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Le forum d’installation au CFPPA de la Côte Saint André, l’occasion de découvrir le réseau InPACT


Le réseau InPACT, l’Initiative Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale, regroupant diverses associations, a organisé ce jeudi 8 Juin un forum à destination des jeunes agriculteurs en formation.

Les différentes associations formant ce réseau se sont donc regroupées pour intervenir au CFPPA accompagnées d’agriculteurs déjà installés venus témoigner de leurs expériences et des aides apportées par le réseau InPACT.

Ceux qui sont venus à leur rencontre venaient de tous bords. Il y avait des apprentis apiculteurs et éleveurs en BP Responsable d’Exploitation Agricole de la Côte Saint André, ainsi que les futurs maraîchers de Saint Ismier à Grenoble.

C’était surtout l’occasion pour les différentes associations présentes d’exposer aux agriculteurs en devenir les différentes compétences et aides qu’elles pourraient leur apporter.

Aide à l’émergence de projet, accompagnement dans la recherche de terrain, formations et bien d’autres, le réseau existe pour soutenir les futurs agriculteurs dans toutes les étapes de la création de leur projet. En partant de la naissance de l’idée et du projet, et jusqu’à l’installation et la post-installation en passant par la formalisation du projet et son aspect technico-économique, les nombreuses associations travaillent sur tous les points. C’est l’occasion pour nous de les découvrir.

  • L’APEC de l’Isère, le réseau des AMAP, qui en regroupe 67 sur le département, a vocation à informer et sensibiliser les citoyens à propos de l’agriculture biologique au travers de diverses manifestations, le bio étant l’un des points majeurs de leur charte. Ils cherchent également à créer des liens de vente entre les particuliers et les producteurs, par exemple en organisant des visites de fermes. Évidemment, ils contribuent au développement des AMAP tout en accompagnant l’évolution des pratiques de ceux qui n’ont pas encore tout à fait pu adopter la culture paysanne. Ils sont également présents au niveau régional et national.

  • Terre de Liens est à l’origine une fondation créée en 2003 qui s’est dotée d’une société en 2006. Son but, protéger et préserver les territoires ruraux et agricoles. Pour cela, elle achète les terrains d’agriculteurs qui lui cèdent ou lui donnent. Ces terrains sont ensuite louées aux agriculteurs souhaitant s’installer. Son financement est essentiellement participatif, la partie fondation s’occupe de la collecte des dons tandis que la société gère les baux. Mais ils ne s’occupent pas seulement de louer et récupérer des terrains, ils apportent également de l’aide bénévole aux fermes « Terre de liens » pour leur installation.

  • L’ADDEAR 38, créée en 2006, aide les agriculteurs dans la création de leurs projets, notamment en les intégrant dans des réseaux, en les accompagnant dans leurs démarches ou en leur offrant des formations courtes et gratuites. Elle promeut également l’agriculture, et offre en plus un accompagnement dans la transmission d’activité.

  • Accueil Paysans est né en Isère et recense plus de 900 adhérents qui en constituent le conseil d’administration sur le territoire national. Il s’agit d’un réseau d’agriculteurs et d’acteurs ruraux travaillant à la mise en place d’accueils touristiques, pédagogiques ou même sociaux dans les fermes. Son programme est basé sur l’accompagnement, qu’il soit individuel ou collectif, notamment à travers des formations et la constitution de réseaux. Il promeut également l’agriculture paysanne.

  • Afocg Alpes a vocation à offrir à tous les agriculteurs des formations comptables ou en gestion économique pour tous les aspects d’une activité agricole afin de les rendre autonomes dans ces domaines. Cette association aide également les porteurs de projets à chiffrer ceux ci et à choisir les régimes fiscaux les plus adaptés. Elle offre des formations collectives sur tout le territoire.

