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Semaine du Goût:


Comme chaque année, l’ADAYG (Association pour le Développement de l’Y Grenoblois), organise la première quinzaine du mois d’octobre, La Semaine du Goût dans tout le territoire de l’Y.

Cette année, elle se tiendra du 9 au 17 octobre.
L’ADAYG et ses partenaires locaux (collectivités, chambres de métiers et de l’artisanat, écoles et professionnels) invitent le grand public pour cette 15ème édition à partager des instants gourmands, des moments de découverte dans une ambiance ludique et conviviale.
Ils les invitent aussi à repenser cet acte quotidien et indispensable qu’est le repas : alimentation-santé, partage, plaisir, lien au terroir et au patrimoine culinaire local…

Les agriculteurs, artisans des métiers de bouche, associations et partenaires ont mis tous leurs talents en œuvre pour éveiller les sens de tout un chacun !
Le public pourra ainsi découvrir ou redécouvrir les produits et services de la marque locale Terres d’ici.

Cet événement permet à chacun de visiter des lieux gourmands, d’échanger des conseils et recettes, de rencontrer les professionnels… de consommer autrement et de donner du sens à nos choix alimentaires.

Vous trouverez ci dessous le programme détaillé des manifestations.

Cliquer sur:

ADAYG

Gières

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Les vins de l’Y grenoblois: goûtez-y donc !


F.Blanc-Gonnet

François Blanc-Gonnet, président du concours des vins de l'Y grenoblois

Organisé par l’ADAYG depuis 1987, le concours des vins de l’Y grenoblois, réservé aux producteurs des vins de pays des Coteaux du Grésivaudan et AOC vin de Savoie en crus Abymes, s’est déroulé ce matin au Clos des Capucins à Meylan.

Une 24e édition qui, pour le président, François Blanc-Gonnet, « est assez particulière car les appellations sont en pleine évolution ».

Le jury, composé de cavistes, restaurateurs, viticulteurs, consommateurs éclairés, a consciencieusement évalué les blancs et rouges soumis à son jugement.

Sa mission : décerner la distinction « Concours Y grenoblois 2010 » aux trois meilleurs vins tranquilles en rouge et blancs et aux vins mousseux en lice.

François Blanc-Gonnet, défenseur infatigable du savoir-faire et des cépages locaux, poursuit son combat pour que les restaurateurs élargissent leur offre œnologique à ces vins du Grésivaudan (jadis baptisé « le plus beau jardin de France ») et que le grand public s’y intéresse davantage. Le persan, la verdesse, l’étraire de la Dhuy, gagnent à être connus pour peu qu’on les accompagne respectivement d’un civet de daim, d’un poulet aux morilles, d’’un civet de lapin.

vins de l'Y (1)

En lice, les vins de Pays des Coteaux du Grésivaudan qui ont passé avec succès l'une des trois comissions de labelisation "Vin de pays", et les AOC vins de Savoie (cru Abymes)

Dans l’Y grenoblois, 75 viticulteurs exploitent au total 180,90 ha de vignes. L’an dernier, 1110hl ont été labellisés en vins de pays des Coteaux du Grésivaudan . Le jury en a sélectionné 7 dans son palmarès 2010 :

Résultats du concours des vins 2010 de l’Y Grenoblois

Abymes – AOC Vin de Savoie

1er prix : Domaine Portaz – Terres d’ici (Chapareillan)

2ème prix : Sébastien Jadis (Chapareillan)

3ème prix : Domaine Labbé (Chapareillan)

Blancs – Vin de Pays des coteaux du Grésivaudan

1er prix : Cave de Bernin – Terres d’ici – Chardonnay (Bernin)

2ème prix : Ferguson – Verdesse (Meylan)

3ème prix : Domaine Finot – Chardonnay (Bernin)

Rosé – Vin de Pays des coteaux du Grésivaudan

1er prix : Domaine Finot – Pinot-Gamay (Bernin)

Rouges – Vin de Pays des coteaux du Grésivaudan

1er prix : GAEC Reymond – Persan (Chapareillan)

2ème prix : Cave de Bernin – Terres d’Ici – Etraire  (Bernin)

3ème prix : Cave de Bernin – Terres d’Ici – Persan (Bernin)

Méthode traditionnelle – AOC Vin de Savoie

1er prix : Domaine Portaz – Terres d’ici – Jaquère – AOC Vin de Savoie (Chapareillan)

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Découverte du projet d’agglomération franco-valdo-genevois


Le projet d’agglomération franco-valdo-genevois consiste à assurer un développement équilibré, pour accueillir 200000 habitants et 100000 emplois supplémentaires avec comme difficulté première le fait qu’il concerne deux pays: la Suisse et la France.

perimetre

Bien entendu l’agriculture et la forêt sont concernées au premier chef par ce projet. C’est ce que nous ont expliqué Emmanuel Ansaldi de la direction générale de l’agriculture du canton de Genève et Sébastien Beuchat chef de projet « paysage, nature et agriculture » du projet d’agglomération franco-valdo-genevois. Ceci dans le cadre de la traditionnelle journée de l’Adayg.

