 1 800 mètres de route et les deux giratoires nécessaires à la déviation de la commune et à la réalisation de la ZAC PIDA. »

Catégorie Département de l'Isère, la vie des communesCommentaires fermés

Dimanche 15 octobre, chassez les idées reçues !

La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Isère, en liaison avec une soixantaine
de sociétés de chasse du département, engage une opération de découverte à destination
du grand public cet automne, “Un Dimanche à la Chasse“.

Sans titre

Cette initiative consiste à proposer aux non-chasseurs qui le souhaitent de se plonger,
au coeur d’une partie de chasse telle qu’elle est pratiquée sous ses formes les plus diverses
dans notre département. Munis de leur gilet orange, bottes, jumelles et
d’un solide pantalon, les participants vont pouvoir accompagner les chasseurs
sur le terrain en toute sécurité.
Cette manifestation confirme l’engagement des chasseurs dans la voie d’une relation
équilibrée et durable avec les autres usagers des milieux naturels. Elle veut également
témoigner de l’exercice sécurisé d’une chasse responsable, porteuse de valeurs et
d’éthique, bien loin des clichés qu’on pourrait lui attribuer !

Comment sera organisée la journée ?
Dimanche 15 octobre au matin, chasseurs et non-chasseurs se donneront rendez-vous.
L’heure et le lieu exacts seront notifiés préalablement aux participants.
Le Président de la société de chasse les accueillera à la cabane de chasse pour le
café de bienvenue et la présentation de la journée.
La partie de chasse se déroulera le matin ou la journée dans les plaines et forêts de la
commune. Chaque participant accompagnera un chasseur confirmé connaissant très
bien le territoire.
A midi, tout le monde rejoindra la cabane de chasse.
Une collation ou repas convivial sera offert par la société
de chasse d’accueil.
Le bilan sera réalisé par le Président et donnera lieu à des
échanges entre chasseurs et non-chasseurs.
Chaque participant repartira avec un livret pédagogique
présentant la faune de l’Isère et sa gestion conduite par les
chasseurs du département ; ainsi que quelques informations relatives à la sécurité ou
à la relation entre usagers des milieux naturels.

Inscription

L’opération est réservée aux non-chasseurs. Ces derniers pourront s’inscrire, dans la
limite des places disponibles, auprès de la société de chasse organisatrice (coordonnées
sur le site internet : www.chasse38.com Rubrique : “Partager la nature“/“Un Dimanche
à la Chasse“) ou auprès de la Fédération Départementale au 04 80 04 20 03.
Les participants auront le libre choix du lieu
parmi ceux proposés. La participation est gratuite, sans autre formalité que de devoir
s’inscrire. (Mineurs acceptés mais obligatoirement accompagnés d’un adulte).
La société de chasse confirmera oralement l’inscription aux participants et leur indiquera
le lieu de rendez-vous et l’équipement requis.
Repas
Le repas du midi sera offert par la société de chasse. L’objectif est que les participants
partagent tous ensemble un moment de convivialité à l’issue de leur partie de chasse.
Equipement
Prévoir une tenue adaptée à la météo (botte ou chaussures de randonnée, imperméable
si pluie, gants et bonnet si temps froid). Privilégier les couleurs naturelles (vert ou marron).
Jumelles, camescope, appareil-photos…
Fournitures offertes
Un gilet orange sera offert à chaque participant.
Un livret permettra de comprendre l’organisation de la chasse dans le département,

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Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes finance l’unique boulangerie de Chalencon

Chalencon, village ardéchois détenant un patrimoine gallo-romain, compte plus de 300 habitants, mais très peu de commerces. Tous souhaitent voir perdurer le seul commerce de bouche du village. Pour soutenir ce projet, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes accompagne la réouverture de la boulangerie-pâtisserie-épicerie.


Grâce à son statut de banque coopérative, elle est la seule banque à pouvoir accompagner un tel projet ambitieux pour redynamiser l’activité économique de Chalencon.

L‘année dernière Gérard Rodier décide d’obtenir son diplôme de CAP boulanger-pâtissier dans l’objectif de racheter le fonds de commerce de l’unique boulangerie de Chalencon, que son prédécesseur souhaite vendre. Enfant du pays, son projet est soutenu par la Mairie et par le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes. Grâce à son statut de banque coopérative, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes a pu aider financièrement M. Rodier dans le rachat du fonds de commerce, et ainsi aider Chalencon à conserver le dynamisme de son activité économique.

