Archive | patrimoine

Saint-Antoine-l’Abbaye parmi Les Plus Beaux Villages de France

+beaux villagesSaint-Antoine-l’Abbaye (Isère), a signé aujourd’hui la Charte de Qualité des Plus Beaux Villages de France qui marque officiellement son classement, obtenu en septembre 2009, au sein de ce réseau de 151 communes sélectionnés par l’association des Plus Beaux Villages de France.

Fondée entre le XIIIème et le XVème  sous l’impulsion de l’ordre des Antonins, l’abbatiale Saint-Antoine a longtemps attiré des pèlerins du monde entier venus se recueillir sur les reliques de Saint-Antoine l’Egyptien ramenées au temps des croisades et qui auraient eu la vertu de guérir le «mal des Ardents»…

Si la beauté architecturale de cet édifice du gothique flamboyant est renommée dans toute la région, on connaissait sans doute moins le village…

C’est sur la base des conclusions d’un mémoire de stage, portant sur un comparatif des contraintes et retombées de différents labels liés au patrimoine réalisé par une étudiante en management du tourisme à l’Université de Savoie, que la commune a opté pour une candidature auprès des Plus Beaux Villages de France.

Invitée à présenter son village à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’association qui s’est déroulée le 27 mars dernier à Montréal-du-Gers, Marie-Chantal Jolland, maire de Saint-Antoine-l’Abbaye avait déclaré :

«Nous avons une notoriété régionale mais grâce à notre classement, nous espérons atteindre une dimension nationale voire internationale et relancer une dynamique économique dans notre village.»

Le village va également faire son entrée dans la nouvelle édition du guide touristique des Plus Beaux Villages de France diffusé à plusieurs milliers d’exemplaires.

Préserver et valoriser le patrimoine de ces lieux d’exception pour accroître leur notoriété et susciter ainsi leur développement économique, tels sont en effet les objectifs de l’association des Plus Beaux Villages de France créée en 1982.

……………………………

L’événement a eu lieu en présence du président de l’association, Maurice Chabert, maire de Gordes (Vaucluse), du Président de la Commission Qualité (instance chargée des décisions de classement de l’association), Jean-Claude Fert, maire d’Yvoire (Haute-Savoie), du Préfet de l’Isère, Albert Dupuy et du Président du Conseil Général  de l’Isère, André Vallini.

Catégorie la vie des communes, patrimoineCommentaires fermés

C’est les vacances: entrez au musée !

Cela se passe dans cinq musées départementaux et c’est pendant les vacances scolaires. Les vacances au musée, c’est l’occasion de s’amuser, d’apprendre, de découvrir, de se détendre et, bien souvent, de partager un moment privilégié en famille.

Les équipes du Musée de l’Ancien-Evêché, du Musée dauphinois, du Musée Hébert, du Musée de la Viscose et du Domaine de Vizille ont conçu, avec des professionnels, des animations de qualité en lien avec leurs collections et leurs expositions.

Ainsi, au Musée de l’Ancien-Evêché, les enfants, inspirés par les premiers photographes, expérimenteront la lumière; d’autres rendez-vous leur feront découvrir des peintures murales, les blasons du Dauphiné sans oublier le mode de vie des premiers hommes préhistoriques de la région.

Au Musée dauphinois, départ pour les hauteurs à la rencontre des maisons montagnardes d’autrefois et des histoires alpines. Tout cela agrémenté de doux  rêves mécaniques suscités par des automates.

Au Musée Hébert, les enfants se mettront dans la peau d’un paysagiste afin de composer leur propre paysage.

Au Musée de la Viscose, il faut laisser courir les fils, flotter les nappes de tissus, glisser les boutons et les perles et se perdre seul ou à plusieurs dans un paysage de poche subtilement chaotique.

Au Domaine de Vizille, c’est autour des personnages et des faits historiques qui se sont déroulés au sein du domaine que les enfants appréhenderont l’univers du château et de son parc, ils y créeront des gravures, des faïences et imagineront le parc de leurs rêves.

