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Isère: journées du patrimoine 2014

Samedi 20 et Dimanche 21 septembre 2014:  31e édition des Journées Européennes du Patrimoine.

Patrimoine culturel, patrimoine naturel .

Tous les endroits à découvrir dans tous les départements : monuments, culture, art, lieux de mémoire…

642 animations dans le département de l’Isère en un coup d’oeil

cliquer ici: programme journées du patrimoine Isère

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Assises de la ruralité

La France traverse une crise qui n’épargne pas les territoires ruraux et y a pris des formes particulières.

Une crise économique et sociale, qui met en cause la capacité des politiques publiques à répondre aux difficultés d’emploi, aux problèmes d’accès aux services publics, mais il s’agit surtout d’une crise de l’identité de ces territoires.

Ces territoires ruraux sont, en effet, engagés dans une transformation en profondeur qui a recomposé notre espace national, dynamisant certains territoires et en fragilisant d’autres.

Il n’y a plus une France rurale, mais des ruralités multiples : territoires périurbains sous l’influence d’une grande ville, territoires agricoles et territoires industriels en mutation, ou encore territoires hyper-ruraux.

Combattre le sentiment de relégation, répondre aux défis des nouvelles ruralités, montrer que les territoires ruraux sont un atout pour le développement de la France, c’est autour de ces trois objectifs que le gouvernement entend construire une politique renouvelée pour les ruralités.

Pour répondre aux interrogations des territoires ruraux, dans leur diversité, il faut d’abord reconnaître ces profondes mutations.

Les attentes et les conditions de vie des Français qui y résident et y travaillent ont évolué, sous l’effet de l’urbanisation, d’un peuplement dynamique, de l’évolution du tissu économique. L’essor du numérique, l’insertion dans de nouveaux réseaux, modifient le visage de ces territoires, créant de nouvelles opportunités, mais également de nouvelles fractures.

Les Assises des ruralités doivent poser l’acte fondateur de cette nouvelle politique ; un acte construit avec les élus locaux pour exprimer une ambition pour les Ruralités.

Elles doivent permettre de réunir les moyens nécessaires pour que les territoires ruraux construisent leur développement.

Elles accompagneront et s’articuleront avec la réforme territoriale engagée par la Ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique et par le Secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, et la réforme nécessaire de l’organisation territoriale de l’Etat que conduit le Ministre de l’Intérieur.

Les Assises se dérouleront sous la forme d’ateliers territoriaux organisés sous l’égide de la Ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité. Ils se tiendront dans différents territoires ruraux.

Il s’agira, à l’occasion de chacun de ces ateliers, de donner la parole à des acteurs de terrain, des élus ou encore des représentants d’association. Les parlementaires seront étroitement associés à la démarche et y apporteront leur contribution. Chacun des ateliers territoriaux sera par ailleurs copiloté par des élus et associera des personnalités issues du monde économique, associatif ou universitaire.

Sept ateliers, présidés par Sylvia Pinel en présence des ministres concernés, se tiendront en octobre et novembre :

  • Créer de nouvelles coopérations urbain-rural : pour des territoires solidaires.
  • Les ruralités : territoires d’opportunités pour combiner performance économique et performance environnementale.
  • Une approche spécifique pour les territoires de montagne : les 30 ans de la loi Montagne.
  • Rénover le cadre institutionnel et la présence de l’Etat dans les territoires ruraux.
  • Des ruralités innovantes, associant qualité de vie et développement économique.
  • Comment mobiliser les ressources au service des projets locaux ?
  • Service public et services au public en milieu rural : complémentarités entre Etat, collectivités et entreprises.

Un comité interministériel de l’égalité des territoires se réunira pour conclure ces ateliers et proposer un plan d’action précis et partagé entre l’Etat et les territoires ruraux. Des objectifs clairs seront inscrits, ainsi que les moyens qui y seront assignés.

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Chevaux en fin de vie : les protéger ou les manger ?

