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S’installer en agriculture biologique


Dans le cadre de la quinzaine de l’installation est organisé le 15 novembre une session ayant pour fil conducteur: s’installer en agriculture biologique.

15 novembre 2010: S’installer en agriculture biologique Saint-Hilaire-de-la-Côte, salle polyvalente

Cibles: élèves des centres de formation agricole, candidats du Répertoire et du Point Accueil Installation,
porteurs de projet agricole et agriculteurs,déjà installés se posant la question de la conversion en agriculture biologique

PROGRAMME

- 9h: rappel du parcours à l’installation, historique de la Bio, présentation du cahier des charges AB, présentation de l’Adabio et de la Chambre d’Agriculture; présentation des aides à la conversion AB, des filières en Rhône-Alpes et état des lieux en Isère.

- 14h: répartition en trois ateliers : polyculture élevage, maraîchage/petits fruits, petits animaux (volailles, apiculture, caprin…).

– 15h45 : retour en session plénière : deux rapporteurs feront le résumé des principaux points abordés en atelier.

Contact

Bérengère CURTAUD (Adasea Isère)
Tél : 04 76 06 56 63 – Fax : 04 76 06 56 69
berengere.curtaud@adasea.net

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Qui sont les paysans de demain? Le profil de la relève


A chaque assemblée générale de l’ADASEA Isère (voir notre article par ailleurs), on peut mesurer, grâce à l’outil statistique utilisé, les changements qui s’opèrent dans le profil des candidats à l’installation. Depuis 2006, dans le cadre de la nouvelle organisation du répertoire départemental à l’installation (RDI), un conseiller spécialisé accueille et accompagne chaque porteur de projet en recherche d’exploitation.

Globalement, les conseillers ADASEA ont accompagné plus de 200 candidats en 2008 dans leur parcours à l’installation. L’an dernier, 101 nouveaux porteurs de projets se sont inscrits au RDI soit presque autant qu’en 2007 (105) . En revanche, en fin d’année, ils sont plus nombreux à être toujours en recherche active d’exploitation (221 candidats contre 188 fin 2007 et 225 fin 2006).

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Un peu jeune, tout de même, pour figurer au RDI, non?

A partir des données portant sur les 221 candidats inscrits au RDI fin 2008, on peut dresser, avec l’ADASEA 38, les grandes lignes du profil des candidats, des agriculteurs de demain. On note, entre autres, de plus en plus de couples non issus du milieu agricole, de moins de 40 ans, envisageant une activité de diversification en plus de la production agricole.

Le détail des données de l’ADASEA 38 sur les candidats à l’installation:

- ils sont en majorité isèrois: 57% résident en Isère et 25% dans un autre département de Rhône-Alpes. Les 18% restants viennent du reste de la France (17%) et de l’étranger (1%). Le dynamisme économique de la région Rhône-Alpes, et plus particulièrement de l’Isère (atouts touristiques, population en croissance, débouchés commerciaux) intervient dans le choix des candidats.

- ils cherchent à s’installer en zone de plaine pour 31% d’entre eux, en zone de montagne pour 29%. On note que la montagne conserve une bonne attractivité.

- la majorité des candidats (8/10) a un projet HCF (hors cadre familial).  59% d’entre eux ont un diplôme leur conférant la capacité professionnelle pour s’installer avec la DJA. C’est une augmentation de 5% par rapport à 2007

- plus de 2 sur 3 ont moins de 40 ans: 70% des candidats du RDI ont moins de 40 ans et sont donc éligibles aux aides à l’installation. Par rapport à 2007, on note que les moins de 30 ans sont plus nombreux: +7%

- les projets en association diminuent: 34% des candidats cherchent à s’associer (16%) ou envisagent de le faire (18%). En 2007, près de 40% des candidats envisageaient une association.

- les projets en couple sont de plus en plus nombreux: 21% en 2008 contre 14% en 2007. Une tendance que l’ADASEA explique du fait que les projets des candidats du RDI font partie intégrante de leurs projets de vie. La plupart des candidats ne sont pas issus du milieu agricole et viennent d’autres branches professionnelles. Ils ont une motivation très forte pour l’agriculture et ont fait le choix d’investir dans une réorientation complète.

