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Fermes ouvertes en Grésivaudan


Le Grésivaudan organise la 5ème édition des « Fermes ouvertes », en partenariat avec l’ADABEL et l’ADABio, et avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le : Samedi 20 mai de 10h à 12h sur la commune de Theys

En présence de Claudine Chassagne, Vice-Présidente de la communauté de communes Le Grésivaudan en charge de l’Agriculture et de la Forêt

Rendez-vous sur le site « Le Plan d’Horace » où sont regroupées les 3 exploitations participantes :

Chèvres et compagnie – Audrey Mounier élève des chèvres et transforme leur lait en crottins fermiers et tommes selon une méthode à l’ancienne.

Les Jardins Philanthropes – Ophélie Gateau s’est spécialisée dans le maraîchage bio. Elle cultive des légumes en privilégiant le travail manuel.

Elevage ovin de Christian David – Selon des pratiques respectueuses de l’environnement et en lien direct avec les consommateurs.

Ces rencontres, gratuites et ouvertes à tous, sont l’occasion de répondre aux interrogations des citoyens sur les pratiques agricoles et plus précisément les spécificités de l’agriculture de montagne. La pente et l’altitude représentent effectivement des défis à relever au quotidien pour les exploitants installés sur les hauteurs du Grésivaudan.

A savoir : la communauté de communes Le Grésivaudan mène, dans le cadre de sa compétence « soutien et promotion de l’agriculture » différentes actions en faveur du développement de l’agriculture locale. Elle propose notamment une carte interactive en ligne recensant l’offre en produits locaux disponible sur le territoire.
En quelques clics, chacun peut obtenir toutes les adresses pour acheter local !
Découvrez cette carte sur www.le-gresivaudan.fr/acheterlocal

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l’ADABEL fête ses 30 ans!


Afin de prolonger les bons moments de l’été, pour le mois de septembre, les producteurs du réseau  Les Fermes de Belledonne vous invitent à leurs prochains marchés fermiers, le dimanche 20 septembre 2014 de 9h00 à 13h00 à la Ferme de Loutas (Route de Pinet, Saint-Martin d’Uriage) et le dimanche 27 septembre 2014 de 9h00 à 13h00 à la Ferme de Pressembois (Venon).
Tout au long de l’année, venez (re)découvrir la diversité et la qualité des produits fermiers de Belledonne dans le cadre champêtre d’une de nos fermes (calendrier des différents marchés dans le communiqué ci-joint). Selon la saison et la météo, vous y serez accueilli par une dégustation, une balade en ânes, une animation pour les enfants ou un apéritif fermier.
N’hésitez pas à faire suivre l’information à vos amis gastronomes.
Et nous vous rappelons que le samedi 26 septembre, c’est la soirée anniversaire des 30 ans de l’ADABEL inscrite dans le cadre de Belledonne et Veillées, programmation culturelle proposée par Espace Belledonne et Scènes Obliques sur l’ensemble du massif de Belledonne, qui fête cette année sa dixième édition.

Ces veillées organisées par et pour les habitants de Belledonne s’organisent autour d’un temps d’échange, d’un repas partagé et d’un spectacle

Attention, si vous avez oublié de réserver, le nombre de place étant limité et les réservations closes, veuillez appeler le 06 61 02 62 97 ou envoyer un courriel à charlotte.doucet@isere.chambagri.fr .
Petit rappel : depuis maintenant 30 ans, l’ADABEL (Association pour le Développement de l’Agriculture de Belledonne) oeuvre au service des agriculteurs du territoire. De nombreux projets ont été menés autour de la gestion de l’espace et du foncier, du soutien à l’installation et à la transmission, de la valorisation des productions, de la commercialisation des produits de Belledonne,… (retrouvez les projets de l’association sur http://www.adabel.fr)
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Et 30 ans de projets, ça se fête !

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Ouverture du magasin de producteurs  » Herbe et coquelicot »


Un nouveau magasin de producteurs va ouvrir ses portes en Isère. Installé à Herbeys. Il aura pour enseigne : herbe et coquelicot.

