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Label distinct pour les produits bio d’importation équivalents?

La Fédération française des coopératives de fruits et légumes (FELCOOP), la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), les producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN), les producteurs de légumes français (Légumes de France), et le syndicat du sucre de l’Ile de la Réunion, regrettent la distorsion de concurrence extrêmement dangereuse pour les producteurs européens bio et conventionnels et le risque grave de perte de confiance des consommateurs favorisés par le nouveau texte adopté au Conseil le 20 novembre et en commission de l’Agriculture du Parlement européen le 22 novembre dernier.

Sans titreLors d’une conférence organisée par l’eurodéputée Angélique Delahaye au Parlement européen ce mardi 21 novembre dans le cadre de l’Intergroupe « Changement climatique, biodiversité et développement durable », les débats ont soulevé un certain nombre d’interrogations au regard des échanges commerciaux et du manque de cohérence qui en découle entre règles applicables aux producteurs européens et celles applicables aux producteurs des pays tiers, qui utilisent pourtant le même label bio quel que soit le régime d’importation.

Les producteurs européens regrettent les informations inexactes diffusées par la presse ces derniers jours, se félicitant d’un nouveau règlement qui « améliore la lisibilité des règles d’importation pour le consommateur ». Il y a un manque clair d’analyse de fond du nouveau texte qui laisse donc véhiculer des fausses vérités aux citoyens.

Les importations de produits biologiques dans l’UE peuvent se faire via deux régimes : d’une part, le régime d’équivalence qui permet de rejoindre les mêmes objectifs que le règlement bio mais avec des moyens différents « tout en garantissant le même niveau d’assurance que la conformité », et d’autre part, le régime de conformité, qui impose le respect de règles strictes que doivent suivre les producteurs européens, mais auquel les producteurs des pays tiers peuvent déroger via des accords commerciaux d’équivalence.

Le système de conformité n’a jamais été activé dans le précédent règlement : le rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil en mai 2012 reconnait qu’il s’agissait de donner le temps au régime d’équivalence de se développer. Si le nouveau texte semble imposer une ’conformité’ de façade aux productions importées dans le marché de l’UE, celui-ci permet également, et c’est une des nouveautés de ce règlement, aux pays tiers de signer des accords commerciaux d’équivalence renouvelables pour une durée indéterminée.

Ces accords, à l’instar de ceux signés récemment avec le Chili et la Suisse, créent une situation irréversible : dorénavant, les productions des pays tiers peuvent contourner l’obligation de conformité par la conclusion d’accords commerciaux qui reposent sur l’équivalence.
Le droit commercial international prend donc désormais le dessus sur la politique agricole européenne.

Le système de conformité n’ayant jamais été mis en oeuvre dans l’ancien règlement, les échéances prévues dans le nouveau texte pour se mettre en conformité avec les règles de production européennes ne s’appliqueront pas aux pays qui auront signé un accord commercial sur le commerce
de produits biologiques. À ce jour, 12 pays tiers1 devraient signer rapidement un accord, en plus de celui déjà signé avec le Chili, et 17 autres sont en cours de négociations. En dehors de ces pays, l’équivalence certifiée par les organismes certificateurs approuvés sous l’ancien règlement se poursuivra encore 3 ans.
Les producteurs européens regrettent également que la Commission européenne ne se soit jamais penchée sur les impacts que le système d’équivalence pouvait avoir sur les producteurs européens.
Pourtant, l’équivalence introduit un laxisme des règles de production et favorise l’utilisation de produits phytosanitaires, fertilisants, et de techniques de production interdites en Europe, conduisant à des rendements bien supérieurs pour les productions des pays tiers, notamment en zones tropicales humides.
Ce phénomène, associé à l’assouplissement de la pression des contrôles permis par le nouveau règlement, met en danger l’encadrement du label bio.
Le Collectif pour la Conformité, qui regroupe une cinquantaine d’organisations européennes de producteurs, syndicats, centres de recherche,  Parc Naturel Régional du Vercors, etc. considère qu’un label bio distinct pour d’une part les produits équivalents et d’autre part les produits strictement conformes, est le seul moyen de répondre à la distorsion de concurrence subie par les producteurs européens et aux attentes du consommateur qui pourra dès lors avoir une lecture claire du label.
Le vote final du Parlement européen sur le texte de compromis aura lieu en plénière en janvier 2018, entérinant le nouveau règlement bio qui entrera en vigueur en janvier 2021.