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La vocation peut commencer tôt!

- 2 projets/3  en production animale: 70% des candidats envisagent de développer une activité d’élevage comme activité principale. Plus d’un quart des candidats (27%)  s’orientent vers l’élevage ovin ou caprin. Parmi les projets équins (14%), la moitié est centrée sur l’élevage, l’autre sur les activités agri-rurales (centre équestre, pension de chevaux). Le maraîchage (petits fruits, PPAM) intéresse 14% des porteurs de projets, les céréales 8%, l’apiculture 3%.

- de plus en plus de candidats envisagent une activité de diversification en plus de la production agricole: atelier de transformation, accueil pédagogique, hébergement et restauration à la ferme. En 2008, 38% des projets intègrent une activité de transformation et vente en circuits courts et 42% une activité d’accueil à la ferme.

- plus d’un quart des porteurs de projets (26%) choisissent l’agriculture biologique, par conviction et/ou par souhait d’augmenter la valeur ajoutée du produit. En 2007, ce pourcentage était de 24%.

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Le métier d’agriculteur reste attractif en Isère


Après une année 2007 particulièrement creuse en matière d’installation, 2008 a enregistré des résultats beaucoup plus satisfaisants. Et la tendance à la hausse semble se confirmer en 2009. L’assemblée générale de l’ADASEA , la 40e du nom, qui s’est tenue aujourd’hui à Moirans, a été l’occasion de développer ces différents indicateurs qui témoignent de la poursuite d’un renouvellement des générations dans le monde agricole.

« Le métier d’agriculteur en Isère reste attractif pour des créateurs d’entreprises », dira Yves François, président de l’ADASEA, dans son rapport moral et d’orientation. Le fait que le revenu disponible moyen/Utaf enregistre une amélioration conséquente par rapport à 2007 ne peut que consolider cette attractivité, même si l’on ne peut jurer de rien en matière de conjoncture économique.

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A la tribune, Jean-Louis Goutel, directeur ADASEA, Yves François, président, Jean-Pierre Lestoille, DDAF, et Nicolas Traynard, JA.

Afin de faciliter encore la démarche des candidats à l’installation, un Pôle installation, opérant la jonction Chambre d’Agriculture/ADASEA , sera mis en place dans les jours qui viennent. Une initiative qui répond aux souhaits des jeunes agriculteurs, notamment, comme le souligne Nicolas Traynard, qui fait partie du CA de l’ADASEA: « Une seule structure pour accompagner le candidat du début à la fin, un seul numéro de téléphone, ça facilite la vie ». De fait, le réseau d’accompagnement est plus lisible. Auparavant, il était volontiers comparé à « un parcours du combattant ».

Au sein de ce nouveau Pôle Installation, le Point Accueil Installation (PAI) -anciennement Point Accueil information- et le Point accueil transmission (PAT), en service depuis le 1er juillet 2008 avec une permanence téléphonique (04 76 20 68 85).

Le PAI38, en 2008, a reçu 235 candidats et a répondu à un millier d’appels téléphoniques. Des chiffres éloquents qui, depuis 2004, affichent une progression de plus de 30%. La professionnalisation du service n’ est pas étrangère à cette évolution. Frédérique Fort qui a retracé l’histoire de ce service créé le 1er décembre 1996 dans le cadre de la Charte d’installation soutenue financièrement par la Région Rhône-Alpes, note que ce sont 156 rendez-vous individuels par an qui ont été organisés en moyenne depuis 12 ans.

Quant au PAT38, animé par Fanny Corbière, il n’a que 8 mois d’existence. Son public: les futurs retraités, les personnes amenées volontairement ou non à  cesser leur activité, les propriétaires. Il faut savoir qu’en Rhône-Alpes, 65% des chefs d’exploitations ont plus de 50 ans et que la majorité d’entre eux ignore ce que va devenir leur  bien. L’accompagnement individuel du cédant et de son projet, l’aide à la formalisation d’un plan d’action, sont au coeur des missions du conseiller PAT. Francis Annequin, ancien éleveur laitier, suggère que les exploitants retraités qui le souhaitent puissent participer à l’occasion à ces missions « pour faire part de leur expérience, indiquer le bon chemin à suivre, éviter les pièges ».