 » Depuis bientôt 5 ans, nous nous sommes investis avec d’autre fermes locales dans la création d’un magasin de producteurs sur la commune d’Herbeys. Ce long travail collectif voit enfin le jour et nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture du magasin :

  • HERBE & COQUELICOT, 14 chemin du Villard, 38320 HERBEYS, à compter du 4 décembre 2013  » nous a annoncé Josée Argoud-Puy, agricultrice à Vaulnaveys-le-Haut, vice présidente de l’ADABEL et partie prenante dans ce projet.

  • coquelocot
  • coquelocot 2

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L ‘Amourette est dans les près


AMOURETTRL’ amourette est une jolie graminée qui fait ses fleurs sur de petits épillets violacés. Elle
pousse préférentiellement sur les prairies dites sèches, celles qu’on trouve sur des terrains
pentus, orientés sud, sur des sols calcaires de faible profondeur. Ces prairies sont nombreuses
sur la commune de Venon (55 hectares). Et sur tout le massif de Belledonne, ce sont plus de
430 ha qui ont été cartographiés selon l’inventaire réalisé par le Conservatoire des Espaces
Naturels de l’Isère en 2009.

Ces prairies sont l’habitat privilégié de nombreuses espèces de fleurs et d’insectes. Mais si elles
existent aujourd’hui, c’est parce qu’elles sont avant tout l’espace de travail des agriculteurs !
Les agriculteurs y font pâturer leurs animaux ou coupent l’herbe pour en faire du foin qui leur
sera distribué en hiver dans les bâtiments.

Mais comme elles sont « sèches » justement, ces surfaces sont moins productives en herbe ; et
comme elles sont pentues, elles sont coûteuses à entretenir pour éviter que la broussaille ne
gagne. Ainsi, produire du foin à Venon demande 3 fois plus de temps qu’en plaine ! Et pourtant,
le lait ou la viande se vendent au même prix….

C’est donc à la fois pour soutenir financièrement ce travail d’entretien des agriculteurs, et
permettre le maintien de la biodiversité propre à ces milieux que le conseil Général de l’Isère a
proposé aux agriculteurs des contrats « prairies fleuries ».


Ce contrat, c’est 169 € par hectare et par an1 en reconnaissance du travail de l’agriculteur, à
condition de pouvoir retrouver sur les prairies la présence d’au moins 4 plantes parmi une liste
de 29 plantes indicatrices de ces milieux.

Sur Venon, 2 agriculteurs ont passé des contrats sur une trentaine d’hectares.
Vous aussi, en achetant des produits locaux, vous participez au maintien d’une activité
d’élevage en montagne, garante des paysages ouverts et riches en biodiversité sur la
commune.

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Assemblée générale de l’ADABEL


L’association pour le développement de l’agriculture en Belledonne organise son AG le mardi 9 avril à partir de 19h00 à l’auberge des Charrières à HERBEYS.

AU PROGRAMME

19H30: Buffet apéritif, préparé par l’auberge des Charrières

19h45 :Assemblée Générale statutaire:
Rapport moral,
Rapport d’activités 2012,
Rapport financier 2012,
Validation du budget 2013,
Renouvellement du Conseil d’Administration.

20h45: ECHANGES – DEBAT

Que peut apporter un PARC Naturel Régional à l’agriculture?
Quels bénéfices? Des contraintes ?
Qu’attendent les agriculteurs de Belledonne? Que craignent-ils?
Comment construire un projet qui répondent aux besoins?

Table-ronde avec des agriculteurs des Parcs de Chartreuse et du Vercors.

22h: Buffet sucré
préparé par l’auberge des Charrières

Rendez-vous à l’auberge des Charrières,
967 Chemin des Terres, Le Noyaret
à HERBEYS

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Dimanche, passez donc à la ferme!


L’ADABEL (association pour le développement de l’agricuture de Belledonne) nous signale que le prochain marché fermier de la saison 2010 aura lieu :
● le dimanche 4 juillet, à la ferme de Loutas, à St-Martin-d’Uriage (route de Pinet) , de 10h à 17h.

Vous pourrez y retrouver les producteurs de Belledonne et leurs produits de saison, et toujours pour les plus petits, la visite des animaux et les ballades en âne, et pour tous, la possibilité de se restaurer sur place avec les assiettes gourmandes de Dominique.

Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 26 septembre, et 24 octobre : Ferme de Pressembois à Venon,
- les dimanche 12 septembre, 17 octobre et 12 décembre : Ferme de Loutas à St Martin d’Uriage,
- le dimanche 8 août : Ferme de la Boutière à Laval,
- les dimanche 22 août et 3 octobre : Ferme Le miel de nos montagnes aux Adrets

Les producteurs de Belledonne vous disent: « A bientôt sur nos fermes! »

contacts:

ADABEL (Association pour le développement de l’agriculture de Belledonne) : 04 76 20 68 45
Commune de Venon – Anne Gibaszek : 06 87 28 50 36
Ferme de Loutas – 220 Chemin de Loutas (route de Pinet) – Saint Martin d’Uriage – Dominique et Jean-Claude Boufflers : 04 76 89 54 23
Ferme de La Boutière – Dominique et Francis Truc-Vallet – Laval : 04 76 71 59 58
GAEC Le Miel de nos montagnes – Les Adrets – Elianne et Maurice Pouchot-Camoz, Gérald Isabello : 04 76 71 02 54

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Belledonne: dimanche, passez donc à la ferme!


Les marchés fermiers de Belledonne, ça continue !
Le prochain marché fermier de la saison 2010 aura lieu le dimanche 2 mai, à la ferme de Loutas, à St Martin d’uriage (route de Pinet) , de 10h à 17h.
L’année 2010 a été déclarée Année internationale de la biodiversité. A cette occasion et pour vous faire profiter des superbes floraisons printanières, les producteurs de Belledonne vous proposent à 14h30 une éco-balade sur le thème « des fleurs si séduisantes « , animée par l’association Belledonne En Marche .

Plus de précisions à l’adresse internet www.belledonne-en-marche.fr.
Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 30 mai, 27 juin, 26 septembre, et 24 octobre : Ferme de Pressembois à Venon,
- les dimanche 6 juin, 4 juillet, 12 septembre, 17 octobre et 12 décembre : Ferme de Loutas à St
Martin d’Uriage,
- le dimanche 13 juin : Ferme Les Délices de Belledonne à Revel,
- le dimanche 8 août : Ferme de la Boutière à Laval,
- les dimanche 22 août et 3 octobre : Ferme Le miel de nos montagnes aux Adrets
Les producteurs vous attendent sur leurs fermes!

Contacts:

-ADABEL (Association pour le développement de l’agriculture de Belledonne) : 04 76 20 68 45
-Commune de Venon – Anne Gibaszek : 06 87 28 50 36
-Ferme de Loutas – 220 Chemin de Loutas (route de Pinet) – Saint Martin d’Uriage – Dominique et Jean-Claude Boufflers : 04 76 89 54 23
-Ferme Les Délices de Belledonne – Le Merger – Revel – Anne-Sophie Cosson : 04 76 51 87 72
-Ferme de La Boutière – Dominique et Francis Truc-Vallet – Laval : 04 76 71 59 58
-GAEC Le Miel de nos montagnes – Les Adrets – Elianne et Maurice Pouchot-Camoz, Gérald Isabello : 04 76 71 02 54

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Une coopérative laitière en projet sur Belledonne


L’ADABEL qui a tenu dernièrement son AG à Sainte-Agnès (voir notre article) a plusieurs fers au feu. Agir pour le développement de l’agriculture de Belledonne est  sa vocation et elle n’y faillit pas. L’association joue un rôle moteur dans la mise en œuvre de nombreuses démarches collectives « pour que vive l’espace agricole de Belledonne ».

L’un des projets, ambitieux mais raisonnable,  encore au stade de l’étude, est la création d’une petite coopérative de transformation laitière sur le territoire. L’objectif : un créneau artisanal de qualité.

Josée Argoud-Puy, membre du bureau de l’ADABEL, en fait une priorité :

« Ce projet de valorisation collectif du lait de Belledonne est capital pour la survie des dernières exploitations laitières sur Belledonne et peut-être que des jeunes pourront plus facilement tenter l’aventure de l’installation en lait, Ce projet a la chance d’être soutenu par les collectivités locales et de mobiliser l’ADABEL; Cela fait partie de nos actions prioritaires pour 2011 ».

