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LMA : l’Isère veut avoir voix au chapitre

L’Isère tient à son agriculture et veut faire entendre autant que possible sa voix dans les hémicycles du parlement. Christian Nucci et Charles Galvin, en charge des questions agricoles et de la forêt au Conseil général, rencontrent régulièrement les professionnels, le  préfet, les parlementaires pour que la partition soit la plus harmonieuse possible.

(photo Frédérick Pattou)

(photo Frédérick Pattou)

Après la table ronde du 10 février qui a réuni la profession agricole, les représentants de l’Etat, les élus et les services du CG38, sur le thème de la nouvelle PAC (horizon 2013), c’était à une  rencontre sur le thème de la LMA 2010 (loi de modernisation de l’agriculture) qu’étaient invités aujourd’hui les  parlementaires.

Christian Nucci, vice-président du CG38 à l’Agriculture et Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère,  étaient à la baguette. Outre quelques bémols , on ne peut pas dire qu’il y ait véritablement de couacs sur cette question. L’Isère fait bloc.

Objectif  de la rencontre: confronter des propositions qui doivent permettre de défendre la spécificité de l’agriculture iséroise, de plaine comme de montagne. Des propositions considérées comme complémentaires de ce projet de loi qui ne satisfait pas tout le monde (voir nos articles précédents).

CG38Pattou1

Parmi les parlementaires présents, Annie David, François Brottes, André Vallini, Georges Colombier, Jacques Rémiller (photo Frédérick Pattou)

Le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA) a été présenté le 10 février par Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, au Conseil des ministres qui l’a entériné. Dans quelques semaines, les parlementaires isérois auront à se prononcer sur ce projet de loi axé autour de trois grands thèmes :

1 – Une nouvelle perspective politique sur l’alimentation

2 – Stabiliser le revenu des agriculteurs et renforcer la compétitivité de l’agriculture française

3 – Réduire le rythme de consommation des terres agricoles

Petit inventaire des propositions émises par le CG38 en concertation avec la Chambre d’Agriculture de l’Isère, visant à compléter les mesures figurant dans le texte du projet de loi:

Alimentation :

-harmoniser les méthodes et les règles sanitaires et environnementales de production, les normes de sécurité sanitaire

-rendre obligatoire l’étiquetage de la provenance des produits, notamment dans la restauration collective et d’en assurer la visibilité et la lisibilité à la clientèle

-instaurer un contrôle comparatif au stade du consommateur entre les produits français et les importations

-faire évoluer la rédaction du code des marchés publics et permettre ainsi à l’autorité administrative d’instaurer des clauses techniques et juridiques compatibles avec le droit européen, facilitant la valorisation des productions agricoles des territoires en restauration hors domicile en circuits courts ; de préserver le seuil de 20 000€ d’achat public de gré à gré de denrée alimentaire, fruits et légumes

-de confier au préfet, territorialement compétent, la diffusion de guides de bonnes pratiques en matière d’achat public responsable

-d’instaurer l’obligation de suivi-évaluation du plan national alimentaire par la constitution d’un comité de suivi dont la composition sera établie par décret

Revenu des agriculteurs

-adapter le système de cotisation sociale au revenu de l’exploitant et non de l’entreprise

-créer au sein des producteurs un collège commercialisation ayant capacité à contractualiser

-imposer à la grande distribution un coefficient multiplicateur

-garantir  la médiation par commission en cas de litige sur la conclusion ou l’exclusion de l’acte contractuel

-assurer un contrôle de la contractualisation par les services compétents, notamment du ministère de l’Economie

-cogérer au niveau des territoires la gestion des volumes de production, des transferts de droit à produire via les CDOA qui, dans un contexte de régionalisation, lieu de coordination des politiques, doivent rester un lieu d’application des politiques

- rendre obligatoire une analyse coût/avantage avec les différents acteurs des filières, de l’obligation de contractualisation avant l’élaboration du décret fixant la liste des produits pour lesquels la contractualisation est proposée

Foncier agricole

- réformer le code de l’urbanisme et confier aux EPCI la compétence d’élaboration de PLU

-affecter aux conseils généraux, en application de leur compétence de plein droit « aménagement foncier agricole et forestier, et « protection des mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains » le produit de la taxe instaurée par la loi de modernisation agricole en cas de cession d’un terrain nu devenu constructible à la suite d’une modification des documents d’urbanisme

-rendre obligatoire la conclusion de périmètre de protection ou d’aménagement des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN) ou de zones agricoles protégées (ZAP) sur tout secteur agricole ayant été l’objet d’investissement public d’aménagement ou d’équipement

-adapter le système juridique des associations syndicales autorisées (ASA) afin de prendre davantage en compte le fermier et non plus uniquement le propriétaire.

