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Mieux comprendre, mieux optimiser la pollinisation des arbres fruitiers


La chambre d’agriculture de Rhône-Alpes, le Comité Stratégique Fruits, l’Association pour le développement de l’Apiculture en Rhône-Alpes, le Groupement Régional des Apiculteurs Professionnels Pollinisateurs
vous invitent à une rencontre sur :

LA POLLINISATION DES ARBRES FRUITIERS :
MIEUX LA COMPRENDRE POUR MIEUX L’OPTIMISER

Par Bernard VAISSIERE, Chargé de Recherche, Equipe Pollinisation & Ecologie des Abeilles -INRA

Le lundi 8 Novembre 2010 de 14h00 à 17h00 A LA MAISON DES AGRICULTEURS
234 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE
69530 BRIGNAIS

PROGRAMME :

• Rappel des connaissances de base sur la pollinisation des cultures entomophiles (pollinisées par les insectes)
• Caractéristiques de la pollinisation et des besoins en arboriculture fruitière
• Conduite de la pollinisation : les facteurs à prendre en compte pour la maîtriser
• Echange sur l’offre en pollinisation en Rhône-Alpes: Présentation du Groupement des Apiculteurs Pollinisateurs Professionnels (GRAPP) et échanges.

Journée réalisée avec le soutien de la Région Rhône-Alpes

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Cause de la Mortalité des abeilles: un virus et un champignon…


20 à 40% des abeilles ont disparu outre-Atlantique et les scientifiques américains ne connaissaient pas l’origine de cette disparition. Une étude vient de révéler qu’un champignon et un virus seraient à l’origine de l’effondrement des colonies d’abeilles.

Depuis plusieurs années maintenant, les chercheurs américains cherchent les raisons de la disparition des abeilles, particulièrement dans le sud du pays. Une étude  a identifié les coupables, qui se trouvent être un virus et un champignon.

Cette nouvelle étude, dirigée par l’université du Montana, se distingue des précédentes par les méthodes utilisées par les chercheurs. Les militaires américains ont en effet mis à leur disposition une base de données contenant les données génétiques de plusieurs milliers d’organismes qui ont permis d’identifier le virus et le champignon coupables.

Le virus, de la famille des Iridoviridae et le champignon Nosema cerenae ont été inocculés à des abeilles vivantes. 100% des abeilles contaminées sont mortes. « C’est un peu comme l’œuf et la poule, indique le Docteur Bromenshenk, on ne sait pas lequel des deux arrive le premier, et nous ne savons pas non plus si l’un affaiblit les abeilles avant que l’autre ne les achève ou si c’est leur association qui leur est fatale. »

Cependant, le virus et le champignon ne sont certainement pas les seules causes de cette disparition. « D’une part, cette pathologie n’est à l’origine que d’un tiers des mortalités constatées chez les abeilles américaines. D’autre part, on ne sait pas pourquoi les abeilles ont attrapé ces deux parasites. C’est peut-être un pesticide qui a déclenché une baisse d’immunité…« , a déclaré Yves Le Conte, de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique).

D’un point de vue écologique, la disparition des abeilles met en péril la pollinisation naturelle de plusieurs milliers d’espèces végétales dont 30% représentent des aliments pour l’Homme.

Par: http://www.maxisciences.com

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Envoyé spécial: la guerre des abeilles


Depuis quinze ans, les abeilles se meurent et la production française de miel a chuté de moitié.

Tous les ans, une abeille sur trois disparaît et avec elle autant d’apiculteurs. Pourtant, en se nourrissant du pollen et du nectar des plantes, les abeilles contribuent à hauteur de 80% à la reproduction croisée des espèces végétales.

P1060208Elles pollinisent 225 000 espèces de plantes à fleurs. Elles génèrent 153 milliards d’euros de nourriture tous les ans. Les insecticides utilisés par les agriculteurs sont-ils responsables de cette hécatombe ? Un peu partout en France, les apiculteurs sont entrés en guerre contre les épandages sauvages. Mais ils ne peuvent lutter contre les insecticides d’un nouveau genre, les insecticides systémiques apparus dans les années 90. Enrobant directement la graine plantée qu’ils protègent, ces insecticides agissent directement sur le cœur de la plante.

