Archive | monde rural

Transport aérien : la desserte alpine hivernale ne faiblit pas

Les Journées d’études de l’ALFA-ACI (Aéroports de langue française associés à Airport Council international) se tiennent pour deux jours (11 et 12 mars) au centre de congrès WTC de Grenoble. C’est l’aéroport de Grenoble-Isère qui est l’hôte de cette 20e édition, rendez-vous annuel des dirigeants des aéroports francophones. Deux cents personnes y participent. Marc Baietto, premier vice-président du CG38, participait à l’ouverture de ces Journées.

Alfa-ACI

De gauche à droite Francis Latarjet, secrétaire général ALFA-ACI, Jean-Michel Vernhes, président d'ALFA-ACI, Nicolas Notebaert, président de Vinci Airports, Jean-Jacques Tirquit, directeur général de l'aéroport Grenoble-Isère

« L’ALFA-ACI, créée il y a 20 ans, regroupe 70 aéroports francophones. 45 sont représentés à ces Journées d’études dont celui du Togo. C’est l’occasion d’évoquer entre nous les questions au cœur du métier, à savoir la sûreté, la sécurité mais aussi la qualité des services et le développement durable », explique Jean-Michel Vernhes, président ALFA-ACI, directeur de l’aéroport de Toulouse.

Si l’année 2009 accuse un recul de trafic marqué pour les aéroports, dans leur ensemble, il semble que la desserte alpine (Genève, Lyon, Grenoble, Chambéry,) résiste bien à la crise grâce à la fidélité de la clientèle (venant notamment de Grande-Bretagne et de Russie) pour les stations de sports d’hiver des Alpes.

« Malgré la crise, nous n’avons rien vu disparaître, souligne Nicolas Notebaert, président Vinci Airports, qui gère, entre autres, l’aéroport de Grenoble-Isère (1). « Les charters, les low-cost n’ont abandonné aucune ligne. Les Alpes françaises ont un potentiel qui a besoin pour sa desserte des quatre plateformes. Il faut voir l’ affluence dans ces aéroports les samedis d’hiver, entre décembre et mars, pour s’en convaincre ».

Il est à noter, au passage, qu’en dépit des alertes météo déclenchées cet hiver dans notre région, l’aéroport de Grenoble-Isère a pu poursuivre son activité sans interruption. Ce qui démontre que la plaine de la Bièvre est un site idéal pour cette plateforme qui figure à la sixième place dans le Top 20 des évolutions de trafic (2).

Nicolas Notebaert reconnaît toutefois que le potentiel touristique de la région doit être mieux utilisé en période estivale. Jean-Jacques Tirquit, directeur général de l’aéroport de Grenoble-Isère fonde beaucoup d’espoirs dans le futur Center Parcs de Pierre & Vacances, à Roybon, dont la première tranche devrait être ouverte au public au printemps 2013.

Quant à l’apparition de scanners corporels dans les aéroports d’ALFA-ACI, c’est une hypothèse qui est encore en débat, peut-être au cœur de ces deux journées d’études : « La question du financement est essentielle, remarque Jean-Michel Vernhes. Car en fin de compte, c’est le passager qui payera ces appareils. Il y a aussi , à mon avis, deux conditions à respecter : d’abord que les règles mises en place soient communes à tous les aéroports, ensuite qu’elles ne perturbent pas le fonctionnement de nos plateformes et par voie de conséquence du trafic aérien ».

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(1) L’aéroport de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs est propriété du CG38. La gestion en a été confiée à Vinci Airports depuis 2004. L’entreprise assure l’intégralité des services de l’aéroport.

(2) source ACI. Cumul 2001-2009. L’aéroport Grenoble-Isère est crédité de 414 346 passagers et d’une évolution de 3,5%.

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« Ecout’Agri  » en AG

Connaître, écouter, aider, soutenir moralement, favoriser le partage d’expériences, accompagner des personnes, des agriculteurs vivant des difficultés de tous ordres…, les assister, les soutenir, les représenter, à leur demande, devant des créanciers et l’administration…telles sont les missions premières de l’association Ecout’Agri.

Celle-ci tiendra son AG ce jeudi 11 mars au CFP de Moirans à partir de 20h30.

En cette année de  crise agricole, les sujets ne vont pas manquer, les témoignages également.

