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La déclaration des ruches évolue en 2016


A compter du 1er septembre 2016, un site de télédéclaration rénové sera mis en place. La possibilité de déclarer les ruches par Cerfa sera maintenue entre le 1er septembre et le 31 décembre 2016, mais ce dispositif a vocation à disparaître.

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année les ruches dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre et leurs emplacements (article 33 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement et article 11 de l’arrêté du 11 août 1980 relatif au dispositif sanitaire de lutte contre les maladies des abeilles).

La Commission européenne a décidé d’harmoniser les périodes de recueil des déclarations de ruches dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne à compter de 2016 (règlement délégué 2015/1366 de la commission du 11 mai 2015 et règlement d’exécution 2015/1368 de la commission du 6 août 2015). Afin de répondre à cette nouvelle réglementation européenne, la Direction générale de l’alimentation a défini une nouvelle période de déclaration obligatoire: dès 2016, les déclarations réalisées au titre de l’année n le seront entre le 1erseptembre et le 31 décembre de l’année n.

Il est essentiel pour la filière apicole de se conformer à ces nouvelles dispositions européennes. Elles permettent :

  • L’obtention d’aides européennes dans le cadre du plan apicole européen (PAE) ; l’enveloppe communautaire est distribuée à chacun des États membres au prorata du nombre de ruches (3,575 millions d’euros en 2014/2015) ;
  • La gestion sanitaire du cheptel apiaire français ; la connaissance de l’emplacement des ruchers est d’autant plus importante que la menace d’introduction d’Aethina tumida en France suite à son arrivée en Italie en septembre 2014 persiste (un nouveau foyer à été découvert le 16 septembre 2015 dans ce pays).

Les déclarations 2015 sont closes depuis le 31 octobre 2015. En cas de besoin avéré, une procédure spécifique sera mise en place pour que les apiculteurs devant impérativement actualiser ou effectuer une première déclaration (en cas de démarrage d’activité par exemple), soient en mesure de le faire. Les modalités de cette procédure seront diffusées  via le site du ministère.

Pour en savoir plus sur la déclaration des ruches : www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr

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7 fruits et légumes «amis» des abeilles


Les abeilles pollinisent un tiers de ce que nous mangeons et jouent un rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes de la planète. Environ 84 pour cent des cultures destinées à la consommation humaine dépendent des abeilles ou d’autres insectes pour leur pollinisation en vue d’accroitre leurs rendements et leur qualité.

La pollinisation par les abeilles permet non seulement d’obtenir plus de fruits, de baies ou de graines, mais également d’améliorer la qualité des produits.

Que vous soyez expert en apiculture ou tout simplement passionné par les abeilles, découvrez 7 fruits et légumes qui bénéficient tout particulièrement de la pollinisation par les abeilles.

Les amandes – Elles sont bonnes pour la ligne et offrent suffisamment d’avantages en matière de santé pour que nous leur réservions une place de choix dans notre liste. La culture des amandes dépend fortement de la pollinisation par les abeilles mellifères.

Les recherches ont démontré que l’absence d’abeilles et autres insectes sauvages pour polliniser les amandes était plus néfaste pour le rendement des cultures qu’un manque d’engrais ou d’eau. Lorsque les amandes sont suffisamment pollinisées, les arbres produisent plus de fruits et leur contenu nutritionnel évolue, notamment une hausse de la teneur en vitamine E.

Les pommesLa Chine est le plus grand producteur de pommes au monde, suivie par les États-Unis, la Turquie, l’Italie et la France. Crues ou dans une tarte aux pommes, elles sont un vrai délice, mais sans abeilles, la pollinisation croisée, indispensable pour produire les pommes, ne peut pas avoir lieu sur une échelle suffisamment grande pour répondre à la demande actuelle.

