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L’Age de faire, un battement d’ailes


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L’Age de faire est un journal mensuel qui en est déjà au numéro 60 et qui propose des outils pour réinventer le monde dans le domaine de l’Economie Sociale et Solidaire et Ecologique (ESSE)

Différentes rubriques permettent d’avoir des témoignages et des retours d’expériences dans le domaine de l’Energie, l’Agriculture biologique, l’Alimentation, les Transports, les Déchets…

Alain Duez, un des journalistes fondateurs du journal et chroniqueur, rappelait à l’occasion de ses vœux pour 2012, l’importance des projets locaux pour faire bouger l’Economie :

« A travers le Plan ESSE, l’association l’âge de faire continue son bonhomme de chemin dans le portage de projets en circuit court. Entendez par là des projets dans lesquels vous investissez vous-même directement votre temps, vos compétences et votre argent sur votre territoire, sans besoin d’intermédiaires. Votre action s’inscrit directement dans la transformation progressive de la vie de votre territoire.

Comme plein d’autres personnes font de même ailleurs, l’espoir d’un changement à grande échelle est permis.

Et comme la plupart des problématiques environnementale, humanitaire, caritative, citoyenne sont le résultat de nos modes de vie hyper consuméristes, en agissant localement à leur transformation, vous agissez au bout du monde. Le battement d’ailes du papillon. »

Pour aller plus loin vous pouvez consulter les deux sites du journal.

www.le-plan-esse.org

www.lagedefaire.org

Bernard Duclaux.

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Les atouts nutritionnels et sanitaires du bio


L’Agence Bio a communiqué en juin des données sur l’agriculture biologique et, notamment, celles relatives aux atouts nutritionnels et sanitaires des produits bio, sujet actuel de polémique. Les  résultats du programme européen de recherche (projet QLIF) qui s’est étalé de 2005 à 2009, tout en indiquant que l’avantage santé des produits bio est en cours de démonstration,  soulignent que la qualité des produits bio, animaux et végétaux, diffère en général considérablement de celle des produits issus des systèmes de production conventionnels.  En voici les conclusions.

Des expériences, menées dans différents pays d’Europe, montrent que la qualité des produits bio, animaux et végétaux, diffère, en général, considérablement de celle des produits issus de systèmes de production conventionnels. En ce qui concerne les produits laitiers, les systèmes bas intrants tels que l’élevage en plein air engendrent une qualité identique à celle des produits laitiers biologiques mais, dans la plupart des autres cas, les résultats des systèmes bas intrants tendent vers ceux de l’agriculture conventionnelle.

Les résultats obtenus montrent que les méthodes de production biologiques sont à l’origine :

- de niveaux plus élevés en composants nutritionnels recherchés, comme les vitamines, les antioxydants et les acides gras poly insaturés ;
- de plus faibles taux en composés non souhaitables tels que les métaux lourds, les mycotoxines, les résidus de pesticides et les glyco alcaloïdes, dans une série de cultures et – ou – dans le lait.
Dans le cas du lait, les composants nutritionnels souhaitables sont jusqu’à 70 % plus concentrés dans les échantillons biologiques.

Les expériences, multi factorielles, du QLIF ont permis d’établir, pour la première fois, une corrélation entre les pratiques agricoles biologiques et la qualité supérieure de l’alimentation biologique. La composition nutritionnelle des productions végétales s’améliore en l’absence d’utilisation de fertilisants minéraux chimiques de synthèse et, dans certains cas, avec la non utilisation de pesticides. La qualité du lait augmente lorsque le régime alimentaire des animaux se base sur le fourrage et que la part de l’ensilage de maïs est faible dans la ration, ainsi que lors des périodes de pâturage.

Les produits alimentaires bio sont sûrs

Des études menées au Danemark ont montré que le risque de contamination par les salmonelles fécales est plus faible dans le cas des porcs élevés en extérieur. Cela est vérifié à la fois pour les élevages bio et non bio des systèmes en plein air. Les systèmes d’élevage intensifs en intérieur présentent des niveaux de contamination par les salmonelles 2 à 3 fois plus élevés et montrent un plus fort risque de transfert de pathogènes entériques vers la chaîne alimentaire humaine.

Une étude menée en Allemagne a porté sur la sécurité microbiologique de laitues fertilisées avec du fumier issu de l’élevage biologique. Même dans le cas des scénarii les plus défavorables d’un point de vue sanitaire, aucun risque additionnel pour la sécurité n’est détecté en ce qui concerne le transfert de salmonelles et d’E. coli.

Enfin, plusieurs composés nutritionnels indésirables sont présents à des niveaux plus faibles, dans les aliments biologiques, que dans la nourriture conventionnelle.

Le défi des process de l’agroalimentaire biologique

Les acheteurs bio réguliers se méfient des produits biologiques très transformés, vendus dans les supermarchés. En revanche, les consommateurs bio occasionnels recherchent la commodité et ce groupe génère le potentiel le plus dynamique pour la croissance du marché bio, dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Dans une étude de cas, au sujet des légumes biologiques fraîchement coupés, des stratégies de désinfection alternatives utilisant l’ozone ont été testées, avec succès, en laboratoire comme dans leur application industrielle, afin de remplacer les traitements à base de chlore. Par ailleurs, des technologies ont été mises à l’épreuve, susceptibles d’améliorer la composition nutritionnelle des produits laitiers.

L’avantage santé des produits bio est en cours de démonstration

Les découvertes positives concernant la sécurité et la qualité des produits bio sont peut-être la raison pour laquelle une majorité de producteurs européens d’alimentation infantile ont déjà adopté la matière première biologique pour leurs approvisionnements.
Cependant, les études concernant les effets de la consommation d’aliments biologiques sur la santé d’animaux de laboratoire ont seulement produit des résultats préliminaires à ce stade.

Les nourritures conventionnelle et bio influent de manière différente sur l’équilibre hormonal ainsi que sur le système immunitaire des rats – on constate des corrélations significatives avec les techniques de fertilisation et de protection des cultures. Néanmoins, d’autres études, plus détaillées, sont nécessaires pour fournir, peut-être, les preuves de l’impact, positif, de l’alimentation biologique sur la santé des humains et des animaux.

Les conclusions du programme de recherche QLIF mené de 2004 à 2009 sont désormais disponibles sur le site Internet www.qlif.org. Ce programme concerne les systèmes de production et filières bas intrants dont la bio.

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Projet QLIF – Quality Low Input Food “Improving quality and safety and reduction of costs in the European organic and low input supply chains”.
Durée : 5 ans, 2004-2009.
Budget : 18 M€ dont Commission européenne : 12,4 M€
Coordinateurs : Professeur Carlo Leifert – Université de Newcastle, Royaume-Uni ; Docteur Urs Niggli, FiBL.

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