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Les pollens d’ambroisie sont là!


Ambroisie observée le 11 juillet 2014

Les premiers pics de pollen d’ambroisie sont arrivés lors de ce week-end du 15 août. A cause ( ou grâce ) aux nombreux épisodes de pluie ceux ci ont pris du retard.

Le risque allergique est élevé à Roussillon et Genas.

Les conditions météorologiques des jours à venir devraient favoriser la dispersion des pollens, on peut donc s’attendre à ce que le risque allergique augmente rapidement cette semaine dans les zones infestées de Rhône-Alpes et des régions périphériques.

Les allergiques à ce pollen doivent impérativement suivre les traitements prescrits par les médecins.

carte de vigilance

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Détruire l’ambroisie


La Chambre d’agriculture organise, avec le soutien des collectivités, les 29 et 30 juillet à Maubec et aux Côtes d’Arey des démonstrations de matériel de déchaumage pour :
• sensibiliser les agriculteurs à cette pratique,
•montrer l’efficacité des outils,
et pour que les agriculteurs restent vigilants sur les chaumes, afin que l’ambroisie soit détruite avant floraison.

La Chambre d’Agriculture de l’Isère mène des actions de lutte contre l’ambroisie en milieu agricole depuis plus de 10 ans. Elle informe les agriculteurs sur les bonnes pratiques à adopter. Elle accompagne les collectivités qui souhaitent s’engager activement dans la lutte…..

DEC

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Plantes invasives en France: lutter contre leur profilération


Une réunion d’information scientifique s’est déroulée à l’Assemblée Nationale. Le fil conducteur de cette réunion: Le développement des plantes invasives en France.

Etaient présents:

Alain MOYNE-BRESSAND – Député – Maire de Crémieu (Isère)

Président du Comité Parlementaire de Suivi du Risque Ambroisie et autres plantes invasives

Guillaume FRIED
Unité Entomologie et Plantes invasives -  Laboratoire de la Santé des Végétaux – ANSES

André MERRIEN
Directeur de recherche au CETIOM (Centre technique des Oléagineux)

Lutter contre la prolifération des plantes invasives

De nombreuses plantes invasives prolifèrent rapidement sur l’ensemble du territoire.

Parmi elles, l’Ambroisie, le Datura, l’Orobanche, la Renouée du Japon, la Berce du Caucase. Gestionnaire d’espaces verts et de chantiers, agriculteurs, jardiniers amateurs, collectivités locales… les plantes invasives constituent un casse-tête et un défi pour les acteurs de terrain.

Les plantes invasives ont un impact environnemental, sanitaire et économique importants. Eradiquer ces plantes est un objectif impossible : il s’agit plutôt de les gérer avec efficacité. En complément de la réglementation, la prévention (réseau de surveillance, code de bonne conduite de jardinerie…) et une action précoce contre ces plantes en milieu naturel sont plus rentables à moyen et long terme qu’appliquer une gestion curative (confinement…).  En agriculture, des plans de gestion responsable doivent être favorisés.

Les agriculteurs étant les premières victimes de ces plantes invasives.

- Qu’est-ce- qu’une plante invasive ?

C’est une plante qui, pour être introduite dans un espace, doit franchir un certain nombre de barrières. Ces plantes sont déplacées par l’Homme. C’est le cas de l’ambroisie qui n’aurait pu franchir la barrière qu’est l’océan puisque ce végétal est originaire d’Amérique.

Toutes ces plantes ne s’acclimatent pas à nos climats. C’est ce qui les distingue des plantes naturalisées. Le caractère « invasif » est un sous ensemble de ces plantes naturalisées. Les peuplements denses (comme pour la Jussie) sont à l’origine des nuisances.

- Comment sont-elles introduites ?

- De manière involontaire :

Par exemple dans le cadre d’échanges de marchandises. C’est un phénomène ancien, concomitant avec le développement de l’agriculture. Avec l’introduction des semences de céréales, se sont développées certaines plantes (coquelicots, bleuets…) ou bien dans les déchets de laine de l’industrie textile au 18 e et 20e siècle qui provoquent le développement du Séneçon du cap. Celui-ci aujourd’hui présent dans toute la France a un impact sur la biodiversité.

- De manière volontaire :

Actuellement, 2/3 des introductions sont volontaires avec :

- les plantes ornementales qui représentent 40% des introductions (jardins de particuliers, collectivités avec les ronds-points notamment…).