Un constat l’activité transfrontalière: 650 000 véhicules jour. Celle-ci est importante du fait que les transports ferroviaires sont peu attractifs et du fait que les logements disponibles à Genève sont inexistants alors que de nombreux Français travaillent en Suisse.

Au niveau agricole, l’activité de cette région est surtout basée sur les productions végétales, maraîchage et viticulture. On dénombre 2300 exploitations, seules 11 d’entre elles font de l’élevage…

Afin de préserver cette activité agricole il a fallu mettre en place un projet, une charte qui a été difficile à cadrer, ne serait ce que par le fait que l’on est basé sur deux pays. Cela n’empêche que la concertation a pu se mettre en place et les intervenants à la conférence ont eu plaisir à nous dire que les agriculteurs ont bien joué le jeu.

Ils ont très vite compris qu’ils ne devaient pas subir mais agir, proposer, être positifs. Cela a permis au projet d’avancer rapidement et dans le bon sens.

Les deux  bases de ce projets sont les suivantes:

- préserver les espaces agricoles

- favoriser les circuits courts

Ceci étant accompagné de campagnes de promotion et de communication.

suisse

L’art d’associer l’agriculture au fleuron de l’entreprise suisse!

Pour en savoir plus sur ce projet cliquer sur: www.projet-agglo.org/

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Profitez des vendredis de l’été pour visiter les fermes


vavhesDu 4 juin au 27 août, 7 agriculteurs de l’Y grenoblois, dont la majorité adhérent à la marque de produits et services Terres d’ici, ouvrent leurs portes aux visiteurs pour faire découvrir leur métier, leurs activités, leur savoir-faire et leurs produits.

Ces visites d’exploitations, organisées par l’ADAYG en partenariat avec le service Tourisme du Pays Voironnais, se dérouleront chaque vendredi de 17h30 à 19h30, sur inscription préalable auprès de l’agriculteur concerné. Elles seront suivies de dégustations de produits locaux.

Vous trouverez ci-dessous le programme détaillé et les coordonnées des agriculteurs participant à cet événement 2010.

Les fermes

l’abeille gourmande

Jean Séréni, 104 ch. du lavoir – Saint Nicolas de Macherin – 04 76 55 31 32. La vie de la ruche et le travail de l’apiculteur

la ferme de l’Aune
Daniel et Sylvie Budillon Rabatel
27 rue des Marteaux – Voiron -  04 76 65 69 18
Du lait pour la transformation en Saint-Marcellin et pour le veau, de la noix pour la fabrication d’huile.

la ferme des Près du Bourg

Christine et Francis Mietton
Les Près du Bourg – Tullins – 04 76 07 24 09
Du lait au fromage de vache

la ferme de Galerne

Aline et Grégory Naud
Plan de Galerne – Tullins – 06 74 19 22 98
Quand l’élevage de chèvre et les fromages côtoient la culture de la noix

la chèvrerie de Chartreuse

Mélisa Mailler
1 rue du Château – la Martellière – Voiron – 04 76 06 39 55
Découverte de la vie des chèvres et de la fabrication du fromage

GAEC de la Gourmandière

Isabelle et Édouard Genève
Le Pellet – St-Julien-de-Ratz – 04 76 56 30 98
Des verts pâturages au Saint Marcellin, les vraies saveurs de la montagne

la ferme des collines

Franck Jacquin
504 Bois Vert – Charnècles – 06 87 34 96 14
Au coeur du verger du Voironnais, découverte de l’élevage et de la production de fruits

Les dates

4 juin >> l’abeille gourmande
11 juin >> GAEC de la Gourmandière
18 juin >> la chèvrerie de Chartreuse
25 juin >> la ferme de l’Aune
2 juillet  >> la ferme des collines
9 juillet >> la ferme de Galerne
16 juillet >> la ferme de l’Aune
23 juillet >> la ferme des Près du Bourg
30 juillet >> l’abeille gourmande
6 août >> GAEC de la Gourmandière
13 août >> la ferme des collines
20 août >> la chèvrerie de Chartreuse
27 août >> l’abeille gourmande