  • ADA Bio travaille majoritairement sur le développement de la filière biologique. Elle constitue des réseaux d’agriculteurs bio pour que ceux ci partagent leurs expériences et leur savoir-faire entre eux. Elle travaille également à l’accompagnement personnalisé par filière des agriculteurs qui souhaitent évoluer vers le bio, et elle participe à la création et à la structuration de réseaux de distribution des produits vers le grand public, auprès duquel elle mène des campagnes de promotion et de sensibilisation. Au delà de ça, elle accompagne les filières dans des expérimentations sur les cultures de manière à tester et sélectionner les meilleures techniques et variétés.


Paul Savary

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Perspectives de l’agriculture du Sud Isère


La journée sur les perspectives de l’agriculture du Sud Isère du 10 mars 2015 organisée par le CDDRA Alpes Sud Isère a rassemblée une quarantaine de personnes (agriculteurs, élus, partenaires agricoles).

Elles ont assisté aux présentations d’une équipe d’AgroParisTech constituée par les jeunes diplômés Laëtitia Vernières et Joël Houbens, et les enseignants chercheurs Aurélie Trouvé (économiste spécialiste du marché du lait) et Hubert Cochet (directeur de la chaire d’agriculture comparée et agroéconomiste spécialiste développement agricole).

La journée a débuté par une présentation des résultats des diagnostics agraires du Valmontheys et du Trièves avec une comparaison des différents systèmes de production agricoles selon plusieurs critères : valeur ajoutée nette/ha, nombre d’emploi/ 100 ha, et revenu par actif net.

S’en est suivi une présentation prospective du contexte du marché du lait, et de scénario prospectifs sur les revenus des éleveurs laitiers à l’horizon 2019.

Les participants ont débattu des alternatives d’évolution des exploitations et se sont aussi interrogés : quelle est la pérennité de la collecte par les industriels laitiers ? opportunité de la conversion en lait biologique ? quelles sont les envies des jeunes éleveurs laitiers ? quel collectif pour conduire ces changements ? etc.

Suite à cette journée Perspectives de l’agriculture du Sud Isère vous trouverez mis en ligne sur le site du CDDRA Alpes Sud Isère :

Le diaporama présenté hier

- Le diagnostic agraire du Valmontheys

- Le diagnostic agraire du Trièves

Le CDDRA Alpes Sud Isère souhaite accompagner les agriculteurs, les élus locaux et les techniciens dans la définition de la stratégie agricole du territoire et dans les évolutions des systèmes de production pour s’adapter au contexte en changement.

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Assemblée Générale du Comité de Territoire Sud Grésivaudan


L’assemblée générale qui s’est tenue le jeudi 26 février 2015 à Murinais était l’occasion pour le
Comité de Territoire du Sud Grésivaudan de faire le point sur ces activités 2014 mais aussi ses
projets 2015.

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Les administrateurs ont présenté la diversité des actions réalisées en 2014 : installation transmission,
promotion des produits, pratiques alternatives…. Cette année aura surtout été
marquée par la poursuite du travail avec la MSA autour de la question de l’imbrication de la vie
professionnelle et de la vie personnelle en agriculture. Un groupe de femmes agricultrices,
conjointes d’agriculteurs, salariées ou étudiantes s’est constitué autour de cette problématique.

2014 aura aussi vu la mise en route de l’accompagnement technique des agriculteurs du groupe
« Pratiques Alternatives » souhaitant implanter des couverts végétaux sur l’inter-rang des noyers.

Pour poursuivre ces réflexions et leurs donner un sens nouveau, le Comité de Territoire du Sud
Grésivaudan a choisi de parler « Changement Climatique et énergies ».

L’agriculture est concernée à plusieurs titres et il est difficile de nier son impact sur le changement
climatique aussi bien en terme d’émissions de gaz à effet de serre qu’en terme de consommations
d’énergies. Pour autant, l’agriculture joue un rôle positif autour de cette thématique : stockage de
carbone dans les prairies et production d’énergies renouvelables.