Les enfants sont à l’atelier… les parents peuvent librement découvrir ou redécouvrir les dernières expositions, les collections et les espaces des musées. Ils se retrouveront à l’occasion des paroles contées ou des rencontres ou simplement pour musarder ensemble et partager la grande et les petites histoires des musées !

musee

AU PROGRAMME DES VACANCES DE PÂQUES
12 avril : La petite maison dans la montagne – Musée dauphinois
A chacun son blason – Musée de l’Ancien-Évêché
Histoires de là-haut – Musée dauphinois
14 avril : Jeu de l’Oie – Domaine de Vizille
15 avril : Rêves mécaniques – Musée dauphinois
Paysagistes en herbe – Musée Hébert
16 avril : La petite maison dans la montagne – Musée dauphinois
19 avril : La petite maison dans la montagne – Musée dauphinois
Des peintures sur les murs – Musée de l’Ancien-Évêché
21 avril  Histoires de là-haut Musée dauphinois
Rêves mécaniques – Musée dauphinois
22 avril  Paysagistes en herbe – Musée Hébert
23 avril  La petite maison dans la montagne – Musée dauphinois

Catégorie patrimoineCommentaires fermés

Inventaire du pays de Bourgoin-Jallieu

bourgoinL’inventaire du Pays de Bourgoin-Jallieu est une exposition itinérante présentée successivement à Saint-Quentin-Fallavier, Grenoble et Bourgoin-Jallieu. L’exposition est à l’Isle-d’Abeau, à l’EPANI, du 10 février au 16 avril.

Ni fourre-tout, ni pointage exhaustif, l’inventaire propose un tableau à un instant donné de ce qui existe et caractérise le territoire exploré. Des marais aux collines, des pierres à cupules aux « gestes architecturaux » du XXe siècle, des granges aux usines, Frédéric Dard côtoie ici saint Theudère et le rugby, les maisons fortes médiévales. Ce territoire recèle en effet des patrimoines « tous azimuts », toutes époques et tous domaines confondus.

Inventorier le patrimoine du département de l’Isère est une démarche de longue haleine. Du Trièves, il y a près de quinze ans à ce secteur situé entre Bourbre et Lyonnais aujourd’hui (les vingt-sept communes des cantons de Bourgoin-Jallieu nord et sud, l’Isle-d’Abeau et La Verpillière) en passant par l’Oisans, les Chambaran ou encore le canton de Roussillon, les équipes du Conseil général, archéologues, architectes, historiens ont déjà catalogué le patrimoine de près de deux-cents communes. Ce qui n’est pas rien !

Une vaste campagne d’inventaire

Pendant près de deux ans, les équipes du patrimoine ont repéré, identifié, décrit, enregistré toutes les traces et témoignages laissés par les hommes sur ce territoire, depuis la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Une enquête qui a concerné toutes les formes de patrimoine – archéologique, architectural, industriel, immatériel, alimentaire, etc. Ces informations rassemblées constituent un outil précieux pour la connaissance, la conservation et la valorisation du patrimoine de ce territoire ; elles méritent en ce sens d’être partagées avec le plus large public.

Portraits de pays

Dans le cadre d’une collaboration avec le Magasin-CNAC (Grenoble), Mourad Gharrach, un jeune artiste rhônalpin, a porté son regard de photographe sur ce territoire. Certains auront déjà croisé sa silhouette familière lorsqu’il procède à ses prises de vues en arpentant infatigablement les quartiers, les lieux de vie, pour « tirer le portrait » de nos contemporains et proposer une vision actuelle de la diversité de notre patrimoine humain.

Catégorie patrimoine, territoiresCommentaires fermés

« Faire quelque chose pour Berlioz »

En ce jour d’anniversaire d’Hector Berlioz, le Conseil général de l’Isère a souhaité remercier, pour leur acte, Monir Tayeb et Michel Austin, principaux donateurs du Musée Hector Berlioz.

donateurs

De gauche à droite : Antoine Troncy, responsable adjoint du Musée Hector Berlioz, Chantal Spillemaecker, responsable du Musée Hector Berlioz, Monir Tayeb, Claude Bertrand, vice-président chargé de la culture et du patrimoine et Michel Austin (photo CG38).

Monir Tayeb, née à Téhéran, établie Grande Bretagne depuis 1976, est professeur à l’Université de Heriot-Watt à Edimbourg. Elle a découvert Hector Berlioz grâce à la lecture des Mémoires et a entrepris d’apprendre le français pour pouvoir lire Berlioz dans l’original.