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Trois temps forts pour la journée annuelle de l’ADAYG


L’Assemblée Générale de l’ADAYG (Association pour le Développement de l’Agriculture dans l’Y Grenoblois) se déroulera  mercredi 2 juin  à partir de 15h30 à Voreppe.
Au programme, des visites de l’abattoir du Fontanil et d’une exploitation maraîchère, l’assemblée générale ordinaire et une conférence grand public sur le thème de l’aménagement du territoire et de la protection et de la mise en valeur du foncier agricole et forestier.

Programme détaillé:

15H30 : Accueil Mairie de Voreppe

16h00 : Visites au Fontanil et à Voreppe
Départ en bus: Les abattoirs du Fontanil
Cette visite sera l’occasion d’illustrer les enjeux et l’organisation de la filière viande de proximité. À cette occasion, la commune de Voreppe présentera son engagement pour une restauration collective de qualité mettant en valeur les produits de l’Y Grenoblois .
-Exploitation maraîchère d’Alain NASELLI
Cette visite sera l’occasion d’illustrer la situation du maraîchage de l’Y Grenoblois.

18h00 : Assemblée Générale ordinaire
Mairie de Voreppe

Accueil par Jean DUCHAMP, Maire de Voreppe
Ouverture par Roland REVIL, Coprésident de l’ADAYG
18h30 : L’activité 2009/2010
Présentation synthétique du rapport d’activités par Serge BONNEFOY, Directeur de l’ADAYG
Les principaux acquis et les questions à résoudre par Roland REVIL et Gérard SEIGLE-VATTE, Coprésidents de l’ADAYG
Débat et vote
19h10 : Rapport financier
Présentation du rapport par Charles BAZUS, trésorier de l’ADAYG, et par Paulette MERITTO, gestionnaire
Rapport du Commissaire aux Comptes
Débat et vote

19h30 : Assemblée Générale extraordinaire
• Ouverture par Roland REVIL, Coprésident de l’ADAYG
• Les objectifs de la modification statutaire par Roland REVIL et Gérard SEIGLE-VATTE, Coprésidents de l’ADAYG
• Présentation de la modification par Serge BONNEFOY, Directeur de l’ADAYG
• Débat et vote

19h45 : Apéritif

20h30 : Conférence « Genève – une autre histoire, un autre regard … et des préoccupations communes »

- Ouverture par les Coprésidents, Roland REVIL et Gérard SEIGLE-VATTE,  les grandes orientations agricoles et forestières de l’Y Grenoblois.
- Le Canton de Genève est une des principales références européennes en matière d’aménagement équilibré du territoire, de densification urbaine, de protection et de mise en valeur du foncier agricole et forestier, ainsi que de développement des circuits de proximité.
Aujourd’hui la métropole est franco-valdo-genevoise : son projet agricole et forestier d’agglomération se construit entre deux cultures.
Emmanuel ANSALDI de la Direction générale de l’agriculture du Canton de Genève et Sébastien BEUCHAT, Chef de projet «Paysage, Nature et Agriculture» du projet d’agglomération franco-valdo-genevois présenteront les acquis, les questionnements et les engagements futurs.
Débat avec la salle

22h30 : Buffet Terre d’ici

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Voreppe soigne sa restauration collective


Revil,Duchamp,Seigle

Autour de Jean Duchamp, maire de Voreppe, Roland Revil et Gérard Seigle-Vatte

La Ville de Voreppe a signé récemment une charte de partenariat avec l’ADAYG pour des produits locaux de qualité en restauration collective .

La « Charte pour une restauration collective en circuit court dans l’Y grenoblois » a été signée le 29 mars , en ouverture du conseil municipal, par Jean Duchamp, maire de Voreppe, Gérard Seigle Vatte et Roland Revil, Co- présidents de l’Association pour le développement de l’agriculture dans l’Y grenoblois (ADAYG).
Cette Charte promeut un développement durable du territoire urbain et péri urbain, et s’inscrit en  cohérence avec la Charte Terres en Villes à travers trois messages: un terroir d’aujourd’hui, une terre à partager, un territoire équilibré.

