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Concours de cuisine écologique, une journée toute en saveurs


Le Climat dans nos assiettes

Pari gagné pour la première édition de ce concours de cuisine écologique : une cinquantaine de personnes se sont déplacées au Lycée professionnel Le Bréda à Allevard ce 14 décembre 2014 pour participer à la dégustation et assister à la remise des récompenses. Récit d’une journée toute en saveurs.

C’est à 8h00 du matin que les 3 équipes composées d’amateurs (plus ou moins avertis) et d’un professionnel de la restauration, se sont retrouvées dans la grande salle de réception du Lycée professionnel Le Bréda d’Allevard. À 8h30, les équipe ont pris leurs marques dans les cuisines et ont commencé leur travail… dans la joie et la bonne humeur.

Les « Bio-men et Super Mamie » de Bourgoin-Jallieu, les « Massala » de Grenoble et les « Bartavelles » d’Allevard ont mis l’ambiance en cuisine tout en confectionnant un menu (plat + dessert) qu’ils avaient composé au préalable en fonction de plusieurs critères : nombre de kilomètres parcourus par le produit, kgs de Co2 associés à chaque ingrédient, saveurs, couleurs, équilibre nutritionnel.

À midi, le public s’est installé au côté du jury pour déguster les délicieuses préparations des différentes équipes.cuisine

Après avoir fait frétiller leurs papilles, les membres du public ont voté pour leur plat préféré, tandis que le jury délibérait pour décerner les distinctions « plat salé », « plat sucré » et « Grand prix Environnement ».

résultats du concours :

  • Distinction du jury – plat salé : Volaille en millefeuille d’automne de l’équipe des « Massalas »
  • Distinction du jury – plat sucré : Délices d’automne de l’équipe des « Bio-men et Super-Mamie »
  • Coup de cœur du public : à nouveau la Volaille en millefeuille d’automne de l’équipe des « Massalas »
  • Grand Prix Environnement : pour l’ensemble de leur menu, l’équipe des « Bartavelles »

Tonnerre d’applaudissements, émotion et félicitations ont accompagné ces annonces.

Une bonne journée riche en saveurs et en émotions pour un concours de cuisine convivial et accessible à tous.

Rendez-vous au printemps 2015 pour la deuxième édition !

Plus de photos ici.

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Le Jury

Les membres du jury ont été sélectionnés selon leurs compétences dans les domaines professionnels correspondant aux critères d’évaluation des équipes.

Métiers de la restauration mais aussi diététicienne, experts en énergie ou spécialistes des produits locaux, nos jurés sont complémentaires et devront se mettre d’accord pour attribuer les prix selon des critères très précis.

Les membres du jury en bref :

  • François Desmarquoy – Directeur du Lycée professionnel Le Breda à Allevard
  • Isabelle Grimaud – Producteur de fruits et légumes bio à St Maximin
  • Isabelle Alexandre – Diététicienne
  • Julien Ducrotois – AGEDEN – Spécialiste de l’énergie.

Le défi Climat dans nos assiettes

Un défi tout en saveurs et en valeurs !

En équipe de 5 personnes et avec l’aide d’un professionnel, les équipes ont pour mission de créer un plat et un dessert avec une empreinte écologique minimum.

Ce projet, est réalisé dans le cadre de l’action Régionale « Le Climat dans notre assiette » portée par les Espaces Info Énergie de Rhône Alpes et déclinée selon les spécificités de chaque territoire.

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Transition énergétique


L’ AGEDEN a réalisé une note de position sur le bois énergie. Celle ci est complétée par des éléments sur le contexte départemental.

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Quel éclairage public pour demain?


Elus et techniciens des communes du Parc du Vercors et de Biovallée ont planché sur le thème de l’éclairage public. Débat organisé en partenariat entre les 2 institutions et RhônAlpEnergieEnvironnement.

« Quel éclairage public pour demain ? » la question a été posée aux différents intervenants qui ont abordé le sujet sous l’angle de la demande sociale, des impacts environnementaux et écologiques, ainsi que des contraintes financières et techniques. Universitaires, urbanistes, conseillers techniques ou professionnels en équipements ont présenté leurs conceptions et leurs visions pour l’évolution nécessaire des modes et utilisations de l’éclairage dans le paysage urbain et rural.