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Des conseillers territoriaux seront élus en mars 2014

Le Sénat a adopté hier le projet de loi de réforme des collectivités territoriales. Le projet de loi vise principalement à réorganiser les collectivités autour de deux pôles, un pôle départements-région et un pôle communes-intercommunalité, à simplifier et à achever la carte de l’intercommunalité et à créer des métropoles (1).

L’article 1er substitue ainsi aux conseillers régionaux et conseillers généraux une nouvelle catégorie d’élus locaux : les conseillers territoriaux siégeant à la fois dans les départements et les régions. Ils seraient, comme le précise l’article 36, désignés pour la première fois en mars 2014.

Le projet de loi veut renforcer la structuration des territoires en facilitant les fusions de communes par la substitution d’un nouveau dispositif au mécanisme prévu par la loi « Marcellin » de 1971 (articles 8 à 11) ainsi que les regroupements de départements et de régions (article 12 et 13) et en créant des structures de coopération spécifiquement dédiées aux agglomérations très urbaines, les métropoles (articles 5 et 6) et les pôles métropolitains (article 7).

Concernant les intercommunalités, l’article 2 prévoit l’élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires, qui seront désignés en même temps que les conseillers municipaux par le biais d’un système de « fléchage « .

L’article 3 modifie, quant à lui, les règles de fixation du nombre et de la répartition des sièges au sein des conseils communautaires. Les dispositions de ces deux articles entreraient en vigueur lors du prochain renouvellement général des conseils municipaux, en mars 2014.

Corrélativement, les articles 16 à 30 visent à achever et à rationaliser la carte de l’intercommunalité d’ici au 31 décembre 2013.

Le projet de loi vise enfin à fixer des principes permettant l’élaboration d’une future loi visant à clarifier la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités territoriales. Cette loi devra mettre fin à l’enchevêtrement des responsabilités locales, auquel répond celui des financements.

Pour Pierre-Yves Collombat, sénateur PS, cette réforme n’est « ni faite ni à faire » : « On a dit beaucoup de mal du mille-feuille administratif. On nous prépare un pudding territorial où tout est dans tout et tout se confond ».

…………………………………..

(1) A noter que l’agglomération grenobloise ne peut prétendre à ce nouveau statut de métropole, la loi définissant cette nouvelle collectivité comme  «un établissement public de coopération intercommunale regroupant plusieurs communes d’un seul tenant et sans enclave qui forment, à la date de sa création, un ensemble de plus de 450 000 habitants et qui s’associent au sein d’un espace de solidarité pour élaborer et conduire ensemble un projet d’aménagement et de développement économique, écologique, éducatif, culturel et social de leur territoire afin d’en améliorer la compétitivité et la cohésion ».

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Trièves : tout savoir sur les aides au bâti agricole

Le logement et le bâti sont souvent un frein dans les projets de transmission, d’association ou de création d’exploitation agricole : bâtiment mal adapté au projet du repreneur, pas de logement disponible, habitation vétuste…Des investissements sont parfois nécessaires et souvent importants financièrement.

Face à ce constat, le Groupe Installation Agriculture Trièves (1) organise une réunion d’information sur la palette des aides qui peuvent exister pour le bâti dans le monde agricole : habitation, bâtiment agricole, construction, travaux, location…

Agriculteurs, porteurs de projet, vous avez du bâti (logement ou bâtiment agricole) à rénover, construire, aménager ? Venez vous renseigner à cette réunion :

« Connaître toutes les aides au bâti pour le monde agricole »

Lundi 8 février  de 20h30 à 22h à Clelles , salle Guillot (au-dessus du cinéma)

Opération pour l’Amélioration de l’Habitat du Trièves

Accompagnement pour l’amélioration du bâti agricole, aides pour la location à des jeunes agriculteurs, etc

Pour tout renseignement complémentaire : Marion Canaud, ADASEA de l’Isère, 40 Avenue Marcellin Berthelot, BP 27 2338 037 Grenoble cedex 3

04. 76. 20. 67. 70 / marion.canaud@adasea.net
…………………………………………………….

(1) Le GIAT est une instance de concertation entre élus, agriculteurs et porteurs de projet. Il a pour objectif de faciliter l’installation des nouveaux agriculteurs avec des projets viables et de pérenniser l’activité agricole sur le Trièves.

Ses 3 axes de travail sont : connaître les futurs cédants et préparer les transmissions, travailler avec les collectivités sur la conservation du foncier agricole, connaître et aider les projets d’installation. Créé au printemps 2009 sous l’impulsion de l’ADASEA, du comité de territoire SITADEL et du Syndicat d’Aménagement du Trièves, le groupe est ouvert à tous et n’a pas de vocation syndicale ou politique.

Sa mise en place et son animation sont financées en partie par la Région Rhône-Alpes dans le cadre du Contrat de Développement Rhône-Alpes Alpes Sud Isère.

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Demain, menu bio et local pour 3400 collégiens

Ce mardi 26 janvier, les 3 400 collégiens des 16 établissements de l’agglomération grenobloise, dont les repas sont livrés par la cuisine centrale du Conseil général de l’Isère, vont déguster un menu uniquement composé avec des produits bios et locaux.