Une visite de terrain est programmée très prochainement dans les Bauges où un projet similaire a vu le jour. Les Savoyards, il est vrai, ont beaucoup à apprendre aux Isérois en matière de transformation.

Pérenniser l’activité

vache Belledonne

(photos Fédération des alpages de l'Isère)

La base de la réflexion tient en quelques chiffres : en 1985, Belledonne comptait 350 exploitations laitières qui produisaient 3 millions de litres de lait.

Aujourd’hui, il reste 13 exploitations produisant 1,5 million de litres. Et la demande est forte. L’évolution de la PAC qui risque de mettre à mal l’agriculture de montagne en retenant la compétitivité pour critère principal, incite les producteurs de Belledonne à faire de la résistance et à anticiper.

L’association a réuni l’ensemble des producteurs laitiers le 13 novembre 2009 pour aborder cette question et envisager l’avenir.

Ce qu’il ressort de cette confrontation est la nécessité de procéder à une transformation, d’apporter une valeur ajoutée, pour prétendre pérenniser l’activité.

C’est facile à dire mais moins à faire : comment créer un petit outil de transformation local sans mettre en péril toute la collecte ? « Equation difficile pour les plus grosses fermes qui ont peur de perdre définitivement la collecte sans garantie de réussite de la filière locale », comme le souligne la  Lettre de l’ADABEL. Peuvent-elles se permettre de prendre ce risque pour les yeux de la belle dame ? Chacun, ici, se souvient du projet né il y a quelques années autour de la tomme de Belledonne. Un projet qui, sur le papier, avait de forts  atouts. Il n’a pu aboutir.

Ce nouveau projet a, en tout cas, le soutien du CG38 –Christian Nucci l’a rappelé à Sainte-Agnès, qui prend en charge une étude de faisabilité, et de la Communauté de communes Le Grésivaudan (CCG) que préside François Brottes, député de l’Isère.

La question de la collecte en montagne

Dans un contexte de baisse des prix, la collecte du lait en montagne est fragilisée. On estime qu’elle coûte 75% plus cher que la moyenne française.  Pour le responsable Sodiaal (1) du secteur, il est indispensable de garder des pôles de production importants et un volume global suffisant, pour assurer la continuité de cette collecte. Comme le signalait Isabelle Roblès, animatrice sur Belledonne de la Chambre d’Agriculture, « trois ou quatre fermes risquent de cesser leur activité d’ici fin 2011 ».

Dans le détail, 7 fermes vendent tout leur lait à Sodiaal, 3 transforment leur lait sur place, 3 font moitié-moitié.

La volatilité des prix, l’évolution de la PAC vers la déréglementation (fin des quotas en 2013) ne sont pas de nature à encourager  l’agriculture de montagne.

La question est de savoir pour combien de temps encore l’augmentation du quota des fermes les plus grosses compensera l’arrêt d’activité des plus petites.

C’est dans cette perspective qu’un producteur de Biviers (massif de Chartreuse) devrait être inclus dans la collecte et qu’un partenariat avec Sodiaal pourrait être envisagé.

La demande est forte

La fermme de la grangette à La chapelle-du-Bard

La ferme de Lagrangette à La Chapelle-du-Bard: tommes de Belledonne à l'affinage

Ce qui pèse dans la balance, c’est la demande. Les circuits courts ont du succès, y compris avec le lait, comme l’atteste la multiplication des distributeurs automatiques dans l’Hexagone (voir notre article). Les quelques fermes de Belledonne qui ont choisi de transformer tout ou partie de leur production pour la vendre sur place (sous forme de tomme de Belledonne, notamment) n’arrivent pas à satisfaire la demande.

Comme le souligne l’ADABEL, « de plus en plus de consommateurs recherchent des produits laitiers de proximité, à travers les AMAP, dans les magasins, en se déplaçant jusque dans les fermes. Et la restauration collective pourrait être un débouché potentiel de plus de 300 000l annuels ! ».

La Communauté de communes Le Grésivaudan soutient ce projet d’approvisionnement de la restauration scolaire (5697 repas fournis/jour dans les écoles du Grésivaudan, 3243 dans les collèges) qui doit passer, notamment pour le lait, par la mise en œuvre d’outils de transformation.

