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A la découverte du Maroc Oriental

La délégation isèroise a donc traversé du nord au sud la région du Maroc oriental. Une région méconnue et pourtant elle a de fameux atouts. Découvrons la.

La région de l’Oriental est l’une des plus grandes du Maroc. Elle s’étend sur 82820 km2 soit 11,6% du territoire national.

Sa préfecture est Oujda, ville en pleine restructuration, qui sera prochainement totalement désenclavée grâce à l’agrandissement de son aéroport international, à l’ouverture de l’autoroute Oujda-Fez. Elle est  constituée de six provinces: Berkane, Nador, Taourit, Figuig, Jerada et Driouech. Ses limites sont la Méditerranée au nord, l’Algérie à l’est et au sud. On passe donc de la mer au présaharien ce qui permet à la région de l’Oriental de bénéficier d’un climat méditerranéen avec influence du Sahara.

La région se caractérise également par une grande diversité écologique. On y trouve un écosystème marin et lagunaire, un périmètre irrigué, des montagnes, forêts, des zones de cultures, des plateaux et un système oasien et présaharien à l’extrême sud.

Pendant plusieurs années, le Maroc oriental a vécu grâce à son sous sol, mines de plomb de Sidi Boubker, de charbon de Jérada, de manganèse de Bouarfia…. et de son sol avec une activité agricole active.

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Sidi Boubker, cité minière est devenue une ville fantôme à la fermeture des mines.

Les mines ont fermé mais l’agriculture a poursuivi son expansion. Les principales productions sont les agrumes, l’olivier, vigne, amandiers, palmiers dattiers, maraîchage, céréales, luzerne, sucre… et bien sûr l’élevage.

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La région de l’Oriental se caractérise en effet par l’importance de son cheptel. Près de 3 millions de têtes dont les 2/3 sont des ovins. La race la plus connue étant la Beni Guil.

La production agricole est reconnue pour sa qualité. Pour preuve, la clémentine de Berkane, la datte Aziza de Fuiguig et la race Beni Guil ayant obtenu le label IGP.

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Au cours de notre visite, nous avons découvert la production de nèfles dans la vallée de Zegzel située en plein coeur des Monts Beni Snassen. Le néflier joue un rôle socio-économique important pour cette région. Il permet par exemple la création de près de 30 000 journées de travail annuellement au niveau des vergers et de la récolte. Nous étions en période de  pleine récolte et on a pu apprécier la qualité gustative de ce fruit trop méconnu.

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Autre produit original, la fameuse truffe appelée truffe du désert ou de sables. Elle est communément appelée Terfez. Il s’agit de champignons mycorhiziens qui vivent en symbiose avec des plantes hôtes. Leur production est fortement liée aux précipitations de l’automne. On les trouve sur les hauts plateaux.

Le tourisme est très peu développée au Maroc oriental. Seule la côte méditerranéenne est en plein essor touristique avec la mise en place d’un plan de tourisme de masse à Saidia.

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Les plans de la nouvelle station balnéaire de Saidia: 17000 lits supplémentaires sont prévus….

« Notre souhait pour notre région est le développement raisonné d’un tourisme rural dans lequel nous sommes impliqués. Un tourisme qui n’exclue personne », précise Abderrahmane Mejdoubi, éleveur de Aïn Beni mathar.

Certains Marocains nous informant qu’ils ne peuvent se rendre dans des villes comme Marrakech: « La vie y est trop chère!

En un mot les éleveurs de la région souhaitent mettre en place un système de vacances à la ferme du style gîtes de France. On en reparlera…

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Cap de l’Eau, au nord de la région…

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Les Béni Snassen au centre…

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…Fuiguig au sud, trois clichés qui montrent la diversité et à travers elle les atouts du Maroc oriental.



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Les écoliers de Aïn Beni Mathar: « Laissez-nous une planète propre! »

Comme vous l’avez vu, la délégation qui s’est rendue au Maroc oriental, sous l’égide de la Fédération des Alpages de l’Isère et de l’association pastoralisme du monde,  a fait une halte dans la commune de Aïn Beni Mathar.