Les témoignages d’agriculteurs et conseillers spécialisés (conseiller d’élevage et conseiller en
production de noix) ont également mis en avant la capacité d’adaptation des agriculteurs avec de
nombreux exemples :
- la mise en place de couverts végétaux sous les noyers qui permettrait le stockage du carbone et
une utilisation moindre de compléments azotés,
- la valorisation maximale des produits issus de la ferme pour l’alimentation des bêtes afin de rendre
l’exploitation moins dépendante
- l’implantation de nouvelles variétés dans les prairies afin de faire face à l’augmentation de la
température et avoir une pousse d’herbe toute l’année.

Les solutions n’existent pas toutes prêtes mais doivent se construire selon les systèmes de chaque
exploitation. Et surtout, elles doivent être un juste équilibre entre impact environnemental et
enjeu économique.

Ces changements doivent s’opérer sur chaque exploitation mais cette assemblée générale a été
l’occasion de rappeler l’importance du collectif. En effet, certaines évolutions nécessitent de
travailler ensemble, entre agriculteurs mais aussi avec tous les partenaires. Ce sont ces échanges
qui enrichissent les projets et font qu’ils réussissent.

De nouveaux projets attendent le Comité de Territoire pour 2015 en poursuivant le travail sur
l’imbrication vie personnelle – vie professionnelle et la mise en route de l’espace test printemps –
été 2015.

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Offres et demandes d’emplois en agriculture, en Rhône-Alpes


Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org :

Drôme . Pépinière, plantes vivaces, recrute pr réaliser les opérations techniques liées à la culture (bouturage, rempotage et semis). Travail sous serres. Expérience même de courte durée ou BAC pro obligatoire. CDD tps plein 6 mois. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OHO17-26

Drôme . Expl. recrute un agent arboricole. Vs aurez en charge la réalisation des tâches relatives au développement des vergers : taille, éclaircissage, récolte… L’agent devra encadrer les équipes de saisonniers et savoir conduire les tracteurs. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OAR101-26

Loire . Expl., élevage caprin, cherche un agent fromager autonome pr réaliser la transformation et la fabrication. Travail le matin. CDD de 8 mois à mi-tps. Permis B et véhicule obligatoires. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCA4-42

Isère . Expl. céréalière cherche une pers. pr réaliser l’entretien de la propriété, les petits travaux d’entretien des bâtiments agricoles et la maintenance et l’entretien du matériel agricole. Permis B obligatoire. CDI tps partiel 24h/sem. Logement de fonction. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. OCM12-38

Rhône . Expl., élevage, abattage et transformation de volailles cherche un agent de transformation/cuisinier. Vs assurerez la découpe et la transformation des produits ds le respect des recettes et des règles d’hygiène. Vs participerez aux abattages 2×3h par sem. Formation agricole non nécessaire, formation de cuisinier ou exp. en restauration serait un plus. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OAV9-69

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . Homme cherche emploi de salarié agricole polyvalent. Expériences en élevage caprin, bovin et conduite d’engins agricoles. Mobilité : Loire – Jura – Saône et Loire. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DEL60-01

Isère . Homme basé à St Etienne de Crossey cherche poste d’agent d’élevage laitier. Titulaire BPREA maraîchage. Mobilité : Isère / Savoie. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. DVL91-38

Isère . Femme basée à Villefontaine cherche poste d’agent d’élevage laitier. Titulaire BTA conduite d’entreprise agricole et BTS Adjoint technique bâtiment. Disponibilité immédiate. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. DVL93-38

Rhône . Homme cherche emploi de salarié agricole polyvalent : grandes cultures, élevage ou arboriculture. Expériences en exploitations et en service de remplacement. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCM22-69

Savoie . Femme cherche emploi d’agent d’élevage. Expériences saisonnières en traite, soins aux animaux et transformation fromagère. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL48-73

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L’agriculture de Rhône-Alpes : bilan 2014-perspectives 2015


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Agriculture, agroalimentaire, forêt : des milliers d’emplois à pourvoir


La France compte 515 000 exploitations agricoles, où 950 000 personnes vivent et travaillent.