Pour revenir à l’installation, Cécile Laurenson note que globalement les conseillers ont accompagné plus de 200 nouveaux candidats du RDI (Répertoire départemental à l’installation) en 2008, dans leur parcours. Cent un nouveaux porteurs de projets se sont inscrits au RDI, soit presque autant qu’en 2007 (105).

Quant aux projets d’installation avec DJA, 64 projets ont été accompagnés par l’ADASEA et présentés en CDOA avec avis favorable. Ce sont 26 dossiers de plus qu’en 2007. On note que la diversification est à l’honneur, que les jeunes s’adaptent au contexte isérois qui voit les surfaces agricoles diminuer d’année en année. Ils misent aujourd’hui sur la création de valeur ajoutée et la diversification plutôt que sur l’acquisition de grosses structures foncières. A noter aussi la forte proportion d’HCF (hors cadre familial) qui est de 50% (34% en 2007). Dans ces 50% de HCF, plus des trois-quarts sont des femmes (79%).

A noter les remarques de Vincent Leras, agriculteur représentant la Confédération paysanne au CA de l’ADASEA, qui estime que les différentes actions menées par l’ADASEA ont tendance à pénaliser le sud-Isère par rapport au nord. Il souhaite que les actions décentralisées soit plus fréquentes dans ces territoires du sud-Isère (Trièves, notamment, mais aussi Oisans et Matheysine).

L’ADASEA est-elle condamnée à disparaître dans le cadre de la RGPP (réforme générale des politiques publiques)? Les JA de l’Isère, dans leur journal, La Ronce, évoquent la question avec un brin d’ironie. Mais il semble bien que la question mérite d’être posée. Jean-Pierre Lestoille, DDAF (organisme dont le rapprochement avec la DDE est en gestation), n’a pas dit le contraire. Il a rappelé en substance que le groupement des offices d’intervention agricoles permettra de créer des synergies entre les différentes structures qui exercent aujourd’hui, filière par filière, des métiers de même type, et de générer des économies d’échelle à travers un rapprochement des fonctions support et une unification des délégations régionales.

Est-ce que la qualité du service rendu aux agriculteurs sera pour autant accrue ? C’est en tout cas l’argument avancé du fait qu’ ils n’auront plus qu’un seul interlocuteur polyvalent. Déjà, dans la salle, on a pu entendre des voix appelant à sauver l’ADASEA.

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Salon de l’installation: mieux appréhender le parcours


Le salon de l’installation, deuxième édition, qui s’est déroulé ce vendredi a été victime des chutes de neige qui sont tombées sur l’Isère la nuit précédente. Cela n’empêche, les personnes qui se sont rendues à St Georges d’Espéranche, en très grande majorité des porteurs de projet, ont pu mieux appréhender leur future installation.

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Ce salon organisé par l’ADASEA de l’Isère, dans le cadre de la quinzaine de l’installation, a pour vocation de mettre en relation les candidats potentiels à une installation avec  l’ensemble des partenaires de l’installation.

Celui-ci s’est tenu à St Georges-d’Espéranche, en territoire Rhône pluriel. L’un des portes parole de cette région n’est autre que François Mouterde, président du comité territorial de l’Isère rhodanienne . Ce dernier a su mettre en  avant les atouts de ce secteur en ce qui concerne l’activité agricole:  » Un territoire situé aux portes de Lyon, c’est à dire proche d’un formidable bassin de consommateurs dits rurbains. Ceux-ci sont demandeurs de produits locaux, de qualité. On peut donc favoriser l’option des circuits courts qui sont en général peu preneurs de terrains et quand on connaît la terrible pression foncière qui règne aux portes de Lyon… »

François Mouterde, en connaisseur, a également insisté sur le fait de « ne pas la jouer en individuel. Bien au contraire, il faut jouer collectif et savoir profiter des structures et organisations mises en place. En un mot, l’organisation collective doit être un leitmotiv, cela signifie qu’il y a nécessité de se fédérer mais également de savoir se diversifier », dit-il en conclusion.