Une commune qui a pris en charge son avenir à travers la protection de son environnement. Abderrahmane Mejdoubi, éleveur ovin: « La pollution de la nappe phréatique, située sous nos terres, serait une catastrophe pour l’ensemble de la population de notre région, notre économie, les emplois, notre troupeau, notre agriculture… »

Profitant du fait que Rabat soit choisie comme la capitale mondiale de l’environnement, dans le cadre du 40ème anniversaire de la Journée de la Terre, les élus, associations, dont l’association « Environnement actif », et l’école Moussa IBN Noussair de Aïn Beni Mathar se sont mobilisés afin de sensibiliser la population sur les problèmes liés à l’environnement.

Pour ce, les élèves de l’école, avec l’aide de leurs instituteurs ont écrit, mis en scène une pièce de théâtre dont le fil conducteur est le respect de l’environnement.

Les acteurs, excellents, faisant passer des messages forts: notre nature pleure, les usines polluent notre air, notre eau, halte à la déforestation, oui au reboisement, arrêtez de tuer les animaux, stop au gaspillage de l’eau car elle est la vie, stop à la pollution….En un mot: laissez nous une planète propre!

Puissent, nos décideurs, entendre ces enfants mais également tous les enfants de la planète!

En parallèle, les écoliers ont fait des dessins ayant pour thème l’environnement. Les meilleurs d’entre eux étant récompensés.

Voici quelques clichés de cette visite à l’école Moussa IBN Noussair de Aïn Beni Mathar.

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Bruno Bernabé, directeur des gîtes de France Isère apprécie la qualité des dessins.

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Aïn Beni Mathar: une commune qui se mobilise pour préserver son environnement

Dès avoir posé le pied en sol marocain, à l’aéroport d’Oujda, la délégation isèroise à été conviée à se rendre à Aïn Beni Mathar. Cette ville est située à 80 kilomètres au sud d’Oujda, à proximité de la cité minière de Djerada et à quelques encablures de la frontière algéro-marocaine. Cette position a fait de Aïn Beni Mathar une ville regroupant une population très diversifiée. Se sont en effet côtoyés marocains, algériens, français, juifs venus faire des échanges commerciaux.

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Sa population aujourd’hui est d’environ 15000 habitants. Elle conserve son caractère rural et elle est surtout devenue la plaque tournante du commerce de bétail. Tous les lundis la ville se transforme en énorme souck ou environ 15000 ovins, en majorité de race Beni Guil sont vendus.

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Aïn Beni Mathar est également une ville entourée de maraîchages et de cultures fourragères. Il faut dire que la ville est située au dessus d’une nappe phréatique d’environ 40 kilomètres de diamètre. Une nappe qui pourrait être en danger si des décisions importantes concernant la pollutions n’étaient pas prises rapidement.

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Le président d’ Aïn Beni Mathar, au centre expose les projets de la ville concernant la station d’épuration et la récupération des déchets lourds. On reconnait Yves Raffin, directeur de la fédération des alpages de l’Isère et Bruno Bernabé son homologue des gîtes de France Isère.

Le président ( le maire) de la commune, les associations environnementales locales et les éleveurs adhérents à l’ ANOC ( association nationale des éleveurs ovins et caprins) ont décidé de prendre en mains ce dossier. Pour ce, des projets sont en cours, dont la construction d’ une station d’épuration.

Bertaïeb Bahous, président de la commune: » Le projet est bien avancé, afin qu’il se concrétise il nous faut trouver d’autres partenaires financiers que ceux que nous avons déjà. »

Autre axe de réflexion: la gestion des déchets solides. Pour l’instant, la commune se contente d’un dépotoir….  » Nous réfléchissons à la construction d’une décharge. » Une large discussion s’est faite autour de ce projet, en particulier à propos du tri sélectif auquel les marocains n’avaient pas pensé.  » C’est une excellente idée mais on aura du mal à la mettre en place. »

Ceux ci ont très vite compris les enjeux liés à ce fameux tri sélectif, environnementaux et financiers et vont inclure cette nouvelle donne dans leur réflexion.

A noter que sur la commune se trouve la plus importante centrale solaire du Maroc, centrale d’une puissance de 472 MW. Celle ci  génère  une économie de 12.000 tonnes de fuel par an et une réduction des émissions de CO2 de 33.500 tonnes par an.

On peut donc conclure qu’ Aïn Beni Mathar construit son avenir durablement….