- l’aquariophilie : le contenu de l’aquarium est souvent jeté dans le milieu naturel !

- Quelles conséquences ?

Les  plantes invasives provoquent trois types d’impacts : environnementaux, sanitaires et économiques.

Les impacts environnementaux :

Elles éliminent les espèces indigènes, réduisent la richesse et la diversité floristique.

La griffe de sorcière par exemple peut provoquer une baisse de 60% des espèces.

Certaines plantes peuvent modifier l’écosystème en profondeur comme les renouées. Celles-ci provoquent un changement des propriétés physico-chimiques du sol et le cycle des nutriments. Les feuilles des années précédentes modifient la structure du sol (litière).

Les impacts sanitaires :

L’ambroisie à feuilles d’armoise est une des plantes dont on parle le plus car son impact  est important sur la santé humaine. C’est une plante annuelle introduite avec des semences de trèfle vers 1863. En 150 ans, elle s’est fortement développée surtout dans la vallée du Rhône, mais aussi dans l’Allier, la vallée de la Loire. Des spots sont observés ailleurs en France.

Le pourcentage de personnes allergiques s’élève de 6 à 12% mais il pourrait augmenter pour atteindre 25% comme en Hongrie. Les solutions de lutte doivent être mixées. Parmi elles : l’alternance des cultures, l’arrachage manuel de l’ambroisie lorsque cela est possible, le binage (casser la croûte du sol), les tournesols tolérants à des désherbants de post-levée.

La Berce du Caucase s’élève à 3-4 mètres de haut. Introduite comme plante ornementale, c’est une plante mellifère c’est-à-dire bonne pour les abeilles. Cependant son pullulement affecte la santé humaine.

Ses composés photosensibles en combinaison avec le rayonnement ultraviolet entraînent des affections de la peau. Ces dermites sont d’intensités variables : du simple érythème jusqu’à l’apparition de vésicules voire de bulles. On observe entre 500-1000 cas par an en Belgique.

Le Datura : l’herbe du diable, l’herbe des sorciers, la trompette de la mort.

Comme ses noms l’indiquent, c’est une plante très toxique originaire d’Amérique qui affecte la qualité sanitaire des récoltes.

C’est un vrai poison. On peut la retrouver dans les cultures semées au printemps (maïs, tournesol), dans les cultures pérennes (vignes, vergers), friches et bords de routes. Il peut arriver que le consommateur en retrouve dans des boîtes de haricots provoquant ainsi des intoxications. Via les tourteaux, il est également toxique pour les animaux. Les chevaux de course y sont très sensibles. Des contrôles anti-dopage sont d’ailleurs effectués !

Le Datura pose de gros problèmes agronomiques : il se rapproche du tournesol. Avec sa racine pivotante, bien ancrée dans le sol, il résiste aux conditions sèches. Il peut aller de 30 cm à 2 mètres de haut. Le Datura doit être géré en curatif en binant et en détruisant les premières adventices.

Les désherbants de post-levées (c’est-à-dire une fois que le tournesol a levé) permettent d’avoir des résultats très satisfaisants tout en favorisant le binage. Ces désherbants bénéficient d’un plan d’accompagnement pour favoriser les bonnes pratiques (allongement des rotations…).

Les impacts économiques :

L’ambroisie envahit les champs (perte de rendement dans les parcelles de tournesol). Certaines plantes peuvent avoir un impact dans les prairies. Non seulement elles sont moins attirantes pour le bétail (problème d’appétence) mais elles peuvent être toxiques.

D’autres plantes envahissent les milieux aquatiques empêchant ainsi les activités touristiques (c’est le cas de la garance voyageuse).

L’orobanche est un parasite présent depuis le 18e siècle sur crucifère. Depuis 50 ans, il se développe dans le colza et impacte particulièrement le Poitou-Charentes avec des spots dans d’autres régions. 150 000 hectares se surface agricole utile (SAU) seraient potentiellement concernés par l’extension du parasite.

Ce dernier ayant le même cycle que le colza – de l’ordre de 7 à 8 mois – les pertes de rendement sont de 30 à 100% pour cette culture. Le parasite attaque également le chanvre, le tabac et le tournesol. Son potentiel de germination est de 10 ans. Son pouvoir de dissémination est énorme (bottes, machines…).