Carottes, choux, pommes proviennent d’exploitations du Nord Isère, certifiées en agriculture biologique. Ils ont été cultivés sans pesticides, ni engrais chimiques. Le fromage a été fabriqué à la laiterie du Mont Aiguille, à partir de lait AB issu d’exploitations du Trièves. La viande de bœuf provient d’animaux nés, élevés et abattus en Isère, qui ont pâturé les prairies du Voironnais.

Une occasion pour les collégiens de déguster les bons produits de notre agriculture locale et, pour ceux du collège Louis Lumière à Echirolles, de rencontrer des producteurs, de découvrir leurs modes de production, de faire le lien entre les activités agricoles qui marquent le paysage environnant et les aliments qui arrivent dans leur assiette.

Cet événement s’inscrit plus largement dans l’opération initiée en 2001 par le Conseil général : « Manger bio et autrement à la cantine ». Elle vise à favoriser l’éducation nutritionnelle des jeunes en leur proposant une alimentation de qualité, issue d’une agriculture respectueuse de l’environnement, et à encourager l’installation d’agriculteurs en AB sur le territoire. Ainsi, grâce à l’association regroupant 45 producteurs locaux, 200 000 repas incluant totalement ou partiellement des produits AB ont pu être servis dans les collèges isérois en 2008.

En lien avec les autres collectivités qui souhaitent travailler cette question alimentaire, le Conseil général entend développer l’introduction de produits AB, mais aussi de produits locaux de qualité, dans la restauration collective, favorisant ainsi une agriculture davantage orientée vers les besoins des consommateurs isérois.

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Les fermes communales en Isère : tour d’horizon

Le principe de la ferme communale consiste en l’acquisition de biens agricoles  par une collectivité, pour les mettre à disposition d’un éleveur qui devient locataire.

En maîtrisant tout ou partie d’une unité agricole, cette démarche permet à la collectivité de s’assurer de la pérennité à moyen et long terme d’une activité d’élevage sur son territoire.

La ferme communale permet de dynamiser l’élevage dans des communes où les exploitants agricoles sont rares voire inexistants, de reconquérir des espaces agricoles ou pastoraux en déprise et de s’assurer de la pérennité de leur entretien.

En Isère

Grâce à Marion Canaud, conseillère transmission  à l’ADASEA ( Trièves Matheysine Oisans et Agglomération grenobloise), nous avons fait l’inventaire des fermes communales existantes en Isère –elle sont au nombre de trois (dont deux en Oisans)-  et des projets en cours –au nombre de quatre.

-La Chapelle-du-Bard (Grésivaudan)

C’est, à notre connaissance, la plus ancienne ferme communale. Elle a été créée en 1992 et agrandie en 2005 avec construction d’un second bâtiment. GAEC à 2 puis 4 associés . A noter: 2 souhaitent s’en aller. On recherche donc 2 nouveaux associés.

Vaches laitières (de race Abondance), avec transformation fromagère (tout le lait est transformé) et vente directe avec des ateliers complémentaires (viande bovine, porcs).

- Le Rivier d’Allemont (Oisans)

label OisansCette ferme coopérative, créée au milieu des années 70 par les habitants du Rivier, est devenue depuis une ferme communale. Installés en juin 2007, Philippe et Cécile gèrent un petit troupeau de 45 chèvres et chevrettes. La production de fromages fermiers est écoulée, en grande partie, sur place, au magasin.

Fabrication lactique (type « picodon »), pâtes pressées non cuites (type tommes)  fromages blancs. Vente en direct à la ferme tous les après-midi de 15h à 18h30.Fermé le lundi. Vente sur le marché d’Allemont les dimanches et le lundis matin de mi-juin à mi-septembre.

Villard-Reculas (Oisans)

Production caprins avec transformation. A la ferme du Clot, François Chabert élève avec passion ses 150 chèvres dans la tradition et l’authenticité. Il fabrique trois types de fromages frais : le crottin traditionnel, le cabrotin, la tomme de chèvre.

Quatre projets de fermes en gestation

C’est l’ADASEA qui est chargée de réaliser les études de faisabilité de ces projets  dont 3 seront des fermes intercommunales:

-Ferme intercommunale du Mûrier. C’est un projet en faveur de l’agriculture périurbaine, déjà bien avancé sur lequel l’ADAYG travaille avec la Métro. Un projet qui doit être pris en compte dans le PSADER (projet stratégique de développement rural) de la Convention d’agglomération de Grenoble Alpes Métropole dont le protocole a été signé le 11 janvier 2010.

Deux autres fermes intercommunales devraient également voir le jour dans le cadre de ce projet. Elles pourraient se situer dans le massif de Chartreuse et du Vercors.

-Huez -en-Oisans: projet de ferme communale en cours.

