Tag Archive | "Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse"

Connaissez-vous la Romanche


Connaissez-vous la Romanche ? Jusqu’au 13 août 2018, les personnes qui fréquentent la plaine du Bourg-d’Oisans sont invités à répondre à une enquête portant sur la connaissance et la perception des paysages et du territoire de la plaine, des bords de la Romanche et de l’ENS de Vieille Morte.
Cette enquête s’inscrit dans une démarche partenariale entre la LPO Isère, le Département de l’Isère et le SYMBHI, avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et du fonds EDF CLE Drac Romanche.

Menée dans le cadre du projet de restauration et de renaturation des habitats aquatiques et terrestres de la plaine du Bourg-d’Oisans, elle leur permettra d’enrichir leurs analyses respectives en cours sur plusieurs sujets : connaissance du territoire, usages des rives de la Romanche, sport et étude éco-paysagère.

Ainsi, sous la forme d’un formulaire de vingt questions, l’enquête a plusieurs objectifs :

  • Perception du paysage (bords de la Romanche et plaine de l’Oisans)
    Observer les usages des bords de la Romanche, la fréquentation et la perception de ses différentes séquences afin d’évaluer la connaissance du territoire et le rapport à l’eau dans la plaine.
  • Marais de Vieille Morte
    Connaître la perception de l’espace naturel sensible (ENS) du marais de Vieille Morte.

Jusqu’au 13 août, cliquez ici pour répondre à l’enquête.
Le lien est également disponible sur le site de la LPO Isère : isere.lpo.fr.

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Gestion de la ressource en eau


Ce vendredi 24 novembre, s’est déroulée la dernière session de l’année 2017 pour la
Chambre d’agriculture de l’Isère, en présence de Lionel Beffre, Préfet de l’Isère, de
Bernard Pérazio, Vice-président du Département de l’Isère, en charge de la voirie,
les réseaux d’eau et d’assainissement, de l’électrification rurale et de Yannick
Prébay, Directeur de la Délégation Rhône-Alpes de l’Agence de l’Eau Rhône
Méditerranée Corse.

Un bilan positif de la gestion concertée de la ressource en eau par les
agriculteurs et leurs partenaires

Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre d’agriculture, a salué
l’investissement, depuis 2000, de la profession agricole pour contribuer à
une gestion efficiente des volumes d’eau et accompagner les agriculteurs
dans une conduite de plus en plus précise de l’irrigation : « Aujourd’hui les
résultats sont mesurables avec une baisse de la consommation à l’ha
malgré des épisodes de sécheresse »
Il a remercié l’ensemble des partenaires impliqués dans cette gestion concertée de la
ressource en eau. Ces partenaires : la Chambre d’agriculture, l’État représenté par le
Préfet, le Département, l’Agence de l’eau et également l’ADI38 (Association
Départementale des Irrigants) ont signé un nouvel accord cadre 2017-2019
« Gestion quantitative concertée de la ressource en eau dans le département de
l’Isère », dans la continuité des travaux engagés depuis 2000.

Sans titre

signature de l’accord-cadre 2017-2019 « Gestion quantitative concertée de la ressource en eau dans le département de l’Isère »
De gauche à droite :
Lionel Beffre, Préfet de l’Isère
Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre d’agriculture de l’Isère
Bernard Pérazio, Vice-président du Département de l’Isère, en charge de la voirie, les réseaux d’eau et d’assainissement, de l’électrification rurale
Yannick Prébay, Directeur de la Délégation Rhône-Alpes de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse
Franck Doucet, Président de l’ADI38 (Association des Irrigants de l’Isère)

La stratégie partagée par les signataires s’articule autour de :
● la gestion équilibrée des prélèvements agricoles dans le respect des milieux
naturels et transparence de l’usage agricole,
● l’approfondissement des connaissances sur les milieux en étiage,

● l’accompagnement des projets dans le respect de la démarche de gestion
globale,
● l’adaptation au changement climatique et économies d’eau.

Un schéma stratégique départemental de l’irrigation
La profession agricole a formalisé dans ce schéma ses projets en termes
d’outils structurants pour une gestion raisonnée de la ressource eau et un
développement de l’irrigation : substitution des prélèvements sur les zones
sensibles et création de nouvelles surfaces irriguées. Jean-Claude Darlet attend un
accompagnement fort de la part de l’Europe, de la Région, du Département, en
complément de l’Agence de l’Eau, pour assurer le financement des plans
d’investissement.
Un plan d’actions 2018 visant à renforcer le potentiel économique de la
ferme Isère.