De l’arbre au produit en bois la filière bois-forêt est constituée des activités allant de la sylviculture et l’exploitation forestière jusqu’aux meubles en bois et à la construction en passant par le sciage et le travail du bois ou l’industrie du papier et du carton. Ce secteur emploie plus de 450 000 personnes.

Les industries agroalimentaires sont le premier secteur industriel français. 408 5000 salariés travaillent dans 15 900 entreprises, réparties sur l’ensemble des territoires urbains et ruraux. La filière a résisté au mouvement de désindustrialisation qui a frappé d’autres secteurs, et son potentiel de développement est réel.

Le secteur de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a de nombreux emplois aujourd’hui non pourvus. Ainsi, 10 000 emplois ne trouvent pas preneurs dans les industries agroalimentaires.

Les contrats de génération et les emplois d’avenir sont une des réponses pour permettre une adéquation entre les entreprises en demande de salariés et les personnes à la recherche d’un emploi.

En savoir plus sur les dispositifs mis en place par le gouvernement en faveur de l’emploi.

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L’agriculture en 2013 en France et en Europe


En 2013, dans l’Union européenne à 28, la valeur de la production agricole est quasi stable, la hausse des volumes produits compensant la baisse des prix. Comme la valeur des consommations intermédiaires augmente, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif en termes réels diminue (- 1,3 % en moyenne), après une stagnation en 2012.

En France, selon les données provisoires les plus récentes, ce revenu, après trois années de croissance, est en forte baisse (- 19,8 %) en raison de la chute des prix des grandes cultures et de la hausse des prix des consommations intermédiaires.

L’excédent extérieur français en produits agroalimentaires (y compris le négoce international) progresse légèrement, à 11,7 milliards d’euros.

En France, la valeur de la production agricole diminue

En 2013, en France, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif diminue fortement, alors qu’il augmentait depuis trois ans. Hors subventions sur les produits, la valeur de la production de la branche agricole décroît en effet de 4,2 % par rapport à 2012 : elle baisse pour la production végétale (-  8,4 %), alors qu’elle continue à progresser pour la production animale (+ 2,1 %). Les volumes produits se replient légèrement pour les deux types de production, mais les prix évoluent différemment.

Ceux de la plupart des productions végétales diminuent, en lien avec l’abondance des disponibilités mondiales. Ceux des productions animales s’accroissent, soutenus par la modestie de l’offre ; la seule exception concerne les œufs, qui sont en surproduction.

Production végétale : les prix chutent pour les grandes cultures

Le prix de la production végétale (hors subventions sur les produits) diminue en moyenne de 7,3 %. Les cours des céréales, oléagineux et protéagineux chutent, après l’envolée de 2012, en raison de la hausse des disponibilités ; en effet, la production mondiale est abondante et les stocks se sont reconstitués. Les prix des pommes de terre reculent également fortement : alors que l’offre européenne augmente, la demande intérieure est peu dynamique du fait du climat doux de l’hiver, défavorable à la consommation. En revanche, les prix des fruits poursuivent leur progression en lien avec une récolte de fruits d’été peu abondante. Les prix des vins continuent à s’apprécier malgré la hausse de la récolte en 2013, celle de 2012 ayant été historiquement basse.

Parallèlement, la production végétale recule de 1,1 % en volume en 2013. Les récoltes de céréales baissent légèrement : elles progressent pour le blé tendre en raison d’une hausse des surfaces, mais elles diminuent pour les autres céréales, notamment le blé dur, les rendements ayant pâti des conditions climatiques défavorables.

Les productions de colza et de protéagineux chutent sous l’effet d’une baisse conjointe des surfaces et des rendements. En revanche, les récoltes de fruits, notamment celles de pommes et poires, se redressent en 2013, après un fort recul en 2012.

Il en est de même pour les pommes de terre, dont les surfaces augmentent, stimulées par les cours élevés de la campagne précédente. La production de vins se redresse globalement : elle augmente pour les vins courants et le champagne, mais elle continue à se réduire pour les autres vins d’appellation.