Communiqué de l’OEuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (OABA)

Lors des premières assises de la filière équine organisées lundi 1er septembre à Caen, Jean-Yves Gauchot, le président de l’association vétérinaire équine française (Avef) a souhaité aborder la problématique « des chevaux en fin de vie ».

Malheureusement, à l’instar de certains professionnels, le docteur vétérinaire Gauchot a posé les bonnes questions mais a apporté de mauvaises solutions !

Pour le président de l’Avef, il suffirait de permettre à davantage de chevaux en fin de vie de finir à l’abattoir.

Pour ce, il faudrait changer la réglementation qui permet actuellement d’exclure définitivement l’animal de la chaîne alimentaire. Si le propos a pu ravir le président de la Fédération de la boucherie hippophagique de France (qui propose que « chaque propriétaire puisse changer la destination de son cheval au bout de six mois, si le cheval correspond bien aux normes sanitaires »), il aura de quoi choquer celles et ceux qui luttent pour donner aux chevaux une fin de vie respectueuse.

Il aura surtout de quoi inquiéter les consommateurs, déjà écoeurés d’apprendre qu’ils mangeaient de la viande de cheval à leur insu, comme l’ont révélé les récents scandales à répétition.

Rendre plus facile l’entrée des chevaux dans les abattoirs, c’est ouvrir la porte à de plus importantes fraudes sanitaires selon le docteur vétérinaire Jean-Pierre KIEFFER, Président de l’OEuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (OABA) : « Il faut avant tout améliorer le système de traçabilité des équidés et renforcer les contrôles vétérinaires en abattoirs, comme l’a demandé l’Office Alimentaire et Vétérinaire de la Commission européenne, lors d’un audit réalisé en France en septembre 2012.

Sans cela, toute modification réglementaire serait vouée à l’échec ».

Par ailleurs, si à l’avenir davantage d’équidés devaient être abattus pour entrer dans la chaîne alimentaire, il convient de lancer dès aujourd’hui un plan de modernisation de nos abattoirs. L’OABA rappellera qu’il n’existe pas en France d’établissements spécialisés dans l’abattage des chevaux.

Actuellement, les conditions de mise à mort des équidés apparaissent souvent inacceptables en raison d’équipements inadaptés ou mal entretenus.

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Jeux Equestres Mondiaux 2014

Du 23 août au 7 septembre 2014, la Normandie accueillera pour la première fois en France les Jeux Equestres Mondiaux. Les meilleurs compétiteurs de plus de 70 nations s’affronteront lors de cette 7ème édition. 500 000 spectateurs venus du monde entier assisteront aux 8 épreuves officielles de la Fédération Equestre Internationale.

Les Jeux Equestres Mondiaux 2014

Les Jeux Equestres Mondiaux sont organisés tous les quatre ans entre deux olympiades et regroupent 8 disciplines officielles de la Fédération Equestre Internationale : le saut d’obstacles, le dressage, le concours complet d’équitation (CCE), l’attelage, le reining, la voltige, l’endurance et le para-dressage. L’édition 2014 proposera au public deux disciplines en démonstration : le Horse-Ball et le Polo.

Retrouver le programme sportif des Jeux.

Les sites de compétition seront au nombre de cinq : Caen, le Haras National du Pin (Orne), la Baie du Mont St Michel (Manche), St Lô (Manche) et Deauville (Calvados).

Le samedi 23 août 2014 à 20h00 aura lieu, au stade d’Ornano de Caen, la cérémonie d’ouverture. Les visiteurs assisteront à un show inaugural autour de la culture équestre, utilisant les projections 3D mêlant art de la scène, spectacle vivant et hautes technologies.

Un avant goût des Jeux Equestres Mondiaux au Paris Eiffel Jumping (Juillet 2014) ©Cheick.Saidou/Min.Agri.Fr­

Le village des Jeux

Installé à Caen, le village des Jeux proposera au public un programme de festivités et d’animations variées : spectacles, initiations, découvertes, déambulations musicales et équestres, démonstrations des métiers et des disciplines de la filière, mini-écuries, stands des partenaires, exposants, restaurants…

Dans le village des Jeux, un stand commun rassemblera le ministère de l’agriculture, le ministère des sports, l’institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) et la fédération française d’équitation (FFE). Cet espace sera une vitrine de la filière française, de l’élevage jusqu’au plus haut niveau sportif.