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25ème congrès de l’ANEM

Le 25e congrès-annivesaire de l’Association nationale des élus de la montagne se tiendra à L’Argentière-la-Bessée, au Pays des Écrins, dans le département des Hautes-Alpes, les 22, 23 et 24 octobre prochain.

Ce moment, particulièrement fort dans la vie de l’Association, sera marqué par la célébration de 25 ans de militantisme pour la promotion de la montagne, depuis la création de l’ANEM en 1984.

La journée du jeudi 22 octobre, débutera avec une table ronde consacrée à la couverture numérique des territoires de montagne, en présence de nombreuses personnalités dont Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique. Les deux ateliers qui suivront auront pour objectif d’imaginer la montagne de demain, pour l’un, la politique de massif, pour l’autre.

Lors de la deuxième journée, vendredi 23 octobre, dédiée à la réforme des collectivités territoriales, seront examinés : le projet du Gouvernement, les propositions du Comité BALLADUR et celles de la mission BELOT, ainsi que la réforme des finances locales. Cette journée sera marquée par les interventions de Michel MERCIER, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du Territoire, et Alain MARLEIX, secrétaire d’État à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales,

Pour conclure et célébrer les 25 ans de l’ANEM, les anciens présidents de l’Association mais aussi des nouveaux élus plaideront en faveur du développement harmonieux de tous les territoires, pour donner toute sa place à la montagne.

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Pour une péréquation régionale égalitaire

Pierre Jarlier, sénateur du Cantal, maire de Saint-Flour, a remis récemment un rapport d’information, au nom de la commisison des finances, sur la péréquation régionale, dans la perspective d’un rééquilibrage et avec la réforme de la taxe professionnelle en toile de fond. Voici , en résumé, un exposé des motifs contenus dans ce rapport déposé au Sénat le 15 juillet dernier.

Profondément remaniée en 2004, la politique de péréquation régionale ambitionne de favoriser l’égalité entre les régions françaises.

Au terme de ses auditions et déplacements, M. Pierre Jarlier, rapporteur spécial de la mission « Relations avec les collectivités territoriales » de la commission des Finances du Sénat, dresse un bilan nuancé du dispositif mis en œuvre.

Si sa performance apparaît non négligeable au regard de la faiblesse des sommes engagées – 170 millions d’euros, soit 3,15 % des 5,4 milliards d’euros de la DGF régionale et 0,2 % des 85 milliards d’euros de crédits destinés globalement en 2009 aux collectivités territoriales – , la péréquation régionale présente néanmoins plusieurs inconvénients : des effets de seuil brutaux, l’utilisation d’un indicateur de ressources imparfait et, surtout, une dualité peu cohérente entre ses critères d’éligibilité et ses critères de répartition.

Dans le contexte de la réforme de la taxe professionnelle, qui représente une occasion à saisir pour donner une nouvelle impulsion à la réforme des dispositifs de péréquation, le présent rapport propose plusieurs pistes d’évolution et dresse un diagnostic précis et argumenté pour apporter une contribution utile à la réflexion en cours sur l’avenir des finances locales.

Mieux prendre en compte la réalité des territoires, en rapprochant notamment les critères d’éligibilité à la péréquation régionale des règles de calcul de la répartition des dotations : telle est l’une des voies de réforme envisagées pour faire de la péréquation régionale une politique plus ambitieuse, plus efficace et, d’abord, plus juste.

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L’assemblée départementale adopte le principe d’éco-conditionnalité

Réuni hier pour l’examen de la DM1 (décision modificative1), le Conseil général de l’Isère, dans le cadre de son Agenda 21, a adopté le principe d’éco-conditionnalité des aides départementales. Autrement dit, ne seront financés que les projets respectant les principes fondamentaux du développement durable. « Un rapport historique », a souligné le président Vallini. La mise en oeuvre de la réforme est fixée à janvier 2010.

Serge Revel, vice-président chargé de l’Environnement, rapporteur du dossier a expliqué hier que « cette volonté concerne tous les domaines d’intervention du Département, y compris sa politique d’aide aux investissements communaux et intercommunaux ». Une décision d’importance, donc, qualifiée d’ »historique » par le président du CG38, André Vallini.  Reste que la mise en oeuvre de cette éco-conditionnalité n’est pas si simple que ça à mettre en oeuvre. Quels seront les critères du label éco? Comme l’a précisé Serge Revel, « il faut définir, pour chaque type d’ouvrage -route, stade-salle des fêtes-réseau d’eau, etc.- les règles qui seront garantes de sa prise en compte, règles qui devront être lisibles et acceptables par nos partenaires ».