Production animale : les volumes baissent et les prix augmentent

La production animale décroît de 0,7 % en volume. Le recul se produit pour toutes les catégories, sauf pour les œufs. La production d’ovins poursuit sa baisse tendancielle. Celle de veaux se replie à nouveau en 2013, l’offre s’adaptant à une demande qui baisse en France comme à l’exportation. Il en est de même pour la production de gros bovins, les abattages se réduisant sous l’effet d’une baisse des disponibilités dans les élevages, pour toutes les catégories de bovins sauf pour les taurillons.

Les abattages de volailles diminuent, la progression pour les poulets ne compensant pas le repli pour les canards et surtout les dindes. La collecte laitière régresse en 2013, comme en 2012, même si elle repart à la hausse depuis juillet 2013 sous l’effet d’une réévaluation du prix du lait.

En revanche, quasiment stable en 2012, la production d’œufs se redresse très nettement, après la forte baisse de 2011 due aux travaux de mise aux normes des bâtiments.

Le prix de la production animale (hors subventions) s’accroît en moyenne de 2,8 % en 2013. Pour le bétail, les prix s’accroissent à nouveau sensiblement pour les gros bovins et les ovins, soutenus par la modestie de l’offre, mais plus modérément pour les porcins et les veaux.

La hausse des prix est modérée pour les canards, mais plus soutenue pour les poulets et les dindes ; les mises en place de dindes ont été réduites pour s’adapter à la demande tandis que les ventes de poulets sont dynamiques, tant sur le marché intérieur qu’à l’exportation. Le prix du lait se redresse sous l’effet du renchérissement des cours des produits laitiers industriels.

En revanche, après une flambée en 2012, le prix des œufs chute dans un contexte de surproduction.

Le coût des intrants continue à s’élever

La valeur des consommations intermédiaires s’accroît en 2013 (+ 3,1 %), pour la troisième année consécutive. Le prix de l’ensemble des consommations intermédiaires augmente, à un rythme toutefois moins soutenu qu’en 2011 et 2012, et la hausse des volumes est à nouveau modérée. Premier poste, les dépenses pour l’alimentation animale progressent de 4 % en valeur malgré un léger recul des volumes consommés ; avec l’envolée des cours des céréales en 2012, qui s’est poursuivie début 2013, les prix se sont renchéris.

Les dépenses pour l’achat d’engrais se redressent fortement (+ 8,6 %) : les prix restent élevés et les quantités utilisées augmentent très sensiblement après une baisse en 2012. Les achats de produits de protection des cultures s’accroissent à nouveau sous l’effet des hausses des prix et des volumes, le recours aux fongicides s’étant renforcé en raison du climat froid et humide du printemps.

En revanche, la facture énergétique diminue avec le recul moyen des prix : la baisse des cours des produits pétroliers fait plus que compenser les hausses des prix de l’électricité et du gaz.

Le revenu des facteurs de la branche agricole se replie fortement

Le montant total des subventions à la branche agriculture diminue à nouveau : il passe de 9,5 milliards d’euros en 2012 à 9,1 milliards en 2013. Les subventions sur les produits baissent encore de 1,1 %, en prolongement des décisions prises lors du Bilan de santé de la politique agricole commune.

Les subventions d’exploitation, qui constituent désormais les principales aides directes à l’agriculture, fléchissent également : le paiement unique diminue en 2013, mais les aides agroenvironnementales se stabilisent, après une baisse marquée en 2012.

Dans ce compte provisoire de l’agriculture, le revenu des facteurs de la branche agricole diminue fortement en 2013 (- 19,9 %), après trois années de croissance . L’élément déterminant de cette baisse est le recul de la valeur de la production agricole, auquel s’ajoute l’augmentation des charges et de la consommation de capital fixe.