Collectif pour la Conformité : http://oui-au-bio-strictement-conforme.eu/

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Encore plus de viande en provenance du Brésil, d’Argentine..

Dans le cadre de l’accord de libre-échange négocié actuellement par la Commission européenne avec le bloc de pays sud-américains, INTERBEV, l’Interprofession Elevage et Viande, s’alarme d’un nouveau quota d’importations à taux de douane réduits de 70 000 tonnes, proposé au Brésil et à l’Argentine, principaux exportateurs mondiaux de viandes bovines produites « à bas coûts ».

Malgré les grandes difficultés économiques de la filière viande bovine française et les conclusions très préoccupantes de la Commission d’experts français sur l’accord Canada/UE (CETA), la Commission européenne continue de privilégier sa politique commerciale en voulant conclure rapidement un accord avec le Mercosur. Comme les viandes canadiennes, les viandes bovines sud-américaines ne répondent en aucun point aux attentes des consommateurs, que ce soit en termes de traçabilité, de sécurité sanitaire, d’environnement et de protection animale.

En effet, ces viandes sont produites au sein de systèmes d’élevage pas ou peu règlementés, largement responsables de la déforestation, utilisant farines animales et autres traitements vétérinaires strictement interdits au sein de l’Union européenne.

C’est pour toutes ces raisons qu’INTERBEV dénonce avec force l’irresponsabilité de ces futures négociations commerciales et demande au Gouvernement français de rejeter ce nouvel accord.

Pour Dominique LANGLOIS, Président d’INTERBEV : « Notre demande d’exclusion définitive de la viande bovine de tout accord commercial entre l’UE et le Mercosur est non négociable. Nous refusons que les viandes bovines servent une nouvelle fois de monnaie d’échange. Il en va de l’avenir de la filière bovine française, au service des populations, des territoires et de l’environnement. »

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Global Food Forum: et maintenant?

Le Global Food Forum qui s’est déroulé sur le plateau du Vercors a connu un beau succès, tant par sa fréquentation que par la qualité des débats. A cela peut se rajouter une organisation sans faille malgré sa complexité.

le Parc naturel régional du Vercors a donc accueilli le Global Food Forum. Il a réuni à Lans en Vercors  décideurs européens, dont le commissaire Phil Hogan,  responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles.

Il est temps de faire le point avec Jacques Adenot, Président du Parc Régional Naturel du Vercors.

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Ce dernier c’est dit satisfait que Phil Hogan, qui a tenu à visiter une exploitation agricole du Plateau a  » écouté nos messages concernant l’agriculture de moyenne montagne et particulièrement celle de notre territoire qui est une agriculture familiale favorisant les circuits courts. Il a aussi admis que les prix payés aux producteurs doivent être négociés afin qu’ils puissent vivre de leur métier. »

Et de poursuivre: » il nous a rassuré en nous affirmant qu’il allait en informer la commission européenne et en confirmant que lors de la prochaine réforme de la PAC, les territoires de montagne, leurs spécificités seraient mieux pris en compte car ils jouent un rôle majeur au niveau de la durabilité, économique, environnemental »

Pour Jacques Adenot les discussions, débats qui se sont succédés au Global Food Forum auront une suite:  » c’est certain ».

 » Un compte rendu des interventions, ateliers et de la synthèse sera disponible. Nous allons faire le tour du territoire,  rencontrer  les acteurs et les agriculteurs pour  faire le point avec eux et les associer aux projets qui verront le jour. Ils sont des acteurs incontournables ».

Ensuite sera mise une démarche expérimentale sur le territoire avec l’appui d’un groupe de pilotage. Ceci en totale concertation avec les agriculteurs, le Parc, Farm Europe et le député européen Michel Dantin qui servira de relais.

Le cadre de cette démarche expérimentale est simple précise Jacques Adenot:  » il s’ agit que l’agriculteur tire un revenu  » sécurisé » de sa production. Cela passe par une meilleure valorisation des produits et par un revenu minimum en cas de problème météo, sanitaire… »

La démarche va bien au delà:  » il faut que l’agriculteur tire un revenu de son métier, sans aides. Par contre lorsqu’il effectuera des tâches annexes du style entretien du territoire, environnementales..il soit rémunéré. « 

Cela passe aussi par des négociations avec les GMS afin que celles ci payent le producteur au prix le plus juste.