D’où un calendrier en quatre étapes, après l’approbation du principe, validée hier:

- été 2009: concertation avec les partenaires sur les modalités d’application

- session d’octobre 2009: adoption des critères et normes d’éco-conditionnalité

- janvier 2010: mise en oeuvre de la réforme

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Les vingt propositions du comité Balladur

C’est demain à 11h que le comité  pour la réforme des collectivités territoriales, présidé par Edouard Balladur, ancien Premier ministre, remettra son rapport  au chef de l’Etat. Le comité sur la réforme, créé en octobre 2008, se compose de onze personnalités politiques dont André Vallini, député de l’Isère et président du Conseil général. Sillon38 vous communique les 20 propositions que contient ce rapport très attendu et déjà sujet à contestations.

Proposition n° 1 : favoriser les regroupements volontaires de régions et la modification de leurs limites territoriales, pour en réduire le nombre à une quinzaine.

Certaines régions françaises sont moins peuplées que leurs homologues européennes, et leur périmètre est parfois contesté. L’objectif est de leur donner une taille critique de 3 à 4 millions d’habitants. Pour faciliter les regroupements de régions, il est proposé de simplifier la législation en prévoyant que suffiront, dans les régions qui le souhaitent, soit l’assentiment des conseils régionaux, soit un référendum.
Pour les modifications des limites des régions, il est proposé que le vote du Parlement ne soit plus requis mais que suffisent les délibérations concordantes des régions et départements concernés, assorti d’un avis favorable des conseils généraux des départements  de chaque région.

Proposition n° 2 : favoriser les regroupements volontaires de départements par des dispositions législatives de même nature que pour les régions.

Il n’existe, dans le droit actuel, aucune disposition prévoyant la procédure à suivre lorsque deux départements, ou plus, souhaitent se regrouper. Or, certains départements manifestent cette volonté. Il est donc proposé de transposer aux départements la législation envisagée pour favoriser les regroupements de régions.

Proposition n° 3 : désigner par une même élection, à partir de 2014, les conseillers régionaux et départementaux ; en conséquence supprimer les cantons et procéder à cette élection au scrutin de liste.

Afin de renforcer le rôle des régions tout en les rapprochant des départements et en modernisant le mode d’élection des représentants de la population à chacun de ces deux niveaux d’administration territoriale, il est proposé de procéder simultanément à cette élection, dans le cadre d’un scrutin de liste proportionnel à deux tours assorti d’une prime majoritaire. Les listes présentées le même jour aux suffrages comporteraient autant de candidats que de sièges à pourvoir dans les conseils départementaux. Les premiers de liste seraient, dans une proportion à déterminer en fonction de la population, désignés pour siéger au conseil régional et au conseil départemental, les suivants de liste siégeant exclusivement au conseil départemental. Il s’en déduit que les cantons, même redessinés, seraient des circonscriptions électorales inadaptées. L’élection se déroulerait donc dans le cadre de circonscriptions infra-départementales, de manière à ce que l’identité des territoires continue à être prise en compte
à l’échelon départemental et le soit mieux qu’elle ne l’est aujourd’hui au niveau régional.

Proposition n° 4 : achever, avant 2014, la carte de l’intercommunalité.

Presque toutes les communes françaises sont membres d’un groupement de communes, mais, dans certaines régions, la carte de l’intercommunalité demeure inachevée. Il convient que les communes qui ne sont membres ni d’une communauté urbaine, ni d’une communauté d’agglomération ni d’une communauté de communes rejoignent, avant 2014, la forme de groupement correspondant à l’importance de leur population.

Proposition n° 5 : rationaliser, avant 2014, la carte des syndicats de communes.

Afin de simplifier le fonctionnement des administrations locales et de diminuer le nombre des échelons d’administration, il est proposé qu’avant 2014, tous les SIVOM et SIVU soient, lorsque leur périmètre correspond à celui d’un groupement de communes, absorbés par celui-ci et que soient précisées les conditions d’adhésion des communes à des syndicats dont le périmètre ne recoupe que partiellement celui du groupement de communes auquel elles appartiennent.

Proposition n° 6 : ne plus créer de nouveaux « pays » au sens de la loi du 4 février 1995.

La plupart des « pays » ont été des structures de préfiguration des groupements de communes. Ils ont, pour l’essentiel, rempli leur office. Il est donc proposé de proscrire la constitution de nouveaux « pays » au sens où le prévoyait la loi du 4 février 1995.

Proposition n° 7 : instaurer l’élection des organes délibérants des EPCI à fiscalité propre au suffrage universel direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux.

La plupart des groupements de communes exercent, en fait, des compétences très larges, en lieu et place des communes qui les constituent. Or, les organes délibérants de ces groupements ne procèdent que du suffrage indirect. Il est proposé d’étendre le champ de la démocratie locale en prévoyant que les membres de ces organes délibérants soient élus au suffrage direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux, les premiers de liste ayant vocation à siéger au conseil de l’intercommunalité et au conseil municipal de leur commune, les suivants de liste siégeant exclusivement dans leur conseil municipal. Afin que toutes les communes soient représentées dans des conditions satisfaisantes au conseil communautaire, il serait prévu que les critères démographiques de représentation seraient assortis d’une disposition permettant que chaque commune dispose au moins d’un représentant au conseil communautaire. Il se déduit de tout ce qui précède que les mandats exécutifs
intercommunaux devraient entrer dans le champ de la législation relative à la limitation du cumul des mandats.