M. Rodier a aujourd’hui rouvert les portes du commerce, accompagné de sa compagne à la vente. L’objectif de cette réouverture est d’obtenir un chiffre d’affaires aussi important qu’il y a cinq ans. Pour cela, un partenariat a été conduit avec une grande surface située à proximité du village, pour approvisionner la vente de l’épicerie et ainsi renouer avec les habitants de Chalencon.

Jean-Pierre Gaillard, président du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, Christian Rouchon, directeur général du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, Alain Sallier, maire de Chalencon, et les élus locaux ont célébré la réouverture de ce commerce local essentiel à la vie rurale ce vendredi 15 septembre, en présence de nombreuses personnalités politiques et économiques locales, dont la présidente de la Chambre de Métiers et d’Artisanat de l’Ardèche, Fabienne Munoz, et le président du Groupement interprofessionnel de la boulangerie et boulangerie-pâtisserie de l’Ardèche, Christian Martin.

Jean-Pierre Gaillard, président du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, a souligné « la notion dutilité, le sens du territoire et de la proximité de cette réouverture. C’est pourquoi le Crédit Agricole, banque coopérative portant les valeurs de proximité, utilité et solidarité, soutient ce commerce. Nous avons le sens des responsabilités, notre mission est dêtre au cœur des projets. Nos administrateurs sociétaires et nos conseillers bancaires connaissent le territoire et les acteurs économiques : nous jouons collectif ! Soyons audacieux et travaillons ensemble. Merci à ces artisans qui montrent la voie. »

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Les personnalités présentes pour inaugurer la réouverture de la boulangerie-pâtisserie-épicerie de Chalencon : André Moins, administrateur du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes ; M. et Mme Rodier, boulangers ; Jean-Pierre Gaillard, président du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes ; Alain Sallier, maire de Chalencon ; Christian Martin, président du Groupement interprofessionnel de la boulangerie et boulangerie-pâtisserie de l’Ardèche ; Fabienne Munoz, présidente de la Chambre de Métiers et d’Artisanat de l’Ardèche.

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Pierre Châtel: super fête des moissons

La fête des moissons qui se déroule tous les deux ans à Pierre Châtel est une fête rurale par excellence..

Une fête qui attitre beaucoup de monde, de familles, en quête d’air pur, d’un cadre magnifique et à la recherche d’animations qui mettent en avant la ruralité, l’agriculture, l’artisanat, les métiers anciens, la gastronomie, de folklore…

André Villard, maire de Pierre Châtel précisant:  » c’est un rendez vous festif qui met en avant notre commune mais aussi le territoire de Matheysine qui mérite d’être connu, qu’on s ‘y arrête.. »

Cette année la fête a revêtu un caractère particulier avec la remise des prix des prairies fleuries.

Le Concours Général Agricole des Prairies Fleuries a pour objectif de récompenser, à travers un prix d’excellence professionnelle, les savoir-faire et la technicité des agriculteurs dont les parcelles présentent le meilleur équilibre agri-écologique dans différentes catégories de prairies de fauche et de pâture.

Plusieurs agriculteurs matheysins ont participé à ce concours dont la remise des prix s’est effectuée en présence, outre du maire de Pierre Châtel, André Villard, du président de Sitadel ( Sud Isère Territoire Agricole et Développement Local) Patrick Reynier-Poète, de Fabien Mulyk, vice Président du Conseil Départemental et de Marie Noëlle Battistel députée.

Le palmarès est le suivant:

- Prix spécial pédagogie: Myriam Herbst (Bergerie de la Pierre Percée) / La Motte d’Aveillans

- prix paysage: Laurence Ruelle (SCEA de l’Ederan) / Cholonge

- prix apicole: Jean-Marc Machtelinkx / Saint Honoré

- prix jeune: Adrien Ravanat / Cholonge

2ème prix: Jean-Pierre Curt (la ferme de Païon) / Saint Honoré

- premier prix: Françoise Rebeyend,(la ferme du Parc / Pierre-Châtel)

La ferme du Parc produit des bovins viande en agriculture biologique (20 UGB) sur environ 50 hectares de surface
fourragère, dont 24 hectares de prairies permanentes. Les animaux fréquentent également l’alpage collec+f du
Connexe.
La viande est quasiment totalement commercialisée en vente directe.
La parcelle partcipante au concours, d’une surface de 1,84 hectares, est située sous la Pierre Percée à 1170 m
d’altitude. Elle est fauchée en juillet/août.
Elle n’a pas fait l’objet d’un engagement en MAEC (hors zonage éligible).

La journée en images..