Malgré la neige, plusieurs dizaines de porteurs de projets, en très grande majorité encore scolarisés, ont pu partir à l’assaut des différentes structures qui sont toutes des passages obligés lors du parcours de l’installation. Ils sont repartis, certains confortés dans leurs convictions et d’autres avec le doute mais conscients des pièges à éviter. La langue de bois n’étant pas invitée à cette rencontre.

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Le point info installation est le passage obligé pour tout candidat à l’installation…

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… tout comme l’Adasea qui est pour l’occasion l’organisatrice du salon

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Au niveau de la gestion, le réseau CER France peut être un allié très efficace

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S’installer peut demander de trouver des terrains: la SAFER est là pour ça

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Le Grenelle de l’environnement veut faire la part belle à l’agriculture bio. Le stand Adabio a connu un fort succès tout comme…

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…celui des producteurs fermiers où l’on pouvait déguster d’excellents fromages!

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Parmi les moyens de diversification, on peut citer l’agritourisme. La structure la mieux adaptée pour cette activité reste bien entendu les Gîtes de France.

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Grésivaudan: un pays qui a besoin de relève


Pour maintenir une agriculture dynamique sur les balcons de Chartreuse, la vallée du Grésivaudan et le massif de Belledonne, il est nécessaire aujourd’hui de faciliter entre autres, l’installation de nouveaux agriculteurs. Il y a des places à prendre: en 2007, sur 389 exploitants, 222 avaient plus de 50 ans et ceux-ci exploitaient 4931 ha sur le Pays du Grésivaudan, soit 40% de la surface agricole. Parmi eux, 140 n’avaient pas de succession connue (étude ADASEA).

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C’est dans ce contexte riche de potentialités pour les jeunes agriculteurs qu’avait lieu aujourd’hui au lycée agricole de Saint-Ismier la première journée accueil-installation en Pays du Grésivaudan. Dans le cadre de la Quinzaine de l’installation, le Syndicat mixte du Pays du Grésivaudan, l’ADASEA, l’ADABEL, l’ADAYG et le Point Accueil Installation, organisaient ce rendez-vous pour accueillir les porteurs de projets intéressés par ce territoire, en facilitant les échanges entre eux, en leur faisant découvrir les spécificités du territoire, en leur permettant de connaître et de se faire connaître des acteurs du territoire, élus, organismes agricoles, associations.

Les caractéristiques de ce pays du Grésivaudan, jadis considéré comme « le plus beau jardin de France », Isabelle Roblès (ADABEL), les a ainsi résumés: « Un territoire proche de la ville, où la pression foncière est forte, où il y a de la pente, mais où la demande en produits agricoles locaux de qualité est réelle. Un territoire où il existe une volonté politique pour maintenir et développer les activités agricoles ».

Quelques inconvénients, donc, et pas mal d’atouts.

Vingt sept porteurs de projets participaient à cette journée,  un chiffre considéré comme élevé. Plusieurs ont dépassé la quarantaine et ne sont donc pas éligibles à la DJA. Comme cela fut souligné au cours des échanges, sur ces 27 projets, 3 seulement relèvent de l’agriculture conventionnelle. Parmi les projets présentés par les candidats, un élevage d’émeus, un projet PPAM (plantes à parfum et aromatiques) qui valorise une friche, un projet apiculture et trufficulture, un élevage ovin, un projet horticole à base de cactus, etc.

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La variété et l’originalité des projets s’inscrivent, comme l’ont montré les échanges, dans l’émergence  simultanée de nouveaux modes de production (bio, petites surfaces, gestion partagée), de nouveaux mode de distribution (vente directe, circuits courts, vente au panier par internet) et de consommation. Sur ce dernier point, la clientèle ne rechigne pas à découvrir de nouveaux légumes, à modifier ses habitudes alimentaires, à devenir partenaire du producteur. Colette Thilly qui a cédé son exploitation d’horticulture/maraîchage à ses enfants: « Beaucoup de gens découvrent des légumes qu’ils ignoraient jusqu’alors, comme la salade pain de sucre – un client m’a téléphoné pour savoir si c’était un choux chinois- et les petits pois frais ».