Et Jacques Adenot de lancer:  » il faut dire halte à l’assistanat en agriculture.. » Et de rajouter:  » cela doit concerner les filières traditionnelles mais pas que.. » Et de citer certaines niches comme les plantes aromatiques, miel, fromages de chèvre… et toutes productions qui offrent de la diversification.

Si ces quelques pistes fonctionnent, le Président du Parc du Vercors espère que  » d’autres Parcs appliquent ces méthodes et que celles ci soient inclues dans la modification de la règlementation européenne. »

Jacques Adenot se dit confiant dans la réussite de ce projet.  » Nous avons une large majorité d’agriculteurs qui le soutiennent..qui sont même demandeurs..Ca ne peut que marcher. »

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2017 est une année importante pour l’évolution de la PAC

L’un des temps fort du Global Food Forum organisé sur le Vercors aura été incontestablement l’intervention de Phil Hogan commissaire européen de l’agriculture.

Après avoir précisé qu’il était heureux de se rendre en Isère, » département à la beauté  naturelle exceptionnelle et célèbre, ne serait ce que par  l’étape  du Tour qui s’achève à l’Alpe d’Huez et qui a consacré il y a juste 30 ans mon compatriote Stephen Roche.. », il est entré dans le vif du sujet:  » je suis conscient des problèmes liés aux zones montagneuses, aux problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs, ayant grandi dans une ferme de montagne dans le sud-est de l’Irlande. »

 » 2017 est une année importante pour l’évolution de la PAC. Nous devons choisir la bonne voie car  notre système de production alimentaire nous oblige à produire plus et mieux pour nourrir une population mondiale en forte augmentation tout en protégeant notre environnement et notre climat. »

Phil Hogan a souligné que l’agriculture est européenne est confronté à  » une combinaisons de défis inédits qui nous oblige à trouver de nouveaux moyens pour les relever » .

D’ou  sa volonté de moderniser et simplifier la PAC.

Selon le commissaire européen cela passe par plusieurs axes prioritaires:

- Renforcer la résilience du secteur, « les agriculteurs doivent obtenir un juste prix pour leurs produits. »

- Oeuvrer pour une plus grande durabilité,  » nous devons amplifier notre action liée au changement climatique. »

- Encourager le renouvellement des des générations,  » nous avons besoin d’une nouvelle génération de jeunes agriculteursSans titre ambitieux et innovants. »

Phil hogan souhaite également que le deuxième pilier de la PAC bénéficie davantage » à nos populations rurales. »

En effet  » pour que les personnes continuent à vivre en milieu rural il faut leur offrir un environnement dans lequel elles puissent vivre correctement. Pour cela, outre l’emploi, il faut des services, des infrastructures, de la connectivité..qui soient adaptés aux besoins et aux demandes des ruraux. »

Et d’argumenter  » l’agriculture a un rôle indispensable à jouer:  » elle fourni des emplois, offre des produits de qualité, alimente les économies locales, maintient les terres dans de bonnes conditions environnementales et protège la biodiversité.. »

… » La PAC a contribué a garder une agriculture vivante dans toute l’Europe. La diversité des cultures, des traditions et des identités, à travers en particulier par nos produits locaux est une chance tant sur le plan régional que mondial ».

Phil Hogan a enfin insisté sur les zones de montagne.

 » Le soutien au titre du développement rural peut être ciblé sur les besoins spécifiques des zones de montagne. » Ce soutien est important car il fourni une aide au revenu des agriculteurs et favorise la gestion durable de ces zones ».

Il faut rappeler que la mesure  » zones soumises à des contraintes naturelles » a un budget de l’ordre de 25,5 milliards d’euros dont 29% sont consacrés aux zones montagne.

La France dispose de la plus grande part de ce budget européen avec environ 5,6 milliards d’euros. Cela se comprend par le fait que la France possède plus de 3,3 millions d’hectares de zones de montagne qui bénéficient de l’aide  » zones soumises à des contraintes naturelles ».