En règle générale, les ruches doivent être introduites au tout début de la floraison (quand environ 5 pour cent des bourgeons ont fleuri),  afin d’encourager les abeilles à travailler immédiatement. Une moyenne de 2-3 ruches/ha est suffisante pour la pollinisation des pommiers. Une fleur de pomme peut avoir besoin d’être butinée quatre ou cinq fois afin de recevoir suffisamment de grains de pollen pour que la fécondation soit complète.

Les myrtillesLes États-Unis sont le plus grand producteur de myrtilles au monde; en 2013 ils ont récolté un total de 132 000 tonnes de myrtilles sauvages et cultivées.

Les bourdons butinent plus de fleurs par minute que les autres pollinisateurs, et n’éprouvent aucune difficulté à extraire le nectar des fleurs de myrtilles grâce à leurs longues langues. C’est important car la corolle de la fleur de myrtille est en forme de cloche. Le nectar est sécrété à la base du style, obligeant l’insecte à enfoncer sa langue entre les filaments des anthères pour l’atteindre.

Les concombresIls rencontrent un vif succès pendant les mois d’été en raison de leur effet rafraîchissant. Leur saveur fraîche et leur côté croquant font qu’ils sont non seulement très appréciés dans les salades et les sandwichs, mais également dans les boissons. Sans abeilles, il n’y aurait quasiment pas de récolte de concombres.

L’introduction de cinq ruches contenant environ 12 500 abeilles tous les 1/15 ha, permet d’augmenter jusqu’à 40 pour cent les rendements de concombres cultivés en serre. Il est recommandé de disposer les ruches au niveau de la partie supérieure des plantes. Les abeilles doivent également avoir suffisamment d’espace pour se déplacer. Au sol, il convient de disposer entre les légumes des assiettes contenant de l’eau pour que les abeilles puissent boire.

Les oignonsSi vous n’avez jamais vu d’abeilles en train de polliniser une ombelle d’oignon (la tête florale), c’est un réel plaisir pour les yeux.

Les abeilles butinent les fleurs d’oignons en vue de recueillir le nectar et le pollen, mais seules les butineuses de nectar visiteront aussi bien les lignes de mâles stériles que celles de mâles fertiles dans les systèmes hybrides de production d’oignon.

Généralement, les abeilles ne sont pas très attirées par les oignons, c’est la raison pour laquelle des colonies d’abeilles conséquentes, d’au moins 30 ruches, ont plus de chances de succès.

Les courges – De la citrouille d’halloween aux ragoût de bœuf au potiron chilien (Cazuela de Vaca), le monde passerait à coté de traditions et de nombreux plats délicieux si les courges venaient à disparaître.

Les pratiques de travail du sol qui créent des conditions de couverture du sol particulières peuvent influer sur la multiplication des pollinisateurs. En général, les courges sont pollinisées par des abeilles qui nichent au sol. L’abeille femelle recueille le pollen et le nectar des fleurs de cucurbitacées (comme les potirons et les citrouilles). Elles sont actives très tôt le matin et leur activité ralentit en milieu de matinée.

Les fraises Une fraise parfaitement mûre est une expérience cosmique et nostalgique. L’intensité et la complexité de leur saveur sucrée résultent principalement de la pollinisation.

Pour arriver à maturation une fraise a besoin d’être butinée environ 21 fois. Une seule fraise, peut contenir de 400 à 500 graines (ou petits pépins) sur sa surface. Plus le nombre de graines complètement développées est important, plus la fraise sera grosse, savoureuse et bien formée.

Il était un temps où la nature s’occupait seule de la pollinisation, sans coût explicite pour les communautés humaines. Cependant, des données en provenance de nombreux pays du monde montrent qu’à mesure que les champs agricoles sont devenus plus grands et que l’utilisation de produits chimiques agricoles a augmenté, les populations de pollinisateurs ont décliné.

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Un plan national d’actions « France, terre de pollinisateurs »


Un plan national d’actions, « France, terre de pollinisateurs », qui vise à enrayer la perte d’espèces de pollinisateurs et à susciter la mobilisation des acteurs vient d être mis en place. Ces pollinisateurs rendent des services estimés à 1,5 milliard d’euros par an en France.