Les signataires s’engagent à mettre en oeuvre une restauration collective pour:
- une alimentation de qualité et de santé
- la réduction des impacts environnementaux
- le  soutien à une production locale de qualité
- un développement économique responsable
La Ville de Voreppe, engagée dans l’élaboration de son Agenda 21,  a pris la décision de signer  cette convention.
L’évaluation des besoins en matière de restauration collective, l’introduction de produits de saison, la prédominance du critère «  production en circuits courts » et du critère « qualité » seront au menu de l’application de cette Charte signée à Voreppe.

Catégorie Y grenoblois, consommationCommentaires fermés

Du champ à l’assiette: un chemin qui passe par Voiron


Dans le cadre de sa politique en faveur du développement de l’agriculture, la Communauté du Pays Voironnais est  partenaire aux côtés de l’ADAYG (Association pour le développement de l’agriculture dans l’Y Grenoblois) dans le programme européen Rururbal (RURal URBain Alimentation).

A ce titre, la Communauté du Pays Voironnais organise un séminaire transnational à destination des collectivités, du monde agricole et des distributeurs, jeudi 15 avril de 14h15 à 20h30 au Creps de Voiron, sur le thème : « Du champ à l’assiette : quelle alimentation pour demain ? ».

Ce projet, inscrit dans le programme Med(1) vise à développer les circuits courts de commercialisation et à promouvoir la consommation des produits agricoles régionaux.
Le Pays Voironnais et l’ADAYG sont associés dans cette démarche avec sept autres partenaires européens : le Pays d’Aix, le Consell Comarcal del Vallès Oriental en Catalogne, la Generalitat de Catalunya, la Diputació de Barcelona, la Provincia di Torino et di Siena ainsi que l’Université Aristote de Thessalonique.
Les partenaires du projet Rururbal souhaitent élaborer une charte européenne destinée à encourager la commercialisation et la consommation des produits agricoles locaux. Chaque partenaire conduira une action pilote sur son territoire qui contribuera à l’élaboration de cette charte dans un souci de protection des paysages, de lutte contre l’étalement urbain et la pression foncière et de soutien aux exploitations agricoles qui assurent un développement équilibré et durable à leur territoire.
La participation du Pays Voironnais à Rururbal s’inscrit dans la continuité des actions menées en faveur du maintien de l’activité agricole et de la mise en place des circuits courts dans un souci de développement durable : valorisation de la marque « Bois d’ici », création d’une plateforme de bois déchiqueté, aides à l’installation des agriculteurs, préservation des espaces naturels…

…………………………………………………………………………..
(1) Financé par la Commission européenne, ce dernier encourage les partenariats transnationaux sur les rives Nord de la Méditerranée qui ont pour vocation à améliorer la compétitivité de l’espace et à promouvoir la cohésion territoriale et la défense de l’environnement, dans une logique de développement durable.

Catégorie Y grenoblois, terroirs/gastronomieCommentaires fermés

Filière bois énergie locale : ne pas brûler les étapes


Les émissions de particules fines  constituent un problème sanitaire majeur, notamment à l’échelle de l’agglomération grenobloise où les taux enregistrés se situent 2 fois et demi au-dessus des seuils fixés par les directives européennes (1). Ces particules fines sont nocives car susceptibles de franchir la barrière pulmonaire et donc affecter la santé humaine.

Les données et les études de l’ASCOPARG, notamment (association pour le  contrôle et la préservation de l’air  de la région grenobloise, créée en 1976) montrent que parmi les sources d’émission de PM10 sur l’Y grenoblois, le chauffage individuel au bois représente 19%, à égalité avec le trafic routier et qu’en hiver ce pourcentage passe presque du simple au double.

Ce qui ressort notamment de ces observations est que le bois bûche utilisé dans des installations d’ancienne génération (cheminées ouvertes, poêles anciens, cuisinières) en période hivernale, ainsi que les feux en plein air (brûlage en forêt, écobuage, brûlage de déchets verts), constitue une source de pollution clairement identifiée.

Cette problématique apparue dans le débat public il y a 3 ans environ (voir les articles de sillon38) a incité l’ADAYG qui vient de lancer, avec Bois d’ici, une démarche de valorisation du bois énergie (bûches et plaquettes) à ne pas brûler les étapes, à prendre en compte ces exigences sanitaires et les inscrire dans le développement de cette filière bois périurbaine.

Ce que l’on brûle et comment

Une conférence était organisée hier soir, mardi 30 mars,  à la Maison des agriculteurs sur le thème « Bois énergie et qualité de l’air »  dans l’objectif d’identifier les moyens visant à concilier le développement d’une filière bois locale et la maîtrise des enjeux sanitaires et climatiques liés à la combustion du bois.