Cette session de fin d’année fut l’occasion de présenter le plan d’action
2018, couplé à un budget prévisionnel équilibré, dans la continuité des travaux
engagées depuis plusieurs années. Son ambition :
● Favoriser la triple performance : économique, sociale, environnementale.
● Augmenter la valeur ajoutée (via des actions ciblées type pôle alimentaire,
développement de l’irrigation, amélioration des performances techniques)
● Favoriser le renouvellement des générations
● Préserver le foncier
● Préserver les ressources naturelles
● Accompagner la mutation de l’agriculture

Le Pôle Agroalimentaire et les Etats Généraux de l’Alimentation.
Jean-Claude Darlet a souligné les avancements de ce projet, mené en partenariat
avec le Département et les collectivités territoriales de l’agglomération grenobloise,
avec la finalisation du règlement d’usage de la marque territoriale Isère appliquée
aux produits agricoles et alimentaires. « La démarche de pôle agroalimentaire
s’inscrit pleinement dans la réflexion des Etats Généraux de l’alimentation »
a-t-il rappelé. Afin de couper court aux débats opposant les modèles agricoles, il a
décrit le travail mené depuis plus de vingt ans par la Chambre d’agriculture sur
l’accompagnement des agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques pour une
baisse de consommation des intrants, pour une protection des ressources (eau, sols,
biodiversité…) et qu’aujourd’hui il y a un engagement des agriculteurs isérois sur les
techniques alternatives.

Vote de la motion relative au désengagement de l’État vis à vis des aides au
maintien octroyées aux agriculteurs-rices en agriculture biologique,
proposée par la Confédération Paysanne

La session de la Chambre d’agriculture, après différents amendements apportés, a
adopté cette motion et demande une révision de la décision du Ministre de
l’Agriculture. Au vu de la croissance actuelle et future du marché des produits bio, les
membres présents s’accordent pour affirmer que les agriculteurs isérois et français
doivent être les principaux fournisseurs de ce marché et ainsi capter la valeur
ajoutée générée.

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Economiser l’eau et réduire la pollution agricole


L’appel à projets de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse visant à financer des actions innovantes pour réduire les pollutions par les nitrates et les pesticides, diminuer les volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et préserver les réserves en eau des sols s’est clôturé le 31 mars dernier. Il récompense 24 projets pour un montant d’aide de l’agence de l’eau de 3 millions d’euros.

Avec cet appel à projets inédit, l’agence de l’eau souhaitait dynamiser les activités de recherche, d’innovation et d’expérimentation du monde agricole consacrées à l’eau afin d’améliorer la qualité des milieux aquatiques.

Majoritairement portés par les stations expérimentales, associations agricoles, établissements d’enseignement agricole et chambres d’agriculture, les projets retenus concernent des techniques et des variétés qui permettent d’économiser l’eau (3 projets pour 140 000 euros d’aide) et des techniques et itinéraires techniques pour limiter l’usage des intrants (12 projets pour 1,7 M€ d’aide). 9 projets répondent à la fois aux deux objectifs de réduction des pollutions et d’économie d’eau (1,15 M€ d’aide).

Parmi les projets retenus:

  1. ACR’eau en Auvergne-Rhône-Alpes : Des systèmes en Agriculture de Conservation pour réduire la dépendance aux intrants et préserver la qualité de la Ressource en eau

Ce projet a pour objectif de concevoir et expérimenter des systèmes de grandes cultures innovants afin d’évaluer leurs performances sur la qualité de l’eau. Il est porté par l’ISARA-Lyon en partenariat avec la coopérative agricole la Dauphinoise, sur une période de 3 ans.
L’expérimentation vise la réduction des herbicides par la suppression du labour, ainsi que la limitation des risques de lixiviation des nitrates par la gestion de couverts végétaux associés aux cultures de vente. En complément, une évaluation transversale de ces systèmes sera conduite (réduction d’intrants, rentabilité, biodiversité, temps de travail…) ainsi qu’une valorisation des résultats.

Cet appel à projets était mené en partenariat avec les financeurs historiques de la recherche agricole, et notamment les conseils régionaux.

Pesticides et prélèvements d’eau, premières causes de dégradation des eaux

40% des cours d’eau et 20% des nappes sont contaminés par des pesticides ou les nitrates. Cette pollution diffuse est l’une des principales causes de dégradation des eaux du bassin Rhône-Méditerranée et, globalement, ce type de pollution ne régresse pas.

40% du bassin Rhône-Méditerranée est en déficit d’eau. Pour préserver les milieux aquatiques des baisses de débit et leur permettre de s’adapter au changement climatique, il est primordial de limiter les prélèvements, de démultiplier les actions d’économies d’eau, de retenir l’eau dans les sols et d’augmenter leur capacité d’infiltration.

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Contrat de rivières sud Grésivaudan


Les acteurs du bassin versant Sud Grésivaudan construisent ensemble depuis 2008 une procédure de gestion globale de l’eau et des milieux aquatiques (rivières, zones humides,…) appelée « contrat de rivières ».

Associant gestionnaires et usagers de l’eau et ses milieux, gestionnaires d’eau potable et d’assainissement, représentants des professions agricoles et industrielles, le contrat de rivières Sud Grésivaudan a pour objectif de dynamiser et de pérenniser une gestion concertée des milieux aquatiques, sur un territoire de 500 km2.

La signature de ce contrat s’est déroulé à l’Albenc en présence des représentants de l’ensemble des structures concernées.