Cependant, il faut se réjouir de la prise de conscience collective (et en particulier des élus) depuis quelques années. Des expériences ont été présentées et le questionnement des participants a bien montré la volonté d’aller vers une amélioration de la situation. La Région a également montré son engagement pour accompagner les territoires dans cette réflexion.
Les diagnostics menés sur le territoire ont révélé que l’état actuel des équipements est en majorité très peu performant, voir obsolète. La plupart du temps, et surtout en milieu rural, les systèmes (éclairages et postes de commande) doivent être remis aux normes.

Agir sur la qualité des luminaires, leur puissance, leur consommation ; agir sur des fonctionnements différents par la modulation des puissances en fonction des heures de la nuit et des besoins de la vie locale ; agir par des allumages et extinctions contrôlées grâce à des horloges électroniques, procéder à des interruptions sur les périodes les moins fréquentées de la nuit (de 1h à 4h30) comme le pratiquent les communes engagées dans ce processus ; concevoir une autre forme d’éclairage associant éclairage actuel et balisage lumineux suivant la période de la nuit….

Autant de pistes à réfléchir entre habitants et élus sur ce que nous voulons faire de nos territoires. Pour accompagner les communes, les syndicats d’énergie des deux départements proposent leurs services.

Les communes peuvent aussi faire appel aux associations Espaces Info Energie (AGEDEN et ADIL26 sur nos territoires) mais aussi être accompagnées des associations comme la FRAPNA ou le CPIE pour animer une concertation avec les habitants.
Les débats ont apporté aussi la preuve que ce sujet méritait d’être traité à l’échelle des communautés de communes ou d’un secteur pour des raisons d’ordre économiques mais aussi dans le but de créer une adhésion globale de la population et atteindre de meilleures performances sur le plan environnemental.

Les besoins et les fonctions ne sont plus ceux d’il y a trente ans. Les performances des équipements et la conception des installations peuvent désormais répondre à l’optimisation de ce service qui pèse lourdement dans les budgets communaux : l’éclairage public représente en moyenne 25% des dépenses énergétiques des communes, 40% des dépenses d’électricité.

Son impact est aussi environnemental, la nuisance lumineuse influence et perturbe la vie nocturne des insectes, des oiseaux et mammifères ayant parfois des conséquences sur la survie même de ces espèces, pouvant avoir un impact sur l’agriculture par exemple.

Le trop de lumière peut-être aussi responsable de problèmes de santé, tel que des troubles de sommeil….

Enfin, c’est la perte d’un patrimoine exceptionnel qu’est la nuit, ce ciel étoilé que l’on ne peut plus apprécier, étudier sous nos latitudes (même si notre territoire reste relativement préservé aujourd’hui, la rénovation des équipements fait craindre pour l’avenir si cette préoccupation n’est pas étudiée).

Les habitudes changent, évoluent…

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Bois énergie


A l’invitation de l’association des Communes Forestières, de nombreuses personnes, de l’Isère et de la Savoie concernées par la forêt, se sont retrouvées afin de mieux connaître ou découvrir le « granulé bois ou pellet » qui entre dans le chauffage de particuliers ou de collectivités.

La visite a débuté à Pontcharra au siège de la société Azur Pellets.

Celle ci est la seconde entreprise française dans l’ancienneté de ce mode de fabrication. Artisanale pendant de nombreuses années elle a aujourd’hui un volant d’activité en croissance mais elle saura rester une PME pour répondre à une activité locale, tant avec la ressource – sciure – achetée dans les départements- 38 -73 74 – que pour la distribution en vrac chez l’usager au moyen d’un camion souffleur, ou en conditionnement de 15 kg dans des points de distribution très variés.

La méthode de fabrication : La sciure est séchée – compressée – forcée dans une calibreuse – triée pour répondre aux normes N F et être prête à l’emploi.

Il est à noter la forte augmentation de l’utilisation des pellets depuis deux ans –400.000 tonnes pour la France, mais bien loin de l’Allemagne avec 1.600.000 tonnes…

Le développement de ce combustible s’explique par sa facilité d’utilisation, avec un matériel de plus en plus performant, un taux d’humidité inférieur à 10% qui permet un rendement effectif de 95%, son utilisation convenant au particulier comme à la fabrication d’une autre énergie: l’électricité…

D’un rendement de 4600kwh/tonne ce combustible équivaux à 500l de fioul…il est écologique par nature puisque « déchet » du sciage du bois d’œuvre, le bois lui-même reconnu comme tel, avec toutes les conditions environnementales que nous savons.