La pollinisation est vitale

Le déclin des abeilles et autres insectes pollinisateurs sauvages ( Hyménoptères : abeilles, bourdons, guêpes … ; Diptères : syrphes, mouches … ; Lépidoptères : papillons ; Coléoptères : scarabées, coccinelles …) est incontestable. Même si la chute des effectifs est plus ou moins marquée selon les espèces.

Les causes du dépérissement des insectes pollinisateurs sauvages sont multiples, et insuffisamment expliquées aujourd’hui. Mais, l’homme, en dégradant leurs habitats et en détruisant les espèces de plantes à fleurs qui constituent leurs ressources alimentaires, pourrait en être largement responsable.

Ces insectes rendent pourtant un service écologique inestimable à la reproduction d’une grande partie des plantes à fleurs sauvages ou cultivées : environ 70% des plantes à fleurs sauvages et cultivées en France métropolitaine et 80% des cultures dans le monde (soit 35% du tonnage que nous mangeons) dépendent fortement de la pollinisation par ces insectes.

On estime que la pollinisation représente une valeur économique d’1,5 milliard d’euros par an en France.

Un plan pour connaître, diffuser les bonnes pratiques et mobiliser les acteurs

Aussi, ce plan propose-t-il une vingtaine d’actions visant à mieux connaître les insectes pollinisateurs et la pollinisation, et également à promouvoir de bonnes pratiques dans tous les espaces fleuris et dans tous les secteurs concernés, notamment les territoires ruraux et forestiers, les espaces protégés (parcs naturels régionaux) et même les territoires urbains.

L’appropriation de ces bonnes pratiques, leur mise en œuvre favorisée par des actions de communication et de sensibilisation des gestionnaires d’espaces, mais aussi du simple particulier, sont une condition de réussite de ce plan.

Abeilles en ville : un exemple de mobilisation

La diffusion du guide issu du programme européen Urbanbees (les abeilles en ville), que le Ministère de l’Ecologie a co-financé, est un des exemples de mobilisation, voulu dans plan d’actions pour la protection des insectes pollinisateurs.
Il est l’aboutissement d’un long travail qui s’est déroulé de janvier 2010 à mars 2015, dans lequel la Région Rhône Alpes et la métropole du Grand Lyon se sont activement engagées avec l’INRA, l’Institut national de la recherche agronomique, et l’association Arthropologia.

Fauchage tardif et jachères fleuries sur le bord des routes : ça marche !
L’Etat veut agir dans la préservation des pollinisateurs sauvages : il appliquera sur les 12 000 kilomètres du réseau routier national non concédé le fauchage tardif et les jachères fleuries sur les dépendances vertes. Après une expérimentation longue de trois ans, ces « bonnes pratiques » ont en effet montré une augmentation de 30% de la diversité des insectes pollinisateurs.

Elle va donc être généralisée.Les autres gestionnaires (Réseau Ferré de France, SNCF, Voies Navigables de France, Conseils départementaux etc.) ont été sollicités pour appliquer ces bonnes pratiques à partir du guide « les accotements routiers au service de la biodiversité ».

Pour en savoir plus : lire la brochure sur les accotements routiers

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Les chercheurs volent au secours des abeilles


Un monde sans abeilles ?

N’y pensons pas ! Bien sûr, les produits de la ruche, miel, pollen, cire, nous manqueraient.

Mais surtout, ces super-pollinisateurs sont indispensables à l’agriculture.

Si on parle de tonnage, 35% de ce que nous mangeons dépend directement de leur travail silencieux.

Si on parle de diversité, c’est 84% des espèces cultivées en Europe et plus de 80% des espèces sauvages qui ont besoin de leurs pattes et de leur toison pour s’échanger du pollen et se reproduire. Alors, seriez-vous prêt à vous passer de la plupart des fruits et légumes ?