En 1997, elle crée avec son mari, Michel Austin, le site www.hberlioz.com pour assurer la présence de Berlioz sur la toile. Passionnés, ils ont toujours eu l’ambition de « faire quelque chose pour Berlioz ». Car « Hector Berlioz occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de la musique. Très en avance sur son temps, il fut l’un des plus originaux parmi les grands compositeurs, mais en même temps un innovateur dans l’exécution musicale, et un écrivain et critique. Peu de musiciens ont su briller à la fois dans autant de domaines différents ».
Vrais habitués du Musée Hector Berlioz depuis presque 10 ans, ils ont décidé de léguer l’ensemble de leurs biens et avoirs personnels ainsi qu’une complète et inédite collection au Musée de la Côte-Saint-André, seul établissement, dans le monde, consacré à l’œuvre de compositeur.
Claude Bertrand, vice-président du Conseil général chargé de la culture et du patrimoine a reçu, solennellement du couple, deux lettres autographes du compositeur : l’une datant de 1853 adressée à Michel Levy, son éditeur et l’autre datant de juin 1832 adressée à son grand ami Humbert Ferrand, écrite durant un voyage entre Rome et la Côte-Saint-André.
Ces deux lettres originales ne sont qu’une infime partie de leur riche collection, léguée au Musée Berlioz.

Catégorie la vie des communes, patrimoineCommentaires fermés

Journées du patrimoine: la forêt à l’honneur à St-Paul-de-Varces

sp Varces

St Paul de Varces est entouré de montagnes et de forêts.

St Paul de Varces, commune d’un peu plus de 2000 habitants est située sur les contre forts du Vercors a une association très dynamique: la VRAI: Votre Relais Animation Information. Cette association, créée en 1986,  présidée par Janine Heinrich a pour vocation première de servir de relais, aide ou remplacement à toute nécessité d’une association ou tout particulier qui en éprouve le besoin.

Elle organise depuis une dizaine d’années les journées européennes du patrimoine.  » avec un thème différent à chaque édition. » Cette année le thème choisi est la forêt.  » Notre commune est entourée de forêt et son histoire est liée à la forêt. » Afin de mieux appréhender ce dossier l’association VRAI a bénéficié de l’aide du service culturel de la commune et de diverses associations locales dont celle des jeunes qui ont travaillé à la réalisation de maquettes en bois sur le thème des Schtroumpfs

.sp varces 2

L’association local jeunes est fortement impliquée dans la préparation des journées.

Durant ces deux jours, les nombreux visiteurs découvriront à la salle des fêtes diverses animations entièrement vouées à la forêt. On peut citer:

(JPEG)

Exposition d’outillage forestier

Présentation sur panneaux :

l’arbre, la forêt, l’histoire des bûcherons venus d’Italie…

ST PAUL 4

Parmi les thèmes abordés: la forêt, l’arbre, la forêt de St Paul de Varces, les hommes des bois à St Paul et les bateaux naissent en forêt ( notre photo)

Maquettes :

habitat et travail du charbonnier en forêt

scierie animée

contes et légendes de la forêt

Exposition de sculptures :

sculptures sur la faune forestière

Chorale :

avec les choristes de Au fil du temps

Le coin des lutins :

contes et légendes de la forêt, lectures

atelier « mon 1er herbier »

jeux en bois (quilles, billard, toupie)

Saint Paul Nature :

Tours guidés du circuit des nichoirs et arboretum

départ à 10h30 et 14h00 (durée 1 heure)

diaporamas-conférences :

La chouette chevêche, le pin cembro et cassenoix moucheté.

Plusieurs artistes et sculpteurs participent également à ces journées parmi lesquels Jean Massot qui présentera une sculpture sur bois, Mr Pitis un tronc taillé en formes d’animaux Varan Fraine qui présentera une scierie animée. On oubliera pas la chorale de la commune: au fil du temps qui interprètera des airs liés à la forêt.

On n’oubliera pas de citer Mme la guide, Janine Heinrich en personne qui avec son équipe a « bossé » un an pour présenter une animation de très grande valeur qui attirera beaucoup de monde, petits et grands à la salle des fêtes de St Paul de Varces.

JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE

Forêt et hommes des bois à St Paul et ailleurs.

samedi 19 et dimanche 20 septembre 2009

Salle des fêtes de 10h00 à 12h00 et 15h00 à 18h00.


Catégorie patrimoineCommentaires fermés

Ce week-end, les Journées du patrimoine

Un quart de siècle déjà que la nation toute entière, et désormais une grande partie de l’Europe, se retrouve pour célébrer dans la fête les Journées du patrimoine. Le succès est difficile à mesurer, tant le nombre d’événements ou d’édifices ouverts à la visite – quatre cents en Isère en 2009 ! – ne traduit pas la qualité des rencontres qui se déroulent sur les sites.