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La commune d’Aïn Beni Mathar, ses associations, ses école se mobilisent pour laisser un héritage propre….

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Les liens Maroc Oriental-Isère renforcés

La coopération entre les éleveurs du Maroc oriental et ceux de notre département se poursuit, se renforce même. Voila pourquoi une visite de travail, au Maroc, organisé par la fédération des alpages de l’Isère et l’association pastoralismes du monde vient de se dérouler. Afin de mieux répondre aux attentes des éleveurs marocains, qui souhaitent se lancer dans la diversification à travers le tourisme rural, Bruno Bernabé, directeur des Gîtes de France Isère faisait partie  de la délégation emmenée par Yves Raffin.

Cette visite d’une semaine au Maroc Oriental avait un programme bien chargé. En voici les grandes lignes:

- Faire le point sur l’opération Lichen et voir comment la pérenniser

- Cerner les attentes des éleveurs du Maroc Oriental dans le domaine du développement du tourisme rural

- Faire le point sur l’éventuelle possibilité de partenariat entre l’espace Belledonne et les Monts Benni-Snassen

- Répondre aux attentes, des élus et des éleveurs en matière de gestion de l’eau sur un secteur bien précis, autour de la ville de Ain Beni Mathar.

- Visite du salon international agricole de Meknes.

- S’informer de l’avancement du dossier festival international  du film pastoralismes et grands espaces qui se déroulera en octobre et qui aura comme invité d’honneur le Maroc.

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Bachir Labied, à gauche et Abderrahmane Mejdoubi, à droite, éleveurs ovins  exposent à Yves Raffin et Bruno Bernabé  les raisons pour lesquelles ils sont favorables à la mise en place d’un tourisme rural, raisonné, sur le territoire du Maroc Oriental.

Sillon38.com, présent tout au long de ce voyage, vous propose à travers une série d’articles de revivre les temps forts de cette visite qui a scellé davantage les liens qui unissent le Maroc Oriental et le département de l’Isère.

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A lire: journal d’un berger nomade

Des vastes étendues du Montana aux contreforts des Alpes et de l’Andalousie ; où s’effacent les frontières en l’homme, les brebis et leurs prédateurs ; où le berger a un œil sur son troupeau, l’autre dans le scintillement des étoiles !berger
« Abel est nomade, berger, Caïn sédentaire, cultivateur. Le berger symbolise la veille, sa fonction est un constant exercice de vigilance : il est éveillé et il voit. Nomade, il est sans racines, il n’est jamais indigène mais toujours de passage. » Ainsi s’ouvre le livre de Pascal Wick, né en 1941, devenu berger par amour de la nature et goût de la solitude. Rien ne l’y prédestinait. Détenteur d’un PhD en économie, il a d’abord été exploitant agricole et enseignant, puis a voyagé au Maghreb, en Afrique noire et aux États-Unis, avant de devenir pasteur itinérant, des Alpes au Montana en passant par l’Andalousie

Son journal restitue une année passée en compagnie des brebis et des chiens, indispensables compagnons, des nuages et des fleurs, mais aussi des loups, des grizzlis et des aigles… Spécialiste reconnu des chiens dits « de protection », , il nous raconte ses mois passés sur les hauts plateaux, seul, avec sous sa responsabilité des milliers de bêtes, entre action permanente et veille contemplative.

Toujours à l’écoute de la nature, Pascal Wick nous la peint ici comme on ne la connaît plus : généreuse et âpre, cosmogonique et sans repos. Un hymne à la liberté aussi passionnant que dépaysant.

Journal d’un berger nomade, éditions du seuil.

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Pastoralismes et aléas climatiques

Comme indiqué, sillon38.com a décidé, avec ses partenaires d’ouvrir ses colonnes aux pastoralismes du monde. Pastoralisme et aléas climatiques, voilà le thème qui a été développé lors du dernier festival du film pastoralismes et grands espaces.

Voici ce que disait Yves Raffin, directeur de la fédération des alpages de l’Isère à propos du thème pastoralismes et aléas climatiques.