Proposition n° 8 : créer par la loi onze premières métropoles, à compter de 2014, d’autres intercommunalités pouvant ensuite, sur la base du volontariat, accéder à ce statut.

A/. C’est en 1966 qu’ont été créées, par la loi, les communautés urbaines. Pour donner une nouvelle impulsion aux plus importantes d’entre elles et doter notre pays d’agglomérations d’une force suffisante, il est proposé de créer, par la loi, avant 2014, un premier groupe de métropoles (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes), auquel auraient ensuite vocation à se joindre, si elles le souhaitent, les intercommunalités remplissant les conditions posées par cette loi.

B/. Les métropoles ainsi constituées seraient des collectivités locales à statut particulier, exerçant, outre certaines des compétences des communes, les compétences, notamment sociales, dévolues aux départements.

C/.  Soit les communes membres des communautés urbaines ou d’agglomération sur la base et dans le périmètre desquelles seraient créées les métropoles auraient la qualité de « villes », personnes morales de droit public dotées de compétences et de ressources fiscales propres et de conseils élus. Les conseillers métropolitains seraient élus sur la même liste et le même jour que les conseillers de villes, selon les modalités déjà décrites pour les autres élections simultanées recommandées par le Comité.

Soit les communes membres des communautés urbaines ou d’agglomération sur la base et dans le périmètre desquelles seraient créées les métropoles conserveraient la qualité de collectivités locales, ce qui impliquerait que soient modifiées les dispositions du cinquième alinéa de l’article 72 de la Constitution, qui proscrivent la tutelle d’une collectivité locale sur une autre. Dans cette hypothèse, les conseillers métropolitains seraient également élus sur la même liste et le même jour que les conseillers municipaux, selon les modalités déjà décrites.

Proposition n° 9 : permettre aux intercommunalités de se transformer en communes nouvelles en redéployant, en leur faveur, les aides à l’intégration des communes.

L’objectif à atteindre est, à terme, que les intercommunalités se transforment en communes de plein exercice, ce qui permettrait à la France de compter des communes fortes, en nombre raisonnable. Afin d’encourager ce mouvement, il est proposé que les aides à l’intégration soient redéployées en faveur des intercommunalités où le besoin d’intégration est le plus manifeste, qu’une date butoir soit fixée par la loi pour l’attribution de ces aides et que, passé le délai ainsi accordé aux communes pour s’engager dans la
voie de l’intégration, ces aides soient gelées puis diminuent progressivement.

Proposition n° 10 : réduire d’un tiers les effectifs maximaux des exécutifs intercommunaux.

La France se caractérise par le nombre élevé des membres des exécutifs locaux, en particulier à l’échelon intercommunal. Il en résulte, outre des dépenses de fonctionnement parfois peu justifiées, une dilution des responsabilités. Aussi est-il proposé une réduction d’un tiers des effectifs des exécutifs intercommunaux.

Proposition n° 11 : confirmer la clause de compétence générale au niveau communal (métropoles, communes nouvelles issues des intercommunalités et autres communes) et spécialiser les compétences des départements et des régions.

Une fois définis les champs de compétences respectifs de chaque niveau de collectivités locales, il est proposé que les départements et les régions ne puissent intervenir que dans les domaines de compétences que la loi leur attribue, de manière à limiter les excès des financements croisés. En revanche, afin de garantir aux élus les plus proches des populations et de leurs besoins la capacité de prendre des initiatives dans les cas non prévus par les textes législatifs et réglementaires, les communes dans leur forme actuelle, les communes nouvelles issues des intercommunalités et les métropoles exerceraient, outre leurs compétences d’attribution, une compétence générale. Par ailleurs, les départements conserveraient la faculté d’apporter leur concours aux investissements des communes.

Proposition n° 12 : clarifier la répartition des compétences entre les collectivités locales et entre celles-ci et l’Etat.

La répartition des compétences entre collectivités locales relève de textes multiples et épars. Il est proposé que les pouvoirs publics engagent et mènent à bien avant la fin de la présente législature une révision générale de ces compétences permettant de distinguer les compétences qui doivent demeurer partagées entre plusieurs niveaux d’administration locale, celles qui doivent être attribuées de manière exclusive à une seule catégorie de collectivités locales et celles qui sont susceptibles de faire l’objet de délégations de compétences.

Proposition n° 13 : prévoir, à l’occasion de la révision générale des politiques publiques, de tirer toutes les conséquences des lois de décentralisation, de telle sorte que les services ou parties de services déconcentrés de l’Etat qui interviennent dans le champ de compétences des collectivités locales soient supprimés.