La table ronde, animée par Olivier Turquin (UJF Grenoble), a réuni Serge Chalier (Chambre d’Agriculture de l’Isère), un représentant de la SAFER, un banquier, une élue, Sylvia Chauvin (conseillère municipale à La Terrasse), Bernard Dupeloux (Terre de liens), Andrée Beylon (Alliance) , Georges Mermond (agriculteur cédant de Venon), Clément Drevet (jeune agriculteur en cours d’installation dans la plaine de Crolles), Christian Reymond (berger en cours d’installation à Pinsot).

Reste que, derrière cet engouement manifeste pour le développement durable et la production agricole locale, l’accession au statut d’agriculteur est toujours aussi difficile. « Un parcours du combattant », dit Olivier Turquin. « Des modalités nouvelles sont à inventer ». Les trois gros obstacles à franchir pour le candidat à l’installation sont: le foncier, le logement, les finances. Ces trois chapitres ont donc été abordés successivement.

Trouver une terre, un local, un terrain pour installer un bâtiment agricole nécessitent de longues démarches, surtout quand on est en montagne où le moindre lopin de terre plate est convoité. Bref, les candidats à l’installation ont fait part de leurs expériences et de leurs angoisses. « Qui me dit que le terrain que je convoite ne va pas me passer sous le nez et revenir à l’agriculteur déjà installé? » , interroge l’un d’eux. Réponse claire et nette de la SAFER: « Priorité à l’installation quand il y a concurrence avec un exploitant déjà installé ». Une bonne nouvelle pour les 27 porteurs de projets présents.

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Pour plus de renseignements:

Point Accueil Installation (Frédérique Fort): 04.76.20.67.01

Installation Belledonne (Isabelle Robles): 04.76.20.68.45. Lundi 1er décembre, permanence de 14h à 17h à la Maison des agriculteurs

ADASEA (Julie Plataroti): 04.76.20.67.69

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Les AFP: une bonne façon d’occuper le terrain


L’Isère compte 34 associations foncières pastorales (AFP), réparties sur les massifs de l’Oisans, Belledonne, Chartreuse, Chambarans. La première a vu le jour en 1974. Cinq nouvelles AFP sont en gestation, à Mizoën, Venosc, Saint-Pierre-de-Chérennes, Saint-Martin-d’Uriage, Mont-Saint-Martin. C’est généralement à la demande des élus que se met en place une AFP, avec l’ADASEA, organisme référent dans ce domaine depuis 1996, mais elle peut également émaner des propriétaires fonciers et des agriculteurs.

L’an dernier, 13 AFP ont été animées par l’ADASEA, une a été constituée (Vaulnaveys-le-Haut) et quatre projets ont été initiés. La constitution d’une AFP prend du temps:  entre un et deux ans. Mais  un tel projet peut insuffler une dynamique, à l’échelle d’ une commune, quant à la prise de conscience des propriétaires, élus et exploitants, de leur territoire et de ses enjeux potentiels.

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Sur l’alpage du Colombier, dans le Valbonnais

C’est avant tout dans les secteurs pentus et très morcelés, menacés de déprise agricole que les AFP se mettent en place. Par la restructuration parcellaire induite et par la remise en état des terres qui suit leur constitution, les AFP contribuent à pérenniser un foncier jusque là précaire.

Les objectifs des AFP sont multiples :

- pour les propriétaires: ils adoptent une gestion commune tout en restant maîtres de leur foncier. Ils voient leur patrimoine valorisé et bénéficient d’une exonération de l’impôt foncier

- pour les agriculteurs: ils bénéficient d’un nouveau tènement restructuré, d’une plus grande pérennité de leur assise foncière (contrats de location passés avec l’AFP) et n’ont plus qu’un interlocuteur pour l’ensemble des parcelles: le syndic de l’AFP

- pour les collectivités: le maintien de la qualité paysagère, la limitation des risques environnementaux liés à une sous-exploitation, la possibilité de réhabiliter un secteur en déprise et pourquoi pas d’y installer un jeune agriculteur (c’est le cas dans le projet de Mont-Saint-Martin)