A ce jour, le nombre d’entreprises de fabrication augmente, l’utilisation également, au risque d’un manque de matières premières – la sciure – la transformation du bois en sciure en partant de « plaquettes » ou de « rondins » est déjà utilisée, mais les prix de vente, stables depuis ces dernières années, risquent d’évoluer…

C’est Jean Charles Caustier, gérant de la société Azur Pellets qui s’est chargé de faire visiter son entreprise à l’ensemble des participants à cette après midi de travail.

Pour mieux connaître cette société nous vous proposons de lire les articles mis en ligne sur sillon38.com

-Azur Pellets: s’adapter au service des clients

-Le granulé bois rhônalpin qualité NF

-Azur Pellets: de l’énergie à revendre…

- Azur pellets: des granulés pour un développement durable

Cette visite intéressante a été suivie en salle par plusieurs exposés :

La structuration de l’approvisionnement en bois énergie par Jean François VEILLE, chargé de mission auprès des communes forestières en Rhône-Alpes.

Les différents combustibles : les plaquettes (issues du broyage) provenant des forêts, des scieries, de la récupération (D I B)- le bois bûche -Le granulé

Tous ces combustibles, issus des forêts, exigent une main d’œuvre conséquente – exploitation – transformation – stockage – livraisons … réclament une logistique organisationnelle très précise qui a un coût, mais est génératrice d’emplois. Aujourd’hui les forêts sont sous exploitées et le produit bois, importé pour ses 2/3, tout en étant de plus en plus utilisé, tant dans la construction que dans le chauffage pose la question pourquoi ?

Les réponses sont multiples mais la principale est sans doute le prix d’achat aux propriétaires… tant que la ressource est considérée comme « déchets » Ce n’est pas attractif mais l’augmentation des énergies fossiles, inéluctable, devrait permettre une revalorisation d’une ressource relativement nouvelle en France.

Présentation de Propellet France par sa directrice Anne Catherine MANGEL.

Cette Association a pour vocation la structuration de la filière pellet et la promotion de ce chauffage de qualité, écologique, économique et performant. Mise en avant de la meilleure qualité énergétique des combustibles bois grâce à son faible taux d’humidité, à un taux de résidus très faible. Pour Rhône-Alpes-Alpes, en 2009, la consommation a été évaluée à 70.000 tonnes pour 9 producteurs – 23 distributeurs pour le vrac et plus de 300 distributeurs pour les sacs…

Ces chiffres sont en augmentation constante et force une harmonisation des stratégies individuelles pour apporter à la clientèle un discours commun et cohérent. C’est là qu’intervient la présence de Propellet France pour un symbole fort de l’unité de cette filière.

Parlons de l’énergie Bois et de suite on nous parle de pollution !!! Julien ALLIROT chargé de mission Bois Energie à l’AGEDEN a fait le point sur la polémique persistante que l’on veut donner à la combustion du bois.

Comme tout élément qui se transforme il y a pollution à tous les niveaux environnementaux de notre vie quotidienne ; concernant le bois sous tous ses aspects, il faut constater que les nouveaux matériels qui existent aujourd’hui, respectent des normes peu polluantes et les filtres au sorties des fumées sont obligatoires et performants. Les anciennes installations, les foyers ouverts, le vieux matériel sont à proscrire… mettons en évidence que, l’Etat par l’intermédiaire de l’ADEME, les collectivités départementales et régionales interviennent pour aider lors des installations de chaufferies, lors du renouvellement de matériels.

Les élus présents sont de plus en plus intéressés pour des installations collectives fonctionnant avec un matériau bois, surtout si leur commune est forestière, et comme eux, conservons à l’esprit que l’AGEDEN est toujours à notre disposition pour nous renseigner, nous conseiller lors d’un projet en cours.

Article rédigé avec le concours de Daniel Bonnet, président du Groupement des sylviculteurs Vercors-quatre montagnes, qui a participé à la totalité des travaux de cette journée.

Voici une série de clichés pris sur le vif lors de la visite de la société Azur Pellets. Cliquer à deux reprises sur les photos afin de les agrandir.


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Bois énergie et pollution: ça chauffe!


Depuis l’an 2000, le nombre de chaufferies automatiques au bois a grimpé en flèche en Isère. On compte environ 47 chaufferies portées par des collectivités locales ou des bailleurs sociaux et plus de 700 chaufferies individuelles ou en collectif privé. L’AGEDEN, association pionnière en matière d’ énergies renouvelables (fondée en 1977), est pour beaucoup dans cette évolution qui a dynamisé la filière bois et généré un véritable élan de développement durable local. Mais ce mode de chauffage est-il exempt de toute nuisances?
Les promoteurs de cette énergie renouvelable soulignent le fait que le CO2 libéré pendant la combustion du bois est le même que celui qu’il a absorbé par photosynthèse pour sa croissance et même inférieur à celui qui serait rejeté dans l’atmosphère lors de sa dégradation naturelle. En se décomposant naturellement le bois produit du CH4 (méthane), en plus du CO2, jouant un rôle nettement plus important sur l’accroissement de l’effet de serre. En l’utilisant pour le chauffage, il est donc neutre vis-à-vis de l’effet de serre.