Comme l’emploi agricole total diminue de 0,9 %, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif recule un peu moins vite : - 19,2 % . En termes réels, il chute de 19,8 %, après trois années de hausse (+ 1,2 % en 2012, + 4,6 % en 2011 et + 41,2 % en 2010). Il retrouve le niveau de 2008, proche de celui de la moyenne du début des années 2000.

L’excédent du commerce extérieur reste stable en 2013

En 2013, l’excédent du commerce extérieur en produits agroalimentaires (hors négoce international) atteint 10,7 milliards d’euros : 4,3 milliards pour les produits agricoles bruts et 6,4 milliards pour les produits transformés. Après une progression en 2011, il reste quasiment stable depuis deux ans. L’excédent se replie nettement avec l’Union européenne, mais il croît avec les pays tiers.

L’excédent augmente de 610 millions sur les produits agricoles bruts, après une baisse en 2012, qui suivait elle-même un niveau record en 2011. Au contraire, l’excédent se réduit de 669 millions sur les produits transformés, entièrement du fait de la dégradation des échanges avec l’Union européenne.

Pour les produits agricoles bruts, l’amélioration du solde provient de la croissance des exportations (+ 9,1 % en valeur), portée par la nette progression des volumes (+ 7,3 %), celle des prix étant modérée (+ 1,6 %). En raison d’une hausse des volumes, les importations augmentent aussi, mais à un rythme moins soutenu (+ 6,7 %).

L’excédent s’améliore principalement pour les céréales, notamment le blé tendre (+ 735 millions d’euros) et l’orge (+ 399 millions), du fait de la progression des volumes exportés. L’excédent en pommes de terre bénéficie de l’envolée des prix. En revanche, il diminue pour les animaux sous l’effet de la baisse des exportations de gros bovins. Le solde en oléagineux devient déficitaire avec l’envolée des importations. Le déficit en fruits et légumes frais continue à se dégrader.

L’excédent en produits transformés se réduit (- 9,4 % en valeur). La hausse de la valeur des exportations est due aux prix, les volumes étant en léger recul ; la progression des importations est plus importante. L’excédent en boissons alcoolisées est stable, mais ceux des produits de l’industrie sucrière et des produits laitiers se réduisent. Les déficits en produits transformés à base de viandes et en huiles et graisses s’aggravent à nouveau.

En Europe, le revenu des facteurs par actif en termes réels diminue

D’après les comptes prévisionnels établis en janvier 2014, dans l’Union européenne à 28  la valeur de la production agricole hors subventions en 2013 est quasi stable en termes réels (+ 0,2 %) : les volumes augmentent (+ 2,0 %) alors que les prix baissent (- 1,8 %). La production végétale diminue en valeur (- 1,7 %) : les croissances des volumes de production de céréales et d’oléagineux (+ 8,1 % et + 13,3 % respectivement) ont entraîné une forte baisse de leurs prix (- 17,9 % et - 21,9 %) ; inversement, les prix des pommes de terre renchérissent à nouveau (+ 23,6 %) malgré la faible hausse de la production (+ 1,2 %) ; enfin, fruits et vins augmentent à la fois en volume et en prix.

La croissance de la production animale en valeur résulte de la seule hausse des prix (+ 2,4 %). L’augmentation du prix de production est particulièrement marquée pour le lait (+ 9,5 %) alors que celui des œufs se retourne à la baisse.

Les consommations intermédiaires augmentent de 0,7 % en termes réels, les hausses en volume des consommations d’énergie (+ 1,6 %) et d’engrais (+ 4,4 %) étant atténuées par les baisses de leurs prix. Les autres charges nettes s’alourdissent légèrement, si bien que le revenu des facteurs par actif baisse (- 1,3 % en termes réels), après deux années « hautes ».

Il recule dans 16 des 28 États membres. Les plus fortes progressions ont lieu aux Pays-Bas (+ 11,5 %), à Malte, en Espagne et en Roumanie ; les baisses les plus marquées le sont en Estonie (- 17,6 %), France, Croatie et Allemagne, tirées par la chute des prix des céréales.