« Des yourtes d’éleveurs mongols chassés par le froid en périphérie d’Oulan Bator, aux tentes berbères de la banlieue d’Oujda abritant des familles d’éleveurs chassées par la sécheresse, en passant par des Peuls Wodaabe sans troupeau aux abords des grandes villes du Niger, ou des Peuls du Ferlo commerçant à St Louis ou Dakar par défaut de survie au village ; tous sont des « réfugiés climatiques » chassés par la difficulté à nourrir leurs troupeaux et victimes d’un engrenage qui aboutit à l’exode : mobilité nouvelle du bétail à marche forcée, déstockage à vil prix d’une partie du troupeau pour nourrir les bêtes restantes… la sécheresse qui persiste… l’herbe qui ne vient pas… C’est alors la perte de l’outil de travail, de l’objet des préoccupations quotidiennes, de la culture familiale et sociale; et, pour finir, l’exode sans troupeau : la peine et le déshonneur au sein du clan, de la tribu, du village…

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D’où viennent ces excès climatiques à répétition dans le monde pastoral ? D’est en ouest, du nord au sud, de l’Asie centrale au Sahel, de la Méditerranée au Sahara, on a l’habitude des caprices de la météo, et « on est bien obligé de s’adapter » ; mais parfois les conditions sont si dures…
Voilà les raisons profondes du choix du thème de ces 8es Rencontres Internationales du Pastoralismes, Pastoralismes et aléas climatiques, que nous avons décidé de placer, à nouveau, dans le cadre d’un Plaidoyer pour un code pastoral  parce que les États devraient intervenir avant qu’il ne soit trop tard ; et comme aucun texte ne régit« ces choses-là », les éleveurs sont contraints à l’exode.

Quelle est la part des accidents climatiques connus des éleveurs depuis tout temps, et la part de ces nouveaux changements dont on nous parle ?
À l’évidence les systèmes extensifs sont plus vulnérables parce que soumis entièrement aux conditions naturelles.

Ces 8es Rencontres Internationales sont là pour en débattre… Et si demain les conditions sont encore plus com- pliquées : réfléchissons et relevons le défi, portons notre plaidoyer à l’échelon international, nous avons tous cette responsabilité de maintenir vivants culture et savoir-faire liés aux activités d’élevage et de pastoralisme ; depuis des milliers d’années les éleveurs pasteurs s’adaptent, que ces rencontres nous permettent de le faire ensemble au sein des pastoralismes du monde. »

Pour lire le compte rendu très complet des débats cliquez sur:

Pastoralismes et aléas climatiques

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Ouverture d’un forum sur « pastoralismes du monde »

À Prapoutel / station des 7 Laux, dans les Alpes françaises (Région Rhône-Alpes, Département de l’Isère, Grenoble, Grésivaudan, Belledonne); L’Association « Pastoralismes du Monde » organise tous les deux ans le festival du film « Pastoralisme & Grands Espaces » et les « Rencontres Internationales du Pastoralisme » en partenariat privilégié avec l’Association Française de Pastoralisme, le Centre de Coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD de Montpellier), et la Fédération des Alpages de l’Isère.

La prochaine édition du Festival et des Rencontres aura lieu du mercredi 13 octobre au samedi 16 octobre 2010.

Depuis 1994, « Pastoralismes du Monde » poursuit les objectifs de promouvoir et valoriser les pastoralismes modernes, développer et conforter les échanges avec les pays du Sud,  faire partager des créations cinématographiques sur le thème du pastoralisme et illustrer les particularités du monde pastoral.

Ce festival propose des productions cinématographiques sur le thème du pastoralisme, c’est également l’occasion de rassembler les acteurs du pastoralisme et du cinéma de nombreux pays en particulier d’Afrique et d’Europe. Les films présentés peuvent être des documentaires, des fictions ou des films publicitaires, en courts ou longs-métrages.

Trois jours durant, pour voir, entendre, et découvrir le pastoralisme d’ici bien sûr, mais aussi d’ailleurs, se rencontrer autour de sujets partagés par les pasteurs du monde entier autour du thème du festival « la Terre, la Vie, les Hommes (éleveurs, pasteurs, bergers et leurs familles) et leurs troupeaux dans les Grands Espaces ».