Tout au long des Jeux Equestres Mondiaux, le salon professionnel et international du cheval en Normandie, le Normandy Horse Trade Fair accueillera toutes les entreprises du secteur équestre souhaitant mettre en valeur leur expertise et leur savoir-faire.

Découvrer le village des jeux

La MFR de Coublevie présente.

Les élèves de première BacPro CGEH débutent l’année le 25 aout  pour partir le 26 tôt le matin en Normandie pour assister à ces Jeux Equestres Mondiaux.


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La France demeure le pays le plus visité au monde

En 2013, la France est restée le pays le plus visité au monde avec 84,7 millions de touristes étrangers.

La croissance des arrivées s’établit à + 2,0 %. La hausse des nuitées est plus dynamique : elle atteint + 4,6 %. Ce surcroît résulte d’un allongement de la durée des séjours des touristes étrangers en France, une tendance longue dans un pays parfois qualifié « de transit ».

Les touristes européens sont les principaux contributeurs à la hausse des arrivées et, plus encore, des nuitées.

Les touristes asiatiques sont à nouveau venus massivement (+ 12,9 % d’arrivées) mais leurs séjours sont plus courts qu’en 2012. La lente érosion de la part de l’hébergement marchand, engagée en 2009 avec la crise économique, a repris après un rebond en 2012.

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Ouverture et clôture de la chasse en Isère, campagne 2014-2015

La période d’ouverture de la chasse à tir et au vol est fixée du 14 septembre 2014 au 28 février 2015.

Quelques nouveautés sont à relever pour le grand-gibier, le renard et le petit-gibier de montagne.

Pour lire l’arrêté fixant les modalités et les particularités de la campagne à venir, cliquer ici:

http://www.isere.gouv.fr

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Plan de chasse des galliformes de montagne

Du 11 août 2014 au 1er septembre 2014, vous avez la possibilité de donner votre avis sur la mise en œuvre du plan de chasse des espèces de galliformes de montagne tétras-lyre (coqs uniquement) et perdrix bartavelle pour la saison 2014-2015 dans le département de l’Isère, conformément aux dispositions prévues par l’arrêté préfectoral annuel d’ouverture en date du 27 juin 2014.

L’objectif est d’ajuster les prélèvements pour permettre la conservation de ces espèces à long terme.

Les tableaux de chasse sont connus précisément par la tenue obligatoire d’un carnet de prélèvement par chaque chasseur : 15 perdrix bartavelle et 65 tétras-lyre prélevés lors de la campagne précédente pour respectivement 42 et 163 attributions.

Les plans de chasse se calculent à partir d’une connaissance des effectifs reproducteurs (comptages au chant au printemps) ainsi que du succès de la reproduction (comptages au chien au mois d’août).

Les avis sur l’organisation du plan de chasse du tétras-lyre et de la perdrix bartavelle doivent être réceptionnés avant la date de clôture de la consultation :

-sur la boite dédiée : ddt-chasse-faune-sauvage@isere.gouv.fr

-ou à l’adresse postale : DDT de l’Isère – Service Environnement (PN/LB) – 17 bd Joseph Vallier – BP 45 – 38040 Grenoble Cedex 09

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A la découverte des mille et une yourtes..

Anne-Lie et Floran originaires du Beaujolais et du Gard, animatrice qualité et chauffeur routier cherchaient à changer d’activité..

Ils ont découvert  » par hasard » les yourtes à Biol, en Isère..  » Cela a été un coup de coeur ».. Un coup de coeur qui se transformera en réalité puisque ils en sont propriétaires du lieu depuis un an..

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Le domaine est constitué de 6 yourtes uniques peintes à la main et importées de Mongolie, pouvant accueillir de 2 à 6 personnes. Elles sont bien entendu de tout confort..