Le président Philippe Allagnat et les membres du bureau vous attendent nombreux à cette importante rencontre.

Pour contacter Ecout’Agri:

La Mondée, 95, avenue de la Gare

38140 Izeaux

Tel: 04 76 93 91 43

Mail: ecoutagri@voilà.fr


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Marie, monitrice d’équitation

cheval-logo-2La série de sillon38 sur les métiers du cheval se poursuit. Aujourd’hui, l’interview d’une jeune monitrice d’équitation. Après un DEUG de Maths, Marie Basile, 22 ans, a choisi une autre voie que celle des équations :  l’équitation.

Depuis août 2006, elle fait partie de l’équipe des moniteurs des Ecuries de Crossey, avec Cécile, Véronique, Séverin.

Marie Basile

Marie Basile (2e en partant de la gauche) et ses collègues moniteurs et monitrices des Ecuries de Crossey. Benoît Lourdel, que nous avons déjà présenté, s'est joint au groupe.

Pratiquant ce sport depuis l’âge de 10 ans, un sport qui la passionne, elle s’est dit que cette expérience pouvait lui servir professionnellement. Elle a obtenu son BP  JEPS (Brevet professionnel de la Jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) en septembre 2009. Créé en 2001, ce BP (niveau IV) qui remplace le BEES 1er degré et le BEATP, atteste la possession des compétences professionnelles indispensables à l’exercice du métier d’animateur dans le champ de la spécialité obtenue.

Quelle formation avez-vous suivi ?

« J’ai suivi une formation en alternance, en deux ans à la MFR de Coublevie où j’avais 20h de cours par semaine. Les deux maîtres mots de cette formation : sécurité et animation. J’avais deux jours d’école et deux jours de centre équestre. Ici, pendant mon stage, j’ai notamment appris à me servir des logiciels de gestion des Ecuries de Crossey.»

Quel est votre rôle au centre depuis que vous y êtes en tant que salariée?

« Chacun des salariés du centre équestre est responsable d’un piquet d’instruction. Moi, c’est le poney pour les 8-14 ans. C’est un public qui n’est pas difficile à encadrer. Ils sont à un âge où le développement moteur va vite. Ils n’ont pas peur, reçoivent bien les conseils techniques que je leur donne. Ils sont motivés et beaucoup d’entre eux sont demandeurs de concours ».

Il y a donc toute une partie de pédagogie et une autre plus pratique, concernant les montures ?

« Oui, je prépare les montoirs, je gère la cavalerie, une quinzaine de poneys au total, je les mène au paddock. Cela prend beaucoup de temps. Et puis il y a aussi des tâches annexes car nous nous restaurons sur place. Tout le monde ici est polyvalent. Ce qui fait que l’on dépasse  les 35h. Mais ce qui est appréciable, c’est qu’ici, on est responsable de quelque chose ».

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L’agrainage des sangliers en question

A l’intention des agriculteurs et tout particulièrement des trufficulteurs qui ont réagi sur sillon38.com à cette question de l’agrainage des sangliers: sur le site de la fédération des chasseurs de l’Isère, www.chasse38.com/, vous pourrez prendre connaissance de l’arrêté n° 2009-09571 fixant les modalités d’agraignage des sangliers, applicable depuis hier, mardi 1er mars 2010.

L’agrainage n’est autorisé en Isère que s’il est utilisé à caractère dissuasif contre les dégâts aux cultures et sous certaines conditions.

Sur le site, on peut prendre connaissance de ces nouvelles modalités d’agrainage applicables à partir du 1er mars 2010 et des conditions spécifiques d’agrainage. On peut également consulter le plan national de maîtrise du sanglier.

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Benoît Lourdel, palefrenier

benoit Lourdel

Benoît Lourdel: "J'ai passé dix ans de ma vie dans le monde des courses de trot"

Dans la série « Les métiers du cheval » que sillon38 vient d’inaugurer, nous avons rencontré Benoît Lourdel, palefrenier aux Ecuries de Crossey, à Saint-Etienne-de-Crossey (Isère) depuis novembre 2009.