Phil hogan s’est dit  convaincu que  » moderniser et simplifier la PAC permettra aux agriculteurs et aux communautés rurales de regarder l’avenir avec confiance.. »

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Phil Hogan en visite à la GAEC des verts sapins

Ce Jeudi 22 Juin, avant d’arriver au Global Food Forum, Phil Hogan, le commissaire européen en charge de l’agriculture s’est arrêté à la ferme de Paul Faure.

Il était accompagné de Michel Dantin, eurodéputé, Lionel Beffre, préfet de l’Isère, Chantal Carlioz, vice présidente du département, Jacques Adenot, président du parc régional du Vercors. Marie-Noëlle Battistel, député de l’Isère, Jean-Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture de l’Isère, Christiane Lambert, présidente du FNSEA, Franck Girard président de la communauté de communes du massif du Vercors,  Hubert Arnaud, maire d’Autrans -Méaudre; Mickaël Kraemer maire de Lans en Vercors étaient également présents.

Paul Faure, également président de Vercors Lait lui a présenté son exploitation tout en lui expliquant le fonctionnement de la coopérative. Le commissaire a décrit la ferme comme « similaire à celle où il est né en Irlande ».

Suite à sa discussion avec Paul Faure, il a évoqué la crise laitière comme un point sur lequel il était primordial de tirer des leçons.

Il a aussi affirmé que l’expérience serait essentielle à la constitution des futures politiques agricoles communes.

Par ailleurs, il souhaite faire du renouvellement des générations agricoles une priorité. Au nom des agriculteurs en général, Paul Faure, lui, a demandé à ce que les formalités administratives des agriculteurs soient amoindries, afin que ceux-ci aient davantage de temps à consacrer à leur cœur de métier.

Il a aussi souhaité que le calendrier des aides soit mieux respecté pour limiter l’imprévisibilité du secteur.

Après cette discussion, Phil Hogan, le président de Vercors lait et les autres invités  sont allés déguster quelques mets régionaux lors d’un buffet.

Paul Savary

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Global food forum

Le Parc Naturel Régional a accueilli ce jeudi 22 juin l’Europe agricole avec à sa tête le commissaire européen en charge de l’agriculture Phil hogan.

Accompagné de nombreux décideurs européens, agriculteurs, acteurs du monde rural il a  » planché » sur l’avenir de l’Europe agricole, celle de la montagne en particulier, à travers la nouvelle PAC. Cette rencontre placée dans le cadre du global food Forum s’est déroulée à Lans en Vercors et sur l’exploitation de Paul Faure à Autrans.

D’entrée de forum Jacques Adenot a planté le décor:  » les agriculteurs ont un savoir faire, basé sur la qualité, le respect de l’environnement qu’il faut protéger, développer dans une vision moderne de l’agriculture . Il faut que l’Europe n’isole pas les petites exploitations mais qu’elle les protège et qu’elle permette à nos agriculteurs de vivre de leur métier. » Et Jacques Adenot de pousser un coup de  » gueule »..  » Il est anormal que les critères  européens concernant agriculture biologique soient bien plus drastiques que ceux d’autres pays tiers. Il faut que ça cesse ou au pire créer deux labels.. »

Marie Noëlle Battistel députée et présidente de l’association nationale des élus de montagne souhaite que  » députés européens et nationaux travaillent davantage ensemble afin que des projets se construisent en commun. Elle est tout à fait favorable que certains territoires  » comme le Vercors » soient des territoires d’expérimentation.. »

Chantal Carlioz, maire de Villard de Lans, Vice présidente du conseil Départemental en charge du tourisme :  » le département de l’Isère est très proche des agriculteurs et nous devons maintenir le dynamisme qui habite nos agriculteurs.

Elle a souligné que ce dynamisme a permis  aux producteurs de lait livrant à Vercors Lait voir le prix moyen de la tonne de lait de passer de 256 euros/ tonne à 365 euros/ tonnes en moins de 10 ans.. »

Michel Dantin, député européen voit un Europe agricole à repenser  » afin que les produits agricoles soient mieux valorisés, surtout en zone de montagne. »

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA reconnaît que  » la PAC est un instrument essentiel pour notre territoire, mais il ne faut pas omettre que notre agriculture est diverse, que chaque territoire a ses spécificités qu’il faut prendre en compte..