Plus d’un quart de siècle après les grandes lois de décentralisation, l’Etat n’en a pas encore tiré les conséquences en termes d’organisation de ses services déconcentrés et de nombreux doublons subsistent, qui compliquent les procédures de décision et en alourdissent le coût. Il est proposé que chaque fois que l’Etat continue à intervenir dans une matière relevant des compétences exclusives des collectivités locales, il supprime les services ou parties de services déconcentrés correspondants.

Proposition n° 14 : définir, dans le cadre d’un débat annuel au Parlement, un objectif annuel d’évolution de la dépense publique locale.

On peut regretter que, compte tenu de son importance, la dépense publique locale demeure mal connue et ne soit évoquée devant le Parlement qu’à l’occasion du débat d’orientation budgétaire. Pour la clarté du débat démocratique et pour l’information des gestionnaires locaux, il est proposé que le Parlement organise chaque année un débat sur ce point et que celui-ci soit alimenté par un constat mis au point par une instance ad hoc chargée de définir, sous le contrôle du Parlement, des indicateurs de performance et un guide de bonnes pratiques dans la gestion des finances locales. Les collectivités locales seraient ainsi mieux éclairées sur les
conséquences de leurs dépenses et notre pays mieux à même de veiller à la cohérence de ses engagements européens.

Proposition n° 15 : réviser les bases foncières des impôts directs locaux et prévoir leur réactualisation tous les six ans.

Actuellement, les bases foncières des impôts directs locaux sont celles fixées en 1970. Il est proposé que la révision de ces bases fasse partie de la réforme globale des collectivités locales, qu’elle s’effectue en fonction de valeurs locatives administrées qui tiennent compte du marché immobilier, que la loi encadre les transferts de charges en résultant pour les contribuables, mette en place un mécanisme d’étalement de ces transferts de charges sur plusieurs années et établisse une procédure automatique de réévaluation tous les six ans.

Proposition n° 16 : compenser intégralement la suppression de la taxe professionnelle par un autre mode de taxation de l’activité économique, fondée notamment sur les valeurs locatives foncières réévaluées et la valeur ajoutée des entreprises.

La suppression annoncée de la taxe professionnelle et sa nécessaire compensation, qui représente un enjeu de quelque 22 milliards d’euros pour les collectivités locales, ont conduit le Comité  à réaffirmer son attachement à la persistance d’un lien fiscal entre les entreprises et les collectivités sur le territoire desquelles elles sont implantées.
Après avoir examiné les différentes options possibles, le Comité a écarté l’idée d’un partage d’impôts nationaux et celle d’une taxation de la consommation d’énergie, qui frapperait également les ménages. Il propose, afin d’assurer la neutralité de la réforme pour les finances publiques, ce qui nécessite une ressource de 8 milliards d’euros, qu’outre la part foncière, réévaluée, de la taxation des entreprises, celles-ci soient imposées en fonction de la valeur ajoutée qu’elles dégagent, le taux de cette taxation, qui serait affectée aux collectivités locales, ne pouvant excéder un plafond fixé à l’échelon national. Le reste à combler pour les collectivités locales serait financé sous la forme de dotations budgétaires et du transfert de divers impôts indirects, comme la taxe
supplémentaire sur les conventions d’assurance.

Proposition n° 17 : limiter les cumuls d’impôts sur une même assiette d’imposition.

Quelque 39 000 entités distinctes disposent, en France, de la capacité de lever l’impôt. Il en résulte une opacité du système fiscal qui nuit à l’exercice de la démocratie locale.
Aussi est-il proposé d’éviter qu’un trop grand nombre de niveaux de collectivités locales ne disposent du pouvoir de fixer le taux d’impositions reposant sur une même assiette, tout en laissant à chaque niveau de collectivités locales la possibilité de fixer librement le taux d’au moins une imposition. La répartition proposée par le Comité se rapproche de cet objectif, tout en tenant compte du volume des dépenses exposées par chaque catégorie de collectivités locales.

Proposition n° 18 : créer, en 2014, une collectivité locale à statut particulier, dénommée « Grand Paris » sur le territoire de Paris et des départements de la Seine- Saint-Denis du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine. Cette création serait précédée d’une consultation associant les représentants des collectivités locales intéressées, des partenaires sociaux et des forces économiques. 

La Ville de Paris et les trois départements de la « petite couronne » rassemblent plus de six millions d’habitants. Au sein de cet ensemble, les besoins de coordination des politiques publiques sont criants et la voie de la coopération intercommunale n’y a jamais été empruntée, à la différence des communautés urbaines qui existent dans les autres zones urbanisées de notre pays. Aussi est-il proposé, afin de permettre l’émergence d’une grande métropole nouvelle, de créer en 2014, à l’issue d’une consultation
publique appropriée, une collectivité locale spécifique, dotée de compétences d’attribution qui seraient celles des départements supprimés et des intercommunalités les plus importantes qui s’y trouvent. Les communes comprises dans le périmètre du « Grand Paris » conserveraient leur qualité de collectivités locales  ainsi que le mode de scrutin actuel pour la désignation de leurs conseils municipaux. Les conseillers du « Grand Paris » seraient élus, dans le cadre de circonscriptions découpées à l’intérieur des départements actuels, au scrutin de liste à deux tours à la représentation proportionnelle avec prime majoritaire, les premiers de liste siégeant au conseil régional et les suivants de liste au conseil du « Grand Paris ».