Plusieurs élus et spécialistes de la question (2) étaient là , autour de Roland Revil, co-président de l’ADAYG, parmi lesquels Alain Bromm, responsable du bureau Romand-Energie Bois Suisse, qui contribua largement à animer ce débat.

cheminéeEn effet, la Suisse semble avoir une longueur d’avance dans ce domaine depuis 2004, année où a été lancée une campagne d’information à destination du grand public.

Comme cela a été dit au fil des échanges,  la combustion du bois est quelque chose de complexe et il est indispensable de communiquer sur ce sujet et de proposer des formations à l’ensemble de la filière bois, notamment.

Chacun s’accorde sur ce point : la nocivité de la combustion dépend de ce que l’on brûle (qualité du bois) et comment on le brûle  (qualité de l’appareil utilisé).

La Confédération helvétique, outre l’information et la formation, a franchi l’étape de l’interdiction. M.Bromm a  mentionné une liste de mesures coercitives prises afin de lutter contre l’émission de particules :

-       interdiction de créer des cheminées ouvertes dans les nouvelles constructions

-       interdiction des feux en forêt destinés à l’incinération de déchets forestiers

-       interdiction de brûler du bois de palette, des caisses, du parquet, du carton, dans des chauffages à bois

En France, on n’en est pas encore là mais on s’en approche. Des outils sont en place. Un Schéma régional air énergie climat (SCRAEC) est en gestation (Grenelle II), un PPA (plan protection atmosphère) est appliqué dans l’Y grenoblois (3) depuis plus de 3 ans (arrêté préfectoral du 27/12/2006) et son périmètre devrait être étendu à celui du SCOT (Schéma de cohérence territoriale). L’objectif affiché en 2006: « Ramener à l’horizon 2010 les niveaux de pollution atmosphérique au-dessous des valeurs limites de qualité de l’air grâce à la mise en oeuvre de mesures concrètes ».

Ce PPA n’a manifestement pas réussi son objectif. On peut s’attendre en 2011 à des mesures préfectorales concernant le chauffage au bois.

La fin du bois bûche ?

bois d'iciSi la combustion du bois bûche de mauvaise qualité dans des appareils ouverts ou vétustes représente une source avérée de pollution de l’atmosphère, nocive, de l’avis général on ne peut pas pour autant condamner ce combustible.

Les responsables de l’ADAYG ont souligné qu’il ne fallait pas se tromper de message. La bûche, qui fait partie de l’économie du monde rural (c’est un complément de revenu pour les agriculteurs) , est une énergie renouvelable qui s’inscrit dans le développement durable (produit sur place, consommé sur place), et  doit conserver sa place parmi les autres combustibles (plaquettes et granulés). Mais chacun convient que la filière doit se montrer toujours plus exigeante sur la qualité, le degré d’humidité du bois, le respect des certifications, marques et labels, pour livrer du bois garantissant une combustion optimale.

Parallèlement , les particuliers seront incités à acquérir de nouveaux appareils de chauffage, à équiper leurs cheminées d’un  filtre à particules , à isoler leur habitation si ce n’est pas encore fait.

Charles Galvin, chargé de la filière bois et de la montagne au CG38 : « Le Conseil général et la Métro doivent  inciter la filière dans le sens d’une production de qualité et orienter les financements de façon à ce que les particuliers s’équipent en conséquence. Le Conseil général a décidé , il y a quelques jours (lors du vote du BP 2010 – NDLR) d’appliquer le principe d’éco-conditionnalité sur le bois d’œuvre. La réflexion doit se poursuivre sur le bois énergie ».

Cette réunion instructive aura permis de découvrir une innovation venue de Suisse qui a fait beaucoup d’effet sur les participants : l’allumage du feu par le haut.

Alain Bromm a exposé cette nouvelle méthode d’allumage qui permet de réduire sensiblement les émissions de polluants durant la combustion. Le bois brûle progressivement du haut vers le bas, comme une bougie. Par rapport à l’allumage par le bas, cette combustion est plus lente, ne dégage pas de fumée et peut être mieux contrôlée durant toute la durée du processus. Les gaz résiduels se retrouvent dans la flamme incandescente et sont presque entièrement brûlés. Ceux qui sont intéressés peuvent aller sur le site www.energie-bois.ch

………………………..