Catégorie agriculture, environnement, la vie des communesCommentaires fermés

Concours départemental de chevaux de trait comtois

Le syndicat d’élevage du cheval en Dauphiné et la commune de St Pierre de Chartreuse organisent le concours départemental de chevaux de trait comtois le dimanche 13 août 2017 sur le plan de ville à partir de 10h.

Les 40 plus belles juments de trait comtois de l’Isère et de l’avant pays-savoyard défileront devant un jury d’experts provenant du berceau de race, la Franche-Comté.

A l’issue de ce concours officiel ministère de l’Agriculture, les plus beaux sujets seront sélectionnés pour participer au Régional Comtois qui aura lieu cette année le 20 Août à Hotonne (01) et ensuite pour le concours National de Maîche dans le Haut-Doubs.

Tout au long de la journée concours de pouliches de 1 an, 2 ans, 3 ans, juments suitées et non suitées. A 17h30 prix de championnat (Championne suprême).

Sans titreMusique et ambiance montagnarde. Buvette des éleveurs.

Entrée gratuite.

Catégorie filière équineCommentaires fermés

Label Ecocert pour St Just de Claix

Créé en 1991, Ecocert est le spécialiste français de la certification des produits issus de l’agriculture biologique.

En 2013, Ecocert s’est engagé aux côtés des professionnels qui oeuvrent à l’introduction des produits biologiques et locaux en restauration collective, en leur proposant un nouvel outil de valorisation : le label Ecocert « En cuisine »

Les fondements du référentiel « En cuisine » pour la restauration collective

Le développement de l’approvisionnement bio est un impératif : le restaurant doit proposer toute l’année un choix varié de produits issus de l’agriculture biologique, pour un impact réduit des pesticides dans l’assiette.

Des garanties sont exigées sur la provenance des aliments : les filières courtes doivent être privilégiées, afin de réduire l’empreinte carbone et pour créer un lien social avec les producteurs bio les plus proches.

Le respect de l’équilibre nutritionnel, la diversité alimentaire et la valorisation du « fait maison » font partie des exigences du référentiel, tout comme la limitation des additifs, la traçabilité des produits, et la clarté de l’information pour une éducation alimentaire des équipes, des convives, et particulièrement des enfants.

Des mesures concrètes doivent être mises en place pour réduire le gaspillage alimentaire et améliorer la gestion des déchets. L’objectif à terme est d’appliquer une politique environnementale à l’ensemble du restaurant (eau, énergie, détergents, emballages, vaisselle…).

La commune de ST Just de Claix c’est vue décerner le label Ecocert remis officiellement lors de la fête du bleu à Sainte Eulalie en Royans.

Pour le maire Joël O’Baton  » manger local reste un privilège et nous devons permettre aux écoliers de manger local et bon. Voilà pourquoi la commune de St Just de Claix, s’est engagée à maintenir une cuisine scolaire de qualité confectionnée sur place à partir de produits locaux et avoisinants. »

Cela permet de soutenir l’agriculture locale et d’offrir une alimentation saine et équilibrée aux scolaires mais aussi de les sensibiliser au goût, au gaspillage..

Cette démarche soutenue et accompagnée par la commune de St Romans, le programme Leader Terre d’Echos , le Parc naturel régional du Vercors, les chambres d’agriculture de la Drôme et de l’Isère,  concerne également les communes du Royans et du Vercors.

Démarche pilote qui pourrait à moyen terme permettre à d’autres collectivités à s’engager sur une voie similaire..

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Le maire de St Jus de Claix aux côtés de Jean claude Darlet Président de la chambre d’agriculture de l’Isère.  Il s’est dit  » fier du résultat de l’audit Ecocert attestant de la conformité de notre cuisine centrale au référentiel  » en cuisine pour la restauration collective ».



Catégorie agro-alimentaire, consommation, la vie des communesCommentaires fermés

Le cheval du Vercors officiellement intronisé…

Le ministère de l’agriculture a officiellement accordé le titre de » race territoriale » au cheval Barraquand du Vercors ». Il ne restait plus qu’à l’introniser de façon officielle. Cela c’est fait lors de la fête du bleu organisée à Sainte Eulalie en Royans.

Le cheval Barraquand du Vercors entre donc dans la cour très fermée des races territoriales.Elles sont 9 en France…!

Résultant d’une très ancienne sélection dans le Vercors, ce petit cheval rustique de robe baie est utilisé aussi bien sous la selle que pour les travaux des champs.