Proposition n° 19 : modifier certaines dispositions du mode de scrutin actuel pour la désignation des membres de l’Assemblée de Corse.

Tant que l’élection de l’Assemblée de Corse reste distincte de celle des assemblées départementales, des modifications à la loi existante, en ce qui concerne la prime majoritaire et les conditions de maintien ou de fusion des listes, permettraient la constitution d’une majorité au sein de cette Assemblée.

Proposition n° 20 : instaurer, dans les départements et régions d’outre-mer, une assemblée unique.

Contrairement à la règle applicable en métropole qui veut qu’une seule collectivité locale administre un même territoire, les départements d’outre-mer ont également le caractère de régions. Les inconvénients qui en résultent sont nombreux, en termes d’exercice de la démocratie locale et de coût de fonctionnement. Il est proposé que ces départements soient administrés, après consultation des électeurs, par une assemblée unique.

___________________________
Les propositions n° 1, 2, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 19 et 20 ont été adoptées à l’unanimité des membres du Comité.

La proposition n° 3 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre et M. Verpeaux s’abstenant.

Le A et le C de la proposition n° 8 ont été adoptés à l’unanimité des membres du Comité ; le B a été adopté à la majorité des membres du Comité, MM. Mauroy, Vallini et Julliard votant contre.

La proposition n° 11 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre et MM. Julliard, Verpeaux  et Casanova s’abstenant.

La proposition n° 18 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre.

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Quand le Conseil général remercie les bénévoles

C’est une coutume, chaque début d’année, le Conseil général de l’Isère invite les bénévoles des associations caritatives à assister à un spectacle. L’autre soir, 4000 d’entre eux ont pu, au Summum de Grenoble, découvrir le spectacle de Liane Foly.

Auparavant, André Vallini, président du Conseil général, assisté de plusieurs élus, a indiqué que  » s’il fallait remplacer les bénévoles par des salariés, des centaines, les impôts augmenteraient en forte proportion ». A propos d’impôts, il a indiqué « malgré la crise qui touche aussi l’Isère, ceux-ci, au niveau du département, n’augmenteraient pas. Et pourtant, les recettes sont plus basses et les dépenses supérieures aux années précédentes ».

En ce qui concerne la crise, le département est mobilisé. « Parmi ceux qui souffrent le plus il y a les petites sociétés, les artisans et le BTP.  Pour soutenir l’activité économique nous avons décidé, non seulement de maintenir le niveau d’investissement à 263 M€, mais aussi de le compléter par un programme exceptionnel d’investissements supplémentaires, financé par emprunt spécifique qui permettra d’en étaler la charge.
Pour lui donner un effet maximal, ce plan de soutien est ciblé sur des travaux de bâtiments et travaux publics accessibles aux PME et aux artisans et consommateurs de main d’œuvre, qui peuvent être entrepris dès le premier semestre 2009.

Au total, 395 opérations d’investissement prêtes à débuter seront financées dès le 1er février pour soutenir l’activité des entreprises du bâtiment et des travaux publics. »

Bien entendu, André Vallini a parlé de solidarité départementale. »Celle-ci vise en particulier les personnes âgées, handicapées et les enfants pour un budget de 400 millions d’euros. Sans oublier le fameux RSA qui remplace le RMI et qui devient à charge pour le département: 45 000 personnes en Isère en bénéficieront cette année. »

Pour en revenir aux associations caritatives, »elles jouent un rôle important à plusieurs niveaux ». André Vallini a tenu à les encourager et à les féliciter chaleureusement.

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Il ne restait plus qu’à ces derniers à assister au spectacle de Liane Foly.

Celle-ci nous a dérouté. On s’attendait à un tour de chant. Que nenni, elle a proposé une représentation faite d’une trentaine d’imitations, toutes réussies, et surtout pleines d’humour. Elle a même actualisé son spectacle: Avec la voix de Muriel Robin: » venir à Grenoble un jour de grève, quel bordel! »

Elle a pris le président vallini à témoin quand elle a imité les politiques dont Martine Aubry, Ségolène Royal, sans oublier » Carlita »…

Un spectacle haut en couleurs, réussi et on ne s’étonne plus que la néo imitatrice fasse salle comble partout où elle passe.

Une excellente soirée pour les bénévoles de notre département qui ont beaucoup ri avant de se replonger dans des tâches moins marrantes….

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