Pour bien marquer son ouverture aux « Pastoralismes d’ailleurs », l’Association « Pastoralismes du Monde » a souhaité, dès l’édition 2004 mettre à l’honneur un pays où l’élevage et le pastoralisme sont particulièrement présent; ainsi en 2004, l’invité d’honneur fut la Mongolie avec la présence de l’ambassadeur de Mongolie en France pour la soirée d’ouverture du festival à Grenoble; en 2006, le Sénégal avec une nombreuse délégation d’éleveurs et de cadres du développement de l’élevage ; en 2008, l’Algérie au nom de la fidélité de jeunes chercheurs Algériens à la manifestation depuis l’origine et pour marquer l’intérêt porté pas notre organisation à l’espace méditerranéen.


Enfin, c’est tout naturellement que « Pastoralismes du Monde » a proposé à ses amis Marocains d’être les invités d’honneur de l’édition 2010 tant pour les innombrables proximités entre les deux  pays que pour marquer un souhait de rapprochement entre les éleveurs et leurs organisations de part et d’autre, qui devrait se concrétiser par des projets de coopération dans la région de l’Oriental.

De l’avis de nos partenaires « hors France », en particulier du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne, la périodicité bisannuelle est insuffisante pour pérenniser la mobilisation de tous, sur le terrain, autour de cet évènement très largement partagé, surtout lorsque l’éloignement en termes de communication et géographique est conséquent.

Pour des raisons essentiellement budgétaires, nous ne pouvons pas organiser des « Rencontres Internationales du Pastoralisme » tous les ans (billets d’avions, charges de travail de l’équipe d’organisation, etc…), aussi nous vous proposons en alternance de nos Rencontres bisannuelles (lors du Festival du Film « Pastoralismes et Grands Espaces »), des Rencontres d’un « autre type », par un temps fort d’échange du type forum au moyen d’un blog (pour l’instant) avec notre partenaire sillon38.com.


sillon38 a ouvert une rubrique « pastoralismes du monde » ou vous trouverez tous les articles vous concernant.


Si vous êtes pasteurs, éleveurs, pastoralistes, techniciens d’élevages, vétérinaire en milieu rural, chercheur, enseignant, acteur de l’élevage et du pastoralisme en quelque sorte, vous êtes les bienvenus dans ces discussions …

Pour ajouter un peu « de sel à ce menu », nous vous proposons que le thème de nos prochaines « Rencontres Internationales du Pastoralismes » (vendredi 15 octobre 2010, station des 7 Laux) soit choisi parmi les propositions que vous nous ferez sur ce forum dans le cadre, bien sur, de notre « Plaidoyer pour un code pastoral », discuté maintenant depuis 3 éditions, dans l’objectif de rassembler  tous les « pastoralismes du monde ».

Dans l’attente de vous lire,
Nos amitiés pastorales ;
L’equipe d’organisation,
du festival du film « Pastoralisme & Grands Espaces »,
et des « Rencontres Internationales du Pastoralisme » des 7 Laux.

Pour participer activement à ce forum:

Deux solutions

- faire un commentaire suite aux articles.

-Envoyer un mail à

christian.neyrat@sillon38.com

-gilbertp@sillon38.com

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Lichen va bien, la coopération se poursuit, forum sur le pastoralisme

Nous venons  d’avoir des nouvelles toutes fraîches, ou plutôt toutes chaudes de Lichen. Elle va bien mais a peu travaillé à cause de la chaleur qui règne au Maroc depuis le début de l’été.

Rappelez vous, Lichen est cette chienne border Collie qui a traversé la Méditerranée afin de mener les troupeaux au Maroc ( voir nos précédents articles).

Lichen s’est bien adaptée à sa nouvelle vie, mais comme le dit son éleveur Jean-Marie Davoine: « Depuis le début de l’été, elle est en chômage technique à case de la chaleur. Les brebis sortent également moins. Dès qu’il fera moins chaud, elle reprendra son activité normale. »

Bienvenue à Pasto

En attendant, une nouvelle vie se prépare pour elle. En effet, Jean Marie Davoine est en train de préparer un chien mâle qui rejoindra Lichen dans le courrant de l’hiver. « Il s’appelle Pasto, il a trois mois, commence à bien travailler et pourra rejoindre Lichen à un âge compris entre 6 mois et un an. Son départ se fera en fonction d’une opprtunité de voyage ».

En attendant, cette oprération avance à petits pas, certes, mais de façon tout à fait normale.