Car il s’agit bien d’une rencontre. Avec de vieilles pierres témoins de notre histoire certes, avec des propriétaires de belles demeures ou avec des techniciens du patrimoine, mais surtout rencontre avec un sentiment d’appartenance à une collectivité, quelle que soit sa taille, pour laquelle le ciment unificateur réside dans l’histoire commune et le patrimoine collectif. Les politiques patrimoniales, qui visent à conserver et à mettre en valeur ces témoignages, n’ont de sens que si elles confortent ce sentiment d’une identité partagée.

400 sites ouverts en Isère !

Voir l’agenda interactif des Journées du patrimoine en ligne à l’adresse www.isere-culture.fr

ou lire le programme en ligne: Demandez le programme !

Catégorie patrimoineCommentaires fermés

Journées du patrimoine naturel en Isère

La FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, organise à l’occasion des journées européennes du patrimoine, un week-end à la découverte de la forêt des Bonnevaux et de ses 300 étangs. Un événement soutenu par le conseil régional Rhône-Alpes, le Conseil général de l’Isère et la commune de Châtonnay.

A l’origine des étangs, des moines cisterciens.

La forêt des Bonnevaux, située dans le nord Isère, entre Saint Jean-de-Bournay et la Côte-Saint-André, cache une nature insoupçonnée. Avec près de 300 étangs, elle est un paradis pour les libellules et accueille des milieux rares et menacés. Des étangs créés au Moyen Age par les moines cisterciens qui s’étaient alors installés dans une vaste zone boisée et humide. Leur monastère portait le nom de Bonnevaux (Bonne vallée), cette appellation s’étend dès lors à tout le massif boisé. De cette période, la forêt reste largement présente sur le massif de Bonnevaux. La société du 21e siècle redécouvre les richesses qu’elle renferme. Une flore et une faune, actuellement étudiées et en cours de recensement, sont à découvrir grâce aux activités concoctées et mises gratuitement à disposition du public.

Découverte ludique, artistique, sportive et éco-citoyenne.

Cette nature sera tantôt croquée par les promeneurs initiés à l’aquarelle par Alexis Nouailhat, tantôt protégée, en apprenant avec la LPO comment créer un refuge LPO chez soi. La faune et la flore seront dévoilées au cours de randonnées à cheval ou pédestre ; les enfants résoudront des énigmes et participeront à des ateliers d’observation lors d’un rallye nature initié par l’association Gère vivante.

De nombreuses autres activités (Expositions, sorties, ateliers, stands d’informations) à découvrir sur le programme complet téléchargeable sur www.frapna.org/isere.

Rendez-vous à la Mairie de Châtonnay, commune située au cœur des Bonnevaux (Transisère 7300 et 2960).

Inscriptions (places limitées) et renseignements au 04 76 42 64 08 et frapna-isere@frapna.org

Catégorie environnement, nature, patrimoineCommentaires fermés

Découvrez la forêt des Bonnevaux ce week-end

La FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, organise à l’occasion des journées européennes du patrimoine, un week-end à la découverte de la forêt des Bonnevaux et de ses 300 étangs. Un événement soutenu par le Conseil régional Rhône-Alpes, le Conseil général de l’Isère et la commune de Châtonnay.

frapna jpn

A l’origine des étangs, des moines cisterciens

La forêt des Bonnevaux, située dans le nord Isère, entre Saint Jean-de-Bournay et la Côte-Saint-André, cache une nature insoupçonnée. Avec près de 300 étangs, elle est un paradis pour les libellules et accueille des milieux rares et menacés. Des étangs créés au Moyen Age par les moines cisterciens qui s’étaient alors installés dans une vaste zone boisée et humide. Leur monastère portait le nom de Bonnevaux (Bonne vallée), cette appellation s’étend dès lors à tout le massif boisé.

De cette période, la forêt reste largement présente sur le massif de Bonnevaux. La société du 21e siècle redécouvre les richesses qu’elle renferme. Une flore et une faune, actuellement étudiées et en cours de recensement, sont à découvrir grâce aux activités concoctées et mises gratuitement à disposition du public.