En attendant, l’édition d’un catalogue de producteurs susceptibles d’approvisionner la restauration collective est en projet (contacts, produits, périodes de disponibilité, quantités maximales…). Ce sera un outil de travail avec les services de restauration en gestion directe (on en recense 8).

Dans ce contexte économique difficile, la filière lait locale ne baisse pas les bras et avec l’ADABEL privilégie l’action collective. « La volonté existe de rester unis autour de ce projet », notait Isabelle Roblès en présentant ce dossier aux participants de l’AG.

……………………………..

(1) Sodiaal Union,  coopérative basée à Vienne (Isère) produisant les marques Yoplait-Candia

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Belledonne : cinq jeunes agriculteurs en 2009


Le renouvellement des exploitations est un axe fort de l'ADABEL. Belledonne doit faire  de la place à la relève.

Le renouvellement des exploitations est un axe fort de l'ADABEL. Belledonne doit faire de la place à la relève.

L’agriculture de montagne ne décourage pas les vocations. Le massif de Belledonne, aux portes de l’agglomération grenobloise, est attractif pour les candidats à l’installation.

Mais les porteurs de projets, surtout ceux qui sont hors cadre familial, ont beaucoup de mal à trouver des conditions propices à la création ou à la reprise de structures viables. Sans parler du foncier : la terre se fait rare.

Pour eux l’ADABEL, qui a tenu dernièrement son AG à Sainte-Agnès (voir notre article) joue pleinement son rôle. Elle  s’emploie  à mener un travail permanent d’animation pour réunir l’ensemble des conditions nécessaires à des installations, en anticipant les cessions et en mobilisant agriculteurs et élus.jouer son rôle d’animation.

Georges Mermond  pilote cette commission Installation-Succession , élément moteur pour le développement de l’agriculture du massif.

Ce travail, mené avec l’ADASEA, est aussi nécessaire que décisif. Il faut en effet faire une place à la relève :  sur les 185 exploitants recensés, 111 ont plus de 50 ans dont 76 sans successeur connu.

Deux Comités locaux d’installation (CLI) sont en activité sur le territoire, l’un sur le pays d’Allevard, créé en 2008, l’autre sur le Balcon de Belledonne créé en 2009. Ces comités réunissent élus, agriculteurs et représentants des consommateurs et pilotent des actions de veille foncière et de concertation en faveur de projets d’installation.

Ce qu’apportent les CLI :

- Meilleure anticipation des cessions d’activités et de mouvements de foncier

- Implication des élus et des agriculteurs sur les problématiques « installation et foncier »

- Prise en main collective de ces problèmes, concertation pour organiser des démarches en faveur d’une confortation, d’une installation, d’une restructuration

-Création d’un lieu d’échanges entre agricullteurs/élus : meilleure prise en compte des attentes et des besoins de chacun

Ce travail porte ses fruits. L’an dernier, cinq jeunes agriculteurs se sont installés sur le massif :

-      à  Pinsot, l’EARL La bergerie du Plan (Christian et Camille Reymond) . Ovins viande avec vente directe (AMAP, restaurateurs). Mise en valeur de l’alpage du Praillet en cours d’achat par la commune

-       à Herbeys, l’EARL Les jardins épicés (Adrien Cochet et Jocelyne Mihatsch). Légumes bio, atelier volaille-lapins. Vente en AMAP et marchés

-       aux Adrets, le GAEC Le miel de nos montagnes (Gabriel Isabello et Eliane Pouchot-Camoz) . Miel et produits dérivés et accueil sur la miellerie.

-      à  Sainte-Agnès : Estelle Mars a créé un élevage de vaches de combat, race Herens

-       A Revel, Ludovic Turenne a créé un élevage bovins-viande bio avec vente directe. Il recherche des terrains pour rendre viable son activité.

Pour l’année en cours, les actions de prospection de terrains vont être renforcées ainsi que la concertation locale. Une journée inter-CLI Grésivaudan est prévue en novembre, à l’occasion de la Quinzaine de l’installation.