Les AFP sont donc des associations syndicales regroupant des propriétaires de parcelles à vocation herbagère, soucieux de valoriser leur patrimoine foncier sur des zones d’alapage et de moyenne montagne. trois types d’AFP existent:

- l’AFP constituée d’office: elle est ordonnée par le préfet en cas de forts risques environnementaux

- l’AFP autorisée: elle s’impose à tous les propriétaires si la majorité d’entre eux est favorable au projet

- l’AFP libre: constituée de propriétaires volontaires

L’ADASEA , qui a évoqué ce sujet lors de son AG du 18 juin dernier, souligne que le succès de ces outils de restructuration passe par les soutiens financiers des programmes de territoire (PLGE, CDPRA, PSADER, LEADER+) essentiels pour le suivi de l’association et pour la réalisation des travaux de réhabilitation ou d’équipement des parcelles.

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L’ADASEA au plus près des candidats


Organisme-pivot de la politique d’installation, l’ADASEA* Isère a tenu ce matin son assemblée générale en présence de ses administrateurs. Afin de conforter sa place dans un contexte en pleine évolution, l’ADASEA de l’Isère comme l’ensemble du réseau national, s’est engagée dans la certification de son système de management qualité selon les exigences de la norme ISO 9001. Bref, il s’agit de faire plus et mieux pour les candidats à l’installation. La certification est attendue dans les jours qui viennent.

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Orchestrée par Jérôme Crozat, président, et Jean-Louis Goutel, directeur, cette assemblée générale, qui a fait un large tour d’horizon des mesures et aides en faveur des jeunes agriculteurs et des politiques de développement rural, a accueilli Jean-Pierre Lestoille, DDAF, Eliane Giraud, conseillère régionale en charge de l’Agriculture du Développement rural et des Parcs naturels, Christian Nucci, vice-président du Conseil général de l’Isère à l’Agriculture, Yves Borel, secrétaire général de la Chambre d’Agriculture.

L’année 2007 , dans un contexte où la demande de denrées alimentaires est supérieure à l’offre, à l’échelle de la planète, a manifestement mis la production agricole au devant de la scène. Il n’y a jamais eu autant de débats autour de l’agriculture et du métier d’agriculteur. Et c’est une bonne chose. Dans son rapport moral, le président Crozat note que ce contexte est plutôt favorable « aux jeunes qui ont un projet d’installation…et nous mettrons tout en oeuvre pour que les nouveaux dispositifs en faveur de l’installation soient le plus efficients possible ».

Les candidats, parlons-en. En 2007, ils étaient 105 porteurs de projet (dont 55% Isérois) à s’inscrire au répertoire départemental d’installation (RDI), soit 56% de plus qu’en 2006 (67). Ils ont moins de 40 ans (70%), ont une formation (57% ont un diplôme leur conférant la capacité professionnelle pour s’installer avec la DJA), cherchent à s’associer ou envisagent de le faire (40%). Ce dernier point, en nette progression par rapport à l’année précédente, reflète d’abord les difficultés financières rencontrées pour boucler seul un projet (pression foncière très lourde), ensuite une volonté de travailler à plusieurs pour préserver la qualité de vie. Enfin, 67% des candidats envisagent de développer une activité d’élevage comme activité principale (26% en ovins et caprins, 14% équins).

En installation DJA, 38 projets ont été accompagnés par l’ADASEA en 2007 et acceptés. C’est 32 de moins qu’en 2006 où le nombre de DJA validés était de 70. Une baisse difficile à expliquer. L’année en cours rééquilibre les choses puisque, à ce jour, 65 projets sont accompagnés. Les installations en système bovin lait restent majoritaires. Le taux de réussite est encourageant: 95% des candidats ont atteint leurs objectifs.

Le Point Info Installation de l’Isère, en service depuis 1996, a accueilli 269 porteurs de projet en 2007. Salariés à 44%. 21% étudiants. 23% en recherche d’emploi. 39% sont des femmes. Moyenne d’âge 32 ans. Forte proportion de HCF (hors cadre familial): 70%. Niveau de formation générale élevé.