Appelés autrefois Gaucho, Régent ou Poncho puis interdits d’utilisation, l’insecticide qui cristallise aujourd’hui tous les débats, c’est le Cruiser. Pourquoi l’État a-t-il renouvelé son autorisation d’utilisation ? Pourquoi les services vétérinaires ne cherchent-ils pas à sauver les abeilles sans qui nous ne mangerions ni fruits, ni légumes ? Enquête sur une guerre pour la vie, au cœur des campagnes françaises.

Envoyé spécial: France 2, 20h35

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Après les jardins familiaux…


Au XIXème siècle apparaissent en France les premiers jardins familiaux. Un concept qui permet aux habitants des villes de cultiver un bout de jardin. C’est sur ce même principe que le Syndicat Apicole Dauphinois vient de lancer les ruchers familiaux. Ils sont installés à Veurey et c’est une première en France.

En 2010 le Syndicat Apicole Dauphinois a initié plus de 130 personnes à l’apiculture. En grand nombre des passionnés qui habitent en ville ou qui habitent en appartement. La demande a été faite de trouver une solution pour ces apiculteurs en herbe de pouvoir accéder à leur passion.

Le SAD a pris ce problème à bras le corps et a trouver cette solution de ruchers familiaux. Une demande a été faite auprès de plusieurs communes proches de grandes villes. La première à répondre a été Veurey.

ruches 2

Inauguration officielle orchestrée par un apiculteur  avec Guy Jullien, maire de Veurey, Yannick Belle conseiller général du canton et Christian Nucci, vice président du Conseil général en charge de l’agriculture.

Le maire de cette commune, Guy Jullien a tout de suite adhéré au projet car depuis ma tendre enfance, je suis passionné par le monde des abeilles. » Il compte d’ailleurs aller plus loin: « Pourquoi ne pas imaginer un rucher gérer par les agents de la commune?

Le rucher familial mis en place à Veurey appartient à 6 apiculteurs, 4 de Veurey et 2 de Voreppe. A noter que parmi ceux ci il y a une apicultrice.

ruchesLe président du SAD, Frédéric Chasson, ne voit que des points positifs à l’installation des ruchers familiaux: « Ils vont permettre aux passionnés qui n’ont pas de terrain d’avoir leurs propres ruches, ils vont surtout permettre les rencontres. L’apiculteur est en général un solitaire. Là les contacts seront plus fréquents. Les apiculteurs chevronnés pouvant donner des conseils aux débutants… »

Christian Nucci, vice président du Conseil général en charge de l’agriculture a tenu à être présent à l’ouverture officielle de ce rucher. « Nous sommes conscients du rôle essentiel que joue l’abeille à plusieurs titres. Voila pourquoi nous avons lancé un observatoire de l’abeille. Des études, un état des lieux sont faits avec l’ensemble des acteurs concernés: apiculteurs, chasseurs, agriculteurs…Cela doit nous permettre de voir dans quelles directions on doit diriger nos efforts. »

Le vice président du Conseil général en charge de l’agriculture a félicité le SAD de cette initiative novatrice « qui va se propager sur l’ensemble du département et permettre à une multitude d’apiculteurs en herbe d’accéder à leur passion. »

Frédéric Chasson nous a enfin annoncé la prochaine sortie du guide juridique apicole:  « On a une forte demande au niveau juridique et nous avons souhaité y répondre favorablement ».  sillon38 vous informera de la date de sa sortie. il fait suite au guide fiscal qui est toujours disponible.

Contact:


Syndicat Apicole Dauphinois

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Sur Arte: le mystère de la disparition des abeilles


Des ruches désertées. À l’extérieur, pas de cadavres. À l’intérieur, une reine en bonne santé, des larves viables et une poignée de jeunes adultes affaiblis. Mais nulle trace des autres ouvrières. C’est le syndrome d’effondrement des colonies : un mal foudroyant qui décime les ruches américaines par centaines de milliers depuis 2006. Peu à peu, il s’étend au reste du monde. Cette situation d’urgence menace de précipiter un peu plus un déclin continu entamé dès l’après-guerre.