Découverte ludique, artistique, sportive et éco-citoyenne

Cette nature sera tantôt croquée par les promeneurs initiés à l’aquarelle par Alexis Nouailhat, tantôt protégée, en apprenant avec la LPO comment créer un refuge LPO chez soi. La faune et la flore seront dévoilées au cours de randonnées à cheval ou pédestre; les enfants résoudront des énigmes et participeront à des ateliers d’observation lors d’un rallye nature initié par l’association Gère vivante. De nombreuses autres activités (expositions, sorties, ateliers, stands d’informations) à découvrir sur le programme complet téléchargeable sur www.frapna.org/isere.

Programme d’activités entièrement gratuit.

Catégorie nature, patrimoineCommentaires fermés

La relance passe par la Grande Chartreuse

La relance passe par le monastère de la Grande Chartreuse dont la remise en état des toitures et des planchers du bâtiment de la porterie s’imposait. Albert Dupuy, préfet de l’Isère, a visité le chantier mercredi 2 septembre.

Le plan de relance qui permet en Rhône-Alpes, le financement de 225 opérations pour un montant de 365 millions d’euros a donné une forte impulsion au programme de restauration de monuments historiques mené par la Direction régionale des affaires culturelles Rhône- Alpes : 19 chantiers vont pouvoir ainsi être lancés, accélérés ou achevés dont 4 en Isère.

Gde ChartreuseParmi ces quatre opérations de restaurations, figure le monastère de la Grande Chartreuse dont les bâtiments datent pour la plupart de la reconstruction intervenue après l’incendie de 1676.

Les couvertures du monastère qui représentent une surface de 4 hectares ont été refaites à plusieurs reprises. Toutefois, cet ensemble souffre beaucoup des rigueurs du climat, et une partie des couvertures se trouve aujourd’hui en très mauvais état, malgré un entretien régulier.

Une étude a permis d’une part de dresser un bilan complet de l’état des toitures et d’autre part de définir un important programme de remise en état dont la mise en œuvre devrait s’étaler sur plusieurs années.

Ainsi, les tranches de travaux précédentes, réalisées entre 2003 et 2006, ont porté sur les toitures de certains bâtiments des obédiences, sur les deux clochers de l’église, sur le vivier et sur la glacière pour un montant de 1 375 000 € TTC. En 2003-2004, des travaux de consolidation ont été réalisés sur les planchers du bâtiment des étrangers, attaqués par la mérule.

Le présent projet porte sur la remise en état des toitures et des planchers du bâtiment de la porterie qui se compose de trois pavillons principaux. Ces travaux ont été scindés en trois tranches fonctionnelles pour un montant global de 1 350 000 € TTC. La première tranche  (400 000 €) concernant le pavillon Est a été réalisée en 2008. L’opération actuelle financée au titre du plan de relance concerne le pavillon central pour un montant de 500 000 €. Cette opération a démarré début avril 2009 et devrait se terminer fin novembre 2009.

Catégorie patrimoineCommentaires fermés

Ici ont habité les premiers bergers du Vercors

La petite annonce aurait pu être rédigée ainsi :  abri sous roche typique, 80m2, au pied d’une falaise calcaire. Excellente situation : exposé plein sud, 600m d’altitude, à l’entrée des basses gorges du Furon, entre vallée et montagne. Facile d’accès. Eau à proximité. Possibilité de parquer entre 50 et 100 bêtes.

Cette occasion unique, c’est le site préhistorique de La Grande Rivoire, à Sassenage (Isère). Un site sur lequel on en sait un peu plus, après la conférence faite jeudi dernier, – dans le cadre de l’exposition Premiers bergers des Alpes (jusqu’au 30 juin)- par Régis Picavet (UMR 6636, Paléotime, Villard-de-Lans) et Pierre-Yves Nicod (archéologue, Laboratoire d’Archéologie préhistorique de l’Université de Genève) responsables des fouilles dudit site.

Pierre-Yves Nicod, lors d’une campagne de fouilles sur le site (video Musée dauphinois)

Les deux archéologues ont  fait un état des connaissances acquises au fil des campagnes. En se basant sur le bilan des recherches effectuées ces dernières années (mobilier, analyse du fumier fossile, des cendres de bois, des végétaux), l’enseignement mis en avant par les deux archéologues est le suivant : le site de la Grande Rivoire avait une fonction de bergerie, au Néolithique (de 5700 à 4800 avant notre ère). Ici, donc, ont habité les premiers bergers du Vercors.