Nous reviendrons plus longuement sur d’autres temps forts de cette journée dans différents articles.

Reportage

Gilbert PRECZ,

Paul SAVARY

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Le Vercors, fier d’être un territoire d’expérimentation ..

Jeudi 22 juin 2017, le Global Food Forum réunira à Lans en Vercors décideurs européens, responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles.

A cette occasion, les participants découvriront les grandes orientations de l’agriculture au cœur du Parc naturel régional du Vercors. L’agriculture est ici familiale, à taille humaine, confrontée à de nombreux défis tels que le renouvellement des générations, le changement climatique ou le défi de la forte concurrence de zones plus compétitives… le Vercors met en place des solutions pour pallier à ces enjeux et dynamiser son agriculture.

JEUNES AGRICULTEURS DU VERCORS

150 agriculteurs de moins de 40 ans ont été recensés en 2010 (recensement agricole).

Certains d’entre eux, installés ou en cours, ont même créé l’association des « JA » (jeunes agriculteurs). Ce besoin de se fédérer exprime l’effervescence agricole du territoire. En 6 mois ils ont participé à de nombreux événements et se sont associés au projet « Graines d’Eleveurs » en parrainant chacun un « enfant ». L’objectif est de partager, d’échanger et de s’entraider autour des défis et enjeux du métier d’agriculteur. Depuis quelques années le territoire mène une politique d’installation concertée et déterminée pour garder une agriculture vivante et dynamique.

Plusieurs actions sont mises en œuvre pour aider ces jeunes à vivre de leur passion. L’objectif est de leur garantir une rémunération valorisée et une qualité de vie leur permettant de s’épanouir socialement.

Des outils sont mis en place comme le service de remplacement avec des salariés formés et qualifiés pour faciliter l’exercice de leur métier dans des conditions optimales.

AGRICULTURE BIOLOGIQUE EN VERCORS
Plus d’un agriculteur sur cinq est engagé en Bio, 23 % des exploitations agricoles et 22 % de la surface agricole sont certifiées AB en 2014 (agence BIO).

Fournir à l’homme et à l’animal des aliments sains, de composition nutritionnelle équilibrée et sans résidus toxiques, c’est le challenge relevé par les agriculteurs du Vercors. Toutes les productions sont concernées par l’agriculture biologique.

­ALIMENTATION SANTÉ ET TERRITOIRES
Un programme visant à valoriser les circuits courts

C’est un vaste et ambitieux programme, qui sème ses graines et voit fleurir ses projets. Les enjeux sont forts pour le territoire du Parc naturel régional du Vercors :

- une alimentation saine à la portée de tous,

- un maintien de l’agriculture favorisé par la consommation de produits locaux,

- des milieux, une biodiversité et un cadre de vie préservé.

Un projet qui vient en soutien et en développement des activités agricoles garantissant ainsi un cadre de vie agréable, une identité paysagère et gastronomique qui contribuent à l’attractivité touristique du territoire.

4 AOP &  1 IGP

Des produits reconnus par l’Europe qui garantissent une tradition et un savoir-faire

Le Bleu du Vercors (AOP)

Le Bleu du Vercors-Sassenage est la seule AOP fromagère entièrement incluse dans un Parc naturel régional, en l’occurrence celui du Vercors, ce qui explique que sa zone de production soit d’une rare homogénéité.

Le Picodon (AOP)

Ce fromage puise son goût dans un climat aride et chaud. La saveur caractéristique du Picodon provient exclusivement du lait entier issu de chèvres se nourrissant de fourrage ou de céréales produits sur place.

La noix de Grenoble (AOP)

La noix de Grenoble est la seule au monde à détenir une AOP. Elle reste l’un des rares fruits AOP de France. Il s’agit de la reconnaissance officielle de la qualité des noix de Grenoble, garantes d’une histoire, d’un savoir-faire ancestral.

Clairette de Die (AOP)

La Clairette de Die s’épanouit sous le soleil généreux de la vallée de la Drôme, à l’abri des puissants contreforts du Vercors. Les vignerons portent un soin tout particulier au travail de la vigne et vendangent le raisin à la main.

Le St Marcellin (IGP)

Le Saint-Marcellin, petit fromage crémeux au lait de vache, tient son nom de son berceau d’origine : un village d’Isère au pied du Vercors.