Pourtant, on le sait, les abeilles connaissent des moments difficiles. Pesticides, pathogènes, prédateurs invasifs rendent leur survie difficile.

Facteurs auxquels il faut ajouter l’agriculture intensive qui uniformise les paysages et prive les abeilles d’une alimentation constante, accessible et variée.

La mortalité hivernale des ruches a de quoi inquiéter : entre 20 et 30% en France, autour de 40% pour la Belgique et la Suède. De quoi désespérer les apiculteurs. Nombreux sont ceux qui jettent l’éponge.

Ceci est d’autant plus inquiétant que le monde agricole manque cruellement de pollinisateurs. L’Europe aurait besoin de 13,4 millions de colonies d’abeilles en plus pour ses cultures. Que faire ? Les chercheurs fournissent d’intenses efforts pour mieux comprendre les causes du déclin des abeilles, et notamment pour trouver les synergies entre facteurs environnementaux, produits phytosanitaires et maladies.

Efforts payants non seulement en termes scientifiques, mais aussi en termes politiques: ce sont bel et bien les résultats de leurs recherches, notamment celles menées dans les labos Inra, qui ont abouti au moratoire européen sur les insecticides néonicotinoïdes.

Les efforts des chercheurs pour déterminer les causes du déclin ne peuvent se passer d’une meilleure connaissance de l’abeille mellifère : sa physiologie, son alimentation, ses extraordinaires formes de communication, la structure sociale des colonies, les pratiques apicoles et surtout, la relation des abeilles avec les divers environnements et écosystèmes qu’elles peuvent rencontrer.

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Plan de développement durable de l’apiculture


Les abeilles sont non seulement indispensables à la production nationale de miel et d’autres produits de l’apiculture mais aussi à la pollinisation et donc à l’agriculture. Pour développer la filière apicole et répondre aux enjeux soulevés par les mortalités importantes d’abeilles enregistrées en divers points du globe et en France, le ministre Stéphane Le Foll a annoncé un plan de développement durable de l’apiculture.


Des climats différents, une géographie et des cultures diverses…La France a les atouts pour être un grand pays apicole. Aujourd’hui, la production nationale correspond à moins de la moitié du miel consommé en France. Pour répondre à la demande, il faudrait un million de ruches et 3000 apiculteurs supplémentaires.

Or, les taux de mortalités observés sur les colonies d’abeilles dans le monde se sont fortement accrus, dépassant parfois les 30 % par an. Agressions chimiques, parasites, infections, insuffisance de ressources alimentaires, frelon asiatique…Il est dorénavant établi qu’il n’y a pas une cause unique de mortalité.

©Cheick.Saidou/Min.Agri.FrLe Plan de développement durable de l’apiculture doit répondre à ces enjeux, qui sont à la fois économiques, écologiques, de développement rural et de santé publique. Pour cela, ce sont tous les aspects de la filière apicole qui doivent être pris en compte.

©Cheick.Saidou/Min.Agri.FrDiminuer la mortalité des abeilles

L’utilisation systématique du parapluie chimique en agriculture n’est bon ni pour les apiculteurs et leurs abeilles, ni pour les agriculteurs et leur revenu. Il faut réduire l’utilisation des pesticides, tout en créant les conditions pour un meilleur dialogue entre agriculteurs et apiculteurs.
Les colonies d’abeilles sont victimes de maladies parasitaires, bactériennes et virales. Pour lutter contre ces maladies, il faut développer tout l’encadrement sanitaire autour de l’abeille.

Soutenir la recherche dans le domaine de l’apiculture

Connaître davantage l’abeille, les colonies, l’environnement, la pollinisation est nécessaire. Un appel à projet de recherche 2013-2015 doit être lancé, et une chaire d’enseignement supérieur en apidologie créée.

Structurer le développement du cheptel français

Augmenter le nombre de colonies d’abeilles en France est indispensable pour la pollinisation des cultures et des vergers et pour assurer la biodiversité végétale. Il faut plus d’élevages de reines et d’essaims en France, pour maintenir ou développer les cheptels sans devoir importer des colonies mal adaptées à nos régions. Des outils de sélection génétique et d’insémination artificielle doivent être mis en place.