……………………………………………

Contacts ADABEL au 04 76 20 68 45

ADASEA : 04 76 20 67 69

Point accueil installation : 04 76 20 67 01

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PEZMA : un programme en voie d’abandon


L’ADABEL qui milite depuis 25 ans pour le développement de l’agriculture de Belledonne, a tenu aujourd’hui son assemblée générale à Sainte-Agnès. Thème central de cette réunion : comment faire face à l’avenir compromis du programme PEZMA (Programme d’entretien des zones menacées d’abandon) dont  les contrats en cours (signés en 2005), courent jusqu’au 1e mai de cette année. Reste la PHAE (prime à l’herbe agro-environnementale) (1).

Bref, les zones en question se trouvent doublement menacées d’abandon. Une source d’inquiétude supplémentaire pour les communes et agriculteurs de montagne pour qui la lutte contre la friche est un impératif, mais un impératif qui coûte cher. Le PEZMA (2) contribuait jusque-là au financement de cet entretien. Et maintenant ?

On oublie facilement, lorsqu’on est citadin, que l’entretien des espaces, en zone de montagne particulièrement, est d’ utilité publique. Ce travail éreintant de débroussaillage (il faut tenir compte de la pente) à l’actif des agriculteurs contribue à ouvrir le paysage,  attirer les promeneurs,  favoriser la biodiversité, prévenir des incendies, des avalanches.

Depuis 1989, grâce au PEZMA, le Conseil général de l’Isère participe au maintien d’un espace montagnard ouvert, en rémunérant le travail d’intérêt collectif effectué par les agriculteurs qui exploitent des terrains dans des zones particulièrement difficiles. Le CG38 a voté il y a trois jours, dans le cadre de son budget primitif 2010 une somme de 300 000€ affectée aux zones menacées d’abandon.

L’ADABEL, pour sa part, tient à entretenir pour le mieux les balcons de Belledonne.  La lutte contre la friche est une des composantes de cet engagement.  Avec l’Espace Belledonne, l’association a élaboré un guide méthodologique de lutte contre la fermeture de l’espace, à la demande des communes de La Ferrière et de Pinsot. C’est un outil à la disposition des agriculteurs de Belledonne et d’ailleurs.(3)

Préparer l’après-PEZMA

Gérard Arnaud, membre du bureau de l’ADABEL, en introduction à la discussion, a exposé les tenants et aboutissants de cette nouvelle donne et affiché le volontarisme de l’association pour s’y préparer: « Le PEZMA a vécu. Mais sa mort était annoncée. C’était un programme qui avait certes des mérites – il a contribué à freiner l’avancée de la friche et de la forêt- mais aussi ses limites, surtout du fait que l’aide était personnalisée ».

Sur Belledonne, l’ADABEL a recensé 206 dossiers PEZMA représentant 1372 ha, soit 32% des surfaces agricoles utilisées. La question que tout le monde se pose : retrouvera t-on une contribution comparable à la précédente ?

Stéphane Vaussenat, président de l'ADABEL et maire de Pinsot,Michel Savin, Christian Nucci, vice-président du CG38, Jean Picchioni, président d'Espace Belledonne, Claude Blanc-Cocand, maire de Sainte-Agnès

Stéphane Vaussenat, président de l'ADABEL et maire de Pinsot, Aimée Gros (ADABEL), Michel Savin, conseiller général, Christian Nucci, vice-président du CG38, Jean Picchioni, président d'Espace Belledonne, Claude Blanc-Coquand, maire de Sainte-Agnès, Gérard Arnaud, membre du bureau de l'ADABEL

La présence de Christian Nucci, vice-président du CG38,  à cette AG a permis d’avoir une réponse sur ce point, soulevé quelques jours auparavant en session budgétaire par Michel Savin, conseiller général, présent à cette AG :

« La PAC stipule que le PEZMA est terminé. En Isère, nous allons passer de 600 ayants droits à 300. Le CG38 est prêt à prendre en charge 300 contrats mais les autres ? Nous avons besoin de réfléchir ensemble sur ce point. Mais inscrire des aides en sachant que la Commission nous demandera plus tard de rembourser n’est pas la  bonne solution ».

Pour Gérard Arnaud, « il faut aller vers une stratégie de gestion d’espace concertée. Pour cela, une volonté politique ferme et soutenue dans la durée est nécessaire. Communes, Communauté de communes, Conseil général doivent aller dans le même sens, celui d’un projet agricole de territoire ».