Or, même si ce n’est qu’aujourd’hui que l’on en prend conscience, les insectes pollinisateurs, aux premiers rangs desquels les abeilles domestiques et sauvages, constituent un rouage irremplaçable de la biodiversité et de notre agriculture. Sans ces sentinelles de la nature, pas de pollinisation des fleurs, et donc pas de fruits ni de légumes…

P1060225Fuite en avant
Scientifiques et apiculteurs sont confrontés à un problème aux ramifications multiples, que cette enquête soignée décortique point par point. De l’acarien varroa venu de l’Est, qui parasite les ruches d’Europe et d’Amérique, à l’usage massif de produits chimiques induit par le productivisme agricole, Mark Daniels montre comment la mondialisation a accéléré la mise en coupe réglée de la nature. Ainsi des gigantesques champs d’amandiers de Californie, dont le poids dans l’économie locale entraîne les agriculteurs dans une perpétuelle fuite en avant. En manque d’abeilles en 2005, ils en importent en masse d’Australie.

Puis, en 2006, intervient le syndrome d’effondrement des colonies. Saturant leurs plantations de pesticides, obligeant des milliards d’abeilles à des transhumances éreintantes, remplaçant fréquemment leurs reines, ils jouent aux apprentis sorciers de la biologie.
Dans les laboratoires français, américains ou allemands, des recherches convergentes mettent en évidence l’interaction d’une multiplicité de facteurs dans la surmortalité des abeilles. Impossible, par exemple, d’incriminer les seuls pesticides comme dans les années 1990. En revanche, combinés à un virus, ou à un champignon, l’effet de certains produits semble se démultiplier, comme l’indiquent les études les plus récentes.

Tour de force
Mais si beaucoup de chercheurs appellent à promouvoir d’urgence une agriculture plus respectueuse de l’environnement, d’autres spéculent déjà sur la fabrication d’une abeille transgénique. Face aux débats de la science, les autorités louvoient, coincées entre des agriculteurs dépendants des pesticides, des industriels qui défendent leurs produits bec et ongles et des apiculteurs qui sonnent l’alarme. Dans les fleurs où butinent les abeilles, derrière l’oeilleton des microscopes ou dans les pas d’un apiculteur écossais philosophe, la caméra de Mark Daniels réussit le tour de force d’exposer avec limpidité ce problème aux enjeux si complexes.

Arte, mardi, 18 mai 2010 à 20:35

Rediffusions :
20.05.2010 à 14:45
09.06.2010 à 01:20

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« Zone interdite »: les abeilles en péril


M6 diffuse ce soir dans le cadre de son émission « Zone interdite »,  un reportage sur la survie des abeilles qui pourtant sont indispensables pour assurer notre propre survie. Le reportage s’intitule: Les abeilles sont en péril
Un tiers des ruches françaises a disparu depuis quinze ans. Un constat inquiétant pour l’environnement, car les abeilles sont indispensables à la survie de la végétation. Avec, à terme, le risque de disparition des espèces végétales et de baisse des ressources alimentaires. C’est donc la survie de l’homme qui peut être mise à mal….

Autres thèmes abordés:

Eco-village
Dans le Limousin, un couple de Parisiens a monté un éco-village. Des maisons avec tout le confort moderne, mais pensées pour dépenser moins d’électricité et de chauffage.
Les allergies
Vingt pour cent des Français se grattent et toussent dès qu’ils sont confrontés à leur pire ennemi, l’allergène. Ces allergies au lait de vache, aux poils de chat, aux lessives ou aux pollens touchent désormais les enfants de plus en plus jeunes. Quelles sont les raisons de cette aggravation ? Comment lutter contre ce nouveau mal du siècle ?

M6: zone interdite 20h40 dimanche 18 avril.

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RTE Est : un partenariat pour la sauvegarde des abeilles


A  l’IUT de Thionville-Yutz, Jean-Marie Pelt (botaniste-écologiste, fondateur de l’Institut Européen d’Ecologie de Metz) FeREePA (Fédération européenne de Recherche sur l’éducation de la Personne et de ses Applications sociales) , Paul Schweitzer directeur du CETAM Centre d’Etudes Techniques Apicoles de Moselle Lorraine et RTE, réseau de transport d’électricité, ont signé une convention de partenariat visant à étudier la santé des abeilles et à contribuer à leur sauvegarde.

Pour les besoins de l’étude, des ruches expérimentales seront implantées sur du terrain que RTE met à disposition au voisinage de ses postes de transformation électrique

Face à l’appauvrissement de la biodiversité et notamment à la disparition rapide des abeilles avec des pertes de cheptel allant de 30 à 70% selon les régions, la convention vise à mettre en place un programme d’étude et de suivi des abeilles dans leur environnement et de préconiser des comportements éco-responsables.