Responsable d’écurie, Benoît veille sur les 80 chevaux du centre, à leur nourriture, à leur santé, s’occupe de l’entretien des boxes, assure régulièrement la sortie des chevaux au pré, à l’occasion remet un fer, vérifie l’état des paddocks et se charge de l’entretien des extérieurs. Un travail qui occupe son homme. C’est peu de le dire.

Ce jeune homme, natif de la région parisienne, a fait ses armes très tôt  dans le milieu des courses hippiques.

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« J’ai passé dix ans de ma vie dans le monde des courses de trot, explique t-il. Comme palefrenier, comme premier garçon d’écurie, mais aussi comme jockey. Ce fut la meilleure période de ma vie ! J’ai débourré 3 à 4000 chevaux en dix ans. Y compris le crack Meaulnes du Corta qui gagna le Grand prix d’Amérique en 2009. J’ai fait les ventes de Deauville pendant 8 ans. J’ai fait du dressage aussi ».

Je suppose que c’était un travail exigeant où vous ne comptiez pas les heures ?

« Un travail de fou. De 4h du matin à 22h plus les nocturnes ! La nuit, je veillais sur les juments, le jour je m’occupais des chevaux ».

Mais un travail qui vous a beaucoup apporté au plan professionnel ?

« Oui, j’ai appris beaucoup en étant au cœur du monde de la course. J’ai tout retenu, tout inscrit et je me suis fait ma propre méthode. Ce qui m’a marqué, c’est que le trotteur a un mental comme on ne l’imagine pas ! D’une gentillesse ! Il donnerait son cœur pour celui qui le soigne, qui est à ses côtés en permanence. Il y a vraiment une relation intime qui se noue avec le cheval. Et c’est très fort ».

Vous avez commencé tout jeune. Vous vous êtes formé sur le tas ?

« Oui, en fait je me suis fait tout seul. J’ai suivi un CAP de palefrenier-soigneur que je n’ai pas pu terminer. Je n’ai jamais pris un cours de manège. Et pourtant, j’ai fait des courses de trot. Mon expérience –17 ans de métier quand même !- fait qu’aujourd’hui je me débrouille bien dans ce métier ».

Benoit Lourdel, à la suite d’un accident, a pris un jour la décision de prendre le large, de quitter la région parisienne pour revenir dans la région de son enfance, les Entremonts. Un coin de Chartreuse cher à son cœur. Saint-Pierre-d’Entremont est désormais son port d’attache et la Chartreuse son pays. Infatigable, il souhaite s’investir pour son village à ses heures de loisirs. Il a dans l’idée de proposer pour l’hiver prochain une activité de ski-joering (un skieur tracté par un cheval) . C’est sa façon à lui de se reposer le  week-end. Comme quoi, pour Benoît Lourdel, plus qu’un métier, le cheval est une véritable passion.

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CREPS de Voiron : la Région réaffirme son soutien

Fin 2008, dans le cadre de la réforme de la politique nationale du sport de haut niveau, le gouvernement a annoncé la fermeture de plusieurs Centres Régionaux d’Éducation Populaire et de Sport (CREPS) français. Prises de façon unilatérale, ces décisions ont été accompagnées pour certains CREPS, d’une proposition de reprise faite aux collectivités locales, comme dans le cas du site de Voiron.

Face à la forte mobilisation des élus locaux et régionaux, non seulement la fermeture du CREPS de Voiron a été reportée par l’État au 31 août 2010, mais ce dernier a également accepté de participer à une étude. Celle-ci a été lancée par la Région Rhône-Alpes, au nom des différentes collectivités qui ont manifesté leur intérêt pour la poursuite des activités de l’établissement et le maintien d’un service de formation sportive et de loisirs de qualité en Rhône-Alpes : Conseil général de l’Isère, Ville de Voiron et Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais.
Objectif : connaître la réalité de la situation de l’établissement et étudier les hypothèses d’évolution et de développement.

Les deux premières phases de cette étude ont permis d’élaborer un protocole d’accord qui propose un projet d’avenir sur le site de Voiron. Il prévoit la poursuite de l’activité de formation professionnelle, tout en étant également tourné vers l’extension de nouvelles activités liant le secteur du sport, de la santé et de l’éducation.

Avec le concours de l’ensemble de ses partenaires, afin de rassurer le personnel du CREPS et le mouvement sportif et associatif isérois et rhônalpin, et sur proposition de Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes (qui s’était rendu sur place dès l’annonce de la fermeture du CREPS), le Conseil régional, réuni en Commission permanente ce vendredi 26 février, a décidé d’approuver ce protocole d’accord.