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Manque la télévision, » mais c’est volontaire et nos clients ne la réclame pas » précise Anne-Lie. Pour des raisons d’hygiène, les sanitaires sont situés dans un chalet indépendant.

A cela s’ajoute une yourte restaurant. Nous sommes accueillis par Bug le perroquet, le fétiche de la maison.. Une restauration atypique mais de haute qualité vous est proposée, dans un cadre, une atmosphère, originaux..

Vous pourrez déguster ,en particulier,deux spécialités maison.

your CHAp

- Le chapeau tatare, un grill à chapeau conique, il permet de griller viandes, poissons, légumes. Les jus coulent dans le rebord du chapeau dans lequel sont placés bouillons et légumes.

- la Marmite Lesdiguières : ce plat fut servi à l’occasion d’un repas de noce, au 16ème siècle, en Dauphiné, auquel assista le Connétable de Lesdiguières. Il connut un tel succès que la recette fut conservée dans les archives de la Gastronomie Régionale où elle fut retrouvée en 1938. En un mot il s’agit d’un plat de viandes cuites dans du vin..

La huitième yourte, ou yourte de réception, de 66m2 sert de salle qui peut accueillir des mariages, anniversaires, séminaires….

Yourt GITE

Pour en revenir à l’hébergement en lui même, il est classé « gites de France ».. Cela démontre une qualité certaine « se réjouir Anne Lie..

les clients viennent de toute la France mais aussi de suisse, Belgique,  » ils recherchent l’originalité, le dépaysement, mais aussi la tranquillité.. souhaitent être proches de la nature..se reposer.. »

Les propriétaires des lieux ont des projets pour encore mieux recevoir leurs hôtes.. On en parlera le moment venu…

Pour en savoir plus, cliquer sur l’illustration..

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Gilbert PRECZ


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En Rhône-Alpes, le tourisme dégage une richesse importante

Rhône-Alpes produit près de 12 % de la richesse dégagée par le tourisme en France, derrière l’Île-de-France (32 %). 3,4 % de la richesse dégagée par l’économie régionale est imputable au tourisme contre 3 % au niveau national.

Restauration et hébergement en produisent la plus grande part : 51 % en Rhône-Alpes. Les remontées mécaniques y contribuent pour 13 %. La Savoie est le département le plus touristique de France par la richesse produite : le tourisme représente ainsi 14 % de l’activité économique savoyarde et 27 % de l’économie touristique régionale, devant le Rhône, plus diversifié économiquement.

Le tourisme de plein air caractérise le sud de la région. Les campings de l’Ardèche contribuent pour moitié à la valeur ajoutée régionale provenant de cette activité.

L’activité rhônalpine est plus orientée vers le tourisme que la moyenne nationale

Rhône-Alpes est une région touristique très attractive aussi bien en hiver qu’en été. Le tourisme d’affaires tient aussi une place importante. La richesse dégagée par le tourisme s’élève à 4,1 milliards d’euros dans la région.

Cela représente 11,7 % du total métropolitain (derrière l’Île-de-France 32 %) ; Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) suit avec 11,6 % de la richesse dégagée française. 3,4 % de la richesse totale dégagée en Rhône-Alpes est imputable au tourisme.

Cette part est au-dessus des 3 % du niveau national, mais bien en dessous cependant des 10 % de la Corse et des 5 % de PACA. L’attractivité de ses stations de ski explique pour beaucoup l’orientation touristique de Rhône-Alpes.

La richesse touristique de la région peut également être appréciée par le nombre d’emplois générés : près de 120 000, soit 4,6 % de l’emploi salarié total rhônalpin. Un bon nombre d’activités concernées (restauration, cours de sports, etc.) nécessitent une main d’œuvre importante par rapport à la richesse dégagée.

Rhône-Alpes compte 30 100 entreprises touristiques majoritairement régionales, regroupant un peu plus de la moitié de l’emploi rhônalpin touristique.

Restauration et hébergement dégagent la plus grande part de la richesse, en Rhône-Alpes comme ailleurs

La restauration et l’hébergement sont les activités qui dégagent le plus de richesse touristique : 51 % du total du tourisme rhônalpin, contre 56 % en moyenne dans les autres régions françaises et 66 % en PACA.