L’étude vise à observer, analyser et diagnostiquer l’état sanitaire de l’abeille et de son cadre de vie. Des prélèvements réguliers d’abeilles et des échantillons de substances qu’elles fabriquent seront observés et analysés par des professionnels de l’apiculture et des chercheurs en éco-toxicologie

Pour les besoins de l’étude, trois ruches seront implantées sur des terrains en bordure de trois postes électrique de RTE, à l’abri d’activités humaines dangereuses pour l’abeille et une ruche témoin sera conservée à l’IUT de THIONVILLE.

Un film dédié au Développement Durable ayant pour thème l’appauvrissement de la biodiversité lié à la disparition des abeilles sera réalisé pour une diffusion par la filière éducative en fin d’année 2010.

RTE contribue au budget de la réalisation de l’étude.

Consulter le dossier complet

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Quelle agriculture pour les abeilles et la biodiversité?


Projection Conférence « Quelle agriculture pour les abeilles et la biodiversité ? » avec Marc Peyronnard le samedi 6 mars à 20h30 à Vourey salle des fêtes.

Soirée organisée par Le Pic vert et Vourey environnement.

Entrée libre et gratuite.

Le Pic Vert
24, place de la Mairie
38140 Réaumont

tel : 04 76 91 34 33
mail : contact@lepicvert.asso.fr

Renseignements: www.lepicvert.asso.fr

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L’abeille se meurt…il faut réagir!


Le congrès Apimondia, qui vient de s’achever à Montpellier, a rassemblé 10 000 apiculteurs venus du monde entier. Partout l’inquiétude est grande, les abeilles sont en danger de disparition. A la question « pourquoi ? », qui revient dans tous les débats, la réponse est toujours la même : « c’est multifactoriel ».

Pour France Nature Environnement, l’heure n’est plus à la discussion mais à l’action !

« Pour de nombreux scientifiques, la disparition des abeilles s’explique par de multiples causes :

- la dégradation générale de la biodiversité et donc de la ressource alimentaire disponible pour les abeilles (carences alimentaires) ;
- l’apparition de nouvelles pathologies et de nouveaux agresseurs liés aux échanges internationaux ;
- l’utilisation d’abeilles hyperproductives mais plus fragiles ;
- le rôle des pesticides répandus dans l’environnement ;
- la mauvaise maîtrise technique des apiculteurs confrontés à ces nouvelles données.

L’essentiel de la discussion tourne autour de la prépondérance de l’un ou de l’autre des facteurs. Pour FNE, il n’est plus temps de discuter.

Claudine Joly, responsable du dossier pour FNE, explique : «La disparition des abeilles et des pollinisateurs entraînerait une catastrophe écologique, économique et alimentaire que nul ne peut évaluer. Les données officielles prévoient une diminution de 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, café…). Cette diminution, plus que préoccupante, ne sera pas la seule conséquence dramatique de la disparition des pollinisateurs.»

Face à cette situation dramatique, FNE demande de passer à l’action :

- réduire les pratiques défavorables à la biodiversité (monoculture, désherbage, broyage, disparition des haies et des milieux épargnés du labour…), en milieu agricole et non agricole ;
- mettre en application le plan écophyto 2018 pour restreindre considérablement l’usage des pesticides, et en particulier retirer ceux qui sont reconnus dangereux pour les abeilles tels que le Cruiser ;
- recréer, sur chaque exploitation agricole, des espaces de biodiversité en quantité suffisante pour stopper la dégradation de la biodiversité.

Il y a urgence à mettre en route la révolution verte promise lors du Grenelle de l’environnement. La préservation de la biodiversité est un enjeu aussi crucial que le changement climatique. Il serait temps de le comprendre et de réagir! »

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Traitement de la chrysomèle: un apiculteur de Lumbin témoigne


 » Il s’agit de relater ce qu’il est advenu d’une colonie lors du traitement contre la chrysomèle du maïs. Traitement du mercredi 2 septembre 2009 sur la commune de Lumbin (38660).