La Région Rhône-Alpes réaffirme ainsi sa volonté de permettre la mise en place d’un projet structurant sur le site de Voiron.

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Les Ecuries de Crossey : une PME en voie de développement

cheval-logo-2Les sports et loisirs équestres vont bon train. Le nombre de leurs adeptes est plutôt à la hausse en dépit de la conjoncture. C’est un secteur d’activité de première importance : la fédération française d’équitation est la troisième fédération de France, derrière le foot et le tennis.

L’Isère confirme la tendance. C’est un département qui se distingue au sein de sa région d’attache, Rhône-Alpes, par le nombre de cavaliers licenciés en centres équestres. En juin 2007, près de 10500 Isérois ont payé leur licence de cavalier, soit environ 1% de la population départementale (la moyenne nationale est de 0,8% de la population). Ce chiffre peut être pratiquement multiplié par deux si l’on considère qu’il y a autant de cavaliers pratiquants non licenciés. On arrive ainsi à un pourcentage de 2% environ de la population.

Les chevaux de selle (sport/loisirs) représentent deux tiers des équidés. Les chevaux de trait et les ânes (la randonnée à dos d’âne rencontre un beau succès) constituent le dernier tiers.

Ecuries CrosseyDe quoi rassurer la directrice des Ecuries de Crossey, Nathalie Marolleau (ci-contre), qui tient les rênes de ce centre qu’elle a acquis en 2003. Un domaine de quelque 13 ha (location et pleine propriété), à Saint-Etienne-de-Crossey, sur le territoire du Parc Naturel de Chartreuse, la Grande Sure en toile de fond.

A quelques kilomètres de Voiron, le centre est doté de nombreuses infrastructures (écurie de 48 boxes avec douches et selleries privées, deux carrières –dressage et saut d’obstacles- deux manèges- instruction et perfectionnement, des paddocks, un club house).

Sillon38, qui souhaite présenter la filière équine dans toutes ses dimensions et tous ses métiers, a demandé à la directrice si un centre équestre comme celui-ci se gérait comme une entreprise :

« Oui, je gère le Centre comme une entreprise », confie Nathalie Marolleau qui était auparavant dans l’immobilier. « Je suis sans doute la seule dirigeante de centre équestre qui n’a rien à voir avec le milieu du cheval. C’est tout de même la passion du cheval et des enfants qui m’a conduit à m’investir dans cette entreprise, à créer des emplois. Les Ecuries de Crossey, c’est une SARL de 8 salariés (1) qui cherche à équilibrer son budget comme beaucoup d’autres. Un équilibre toujours difficile à atteindre. Je m’y consacre bénévolement et à temps plein. Je me suis accordé un délai de 6 ans pour y parvenir et je vais y arriver. Mais il ne faut pas traîner en route».

La demande de sports et loisirs équestres semble soutenue. Les chiffres le disent, en tout cas. Qu’est-ce qui rend cet équilibre si fragile ?

« C’est un fait que l’effectif des adhérents du Centre est en légère progression –même si notre zone de chalandise est essentiellement le Pays voironnais- mais parallèlement le niveau des charges et des investissements est lui aussi en augmentation. Notre offre de prestations  est très large, avec notamment l’organisation de deux concours nationaux en avril, très lourds à gérer. Tellement lourds que sur les deux, nous n’en conservons qu’un cette année».

Vous avez de l’espace. Envisagez-vous d’élargir l’éventail de vos prestations ?

« Oui, il me semble nécessaire de trouver d’autres pôles d’activités pour rentabiliser le foncier. J’ai des projets à moyen terme : la construction de gîtes –j’ai le permis de construire- la création d’une piste de BMX, la création d’une sellerie, l’ouverture d’un restaurant. Une fois l’équilibre atteint, il fallait s’ouvrir des perspectives d’évolution, passer par cette phase de développement ».