Former et installer des jeunes apiculteurs

Pour relancer la production, il faut professionnaliser la filière et installer des jeunes apiculteurs sur tout le territoire français, et donc créer des formations initiales et continues au métier de l’apiculture.

©Xavier.Remongin/Min.Agri.FrOrganiser la filière apicole et la production

Pour produire du miel, il faut des fleurs, et pour maintenir les abeilles en bonne santé, il faut une flore variée. Dans le cadre de la réforme de la PAC, les surfaces d’intérêt écologique qui seront mises en place devraient pouvoir bénéficier aux abeilles de manière importante.

Plan de développement durable de l'apiculture {PDF}Plan de développement durable de l’apiculture

Dépliant Plan de développement durable de l'apiculture {PDF}Dépliant Plan de développement durable de l’apiculture

Résumé du plan {PDF}Résumé du plan

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L’EFSA donne raison aux apiculteurs !


Répondant à une commande de la Commission Européenne, l’EFSA vient de publier son avis sur l’évaluation du risque pour les abeilles et autres pollinisateurs lié à l’utilisation des insecticides de la famille des néonicotinoïdes[1]. Elle  conclue à l’existence de risques élevés avérés.

La Confédération paysanne demande donc au ministre Stéphane Le Foll de suspendre immédiatement l’autorisation non seulement des pesticides à base de clothianidine, imidaclopride et thiamétoxam, pour éviter leur utilisation une année de plus, mais aussi des autres produits de la même famille chimique car ils ont le même mode d’action.

La Confédération paysanne rappelle que d’autres modes de production sont possibles et permettent de s’affranchir de l’utilisation de ces produits dangereux pour la santé et l’environnement. En Italie, ces produits sont interdits depuis plus de trois ans, ce qui n’a pas entraîné une diminution de la production de maïs.

L’EFSA reconnaît aussi que les données contenues dans les dossiers de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM*) fournis par l’industrie ne permettent pas d’évaluer tous les risques pour les abeilles et les autres pollinisateurs, ni l’effet des résidus persistant dans les sols.

Par conséquent, ces pesticides ne devraient pas bénéficier d’autorisation de vente.

Ces insecticides contaminent durablement l’environnement et sont problématiques pour de nombreuses espèces, en particulier les organismes aquatiques et les oiseaux.

La Confédération paysanne déplore que l’EFSA n’ait pas pris en considération toute la littérature scientifique disponible, en particulier celle mettant en évidence des synergies avec des pathogènes.

La Confédération paysanne rappelle que l’abeille et les autres pollinisateurs sont indispensables pour la production d’alimentation et que leur protection doit être un objectif prioritaire. Ce que l’EFSA confirme d’ailleurs dans son communiqué de presse :

«Compte tenu de l’importance des abeilles dans l’écosystème et la chaîne alimentaire et étant donné les multiples services qu’ils fournissent aux êtres humains, leur protection est essentielle.

Avec son mandat d’améliorer la sécurité alimentaire de l’UE* et à assurer un niveau élevé de protection des consommateurs, l’EFSA a un rôle important à jouer pour assurer leur survie.»

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Le mystère de la disparition des abeilles


Essentielles au maintien de la biodiversité et à la survie de notre agriculture, les abeilles disparaissent inexorablement. Une enquête fouillée et rigoureuse sur un désastre écologique en cours.

Des ruches désertées. À l’extérieur, pas de cadavres. À l’intérieur, une reine en bonne santé, des larves viables et une poignée de jeunes adultes affaiblis. Mais nulle trace des autres ouvrières. C’est le syndrome d’effondrement des colonies : un mal foudroyant qui décime les ruches américaines par centaines de milliers depuis 2006.