Cette différence s’explique par le poids du secteur des « sports et loisirs », plus spécifique à Rhône-Alpes, qui vient compléter ces activités traditionnelles. Avec 21 % de la richesse touristique dégagée, les « sports et loisirs » rassemblent essentiellement les remontées mécaniques, la location d’articles de sport et l’enseignement sportif.

Un dynamisme économique certain de l’hôtellerie régionale

Pour le secteur de l’hébergement, ce sont principalement les hôtels qui contribuent à la richesse touristique générée sur le territoire : 23 % en Rhône-Alpes ; 2 % sont à attribuer aux campings, 5 % aux autres hébergements. Le poids des tourismes d’hiver et d’affaires explique ce résultat.

En 2011, dix millions de visiteurs ont séjourné dans un hôtel rhônalpin contre 1,7 million dans un camping. Par rapport aux autres régions de province, l’hôtellerie est surreprésentée en Rhône-Alpes (85 % des arrivées dans les hébergements marchands observés, contre 79 % dans les autres régions). Ce secteur représente en moyenne 30 000 emplois sur l’année.

Les remontées mécaniques font des sports et loisirs une spécificité rhônalpine

Le secteur des sports et loisirs comptabilise 21 % de la richesse touristique totale dégagée en Rhône-Alpes, autant que les restaurants et presque autant que les hôtels. Cette activité pèse en moyenne deux fois plus dans le tourisme rhônalpin que dans les autres régions françaises (9 %).

Il s’agit d’une spécificité rhônalpine, grâce notamment aux téléphériques et remontées mécaniques (13,4 %). Dans ce dernier secteur, les entreprises rhônalpines sont très bien positionnées. Elles produisent 80 % de la valeur ajoutée française de ce secteur.

Environ 6 500 salariés travaillent dans le secteur des téléphériques et remontées mécaniques, lequel se caractérise par la meilleure productivité apparente de France (105 000 euros par salarié, deux fois plus que pour Midi-Pyrénées qui se place au 2e rang).

Cela s’explique d’une part, par une meilleure et plus ancienne mécanisation des installations (intensité capitalistique égale à 524 000 euros par salarié contre 280 000 pour Midi-Pyrénées). D’autre part, l’informatisation de l’achat des forfaits des remontées mécaniques est beaucoup plus développée que dans d’autres régions.

D’autres secteurs des sports et loisirs (location d’articles de sport, enseignement sportif) emploient structurellement davantage de salariés comparativement à la richesse qu’ils dégagent : 2,5 fois plus (16 200 salariés) pour générer deux fois moins de richesse.

Comparé aux autres régions, les entreprises des remontées mécaniques dégagent de meilleurs taux de marge, 47 %, contre 32 % pour PACA et 15 % pour Midi-Pyrénées, et le meilleur taux de valeur ajoutée (65 % contre 59 % pour Provence-Alpes-Côte d’Azur).

Le taux d’investissement est aujourd’hui inférieur à celui des entreprises de Midi-Pyrénées et d’Auvergne. Ces dernières années, ces régions ont en effet modernisé les équipements de leurs stations de montagne, afin de rattraper un certain retard sur les matériels.

Le secteur du patrimoine et de la culture est légèrement sous-représenté en Rhône-Alpes avec 3,5 % de la richesse touristique dégagée. L’Île-de-France, capitale culturelle, affiche un niveau bien supérieur (9 %), alors que la moyenne des autres régions de France de province s’établit à 5 %.

De multiples secteurs contribuent secondairement à la richesse dégagée par le tourisme rhônalpin. C’est le cas, entre autres, du commerce non alimentaire, de l’artisanat, des soins corporels. Ils comptent, au total, pour 25 % de la richesse touristique dégagée.

Ce résultat est en lien avec l’importance des investissements réalisés. En effet, le taux d’investissement des hôtels régionaux est supérieur à celui des établissements des autres régions de France de province (35 % contre 26 % en moyenne). Au fil des ans, ces investissements ont mobilisé des capitaux importants, les plus importants de France rapportés au nombre de salariés du secteur, juste après l’Île-de-France.