J’ai été averti par le Président du Syndicat Apicole Dauphinois, qui me transmettait l’information du site de la DRAAF, qu’il allait y avoir un traitement contre la chrysomèle, traitement à l’aide de  deltaméthrine  épandue par enjambeur, ce qui aurait du avoir pour conséquence de limiter les effets sur les zones proches des plantations traitées.

Malgré de nombreuses sollicitations auprès des maïsiculteurs locaux, je n’ai pas pu avoir de précisions concernant les parcelles qui seraient traitées, ni les dates prévues pour ces traitements. Un d’entre eux m’a tout de même indiqué que c’est le technicien de la coopérative agricole de La Terrasse  qui était chargé du suivi de l’opération. Celui-ci, que j’avais contacté téléphoniquement, m’a très gentiment averti le lundi 31 août que l’opération était prévue pour le mardi 1er septembre; il m’a aussi indiqué les parcelles qui seraient traitées, et il y en avait deux qui étaient très proches de mon rucher : moins de 50 m.

J’ai alors pris le décision de déplacer les ruches qui pouvaient l’être, soit 4 DD 10 cadres, laissant sur place une DD 12 cadres très difficile à déplacer car :
-très lourde et peu mobile
-très peuplée
Ruche ancienne à plancher peu aéré, et de ce fait ayant même au petit matin (chaleur nocturne encore élevée) une masse évaluée à 1/1,5 kg d’abeilles en grappe devant la ruche.

Cette ruche fut donc fermée au petit matin, faisant le deuil des abeilles « extérieures » et prenant le pari qu’une population cloîtrée échapperait aux effets létaux du traitement.
Le mardi soir, ayant vu des parcelles traitées dans Lumbin, j‘ai interrogé un exploitant qui m‘a dit que les traitements étaient finis. J’ai donc le soir même rouvert ma ruche, qui ne présentait aucune mortalité. Il n’y avait en effet aucune raison que les abeilles aillent se promener dans les champs de maïs, car il n’y avait plus rien qui les intéressait et les plantes adventives étaient quasiment inexistantes.
Mais le mercredi vers 13 h 30, le technicien vient à domicile pour m’annoncer que le traitement de la parcelle située à proximité immédiate de mon rucher allait se faire dans l’après-midi ! Impossible de faire quoi que se soit, la ruche étant en pleine activité.
Deuxième pari, le vent étant modéré du nord, et la parcelle traitée au sud de mon rucher, il était envisageable que tout se passe bien si….
Il n’y avait pas de traitement débordant la parcelle.
Les doses prescrites étaient intégralement respectées.
Ce ne fut apparemment pas le cas, et je constatais le lendemain que 20 à 30 000 abeilles (soit la moitié de la colonie…) étaient mortes devant la ruche (estimation du poids : 2 à 3 kg).
Mais des abeilles continuaient à entrer et sortir de la ruche, et je décidais d’attendre un peu pour voir. Trois jours après, toujours étonné par cette activité, petite mais réelle et sans pillage, je décide d’ouvrir la ruche pour le constat final :
Environ 3 à 4 000 abeilles étaient en activité, mais pratiquement toutes les abeilles adultes et le couvain ouvert étaient morts.
Des abeilles continuaient à naître, celles qui étaient en fin de nymphose dans le couvain fermé. De toute évidence, ce sont-elles qui constituaient le groupe des abeilles en activité (les abeilles jeunes sont facilement reconnaissables pour un apiculteur averti).
J’en conclue que toutes les abeilles en situation non protégée (adultes et couvain ouvert) ont été en contact avec la deltaméthrine, soit directement par l’air ambiant, soit par trophallaxie. Mais par contre  les butineuses n’avaient probablement pas eu le temps « d’ emmagasiner  » de l’insecticide, ce qui expliquerait que les rescapées soient en vie dans la ruche.
Pour vérifier cette hypothèse, j’ai réuni une colonie de l’année avec la population restante, après avoir bien entendu pris soin de transvaser l’ensemble dans une ruche propre. Je dois dire que tout va bien ! »

André Cochet

……………………………………………..

Ce témoignage a été transmis aux agriculteurs locaux ainsi qu’au technicien de la coopérative. Leur réaction est attendue.

Si vous êtes apiculteurs et avez des expériences ou réactions à faire savoir, merci de nous les faire parvenir. Nous les mettrons en ligne sur sillon38.com

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