Le nom de Barraquand lui vient de la famille qui développa son élevage de la fin du XIXème siècle jusqu’aux années 1950 grâce à la pratique de la transhumance.

la race est actuellement en reconstitution grâce à une poignée d’éleveurs motivés et soutenus par le Parc Naturel Régional du Vercors et l’Association pour la Promotion des Agriculteurs du Parc Naturel Régional du Vercors (APAP).

L’une association « Cheval du Vercors type Barraquand » dont le Président Sylvain Piltant et son équipe de passionnés oeuvre dans ce sens sans ménager ni peine, ni temps..

Le cheval Barraquand du Vercors a donc obtenu ses lettres de noblesse. Parfaitement intégré au territoire a toute sa place aux côtés des productions, produits du Vercors …

« Cette étape tant attendue était la condition indispensable à la poursuite de la sauvegarde et de la valorisation de ce patrimoine agricole » nous a précisé Sylvain Pitant.

2Sur la photo on reconnait de nombreux élus et responsables agricoles, Jacques Adenot président du Parc naturel régional du Vercors… qui ont tenu à honorer le petit cheval..

Catégorie A la une, filière équine, foires et fêtesCommentaires fermés

Le problème du loup : vers un changement de la donne?

Il y a quelques semaines, une manifestation contre le loup alliant de nombreux acteurs du Trièves faisait grand bruit. Se réunissant pour l’occasion, éleveurs, chasseurs et élus prenaient la peine d’arrêter les routiers, pour beaucoup sur le départ pour les vacances, pour leur expliquer toute l’ampleur de ce problème.

Yann Souriau, maire de Chichilianne, participait justement à l’évènement, nous l’avons rencontré pour avoir plus de détails sur les raisons et les suites de cette manifestation.

Il a été heureux de répondre à nos questions, car si la question du loup faisait polémique il y a encore peu de temps, il n’y a aujourd’hui plus lieu d’en débattre, nous explique-t-il.

Les conséquences sont devenues trop graves. De sa commune, un seul éleveur a échappé aux attaques, le compteur de bêtes tuées en Isère dépasse déjà la barre des 700 têtes.

Au delà de la réduction des troupeaux, il faut aussi tenir compte d’un effet de seuil des violences subies par les troupeaux qui les laissent en état de stress pour plusieurs années, amaigrissant et paniquant les bêtes.

Yann Souriau nous expliquait qu’on retrouve aujourd’hui des bêtes étouffées dans les filets suite à des crises de panique, ne portant aucune trace de morsure. C’est un fait, la situation des éleveurs ovins devient catastrophique, mais ils ne sont plus les seuls touchés par le loup.

Il est à noter qu’ils avaient fortement appuyé la manifestation ayant eu lieu début juillet, mais celle-ci n’était à l’origine pas de leur initiative. Ce sont les éleveurs de bovins qui ont en premier lancé le mouvement, car eux aussi sont désormais menacés.

M. le Maire nous rapporte qu’un veau de 110 kg aurait été traîné sur 5 mètres par toute une meute.

Beaucoup plus grave, un troupeau mis en panique se serait lancé hors de ses pâturages pour traverser la ville de Lans en Vercors, causant de gros dégâts matériels, mais heureusement aucun blessé. Il nous a également rapporté que des chiens de protection, rendus fous par le harcèlement des loups avaient attaqué une randonneuse de la commune de Chichilianne, le forçant à interdire l’accès aux sentiers de randonnées alors qu’on lui signalait deux cas similaires à Gap.

La situation actuelle pousse les éleveurs à abandonner les pâturages les plus éloignés, laissés en friche, et à devoir mettre en place des gardes éprouvantes pour surveiller constamment leur troupeaux faces aux attaques ayant lieu de jour comme de nuit.

Les loups, eux, commenceraient à s’installer en plaine, entres les communes et sont régulièrement vus sur les routes. Chichiliane a mis en place son propre « État d’urgence », rassemblant forestiers, éleveurs et chasseurs. Lorsqu’un loup est aperçu, chacun reçoit un sms d’alerte. Le système a été proposé aux communes environnante nous explique Yann Souriau.

Le problème rassemble les élus

Alors qu’une quinzaine de maires participaient à la manifestation du 18 Juillet, une réunion à la préfecture rassemblait le préfet, la direction départementale des territoires, la DREAL regionale, d’autres élus du Trièves, du plateau du Vercors et du Piemont, ainsi que le sénateur Michel Savin, la députée Marie-Noëlle Battistel, les vice-présidents départementaux et Jacques Adenot, président du parc du Vercors.

Le sujet majeur de cette réunion : la demande de la différenciation de la gestion de la question du loup pour le massif du Vercors. Autrement dit, l’autorisation de procéder à une régularisation de l’espèce pour en limiter la prolifération.