Yves Raffin, directeur de la Fédération des alpages de l’Isère: « Il s’agit de ne pas brûler les étapes et de ne pas faire fausse route. Il faut se rappeler que les chiens ne sont qu’une première étape. Plusieurs chantiers sont en cours autour de cette opération, qui est une première, et se mettront en branle dès que l’on aura trouvé les fonds nécessaires.

Il s’agit de prolonger le travail avec les bergers, former des formateurs, conseiller les propriétaires sur l’achat de matériel de contention adapté. Ceci afin de limiter tout risque d’accident. Pour ce, nous cherchons des partenaires concessionnaires. »

On avance avec sérieux et notre projet aboutira, j’en suis certain, surtout si on trouve rapidement les financements » conclue Yves Raffin.

Forum « Pastoralismes du monde »

Parmi les autres actions qui vont être mises en place, on retiendra l’ouverture d’un forum sur le thème « Pastoralismes du monde » ayant pour vocation de maintenir les échanges entre deux festivals du film des 7 Laux (qui est bisannuel). Ce forum va être effectif dans quelques jours et sera placé sous l ‘égide de la Fédération des alpages de l’Isère et de sillon38.com. On en reparlera très rapidement.

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Bilan de l’opération Lichen au Maroc

Rappelons qu’une délégation, menée par Yves Raffin, avec comme mission première de livrer Lichen, une chienne dressée pour mener les troupeaux, s’est rendue au Maroc. Délégation qui a beaucoup travaillé tout au long de la semaine où elle était présente en terre marocaine.

Mission essentielle: amener Lichen, chienne Border Colie, dréssée, au Maroc. Elle aura comme maître Abderrahmane Mejdoubi, éleveur ovin sur les hauts plateaux du Maroc oriental.

« La mission qui consistait en premier lieu à amener Lichen au Maroc s’est bien déroulée. La chienne s’est bien adaptée et on a senti des éleveurs motivés par cette première expérience. C’est en effet une grande première. Il faut bien le noter. Reste maintenant à poursuivre ce projet. Lichen ne doit pas être une finalité, bien au contraire.  »

Et la suite ?

« On doit mettre en place, en concertation avec l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins tout un programme lié à la mise en place d’appareils de contention et de formation. Cette dernière consistant à former des formateurs.
D’autres projets ont été étudiés. Ils concernent le problème lié à la prolifération des sacs plastiques dans les prairies. Sacs avalés par les animaux et qui causent de ce fait de gros dégâts ».

Nous sommes sur le stand de l’ANOC, à la foire internationale agricole du Maroc. Yves Raffin va présenter les différentes formes de partenariats qui pourraient voir le jour. Aucune convention ne sera signée. Ce n’est que partie remise…

Yves Raffin est tout de même déçu de n’avoir pu conclure officiellement un partenariat avec les dirigeants de l’ANOC. « Je comprends qu’ils prennent le temps de réfléchir mais il est important qu’un document soit rapidement signé. Cela nous permettra d’aller plus loin, ne serait-ce que dans la recherche de financements. « 

De nombreux contacts ont été établis. Ici lors de la foire internationale agricole, la délégation a rencontré le président de la Chambre agricole d’ Oujda.

Autre approche : le tourisme rural, pastoral.

Il y a beaucoup à faire et l’attente est forte de la part des marocains. Des liens sont en train de se tisser avec la région des monts de Beni Snassen. Ceux-ci sont situés au nord est du Maroc. Nous avons rencontré plusieurs personnes ressource de cette région et on y voit un peu plus clair. Un partenariat devrait voir le jour avec les Gîtes de France Isère. Les contacts vont être pris.  »

( NDLR : Thierry Blanchet, président des gîtes de France Isère rencontré récemment est tout à fait favorable à cette initiative).

A retenir également que des contacts existent  entre l’espace Belledonne et les Monts de Beni Snassen. « Tout avance ! « 

Les monts de Beni Snassen, hauts lieux touristiques ou le tourisme rural mérite de se développer.

Yves Raffin a tenu à rappeler que l’ensemble des partenariats qui se mettent en place se font sur la base du gagnant-gagnant. «  La fédération des alpages qui s’est ouverte à l’international doit poursuivre ses efforts dans cette direction, ne serait ce que pour valoriser ses ressources humaines  »

Et le calendrier ?