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Cette signature formalise le travail de concertation mené et officialise l’engagement des acteurs locaux, des partenaires techniques et financiers à mener à bien un programme d’actions opérationnelles sur 6 ans (2015-2020), pour un montant estimé à 26 millions d’euros.
Les actions inscrites concourent à :
- L’amélioration de la qualité des eaux par la réduction des pollutions d’origine domestique et agricole
- La restauration et la gestion physique des cours d’eau
o Rétablissement de la continuité écologique et sédimentaire
o Préservation et gestion de la dynamique fluviale, en conciliant, dans les secteurs à enjeux, maintien des dynamiques naturelles et protection des biens et des personnes
- La préservation, la valorisation et la gestion des milieux aquatiques et des espèces remarquables
- La préservation de la ressource en eau
- L’amélioration de la connaissance sur le territoire
- La réalisation d’actions transversales de communication et de sensibilisation

Le programme d’actions du contrat de rivières contient 94 actions réparties en 3 volets thématiques. Ce programme est défini pour les six prochaines années (2015-2020).

Volet A : Lutte contre la pollution et amélioration de la qualité de l’eau
- Réduction des pollutions domestiques
Actions de création ou réhabilitation de stations d’épuration et de réseaux d’assainissement, développement de réseaux pour diminuer les rejets directs dans le milieu naturel, contrôle et réhabilitation d’équipements en assainissement individuel.
- Réduction des pollutions agricoles
Actions qui concernent l’amélioration de la connaissance des pratiques agricoles et leurs impacts sur l’environnement ; la sensibilisation et l’incitation aux changements de pratiques ou de matériels afin de limiter l’utilisation d’intrants et les impacts sur le milieu.
- Réduction des pollutions par les pesticides et autres toxiques
Actions qui concernent l’amélioration de la connaissance et la détermination de l’origine des pollutions ; l’animation pour la réduction de l’utilisation de pesticides et autres toxiques (développement des plans de désherbage communaux et achat de matériel).
- Protection des captages d’eau potable
Actions ciblées sur les démarches réglementaires liées à l’amélioration des captages d’eau potable puis la mise en oeuvre de travaux de protection.
- Suivi de la qualité des eaux
Un observatoire de suivi de la qualité des eaux des rivières est prévu afin notamment d’évaluer l’efficacité des actions menées dans le cadre du contrat de rivières.
Volet B : Préservation et restauration des milieux aquatiques et de la ressource en eau
- Préservation des milieux aquatiques et des espèces associées
Ce volet comprend un observatoire de suivi des populations piscicoles, l’entretien et la restauration de la végétation des berges ainsi que des opérations de gestion des zones humides.
- Restauration du bon état physique des cours d’eau
Actions qui concernent le rétablissement de la continuité écologique et sédimentaire (effacement ou aménagement d’obstacles tels que des seuils), l’amélioration de la gestion physique des cours d’eau (préservation ou de stimulation de la dynamique sédimentaire) et la protection face aux inondations.
- Amélioration de la gestion quantitative de la ressource
Actions qui concernent la sensibilisation à la réduction de la consommation en eau et l’amélioration de la gestion des réseaux d’eau potable (suivi sectorisé du rendement des réseaux, recherche et réparation des fuites), l’étude et le développement de techniques permettant la réduction de la consommation en eau pour l’irrigation. Un observatoire de suivi des débits d’étiage permettra d’améliorer la connaissance du fonctionnement de nos cours d’eau.

Volet C : Valorisation, communication et sensibilisation, animation et suivi du contrat de rivières
Des valorisations de sites naturels remarquables ou bâtis liés à l’eau par le biais d’aménagements touristiques, de développement de réseau de randonnée associés à des panneaux de sensibilisation sont proposés pour intégrer les milieux aquatiques dans la vie des riverains.
Des actions de communication (site internet, publications, interventions dans des manifestations, panneaux de sensibilisation…), des formations et des animations sont prévues afin de sensibiliser les différents publics (élus, agents communaux, riverains) sur des thématiques telles que la gestion des berges et des zones humides, la réglementation liée à l’eau, l’utilisation raisonnée de pesticides, la prise en compte de l’eau dans l’urbanisme…

Des indicateurs de suivi et de réalisation ont été définis pour chaque action afin de suivre leur avancement tout au long de la programmation et d’évaluer l’impact des actions sur les milieux. Un bilan à mi-parcours et en fin de contrat sera réalisé.

Investissements et financements
Le programme d’actions représente un volume d’investissement estimé à 26 millions d’euros.
Les aides attendues sont de l’ordre de 7 millions d’euros de l’Agence de l’eau, 2 millions d’euros de la Région Rhône Alpes, 2 millions d’euros du Conseil départemental de l’Isère et 370 000 euros de l’Europe.

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Les signataires du contrat sont les structures porteuses de la démarche (communautés de communes) et les principaux maîtres d’ouvrage sont:

SIVOM d’Agglomération de Saint-Marcellin, Chambre d’Agriculture, Fédération Départementale de la Pêche et les partenaires techniques et financiers (l’Etat, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la Région Rhône Alpes et le Conseil Départemental de l’Isère).

L’ensemble des intervenants ont salué ce projet ambitieux, complet, d’exemplaire et surtout d’actualité car le changement climatique c’est maintenant et l’eau va devenir un bien précieux, rare…

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