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(1) L’effectif des Ecuries du Crossey se compose de : Nathalie Marolleau, directrice, gérante de la SARL, Séverin Sigaud, cavalier de concours, responsable de l’écurie propriétaires, trois monitrices Cécile Fronczak BEES1 depuis 2002, Marie Basile BEES1 diplomée en septembre 2009, Véronique Vatin BEES 1 diplomée depuis 2005,  Jessica Borgel , responsable Administration et Communication (monitrice à ses heures, également),  Benoit Lourdel, palefrenier, responsable d’écurie, Stanislas Zins, stagiaire CAPA, Laurie Anne Jolivet, élève moniteur.

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France Inter en Isère

France Inter voyage en Isère. Nicolas Stoufflet et sa formation (nous pensons surtout au métallophoniste) était aujourd’hui lundi à Saint-Hilaire-du-Touvet pour animer le jeu des mille euros (le super banco n’a pas été décroché). Il sera les 25, 26 février et le 1er Mars à Saint-Marcellin. Son camarade d’antenne, Philippe Bertrand était aussi du voyage puisqu’il a évoqué, dans son émission « Carnets de campagnes » quelques initiatives iséroises originales, comme  un spectacle à La Côte Saint-André ( »Les mots à la bouche ») et une action généreuse des ostéopathes en direction des enfants handicapés.

Mercredi 24 février, Philippe Bertrand et son équipe seront de passage dans le Pays Voironnais où ils auront sans doute l’occasion de déguster les meilleurs produits. Mais ce ne sera pas le sujet de l’émission à 12h30, juste après « Le Fou du roi » de Stéphane Bern. On y évoquera  le programme Leader du Pays voironnais (et les projets soutenus dans ce cadre) dont la thématique « Rapprocher la ville et la campagne » cadre bien avec l’esprit de « Carnets de campagnes ».

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Faut-il interdire l’agrainage des sangliers ?

Musée de la faune et des minéraux de Bourg-d'Oisans

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 22/10/2009, M. Jean Louis Masson (Moselle-NI) attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie sur le fait que, dans certains départements, les sangliers sont à l’origine de dégâts considérables aux cultures.

Ils sont d’ailleurs souvent classés comme nuisibles et on peut alors s’étonner de ce que, malgré ce classement, les chasseurs soient autorisés à les nourrir.

Cela conduit à leur prolifération car, de ce fait, chaque laie a deux portées annuelles au lieu d’une.

Il lui demande s’il serait possible d’interdire l’agrainage ou, à tout le moins, de réduire considérablement les périodes d’autorisation.

Réponse du ministère de l’Ecologie, des énergies des technologies vertes et des négociations sur le climat publiée dans le JO Sénat du 18/02/2010

La prolifération du sanglier observée ces dernières années dans certains secteurs prend des proportions inquiétantes par ses effets dommageables, qui vont bien au-delà des stricts dégâts de gibier au détriment des agriculteurs. Les sangliers sont en effet à l’origine de nombreuses collisions routières touchant indifféremment toutes les catégories de citoyens.

Le ministre d’État a donc souhaité qu’un plan national soit mis en oeuvre et a installé pour son élaboration un groupe de travail formé notamment de représentants des chasseurs et des autres acteurs de territoires ruraux.

Le plan national de maîtrise du sanglier, issu de leurs travaux, est conçu comme un cadre d’interventions qui est décliné concrètement au niveau départemental sous forme d’un plan opérationnel.

Les auteurs du plan, chasseurs, agriculteurs, sylviculteurs, protecteurs de la nature et gestionnaires d’espaces naturels, s’inspirant des études et travaux menés par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, la Fédération nationale des chasseurs et l’Association nationale des chasseurs de grand gibier, ont également souligné l’importance de renforcer la coopération et la coordination au niveau départemental.

La circulaire du 5 août 2009 met en place ce plan national de maîtrise du sanglier dont la conduite est confiée aux préfets de département pour les six prochaines années. Conçu pour guider les préfets et les acteurs dans leurs démarches de gestion, ce plan met à leur disposition une boîte à outils, constituée de treize fiches techniques destinées à couvrir la plupart des situations rencontrées localement.

La fiche n° 4 définit notamment et encadre l’agrainage du sanglier en proposant aux départements plusieurs solutions techniques. Les modalités relatives à l’agrainage doivent désormais obligatoirement figurer dans le schéma départemental de gestion cynégétique. Seules des dispositions simples et claires doivent être proposées, afin d’être lisibles, contrôlables et contrôlées.