L’investigation archéologique

Comme le dit Pierre-Yves Nicod, le site de la Grande Rivoire, c’est  « 8000 ans d’histoire humaine sur 5m d’épaisseur ».
L’analyse des sédiments fournit en effet des indices sur les différents occupants de l’endroit, de l’époque du Mésolithique (8000 ans avant notre ère) à l’époque gallo-romaine. Le site présente des occupations qui remontent à plus de 10 000 ans et qui se succèdent jusqu’à l’Antiquité. Entre le Mésolithique et le Néolithique, les niveaux d’occupation offrent  l’occasion rare d’observer le passage de l’homme-chasseur à l’homme-pasteur. Pour ce qui est de la bergerie de la Grande Rivoire, Pierre-Yves Nicod se dit surpris du fait que « l’alimentation repose davantage sur les espèces chassées (cerfs, sangliers, bouquetins) que sur les animaux domestiques (caprinés) ». Tout laisse penser que ces paysans étaient encore des chasseurs.

Petit historique

Le site  a été découvert en 1986 par un promeneur avisé qui en a informé  les chercheurs du Centre de recherches préhistorique du Vercors. Des travaux de carrière, en 1967, avaient endommagé le site.
« Quelques coups de pelles mécaniques de plus et le gisement partait à tout jamais », souligne Pierre-Yves Nicod.


Le site de La Grande Rivoire aujourd’hui

Entre 1986 et 1995, Régis Picavet a mené cinq campagnes de fouilles de sauvetage. Elles ont permis de stabiliser les sédiments et de mettre en évidence le potentiel archéologique du gisement. Le ministère de la Culture et le CG38 ont alors décidé de mettre en œuvre un projet de grande ampleur.
Les fouilles ont repris en 1999. Après des travaux de purge, de protection, d’aménagement, les conditions de fouilles ne sont vraiment optimisées que fin 2003. Elles devraient durer une bonne dizaine d’années.

Le mobilier archéologique retrouvé : des récipients en céramique, notamment quadrangulaires, des outils en silex et en os (pointes de flèches, lames de hache, etc.), des poteries, des faisselles (avec trous d’évacuation).


Parmi le mobilier archéologique découvert, des fragments de faisselles, récipients utilisés pour égoutter les fromages

Quant aux animaux recensés : des caprinés (brebis, moutons, chèvres), des chiens (sans doute utilisés pour garder le troupeau) un ours (il se peut, selon Régis Picavet, qu’un ours ait été domestiqué). On peut toujours rêver –et cela n’engage que nous- que cette petite communauté paysanne, certaines nuits de pleine lune, se distrayait en regardant danser l’ours qu’elle avait patiemment apprivoisé.

Régis Picavet, avec dans les mains, une pièce à conviction: la mâchoire de cet ours atteste en effet qu’un lien a été passé entre ses molaires. Le mammifère était sans doute utilisé pour dissuader d’éventuels prédateurs du troupeau

Plus sûrement, à travers ces travaux se dessine l’apparition des premières sociétés paysannes dans la région grenobloise et les débuts de l’exploitation pastorale des piémonts du Vercors.
Parallèlement, les recherches conduites en montagne, exposées par Régis Picavet qui a arpenté les hauts plateaux du Vercors en long et en large et sondé les lapiaz,  proposent une vision territoriale de l’espace fréquenté par les groupes humains, au rythme des saisons. Autrement dit, il n’y a pas trace d’occupation prolongée ni de transhumance, seulement de brefs séjours de chasseurs, venus du Diois ou d’ailleurs, en quête de gibier et éventuellement de silex. « Il faut attendre 100 ans AVJC, souligne Régis Picavet, pour voir les sociétés paysannes des piémonts réoccuper les espaces d’altitude, notamment pour la transhumance ».

Visites guidées à partir du 20 mai
Des visites guidées du site archéologique de La Grande Rivoire, organisées à partir du mois de mai et durant tout l’été, sont l’occasion de découvrir un site en cours de fouille, d’échanger avec les archéologues sur leurs métiers et techniques et de comprendre comment des vestiges matériels constituent autant d’indices de la vie quotidienne des populations du passé.

Les mercredis 20 mai, 24 juin, 22 juillet et 26 août à partir de 14h30. Nombre de places limité à 20 personnes.
Renseignements et inscriptions au 04 57 58 89 26.

Catégorie patrimoineCommentaires fermés

Catégories

Archives

Agenda

novembre 2019
L Ma Me J V S D
« oct    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+