C’est d’ailleurs pour répondre à ce nouveau public (majoritairement d’origine non-agricole), à ces nouvelles attentes, que l’ADASEA de l’Isère, comme l’a expliqué Cécile Lefebvre, responsable du Pôle Transmission et Aménagement de l’espace, a entrepris d’élargir son dispositif aux activités agri-rurales et rurales. Après une phase expérimentale, ce projet passe cette année à la mise en oeuvre, en s’orientant autour de trois actions: organisation de sessions sur l’installation en milieu rural, accompagnement des porteurs de projets agricoles, agri-ruraux et ruraux, un travail territorialisé sur la construction d’offre d’activité.

On notera que le partenariat ADASEA/ANPE a permis d’accompagner 11 porteurs de projets.

Jean-Pierre Destoille a pour sa part présenté les grandes lignes du plan de professionnalisation personnalisé (PPP) qui est une rénovation du dispositif d’accompagnement à l’installation, davantage en phase avec les enjeux actuels. Cette redéfinition souhaitée par la profession est actuellement expérimentée dans cinq départements: l’Ardèche, l’Aube, l’Aveyron, le Morbihan, le Pas-de-Calais.

Sur tous les sujets abordés, les échanges avec la salle ont permis de faire ressortir quelques points de discussion. Plusieurs participants s’indignent du fait que les aides vont uniquement aux installations HCF, jamais au cadre familial, et que cela provoque des situations pour le moins compliquées dans les chaumières. Un exploitant pourra, en effet, faire le choix du candidat HCF en fonction des aides financières accordées, plutôt que son neveu. Même doléance pour les plus de 40 ans qui apparaissent comme laissés pour compte dans le système des aides. Sur ces deux points, Eliane Giraud et Christian Nucci se sont déclarés prêts à étudier ces questions: « L’important, c’est que l’outil agricole se transmette », soulignent-ils.

* Association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles de l’Isère

www.adasea38.net

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AG de l’ADASEA


Un petit rappel, l’assemblée Générale de l’Adasea du département de l’Isère se déroulera ce mercredi 18 juin.
Parmi les temps forts, on retiendra une présentation des nouveaux dispositifs en faveur de l’installation au niveau de l’Etat, de la Région et du Département.

Début des débats: 9h30 au CFP de Moirans.

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La solidarité citoyenne au service d’ un jeune agriculteur


Sylvain Bernard, 33 ans, veut s’installer comme éleveur de chèvres et fromager à Mont Saint-Martin, aux portes de Grenoble. Seul, il n’y arriverait pas. L’association Terre de liens , qui a examiné de près son projet, s’est engagée à le soutenir financièrement en faisant appel à l’épargne citoyenne.

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Sur les balcons sud de la Chartreuse, la commune de Mont-Saint-Martin, qui compte déjà un éleveur de daims, est prête à accueillir un éleveur de chèvres

S’installer en zone périurbaine, pour un jeune porteur de projet, est devenu un parcours d’obstacles quasi infranchissables. Le coût du foncier, la rareté des terres agricoles, le montant de l’investissement, sont de nature à décourager les plus motivés. C’est là que la solidarité, la mobilisation collective peuvent faire oeuvre utile. L’association Terre de liens a précisément pour vocation d’accompagner les porteurs de projet sur les questions d’accès au foncier et au bâti par une démarche collective afin d’y accueillir et pérenniser des projets écologiques et solidaires. Elle a mis en place des outils de finance solidaire: la Foncière, destinée à recevoir de l’investissement solidaire et la Fondation, qui collecte des dons.

Sylvain Bernard, 33 ans, un diplôme d’ingénieur en poche (en logistique industrielle) , a travaillé 7 ans dans l’industrie. Suffisamment longtemps pour se rendre compte que ce n’était pas sa vocation. Sa vocation, il la connaît depuis toujours: éleveur des chèvres.

« Depuis tout gamin je rêve d’être éleveur. Mes parents pensaient que ce n’était pas un métier d’avenir et m’ont poussé à faire des études. J’ai fait l’EIGSI à La Rochelle. Et puis, une fois dans l’industrie, j’ai eu des difficultés avec le management. J ‘ai beaucoup réfléchi. En 2003, je me suis renseigné au Point Installation de l’Isère et en avril 2005, j’ai sauté le pas. J’ai fait des stages de 15 jours chez des producteurs fermiers, à Monteynard, Tramolé, Saint-Pierre-d’Entremont et ça se passait très bien à chaque fois. J’avais la confiance des agriculteurs. j’étais dans mon élément ».