Peu à peu, il s’étend au reste du monde. Cette situation d’urgence menace de précipiter un peu plus un déclin continu entamé dès l’après-guerre. Or, même si ce n’est qu’aujourd’hui que l’on en prend conscience, les insectes pollinisateurs, aux premiers rangs desquels les abeilles domestiques et sauvages, constituent un rouage irremplaçable de la biodiversité et de notre agriculture.

Sans ces sentinelles de la nature, pas de pollinisation des fleurs, et donc pas de fruits ni de légumes…

Fuite en avant
Scientifiques et apiculteurs sont confrontés à un problème aux ramifications multiples, que cette enquête soignée décortique point par point.

De l’acarien varroa venu de l’Est, qui parasite les ruches d’Europe et d’Amérique, à l’usage massif de produits chimiques induit par le productivisme agricole, Mark Daniels montre comment la mondialisation a accéléré la mise en coupe réglée de la nature. Ainsi des gigantesques champs d’amandiers de Californie, dont le poids dans l’économie locale entraîne les agriculteurs dans une perpétuelle fuite en avant.

En manque d’abeilles en 2005, ils en importent en masse d’Australie. Puis, en 2006, intervient le syndrome d’effondrement des colonies. Saturant leurs plantations de pesticides, obligeant des milliards d’abeilles à des transhumances éreintantes, remplaçant fréquemment leurs reines, ils jouent aux apprentis sorciers de la biologie.
Dans les laboratoires français, américains ou allemands, des recherches convergentes mettent en évidence l’interaction d’une multiplicité de facteurs dans la surmortalité des abeilles.

Impossible, par exemple, d’incriminer les seuls pesticides comme dans les années 1990. En revanche, combinés à un virus, ou à un champignon, l’effet de certains produits semble se démultiplier, comme l’indiquent les études les plus récentes.

Tour de force

Mais si beaucoup de chercheurs appellent à promouvoir d’urgence une agriculture plus respectueuse de l’environnement, d’autres spéculent déjà sur la fabrication d’une abeille transgénique.

Face aux débats de la science, les autorités louvoient, coincées entre des agriculteurs dépendants des pesticides, des industriels qui défendent leurs produits bec et ongles et des apiculteurs qui sonnent l’alarme.

Dans les fleurs où butinent les abeilles, derrière l’oeilleton des microscopes ou dans les pas d’un apiculteur écossais philosophe, la caméra de Mark Daniels réussit le tour de force d’exposer avec limpidité ce problème aux enjeux si complexes.

Arte:

mardi, 28 août 2012 à 20:50

Rediffusions :
01.09.2012 à 16:25
13.09.2012 à 14:55

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Les français sont conscients de l’avenir incertain de l’apiculture


Quelle perception les Français ont-ils des apiculteurs et de l’avenir de l’apiculture ? Résultats d’une enquête nationale IPSOS / UNAF qui montre combien les français sont conscients des problèmes qui touchent le monde apicole.

Commandé par l’UNAF à l’institut IPSOS, au cours du premier trimestre 2011, ce sondage a été effectué par Internet via l’Omnibus « en ligne » d’Ipsos, auprès d’un échantillon de 1017 individus âgés de 16 à 65 ans et selon la méthode des quotas (sexe, âge, CSP du chef de famille et région UDA), ce sondage permet de mieux saisir la perception des Français sur les dangers qui menacent l’apiculture et l’alimentation humaine plus globalement.

Les produits de la ruche, des aliments familiers à une majorité de Français

Alors qu’ 1 Français sur 3 dit consommer du miel et/ou d’autres produits de la ruche (pollen, gelée royale, propolis…) assez régulièrement tout au long de l’année, dans la même proportion l’on dénombre des consommateurs ponctuels, c’est-à-dire pour des occasions ou une période donnée.
En cumul ce sont donc 65% des Français qui consommeraient soit régulièrement, soit ponctuellement du miel ou des produits de la ruche (pollen, gelée royale, propolis).