De la bonne fréquentation touristique découle aussi une meilleure productivité apparente du travail : 57 000 euros de valeur ajoutée par salarié sont réalisés en Rhône-Alpes (soit 4 000 euros de plus, en moyenne, que les régions de France de province). C’est toutefois moins que la productivité apparente réalisée par les hôtels d’Île-de-France ou de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les restaurants et cafés contribuent pour 21 % à la richesse touristique régionale. Ils emploient 28 000 salariés, soit 24 % des emplois touristiques.

La Savoie, le département le plus touristique de France par la richesse produite

La Savoie est un département très touristique, le premier de Rhône-Alpes et même le premier de France au vu de la richesse touristique dégagée. Cette dernière représente 14 % de la richesse totale savoyarde (contre 13 % pour les Hautes-Alpes et 11,5 % pour la Corse du sud, respectivement aux 2e et 3e rangs). La Savoie est deux fois plus touristique que la Haute-Savoie et sept fois plus que le département du Rhône (la moyenne rhônalpine s’élevant à 3,4 %). Elle produit 27 % de la richesse touristique de la région.

La Tarentaise est la principale zone touristique du département. Elle dégage à elle seule 70 % de la richesse touristique savoyarde.

L’activité des téléphériques et des remontées mécaniques est la plus prolifique. Près de la moitié (47 %) de la richesse dégagée par ce secteur en Rhône-Alpes l’est en Tarentaise. C’est ici qu’on trouve la plus forte concentration de domaines skiables au monde avec notamment les Trois Vallées, Paradiski et l’Espace Killy.

Ce dynamisme impacte positivement tous les autres secteurs : les établissements de la Savoie dégagent à eux seuls 50 % de la richesse régionale du secteur des sports et loisirs, 20 % du secteur de la restauration et 29 % de la richesse du secteur de l’hébergement.

Ce constat touche particulièrement la zone touristique de la Tarentaise. Elle pèse fortement sur le secteur de l’hébergement. Ainsi, 20 % de la richesse régionale dégagée par les hôtels est produite en Tarentaise comme plus d’un tiers de la richesse dégagée par les autres hébergements (autres que les hôtels et les campings).

Diversité du tourisme en Haute-Savoie

Selon le même indicateur, la Haute-Savoie est classée dans les dix départements les plus touristiques de France. Elle représente 23 % de la richesse touristique dégagée en Rhône-Alpes : respectivement, 29 % du secteur régional des sports et loisirs, 23 % de celui des hôtels et 27 % du secteur de la restauration.

Si l’hiver est la principale saison touristique en Haute-Savoie, il existe également un tourisme d’été. Les entreprises du département produisent de la valeur ajoutée dans les transports fluviaux de passagers (traversée du lac Léman) et les terrains de camping du département enregistrent les meilleurs taux de marge de la région.

Les entreprises touristiques de Haute-Savoie sont celles qui, d’une manière générale, investissent le plus en Rhône-Alpes, tout particulièrement dans les activités de la location d’articles de loisirs, les hôtels, les cafétérias, la gestion des musées et les autres transports routiers de voyageurs.

Les zones touristiques du massif du Mont-Blanc et du Haut-Chablais dégagent respectivement 7 % et 5 % de la richesse touristique rhônalpine. Si l’on regroupe toutes les zones touristiques de montagne de la région (y compris celles de l’Isère), la contribution du tourisme de montagne à la richesse touristique régionale dégagée s’élève à plus de 50 %.

Le Rhône : entre tourisme d’affaires et tourisme culturel

Les établissements du Rhône dégagent 21 % de la richesse touristique de la région, 19 % du secteur de l’hébergement (essentiellement dans les hôtels) et 26 % de celui de la restauration.