« Il n’y a pas de date butoir. L’urgence est qu’une convention soit signée entre l’ANOC et la fédération des Alpages de l’Isère afin que l’on parte rapidement à la recherche de financements. Que l’on mette très vite en place la formation des formateurs et l’achat des appareils de contention. Bien entendu, dans les priorités il y a le fait d’avoir, le plus souvent possible, des nouvelles de Lichen. Elle est bien au Maroc mais en cas de pépin, on se rendra au plus vite au Maroc…  »

Le festival

« Le Maroc est le prochain invité d’honneur. On a bien entendu abordé le sujet. Les Marocains sont très fiers de l’honneur qui leur est fait. Ils sont conscients de la tâche. Ils travaillent sur le dossier et je suis très confiant, ils vont nous réserver de nombreuses surprises. « 

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Lichen, la Marocaine: première approche réussie mais…

Après une bonne nuit de repos, Malika Taghi, la vétérinaire qui aura en charge le suivi de Lichen récupère ses papiers et nous voilà partis à 110 kilomètres au sud d’Oujda, à la ferme d’Abderahmane Mejdoubi.

L’exploitant possède 38000 oliviers mais surtout un troupeau d’ovins, de race Benni Guil. Une race rustique réputée pour sa viande, mais très véloce. Quelques  caprins complètent le cheptel.

A l’arrivée sur l’exploitation, connaissance est faite avec différents responsables de l’ANOC. Hélas, le mauvais temps n’a pas cédé de terrain, bien au contraire. Un vent violent et une forte pluie font partie des festivités…

Malika Taghi prend possession des papiers de Lichen. Cette dernière et Abderahmane Mejdoubi continuent de faire connaissance…

Dans le courant de l’après midi, le troupeau mené par son berger entre au bercail. Il est temps pour Lichen, dirigée par son éleveur, Jean-Marie Davoine, d’entrer en action. Les brebis, surprises se laissent mener sans encombre jusqu’à leur enclos.

Pour la venue de Lichen, les hautes autorités de l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins sont venus en nombre. Au centre, en habit traditionnel, tout sourire on reconnait Bachir Labied, président de l’union des coopératives Benni Guil et membre de l’ANOC

Lichen obéit parfaitement aux ordres de son maître. Les spectateurs d’un jour,trempés, frigorifiés apprécient.
Jean-Marie Davoine jubile: «Ca s’est très bien passé. Le premier contact a été bon, les brebis n’ont pas eu peur. De plus, le terrain où vont paître les brebis est très plat, donc très facile à travailler. Reste maintenant à Lichen et au berger à faire connaissance et à ce dernier à savoir commander Lichen. Un sacré défi d’autant plus que le berger ne parle pas un mot de français. Mais je suis confiant car il est plein de bonne volonté. La réussite d’une telle entreprise passe par la complicité entre l’homme et l’animal ».

Lichen découvre son futur univers…

Effectivement pendant un long moment l’homme et l’animal feront connaissance. Le berger apprendra les ordres essentiels : stop, amène, viens…
Une accalmie au niveau de la pluie permettra de passer aux travaux pratiques.

Première approche pour Lichen…et pour le berger.

Tout le monde était confiant mais on a vite du se rendre compte que nous travaillons avec des être vivants.  Les brebis déboussolées, le berger également, la chienne ne pourra pas dompter le troupeau qui va se réfugier …chez le voisin, quelques centaines de mètres plus loin.
« Ce n’est pas un échec », rassure Jean Marie, « l’effet de surprise passé, les brebis se sont méfiées et ont fui. Il faut à présent que tout ce petit monde apprenne à cohabiter, à vivre ensemble, cela va également demander au berger de travailler de façon  totalement différente».
Cela prouve aussi que mener un troupeau avec des chiens dressés, ne se fait pas comme ça, en claquant des doigts, c’est un vrai travail de professionnels, qui ne s’improvise pas.
Le lendemain sera un grand jour pour Lichen et le berger. En effet il est prévu que ceux-ci travaillent ensemble dans un parc fermé. Et le beau temps est annoncé !

…et le troupeau mené par le berger, Ahmed Fadra

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