LE VERCORS, BERCEAU DE RACES EMBLEMATIQUES

3 races animales forgées par un territoire


La Villard de Lans, vache endémique du Vercors

Véritable mémoire du patrimoine biologique, historique et culturel du Vercors, la Villarde a bien failli disparaître après la Seconde Guerre Mondiale. Dans les années 70 ne subsistaient que quelques dizaines d’animaux de « pure » race ! C’est en 1976, à l’initiative de l’administration, que furent entreprises les premières actions de conservation de la race en collaboration avec une poignée d’éleveurs motivés. La race fut ainsi sauvée « in extremis ». Depuis cette date, de nouveaux éleveurs se sont succédés pour conserver cette race à robe couleur froment qui fournit (avec la Montbéliarde et l’Abondance) le lait pour la fabrication de l’AOP Bleu du Vercors-Sassenage dont la production est circonscrite au seul périmètre du Parc naturel régional du Vercors.

La Poule Grise du Vercors, magnifique volaille au plumage coucou

C’est une poule rustique qui s’acclimate même en montagne et qui aime vivre à l’extérieur où elle trouve une partie de sa nourriture. Ses traces remontent au début du XXème siècle. De couleur gris moucheté appelé couleur « coucou » par les professionnels, c’est une poule rustique d’une assez grosse taille. De nature pondeuse, elle permet également de donner des poulets à chair fine et exquise d’après les chefs cuisiniers.

Le cheval du Vercors de Barraquand

Issu d’un héritage historique, alliant rusticité, sobriété et endurance, à l’image du territoire de montagne qu’est le Vercors, il est avant tout polyvalent et équilibré. Cheval contemporain, de travail et de loisirs, attachant et familial, il est forgé par un mode d’élevage extensif. Cette race est en cours de reconnaissance officielle.

UN PARC NATUREL RESPONSABLE DE SES FILIERES

Une marque de reconnaissance

Le massif du Vercors, à la confluence du climat alpin et du climat méditerranéen, lui vaut d’accueillir de très nombreuses espèces. Ainsi, une grande variété de productions agricoles sont présentes telles que la viande bovine, la viande d’agneaux, les fromages et produits laitiers fermiers, les truites et salmonidés, la lavande, les plantes à parfum, aromatiques et médicinales, et bientôt les miels d’altitude.

L’ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DES AGRICULTEURS DU PARC DU VERCORS (APAP)

Partenaire historique du Parc naturel régional du Vercors

Interlocuteur et responsable des questions agricoles depuis sa création en 1970, l’APAP a pour objectif de maintenir et de renforcer sur le massif du Vercors un tissu solide d’exploitations agricoles en s’appuyant sur les atouts et spécificités du territoire.
Regroupés en association, les agriculteurs identifient leurs besoins, réfléchissent ensemble à des solutions collectives et innovantes et les proposent au Parc du Vercors pour rechercher des financements pour les mettre en oeuvre.

Les actions sont conduites selon trois axes :

  • Agriculture et environnement (naturel et social)
  • Agriculture et produits : promotion, commercialisation et communication
  • Main d’oeuvre sur les exploitations

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Lans-en-Vercors, cœur de l’Europe agricole

Le Global Food Forum organisé par Farm europe va se dérouler ce jeudi 22 juin à Lans en Vercors.. La politique européenne ne se décide pas qu’à Bruxelles, en particulier celle qui concerne l’agriculture.

Le Global Food Forum réunira donc le 22 juin au cœur du massif du Vercors, décideurs européens, responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles. Le Vercors présente donc toutes les caractéristiques de cette problématique.

Le temps d’une journée, le centre culturel le Cairn de Lans-en-Vercors sera le cœur de l’Europe agricole accueillant le Commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, Phil Hogan, des députés clefs du Parlement européen sur les questions agricoles – Michel Dantin et Herbert Dorfman – ainsi que des responsables professionnels de plusieurs pays européens, parmi lesquels Massimiliano Giansanti, Président du Global Food Forum et de la Confagricoltura et Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA.