Au hameau de La Perrière, à sainte-Agnès

Au hameau de La Perrière, à Sainte-Agnès

L’ADABEL a donc anticipé et réfléchi à l’après-PEZMA depuis 2005, année où ce programme menaçait déjà de disparaître. Elle propose que les communes concernées aient un rôle moteur en matière de gestion de l’espace, en concertation avec les agriculteurs, sylviculteurs et associations locales. Les communes ont d’ailleurs adhéré majoritairement  (16 sur 22) à cette proposition, se disant prêtes à s’engager financièrement.

Cette réflexion collective pourrait déboucher sur un projet élaboré sur 5 ans, un plan quinquennal de gestion de l’espace précisant les enjeux, définissant le zonage, spécifiant les modes d’intervention, inventoriant les prestataires de services. Le plan d’action pourrait être expérimenté sur une commune pilote, pour montrer l’exemple.

Une première évaluation financière a été faite : au moins 25 000€ par commune sur 5 ans. « L’équivalent d’un gros rond-point paysager », entend-on dans la salle.

Claude Blanc-Coquand, agriculteur et maire de Sainte-Agnès, membre du bureau de l’ADABEL, défend depuis toujours le fait qu’en matière d’entretien de l’espace, « l’agriculteur doit être considéré comme un entrepreneur et rétribué comme tel ». D’aides, il ne veut pas entendre parler mais de salaire. Ce salaire, il l’attend toujours.

« La nature va plus vite que nous, poursuit le maire de Sainte-Agnès. Nous parlons de futur depuis 25 ans et nous sommes sans cesse rattrapés par l’immédiat. La montagne doit maintenir des espaces ouverts comme c’est le cas en Suisse et en Autriche. Et cela a un coût ».

Une jeune agricultrice de Revel, Anne-Sophie Cosson, souligne le maigre rendement obtenu avec sa débroussailleuse sur son terrain. Passer à un matériel plus performant n’est pas à la portée de tous : le prix d’un broyeur est de l’ordre de 85 000€.

Un schéma volontariste et innovant

Payer les agriculteurs pour préserver l’environnement, c’est une possibilité qu’envisageait la FAO dans son rapport annuel 2007 (voir notre article) sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture. « Une rétribution des agriculteurs judicieusement ciblée contribuerait à la protection de l’environnement et à affronter les préoccupations croissantes liées aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et aux ressources en eau,  indiquait la FAO, à l’occasion de la publication de son rapport.

Mais la prise en charge de la gestion de l’espace par les communes de montagne elles-mêmes, comme le défend l’ADABEL, propose aux collectivités territoriales (CG38, Communauté de communes du Grésivaudan) un schéma volontariste et innovant pour encadrer de nouveaux financements sur ce thème.

…………………………

(1) Le montant unitaire de la PHAE est de 76 € par hectare engagé, chaque année, pendant une durée de 5 ans. Dans les cas de surfaces peu productives, ce montant peut être fixé à un niveau inférieur localement. Cette aide est financée par l’État et fait l’objet d’un cofinancement de l’Union européenne par le FEADER.

(2) Le montant est de 65,55 €/ha/an pour un contrat « d’entretien »  (mesure 1903A11), 122,55€/ha/an pour un contrat « d’entretien » cumulé avec la PHAE 19.3 (mesure 1903A15). Les contrats sont co-financés par l’Union Européenne. Certains prévoient aussi une intervention de l’Etat dans la mesure où les terrains étaient engagés en prime herbagère agro-environnementale (PHAE).

La convention engage le bénéficiaire à respecter le cahier des charges fixant les modalités d’entretien et tenir un calendrier annuel de fauche et pâturage, déclarer les parcelles à la PAC.

Seules les parcelles agricoles non-mécanisables avec un tracteur 2 roues motrices standard, du fait de leur pente, de la présence d’enrochements ou de leur difficulté d’accès sont éligibles au PEZMA.

Ces parcelles sont recensées dans une cartographie validée par les commissions communales et consultable en Mairie ou au Conseil général.

(3) Contacts ADABEL au 04 76 20 68 45

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