Un début de polémique est né quant à la propreté de cette énergie, portée par un élu de Saint-Martin d’Uriage, Gabriel Ullman, expert auprès de la cour d’appel de Grenoble pour les questions d’environnement. Il s’oppose au projet municipal d’installation d’une chaufferie automatique à bois, à proximité de l’école maternelle, estimant que l’absence de nocivité des effluents de ce mode de chauffage n’est pas démontrée. Il a notamment fait état de ses griefs sur ce sujet, sans ménagement, dans Le Monde du 29 décembre 2007, allant jusqu’à évoquer « une bombe à retardement sanitaire…similaire à ce qui s’est passé pour les incinérateurs ». Son intervention n’a pas été vaine: une étude d’impact, menée par l’ADEME, est en cours à Saint-Martin-d’Uriage.

Du côté de l’AGEDEN, où l’on a toujours privilégié sobriété énergétique et efficacité, on s’efforce, avec beaucoup de pédagogie, de rééquilibrer les choses. Explications d’ Alain Weber, responsable du secteur biomasse:

« Ces critiques opérent un amalgame entre le chauffage au bois bûche en général -cheminées ouvertes, anciens poêles, inserts, etc- et les chaufferies automatiques. Personne ne conteste le fait que dans le premier cas, les rejets d’effluents contribuent à la pollution de l’atmosphère en poussières et HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Mais ça n’a rien à voir avec les chaudières automatiques qui sont des appareils performants, réglementés, qui, eux, permettent une combustion complète du bois « .

Les rejets, précise l’AGEDEN, sont essentiellement constitués de dioxyde de carbone, de vapeur d’eau et de cendres. Ils contiennent très peu de goudrons et d’ acides.

Il existe, bien sûr, plusieurs types d’appareils, notamment de très bonnes chaudières fonctionnant avec du bois bûche mais n’ayant pas d’autonomie importante (alimentation au minimum deux fois par jour, des phases de ralentis entraînant la formation de polluants en plus grand nombre) et ne pouvant donc pas être comparées avec d’autres chaudières à énergie fossile reliées à un chauffage central.

Le fonctionnement des chaudières automatiques au bois est proche de celui des chaudières classiques (fioul, gaz). Seuls le système d’alimentation et le combustible changent. Ces chaudières ont des performances intéressantes avec des rendements de combustion élevés (de l’ordre de 85 à 95 %) et une combustion presque totale du bois entraînant très peu de cendres (1 %). Elles possèdent aussi une grande autonomie car l’alimentation, l’allumage et le décendrage sont automatiques.

C’est dans le cas d’une combustion incomplète (cheminées ouvertes, poêles ou inserts de mauvaise qualité, régime de ralenti, etc.) qu’il y a matière à s’inquiéter: la pollution et l’entretien augmentent énormément. Beaucoup de chaleur est perdue dans le conduit de fumée. Des goudrons, de l’acide acétique et des poussières se déposent dans ces mêmes conduits et s’échappent par la cheminée entraînant une pollution importante ainsi que des risques d’incendies (feu de cheminée). Leur concentration est conditionnée par la qualité du matériel utilisé, les phases de ralenti, la qualité de la combustion ainsi que la qualité du bois son humidité.

Contribution du bois énergie dans le bilan national des émissions
Source ADEME/CITEPA 2003

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Les chiffres se trouvant dans les cases rouges (CO, COV et HAP) sont justement dus aux appareils ayant une combustion incomplète du secteur domestique (cheminée ouverte ou ancien poêle) et non aux chaudières bois automatiques ou poêles performants type flamme verte.

L’AGEDEN souligne que l’utilisation d’un matériel performant, respectant les normes en vigueur, permet de se chauffer avec le même confort et un budget de fonctionnement nettement inférieur à une énergie fossile, tout en diminuant notre empreinte écologique. Et au prix du baril de brut, cette alternative ne peut que s’apprécier.

Lire le rapport Atmo Rhône-Alpes Combustion bois et qualité de l’air sur /http-::www.atmo-rhonealpes.orgin


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