(1)  En vertu de la directive, les  Etats membres seront tenus de réduire, d ‘ici  2020, l’exposition aux PM2.5 en zone urbaine de 20 % en moyenne par rapport aux chiffres de 2010. Elle leur impose de ramener les niveaux d ‘exposition au-dessous de 20 microgrammes/m3 d ‘ici 2015 dans ces zones. Sur l’ensemble de leur territoire, les Etats membres devront respecter le plafond de 25 microgrammes/m3 fixé pour les PM2.5. Cette valeur cible doit être atteinte en 2015 ou, dans la mesure du possible, dès 2010. Les particules fines sont classées en fonction de leur taille : PM25, PM10, PM2,5

(2)  Participaient à cette conférence-débat:  Roland Revil (ADAYG), Agnès Vukovic (DREAL Rhône-Alpes) , Yvonne Coing-Belley (ADAYG), Dominique Jacques (Rhônalpénergie), Julien Allirot (Ageden), Christophe Mayoussier (Métro38), Alain Bromm (Energie Bois Suisse), Frédéric Bouvier (Atmo-Rhône-Alpes), Michel Cochet (Créabois 38),Charles Galvin (CG38).

(3)  La démarche a été lancée fin 2002 par le préfet Michel Morin

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Des projets pour la cave coopérative de Saint-Ismier


Un appel à projets a été lancé à tous les agriculteurs, à la suite de la mise en liquidation de la cave coopérative de Saint-Ismier. Les coopérateurs, la commune et la Communauté de communes ont émis le souhait de conserver ce bâtiment spacieux et de lui donner une nouvelle vocation où la vigne et le vin auront leur place.

Sept porteurs de projets individuels, un groupe de 10 producteurs, le lycée horticole de St Ismier, la Dauphinoise et la commune, tous intéressés par l’émergence d’un projet, se sont réunis à l’initiative de la Communauté de communes du Grésivaudan et de l’ADAYG, pour proposer aux coopérateurs un nouveau projet agricole dans le bâtiment de la cave coopérative de St-Ismier.
Les nouveaux projets implantés, organisés au sein d’une nouvelle structure collective, pourraient se répartir en point de vente collectif, caveau viticole, ateliers de transformation, avec éventuellement un espace dédié à la place et au rôle de la viticulture dans le Grésivaudan.
La liste n’est pas close, et les producteurs locaux intéressés peuvent encore se manifester auprès de l’ADAYG (1). Il faut maintenant approfondir les idées pour relever le défi de recréer pour ce lieu emblématique, une vocation agricole moderne.

…………………………………………………

(1) On peut joindre l’ADAYG au 04 76 20 68 29

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Conférence-bois énergie et qualité de l’air


« Conférence-bois énergie & qualité de l’air » mardi 30 mars 2010 – 17h30
Maison des agriculteurs – Grenoble

S’inscrivant dans le cycle de conférence de l’ADAYG, cette conférence- débat abordera le sujet suivant : Face aux enjeux sanitaires et climatiques :quelles perspectives pour une filière locale bois bûche et plaquettes ?
Les particules fines sont un problème sérieux dans l’Y grenoblois et vise essentiellement le bois bûche du fait de son utilisation via des installations vieillissantes n’offrant pas de bonnes conditions de combustion du bois.
Ce constat alerte les élus et professionnels. Aussi l’ADAYG souhaite-elle contribuer à instaurer un dialogue entre les acteurs pour la recherche de solutions communes qui prennent également en compte la démarche territoriale Bois d’ici.
Il s’agira donc à travers les intervenants et les débats de partager le diagnostic, d’identifier les mesures à développer et le rôle possible de chacun dans une démarche territoriale responsable.

Plus de renseignements :
Marijke Pols :
marijke.pols@adayg.org
04 76 20 68 31
Jacques Vangheluwe
jacques.vangheluwe@adayg.org
04 76 20 68 31

L’ADAYG et ses partenaires cherchent à promouvoir le bois énergie-bûche et plaquette forestière, issu d’une gestion durable des forêts de l’Y grenoblois à travers une démarche qualitative « Bois d’ici ». L’enjeu est important, car cette forêt périurbaine est délaissée, mal entretenue et tend à ne plus jouer ses rôles de protection, d’accueil du public et de ressource en bois.
L’ADAYG, lieu d’échange et de co-construction de la politique locale, propose donc d’engager cette réflexion avec les acteurs de la filière, les collectivités et les spécialistes des questions sanitaires dans le cadre du programme FEADER « Valoriser la multifonctionnalité des forêts de l’Y grenoblois » soutenu par l’Europe, l’Etat, le Conseil Général de l’Isère et la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais.

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