« Il faut complètement réviser les chiffres prévus sur l’évolution de cette affaire » nous explique le maire de Chichilianne « Aujourd’hui, malgré ce qu’on prévoyait et une certaine part de braconnage, la population de loup est en hausse de 20% par an ». Mais ce n’est pas le point qui permettrait aux éleveurs de définitivement faire valider leur point de vue aux yeux de tous. Yann Souriau nous révèle ensuite une information capitale.

Le loup n’est pas le loup qu’on croyait

Aujourd’hui parvienne les résultats provenant d’une trentaine d’analyses traitées par un grand laboratoire européen, et les résultats sont unanimes.

« On s’aperçoit qu’on a pas affaire au loup qu’on voulait réintroduire, mais à une race hybride à 60% chien ». L’information, qui doit encore attendre de nouvelles analyses pour être définitivement validée montrerait donc tout l’échec de la politique de la réintroduction du loup dans les Alpes, supplanté donc par des chiens-loups sauvages fortement dangereux pour l’activité humaine.

Pire encore, les rares traces de loups retrouvées montrent qu’on aurait plutôt affaire à des loups venus de plus loin en Europe qu’à l’espèce « réimplantée » dans notre région.

« Aujourd’hui, on a non seulement l’appui des populations locales et des élus, mais également des scientifiques qui confirment notre point de vue. Même les écologistes sont bien moins véhéments face à la réalité des problèmes engendrés par cette action » Conclu le maire.

Il précise que l’idée d’origine de réintroduire le loup n’a jamais été attaquée par les éleveurs, qui ont plutôt mis en cause la méthode. Et même aujourd’hui, l’extinction de l’espèce n’est pas souhaitée. Ils ne demandent que le droit de lancer une campagne de régulation pour que les pâturages et les troupeaux puissent revenir à la paix.

Paul Savary

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L’importance de la « déco »

Lorsque l’on a un projet hébergement il faut penser à tout et surtout ne pas délaisser la touche finale qu’est la décoration.

Bruno Bernabé directeur de l’antenne gîtes de France Isère le confirme.  » Plus on avance dans le temps, plus la  » déco » prend de l’importance car le choix se fait de plus en plus par internet et par conséquence à travers les photos de l’hébergement.

Cela signifie en particulier que les propriétaires déjà en place doivent bien souvent revoir leur décoration, tant intérieure qu’extérieure.

Pour ce, les gîtes de France Isère ont fait appel à une professionnelle de la décoration, Marlène Tournier de l’entreprise Daho. Celle ci a la particularité d’être propriétaire d’un gîte. « De fait elle ressent mieux les choses et peut conseiller nos adhérents avec plus de justesse. »

 » Marlène va donc mieux accompagner les porteurs de projet dans cette approche décoration. Elle va être à leur écoute et leur proposer des solutions les plus proches de leurs besoins, envies, souhaits.. »

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Pour aller plus loin dans cette démarche, la direction des gîtes Isère a pris l’initiative d’organiser des ateliers  » déco ». Réservés aux adhérents ces ateliers ont permis à ces derniers de se retrouver autour de la décoratrice, d’échanger, de faire part de leurs expériences et d’entendre les conseils de Marlène.

 » Chacun a donc pu se faire une idée un peu plus précise de l’intérêt de la décoration dans l’hébergement et de bien toucher du doigt que parfois investir quelques centaines d’euros dans cette dernière peut faire la différence » a conclu Bruno Bernabé.

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C’était la fête du Fin Gras à Saint Eulalie

Ce dimanche 4 Juin avait lieu la 22ème édition de la fête du Fin Gras à Saint Eulalie en Ardèche.

Profitant du beau temps, des milliers de personnes ont pu déguster ce produit du terroir local lors de repas organisés par l’association du Fin Gras du Mézenc.

Les rues du village ont été égayées par de nombreuses manifestations musicales et le marché des producteurs et artisans locaux. Une salle était également dédiée à une exposition photo et à des conférences axées sur le fleuve de la Loire. Il était également possible de découvrir la faune et la flore locale grâce à des randonnées guidées par le conservatoire botanique.

Durant l’après-midi, la fête battait son plein avec les deux défilés des éleveurs et de leurs animaux, accompagnés par la musique des artistes présents. Elle s’est terminée le soir autour d’un repas animé par le comité des jeunes de Saint Eulalie.

Tous les membres de l’association Fin Gras du Mézenc vous attendent l’année prochaine en Haute-Loire au premier week-end de Juin pour remettre le couvert.

Paul Savary

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