La disparition des abeilles : une prise de conscience généralisée

88% des Français sont conscients de la disparition massive des abeilles en France (Cette préoccupation est encore plus partagée par les plus âgés (94% des 45 ans et plus) et par les consommateurs de miel ou des produits de la ruche (93%).
Dans l’opinion, ce sont d’abord et surtout les insecticides et pesticides utilisés pour le traitement des cultures qui participeraient le plus à la disparition des abeilles (1ère cause pour 81% des Français), loin devant le développement de l’agriculture intensive et très loin devant le changement climatique.
Autre facteur de fragilisation des colonies d’abeilles : l’invasion par le frelon asiatique Vespa Velutina dont 60% des Français auraient entendu parler (et 67% des consommateurs de miel et des autres produits de la ruche).

Les apiculteurs : une corporation fortement valorisée mais fragilisée

77% des Français s’accordent pour dire que le nombre d’apiculteurs par rapport aux décennies passées régresse alors que seuls 12% les considèrent en nombre stable voire plus nombreux.
Pourtant l’image des apiculteurs qui entretiennent des colonies d’abeilles est fortement valorisée, ils sont considérés par 89% des Français comme des acteurs engagés dans la protection de l’environnement.

Retrouvez les détails de cette enquête nationale IPSOS sur le site :
www.unaf-apiculture.info

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Pour que les abeilles continuent à butiner


La disparition des abeilles est devenue ces dernières années un sujet qui mobilise. Sur les bases du rapport du député Martial Saddier pour une apiculture durable, de nombreuses actions se mettent en place actuellement afin d’endiguer ce phénomène complexe à traiter de part ses origines multifactorielles.

Le groupe Chambres d’Agriculture s’implique sur ce dossier à différents niveaux complémentaires. Au plan national, l’APCA participe aux travaux du nouvel Institut Technique de l’Abeille (ITSAP) mis en place il y a un an. Au plan local, des actions concrètent se mettent en place sur les liens entre agriculture et apiculture : projet de recherche sur les systèmes de productions agricoles respectueux des pollinisateurs, prise en compte de l’abeille dans le plan Ecophyto 2018, développement des cultures à potentiel mellifère et pollinique, …

Partant du constat que l’abeille joue un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité végétale, l’APCA a proposé à l’ITSAP de mobiliser son réseau en relayant la plaquette de sensibilisation sur les bonnes pratiques permettant une bonne cohabitation entre apiculture et agriculture. Cette plaquette intitulée «les abeilles butinent» reprend quelques conseils, règles et bonnes pratiques phytosanitaires à respecter et ce, que vous soyez agriculteurs, apiculteurs ou professionnels de l’agriculture.

butinePour consulter la plaquette: Les abeilles butinent_V7.qxp:Les abeilles butinent – www.itsap.asso.fr

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L’abeille, une alliée pour nos cultures


Le Conseil général de l’Isère, l’Association pour le développement de l’apiculture rhônalpine (ADARA) et la Chambre d’agriculture organisent une réunion-débat sur les pratiques apicoles et agricoles le jeudi 18 novembre à St Siméon de Bressieux..

réunion abeille
P R O G R A M M E  D E  L A  S O I R E E

20H00: Accueil par M. le Maire, Gilles Pèrenon.
Ouverture par Christian Nucci, vice-président du Conseil général de l’Isère chargé de l’agriculture, du développement rural et de l’équipement des territoires.
20H10: Le contrat apiculture durable en Isère, par Erik Burdet, Conseil général de l’Isère.
20H15: Le rucher observatoire : son fonctionnement, les résultats après trois années d’expérimentation, par Flore Savary, ADARA et Christel Robert, Chambre d’agriculture.
20H35: Place et rôle de l’abeille pour l’agriculture.
La fragilité du cheptel apicole par Flore Savary et Caroline Baffert, ADARA.
21H00: Débat, animé par Christian Nucci :apiculteurs, agriculteurs, des territoires à partager.
22H00: Clôture de la soirée autour d’un moment convivial.

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