Sylvain s’engage ensuite dans son parcours installation. Un parcours sans fautes. Il obtient le BPREA à la MFR de Vif, fait un stage d’application de 7 mois, enchaîne avec un stage de 6 mois chez des éleveurs (chèvres et transformation). Fin mars 2007, il est embauché par le Service de remplacement des producteurs fermiers. Et depuis ce jour, il cherche activement à s’installer. L’ADASEA qui lui signale une demande sur les Balcons sud de Chartreuse, le met sur la piste de l’association Terre de Liens. Le courant passe. Le projet de Sylvain Bernard s’inscrit parfaitement dans l’optique de l’association.

« J’ai eu le temps de mûrir mon projet. Ce que je veux, en tant qu’éleveur, c’est être pâturant et sans OGM. Mon projet est éligible à la DJA et à un prêt JA bonifié. J’ai réalisé un prévisionnel, validé par des éleveurs. Sur le plan de l’acquisition, l’objectif, c’est que l’association achète la maison d’habitation- c’est une ferme- et que moi j’achète la terre, 1,5 ha, qui se trouve à coté. Je devrais aussi construire un bâtiment agricole -chèvrerie et fromagerie- à 60m de la ferme ».

En ce qui concerne la commercialisation, Sylvain envisage la vente directe via les Amap, la vente à la ferme et sur les marchés les plus proches.

Le projet se présente bien. Il a le soutien de la commune de Mont-Saint-Martin, du Parc naturel régional de Chartreuse et de la Communauté de communes des Balcons sud de Chartreuse. Terre de liens, qui a déjà contribué à deux installations en Isère, s’est entretenu avec les propriétaires, qui ont bien accueilli le projet. Le compromis n’est pas encore signé.

En attendant, la souscription continue. Il manque de l’argent pour financer cette acquisition qui, pour Terre de liens, s’élève à 240 000 €. L’association lance donc un appel à la générosité citoyenne pour que le projet puisse voir le jour avec le nouvel an. Les souscripteurs sont invités à contacter Terre de liens Isère, chez Bernard Dupeloux: bdupeloux@orange.fr ou au 04.76.45.02.30.

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Un salon qui en appelle d’autres


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Le premier salon de l’installation a connu un franc succès. Celui-ci était organisé à Salagnon dans le cadre de la quinzaine de l’installation. Avec l’ADASEA comme maître d’oeuvre, les participants à cette journée ont pu se renseigner auprès de diverses structures agricoles et para agricoles.

Nul n’ignore aujourd’hui que les candidats à l’installation sont un peu dans le flou. Beaucoup se demandent s’ils doivent se consacrer uniquement au métier d’agriculteur ou éventuellement inclure dans leurs projets d’autres activités. Voilà pourquoi aux côtés des stands agricoles on trouvait également des stands aussi divers que la chambre de commerce et d’industrie, avocats, notaires, centres de gestion, agence nationale pour l’emploi, le crédit agricole, l’AFRAT..

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Les établissements agricoles du département, conscients de l’utilité de ce salon, se sont mobilisés. Les élèves des centres de formation de Chatte, Vif, St Ismier, La Côte St André se sont rendus à Salagnon afin de mieux appréhender leur projet.

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Si Salagnon a été choisie, c’est tout simplement parce que c’est une commune rurale, située à quelques encablures de gros centres tels que Bourgoin-Jallieu, Vienne et la banlieue lyonnaise.

Ce salon très pratique a parfaitement répondu aux porteurs de projets. Il devrait sans doute connaître des suites. On peut imaginer que cette même opération se déroule en sud Isère, Grésivaudan….

A propos d’installation, il est rappelé que le répertoire installation, géré par les ADASEA et le CNASEA, facilite l’installation des jeunes agriculteurs hors du cadre familial. Pour connaître les offres et les demandes : www.répertoireinstallation.com.

Contact Isère: ADASEA.

Mail: julie.plataroti@cnasea.fr

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