Depuis l’année 2005, dans l’ensemble de l’Union européenne à 28, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif a augmenté de 28,7 % en termes réels, selon les données disponibles fin janvier 2014.

Il a progressé dans 23 pays. Dans les États de l’ancienne Union européenne à 15, ce revenu n’a augmenté globalement que de 17,7 %, mais avec de fortes disparités. Il a notamment reculé en Irlande (- 17,7 %) et au Luxembourg (- 13,4 %). Dans le même temps, il a augmenté de plus de 40 % au Danemark (+ 82,3 %), au Royaume-Uni (+ 46,4 %) et en Suède (+ 42,2 %).

La France se situe légèrement en dessous de la moyenne. Dans trois des nouveaux États membres (Estonie, Hongrie, Lituanie), il a augmenté de plus de 75 % et il a plus que doublé en Slovaquie. Ces bons résultats sont dus essentiellement à la forte réduction des effectifs agricoles.

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La demande en produits agricoles de Rhône-Alpes filière par filière


La filière lait est portée par une demande mondiale durablement installée. Les exportations de fromage sont très dynamiques et les marchés des produits sous signe officiel de qualité se développent, même si la production mondiale est en hausse. L’ensemble des acteurs prépare un Plan Stratégique Régional afin de positionner la région Rhône-Alpes comme le bassin laitier qui compte au sud de la Loire.

• Répondant à la demande des opérateurs locaux, un plan de relance de l’engraissement a été bâti par la filière viande en s’appuyant notamment sur les démarches qualité (Label Rouge, AB, viande «Agricultures Rhône-Alpes»). Objectif : développer la finition des animaux traditionnellement nés en région, et jusqu’ici engraissés dans d’autres régions françaises ou européennes. Premier résultat : + 1900 bovins en 2013, objectif : 5300 en 2014.

• En ce qui concerne la viande d’agneau, le début de l’année est marqué par un manque de disponibilité en France et dans le monde.

• La volaille connaît le même phénomène notamment pour les produits sous signes de qualité comme l’AOP Poulets de Bresse et l’IGP Volailles d’Ardèche.

• La production viticole est globalement insuffisante pour répondre aux besoins du marché. Pour des raisons conjoncturelles, la récolte 2013 ayant été de faible niveau, mais aussi pour des raisons structurelles particulièrement pour les vignobles comme la côte roannaise, les côtes du forez, les vins du bugey, mais aussi l’IGP vins d’ardèche.

• Le marché de la pêche laisse aussi entrevoir de belles perspectives de développement. La stabilisation voire décroissance de la production dans certaines régions et l’ouverture de nouveaux débouchés vers l’Est ou en Amérique et une croissance de la consommation dans plusieurs pays, permettent de retrouver un équilibre sur les marchés. En abricot, il y a également des possibilités de développement et la région Rhône-Alpes entend bien assumer sa position de leader.

• Pour la châtaigne, en lien avec la reconnaissance AOP, il y a de très fortes demandes des transformateurs pour s’approvisionner en produits locaux.

• Les légumes sont aussi concernés. Il y a des opportunités en circuits courts mais également en circuits longs même si les marchés sont très volatiles. Il existe également des demandes des entreprises agroalimentaires qui recherchent des produits d’origine locales.

• Que ce soit en huile essentielle ou en herboristerie sèche, le marché des plantes à parfum aromatiques et médicinales 2014 semble plutôt porteur. La demande de production est forte et n’est pas satisfaite par les volumes actuels.

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La demande en produits agricoles de Rhône-Alpes est croissante..


En Rhône-Alpes, la demande des marchés, toutes filières agricoles confondues, est soutenue qu’il s’agisse de circuits courts, de circuits longs, de consommation locale ou d’exportations. Pour répondre à cette évolution des marchés, les agriculteurs s’organisent en structurant des filières de proximité, de l’amont à l’aval, avec les transformateurs et les distributeurs. Objectifs : créer de  la valeur ajoutée et de l’emploi, contribuer au développement CARéconomique de l’agriculture et des territoires.