C’est le cas de mesures telles que : « agrainage autorisé » ou « agrainage interdit », qui sont prises suivant des critères géographiques, temporels ou de système de distribution, etc. Des critères tels que « la quantité distribuée » doivent être évités, car ils sont très difficilement contrôlables.

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Grenoble St Geoirs : « Une véritable fourmilière »

En ce samedi 20 février, les halls mais aussi le tarmac de l’aéroport Grenoblois se métamorphose en une véritable fourmilière. Pas moins de 14000 passagers sont attendus en ce jour de chassé-croisé hivernal. 49 vols vont atterrir puis redécoller à plein, juste le temps pour la plupart d’entre eux de passer par l’avitaillement, plein de carburant, menu ménage…

La majorité des vols sont des charters non réguliers, affrétés par des Tours Opérators vendant les mérites des séjours ski dans les Alpes. Ceux-ci restent au sol 30 à 35 minutes, juste le temps pour les équipes au sol d’entreprendre leurs tâches, le rythme est très soutenu. Ces hommes et femmes en « jaune » régulent de part et d’autre de l’aéroport un flux constant et tendu de passagers dont la grande majorité est originaire du Royaume Uni et de Scandinavie.

St Geoirs 1

L’enregistrement des bagages se fait sur plus de 20 guichets, de l’autre côté 3 salles de débarquement réceptionnent les arrivées. 75 personnels sont permanents, l’équipe s’étoffe en hiver pour atteindre un effectif de 300 personnes au plus haut de la saison: bagagistes, hommes de piste, accueil-renseignements… Sur le tarmac, l’activité est très régulée, badge obligatoire, passage en gendarmerie, puis contrôle averti, voire fouille corporelle, on ne plaisante pas un instant avec la sécurité.

Une fois sur les pistes, la vigilance des accompagnateurs est à son comble, les bus ne cessent leurs aller-retours, les passerelles se croisent, l’organisation à toutes épreuves reste le maître mot de tout un chacun. Les chargements et déchargements de bagages sont impressionnants, ils s’enchainent non stop. Nous découvrons un univers insolite, ou l’intervention de chacun dépend du travail de l’autre, tout ceci avec une précision surprenante.

Le pôle « opération » a la lourde charge de réguler toutes ces diverses activités au sol alors que la tour de contrôle se préoccupe de l’activité aérienne et reste inabordable pour les visiteurs que nous sommes, ne surtout pas déranger les équipes au travail. Celui-ci est très précis et nécessite beaucoup de concentration. Les pilotes et leurs équipages ne seront pas abordés non plus, ils restent à bord de l’appareil le temps de la halte. Ils ne communiquent qu’en cas de nécessité ou par gestes avec le responsable au sol, à l’arrivée et lors de la préparation au décollage.

st geoitrs 4

L’aéroport de Grenoble-Isère surprend par sa capacité à absorber un tel flux de passagers, les équipements sont régulièrement améliorés, les équipes renforcées. Cette année, une troisième salle de débarquement à vue le jour, équipée de deux tapis et donnant accès direct, après le contrôle en douane, au nouveau parking de bus assurant les navettes vers les sommets Alpins tant attendus par le touristes, amateurs de grands froids et de fortes sensations…

Plusieurs compagnies aériennes assurent ce va et vient incessant, la plupart étant des compagnies « charters low coast » ou appartenant à des tours opérators assurant des vols plus réguliers. Toute cette activité est encadrée, par les douanes bien sûr, mais aussi la gendarmerie présente en permanence ainsi que les services de sécurité et les secours avec une équipe tournante de 16 pompiers.

Cette visite guidée permet de mieux appréhender les activités aéroportuaires mais surtout de relater les compétences et la précision d’exécution de tous les personnels au sol. Cette activité, pour l’instant hivernale, cherche à se développer, c’est pourquoi à partir du mois d’avril prochain, deux lignes régulières viendront compléter celle-ci, une vers la Tunisie avec des séjours abordables, 8 jours, 7 nuits, une autre vers l’Andalousie, destination Malaga.

st geoirs abeilles

A noter : la présence de quatre ruches sur les abords des pistes, avec une menue récolte offerte aux collègues par le chef de piste, initiateur de ce projet original et fort sympathique…

Thierry Devaux

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