Fruit d’un partenariat innovant entre le think tank Farm Europe, le Parc  Régional du Vercors et la Commune de Lans-en-Vercors, la journée permettra à chacun des participants non seulement d’échanger avec des acteurs du projet européen au quotidien, mais aussi d’exprimer leurs attentes, leurs idées quant à l’avenir de la Politique agricole commune sur trois thèmes fondamentaux pour l’avenir :

Faire vivre l’ambition d’une agriculture présente et dynamique sur l’ensemble des territoires

Structurer les filières pour capter la valeur ajoutée

Répondre aux enjeux de la durabilité environnementale en zones économiquement fragiles.

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La Raclette de Savoie obtient l’IGP

La Commission européenne a enregistré la dénomination « Raclette de Savoie » en Indication géographique protégée (IGP). Cette décision a fait l’objet d’une parution au Journal officiel de la Commission européenne le 27 janvier 2017.

La « Raclette de Savoie » est un fromage au lait de vache à pâte pressée non cuite. Elle présente une croûte morgée, de couleur jaune à brun, et une pâte blanche à jaune paille, à la texture ferme et fondante.

Les opérations de production du lait, de transformation et d’affinage ont lieu dans l’aire géographique délimitée, qui comprend la totalité des communes des départements de Savoie et de Haute-Savoie, et quelques communes limitrophes de l’Ain et de l’Isère.

Le lait provient essentiellement de vaches de races Abondance, Montbéliarde ou Tarentaise. L’alimentation des vaches repose principalement sur des fourrages verts.

La valorisation de la grande disponibilité d’herbe dans l’aire géographique de production, mais aussi le maintien local de la tradition d’élevage des races traditionnelles sont autant d’éléments qui justifient cette reconnaissance en IGP.

Le nom « raclette » trouve son origine dans l’action de racler le fromage rôti sur le feu que consommaient les bergers dès le Moyen-Âge. Depuis, la « Raclette de Savoie » a su tirer profit du développement touristique hivernal et des innovations, telles que l’appareil à raclette.

L’IGP est un signe officiel européen qui depuis 1992, assure au consommateur que le produit tire une ou plusieurs caractéristiques de son origine géographique. L’obtention de ce signe protège la dénomination « Raclette de Savoie » dans toute l’Union européenne.

Données chiffrées (2016) :
- 659 producteurs laitiers et 6 producteurs fermiers
- 1 transformateur, 5 affineurs et 8 transformateurs-affineurs (soit 14 entreprises/coopératives impliquées dans la filière)

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Les députés européens s’opposent au projet de la Commission d’autoriser cinq OGM

Le Parlement européen s’est opposé par un vote au projet de la Commission d’autoriser cinq organismes génétiquement modifiés (OGM) au sein de l’Union européenne, les maïs Bt11, 1507 et MON810 (graines et produits), ainsi que du coton résistant au glyphosate. Les députés ont à nouveau appelé à la réforme de la procédure d’autorisation européenne des OGM.

Les députés s’inquiètent du fait que le maïs Bt11 et le maïs 1507 puissent nuire à des espèces “non ciblées“ de papillons. Ils remettent en question le principe de “mortalité locale acceptable“ des espèces de lépidoptères non ciblées, introduit par l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

L’évaluation par l’EFSA du maïs MON810 manque de données, estiment les députés qui soulignent que la possibilité d’une contamination croisée par une plante invasive porteuse de la toxine Bacillus thuringiensis (Bt) présente des “risques majeurs pour les agriculteurs et l’environnement“.
Dans le cas des produits MON810 et du coton génétiquement modifié 281-24-236 × 3006-210-23 × MON88913 (DAS-24236-5×DAS-21Ø23-5×MON-88913-8), les députés soulignent que les OGM sont désormais autorisés au sein de l’Union européenne par la Commission, sans le soutien de l’opinion des commissions des États membres. Ce qui devait constituer une exception quant à la procédure habituelle de décision est en fait devenue la norme.

Une législation européenne séparée qui autoriserait tout État membre de l’Union à restreindre ou interdire la vente et l’usage de denrées alimentaires contenant des OGM approuvés par l’UE ou d’aliments pour animaux sur son territoire a été rejetée par le Parlement en octobre 2015. Les députés s’inquiètent du fait que cette législation soit inapplicable ou qu’elle puisse conduire à la réintroduction de contrôles aux frontières entre les pays favorables et opposés aux OGM. Ils ont appelé la Commission à préparer une nouvelle proposition.

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