Principale zone touristique du département, Lyon est la 2e zone touristique régionale après la Tarentaise. Elle contribue à hauteur de 13 % à la richesse dégagée en Rhône-Alpes. La restauration, à elle seule, pèse pour 4 % de la richesse dégagée par l’ensemble du tourisme dans la région. Ainsi, dans ce sous-secteur de la restauration, Lyon pèse pour 18 % de la richesse produite en Rhône-Alpes contre 13 % en Tarentaise.

Le tourisme de plein air caractérise l’Ardèche

Le département de l’Ardèche est caractérisé par son tourisme de plein air. L’activité des campings est le secteur le plus touristique du département. Ainsi, la moitié de la richesse touristique dégagée provient du secteur de l’hébergement. Si l’Ardèche est le département qui contribue le moins à la richesse touristique dégagée dans la région (3,4 % de la richesse régionale), ses campings contribuent en revanche pour moitié à la valeur ajoutée provenant des campings rhônalpins.

Les entreprises ardéchoises ayant d’autres activités associées au tourisme de plein air sont, économiquement, dans une situation favorable. C’est le cas des activités de location d’articles de sport, ou encore des autres hébergements (hors hôtels et campings) pour lesquels les investissements les plus importants à l’échelle régionale sont effectués actuellement par les entreprises du département.

L’Isère occupe une place intermédiaire avec 11 % de la richesse touristique régionale dégagée. Les téléphériques et remontées mécaniques sont surreprésentés en Oisans par rapport au poids des autres activités touristiques : 40 % de la richesse touristique produite sur le département l’est dans ce secteur.

Les trois autres départements de la région sont moins concernés par les activités touristiques. Ils dégagent, chacun, environ 5 % de la richesse touristique régionale et présentent des spécificités touristiques moins marquées.

L’Ain se caractérise par un nombre de locations de logements relativement important, pour une durée plus longue qu’ailleurs. Ce type d’hébergement se marie assez bien avec l’offre de loisirs de plein air et le tourisme récurrent de week-end.

Enfin, le secteur de l’organisation de jeux d’argent, dont 25 % de la richesse régionale est issue de ce département, représente 10 % des retombées économiques du tourisme dans l’Ain.

En matière de richesse dégagée, la Drôme a un profil touristique proche du Rhône. Les résidences secondaires y sont toutefois nombreuses comme en témoigne le poids relativement important des locations de biens et de terrains.

Si le secteur de l’hébergement dégage le plus de richesse touristique dans l’Ain et la Drôme, c’est le secteur de la restauration qui arrive en tête dans la Loire. Dans ce département, l’organisation de jeux d’argent apporte 7 % de la richesse touristique. Enfin, les investissements les plus conséquents réalisés par les entreprises de la Loire vont vers les terrains de camping.

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Ardèche: sangliers atteint de la maladie de l’oedème

Le préfet et le président de la fédération départementale des chasseurs (FDC) de l’Ardèche ont présidé une réunion de travail avec les principaux partenaires concernés:

- Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)

- Chambre d’agriculture

- Direction départementale des territoires (DDT)

- Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP)

En effet, depuis les premières suspicions de maladie de l’œdème du sanglier cette année, les signalements sont devenus plus fréquents, toujours principalement sur des jeunes et pour l’instant sur les communes bordant le foyer de 2013:

A ce jour 14 cas suspects ont été relevés sur les communes de Chirols, Prades, Rompon, Saint-Cierge-la-Serre, Saint Julien en Saint Alban, Saint Pierre la roche, Saint Vincent de Durfort et Vals-les-bains; dont:

- 2 cas ont été confirmés par le réseau de recherche SAGIR, à la suite d’autopsies et d’analyses histologiques et bactériologiques, suite aux observations du 16/06/14 à Saint Vincent de Durfort et du 02/07/14 à Saint Cierge la Serre;

- 8 cas sont toujours en cours d’analyse.

Les vétérinaires Jean-Yves CHOLLET chef de l’unité sanitaire de la faune de l’ONCFS et Anouk DECORS responsable scientifique du réseau SAGIR au sein de l’ONCFS ont confirmé que la maladie de l’œdème était vraisemblablement la cause de cette reprise de mortalité, comme en 2013.