Une grande partie des filières agricoles de Rhône-Alpes sont concernées par un boum de la demande, et en premier lieu les filières d’élevage (lait et viande) poussées notamment par la forte demande des produits sous signe de qualité. Mais il concerne aussi les productions végétales (vin, abricot, pêche …).

Ce phénomène s’explique  par le double mouvement que connaît le marché actuel des produits agricoles.

D’un côté, une demande mondiale croissante en céréales, viandes et produits laitiers. L’accroissement de la population prévu désormais jusqu’en 2100 crée un déficit structurel de produits agricoles dans certaines régions du monde et constitue pour l’agriculture de notre région un défi alimentaire majeur.

De l’autre côté, une tendance marquée du consommateur français à relocaliser son alimentation, pour des raisons autant environnementales que sociales, sanitaires et organoleptiques…

Face à ces nouveaux besoins en approvisionnement, l’agriculture de Rhône-Alpes s’organise collectivement pour saisir ces opportunités de marché et apporter des réponses innovantes et durables pour tous : consommateurs, agriculteurs, transformateurs et distributeurs. Les Chambres d’agriculture de Rhône-Alpes  soulignent, avec satisfaction, que l’agriculture retrouve sa fonction nourricière première. Elles s’attachent  au quotidien à accompagner et soutenir  les agriculteurs dans leurs  démarches de structuration et d’organisation, au service du développement de l’agriculture et des territoires.

L’Agriculture de Rhône-Alpes, les premières tendances pour 2014

Le début de l’année 2014 est marquée par une grande précocité pour l’ensemble des productions végétales. Ceci s’explique par des conditions météorologiques plutôt favorables. A suivre, notamment en Ardèche et dans la Drome, les suites du manque de pluviométrie du mois d’avril.

Sur les marchés, les prix sont globalement mieux orientés qu’en 2013, pour le lait (vaches et chèvres) , pour l’agneau , les vins, les fruits. La situation est plus difficile pour les productions légumières dont les marchés ont été fragilisés par la précocité de la saison.

Pour l’ensemble du secteur,  le point faible reste les coûts de production, qui grèvent toujours les marges des exploitations. Il s’agit particulièrement du prix de l’énergie et des charges liées à la main d’œuvre salariale.

Pour en savoir plus : La Lettre de conjoncture de juin 2014 avec le point sur l’ensemble des filières et des territoires agricoles de Rhône-Alpes. Un publication élaborée par l’Observatoire Economique Régional des Chambres d’agriculture de Rhône Alpes et ses partenaires.

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PLU et agriculture, un peu de bon sens !


Selon la coordination rurale 38  » La révision des POS en PLU dans les communes démontre une fois encore les incohérences de réglementations inadaptées à la réalité du monde agricole. »

 » De jeunes agriculteurs vont se voir refuser le droit de construire leur habitation sur leur exploitation.
En effet, les nouvelles réglementations d’urbanisme (notamment ZAP) restreignent se droit aux éleveurs, qui, d’après le législateur, sont les seuls à devoir être hébergés à proximité de leurs bâtiments d’exploitation.

C’est oublier la réalité de toutes les autres productions :

- temps de travail important qui justifie à lui seul de réduire au maximum les temps de trajet domicile-travail,

- surveillance du siège d’exploitation face aux vols de matériel, gasoil et autres dégradations ou vandalisme,-

- nécessité pour l’agriculteur d’être présent sur place pour les besoins d’accomplissement et de surveillance de la production qui souvent n’est pas d’origine animale.

La CR 38 demande donc la mise en place de mesures de bon sens :

-Le droit pour tout agriculteur à titre principal de disposer d’une maison d’habitation sur son siège d’exploitation.-

En conséquence, l’acceptation des permis de construire d’habitations associés aux bâtiments d’exploitations, pour les créations d’exploitations, ou les reprises qui ne sont pas associés aux bâtiments d’habitation. »

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