Cette maladie a été diagnostiquée pour la première fois sur le sanglier en novembre 2013, en Ardèche, mais elle est connue chez le porc domestique depuis de nombreuses années et dans le monde entier. Les éleveurs porcins connaissent les précautions sanitaires et alimentaires qui permettent de la prévenir.

La bactérie en cause, une souche spécifique de Escherichia coli(0139 K82), est un hôte fréquent du tube digestif du porc et peut également se retrouver chez le sanglier.

Sa présence est en général sans conséquence et ne déclenche pas de maladie, sauf à certaines conditions où elle se développe de manière excessive.

Rappelons que cette maladie n’a aucun impact sur la santé publique, elle ne fait pas partie des maladies animales réglementées et n’entraîne aucune mesure sanitaire obligatoire.

Pour la viande de sanglier, comme pour la viande de porc, il n’y a donc aucune restriction de consommation. C’est l’occasion néanmoins de rappeler les bonnes pratiques habituelles d’hygiène qui doivent être respectées en tous temps lors de l’éviscération et de la préparation de l’ensemble des venaisons. La cuisson à cœur permet notamment de prévenir les risques microbiens et parasitaires, comme par exemple la trichine.

Les experts scientifiques rappellent aussi qu’aucune maladie du chien causée par cette bactérie n’a été décrite à ce jour.

Pour autant,cette maladie continue à mobiliser toutes les énergies.

Deux axes de travail en  particulier ont été validés par les services de l’État, la FDC 07 et l’ONCFS :

1- la surveillance des cas survenant en 2014 pour étudier le comportement de la maladie chez le sanglier,

2- la mise en place d’un programme de recherche pour comprendre le déclenchement de l’épidémie en Ardèche.

Concernant le premier axe, la surveillance des nouveaux cas est opérationnelle depuis mai 2014 et associe FDC et ONCFS.

Concernant le deuxième axe, les scientifiques de l’ONCFS ont présenté le programme de recherche, en lien avec les interrogations du terrain:

- Pourquoi la maladie de l’œdème émerge-t-elle en Ardèche et pourquoi seulement depuis 2013 ?

Du fait de la difficulté du diagnostic, il est fort probable que la maladie existe dans d’autres départements et qu’elle était présente en Ardèche avant 2013, sans avoir été dépistée. Grâce aux retours d’expérience de l’Ardèche, le réseau SAGIR a été sensibilisé et formé au diagnostic de cette maladie. Une fiche technique a d’ailleurs été diffusée à tous les interlocuteurs techniques du réseau SAGIR pour faciliter la détection de la maladie sur le territoire national.

En Ardèche, la première question à laquelle les scientifiques vont tenter de répondre est de savoir si la bactérie est-elle un hôte fréquent du tube digestif des sangliers ou non?

A titre de comparaison, elle sera également recherchée sur une population d’un autre département présentant les mêmes caractéristiques de milieux et de population de sangliers.

- Si la bactérie n’est pas fréquente dans les populations de sangliers, les scientifiques essaieront alors de comprendre comment les sangliers ont été exposés en Ardèche et comment la maladie se transmet.

- A l’inverse, si la bactérie est fréquente, alors il faudra déterminer quels sont les facteurs individuels ou environnementaux qui favorisent le déclenchement de la maladie spécifiquement en Ardèche.

Le protocole de recherche a suscité de nombreux échanges entre les spécialistes pour permettre la réalisation des prélèvements ciblés dès l’automne. Ils seront analysés fin 2014, avec un premier retour sur les résultats prévu au cours du 1er trimestre 2015.

La complexité des investigations sur des espèces de la faune sauvage en milieu naturel doit nous préparer à un travail de longue haleine avant de pouvoir espérer les premières conclusions.

Un courrier co-signé du préfet et du président de la FDC sera prochainement adressé aux maires et aux présidents d’associations communales de chasse (ACCA) sur les deux axes et précisant:

- la conduite à tenir en cas de découverte de sanglier malade ou mort,

- la mise en œuvre du programme de recherche sur le terrain.

Catégorie chasse, environnement, prophylaxieCommentaire (1)

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