Un plan de prophylaxie a été mis en place avec des règles de bonne conduite pour éviter que le parasite ne se développe : limiter les échanges de matériel agricole entre parcelles infestées et saines, limiter les cultures sensibles, allonger les rotations, nettoyer le matériel après usage, enfouir les résidus de culture après récolte, contrôler les lots de semences (pour le chanvre), utiliser si possible des cultures dites « faux hôtes » (germination des graines, mais pas de développement du parasite) comme le lin ou le maïs, ou encore de préférer les semis de début septembre.

Le coût de la gestion des plantes invasives

- On l’estime à 12 milliards d’euros par an à l’échelle de l’Union Européenne (Sciences, 3 avril 2009).

- La gestion de la renouée du Japon, si on la laissait envahir l’ensemble du Royaume-Uni est estimée à 1,8 milliard d’euros ! (Djeddour, 2008).

- A l’échelle des seuls Pays de la Loire, l’arrachage de la Jussie s’élève à 360 000 euros par an.

Attention : toutes les plantes ne sont pas invasives. Seule 1 plante introduite sur 1000 devient invasive. Il est impossible de dresser a priori le portrait robot d’une espèce invasive. Pour qu’une plante le devienne, il lui faut des caractéristiques intrinsèques et des milieux favorables.

Les traits des plantes invasives :

- une production de graines très importantes

- une croissance rapide et une multiplication végétative

- une capacité de dispersion à longue distance

- une résistance aux perturbations

Caractéristiques des milieux envahis :

- un milieu perturbé et riche en ressources nutritives

- des espèces résidentes peu compétitives

- des milieux favorables connectés (berges de rivières, bords de routes)

Principes généraux da la gestion des plantes invasives

Le Symposium international (4th International Symposium on Weeds and Invasive plants) qui s’est tenu à Montpellier du 18 au 23 mai 2014 insiste sur la nécessité de privilégier la prévention.

Celle-ci repose sur la sensibilisation du plus grand nombre et par une réglementation adaptée. Ainsi 2 jussies sont-elles interdites à la vente et à l’introduction dans le milieu naturel.

Une proposition de règlement européen (concernant animaux et plantes) votée le 16 mai dernier par le Parlement devrait être adoptée par la Commission d’ici à la fin de l’année 2014. La date de sa traduction en droit français est pour le moment floue.

Développer l’évaluation du risque

En complément de la réglementation, la prévention (réseau de surveillance, code de bonne conduite de jardinerie…) et l’éradication précoce de ces plantes en milieu naturel sont plus rentables à moyen et long terme qu’appliquer une gestion curative (confinement…).

Concernant les réseaux de surveillance, on note:

- Milieux agricoles : SRAL (Service régional de l’Alimentation) et FREDON (santé du végétal), Chambres d’agriculture, instituts techniques

- Milieux aquatiques : ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatique), Agences de l’eau

- Milieux naturels : FCBN (Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux), réseaux de botanistes amateurs.

Ces réseaux doivent être soutenus pour améliorer la circulation de l’information et la chaîne de décisions.

Pour les espèces largement présentes comme l’ambroisie et la renouée du Japon, il est impossible de les éradiquer. L’enjeu est de les gérer.

Il est nécessaire de promouvoir des mesures de gestion durable qui s’intègrent dans le plan Ecophyto. Ce qui impose d’agir le plus tôt possible.

Parmi les voies à développer, la lutte biologique peut parfois être intéressante en réintroduisant l’ennemi naturel qui permet de maintenir la plante à un bas niveau de nuisance. La lutte biologique va maintenir la plante invasive à même niveau de nuisance mais ne pourra pas l’éradiquer.

C’est par la combinaison des moyens de lutte et en mettant à disposition une boîte à outils la plus complète possible que les acteurs de terrain avec en premier chef les agriculteurs pourront lutter efficacement.

Il semble que l’on assiste à une accélération du développement des plantes invasives en raison notamment des échanges et de la mondialisation. Le changement climatique peut également avoir un impact.

Documents à télécharger :

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Troisième Journée de l’ambroisie


Depuis 2012, à l’initiative de l’International Ragweed Society (www.internationalragweedsociety.org), le premier samedi de l’été a été désigné comme la « Journée de l’ambroisie ». Un peu partout dans le monde, en Europe et en France, des animations sont organisées pour informer le grand public et les professionnels sur les problèmes générés par l’ambroisie à feuilles d’armoise, espèce allergisante et invasive, et pour encourager la mise en place d’actions de lutte contre cette espèce.

Les objectifs affichés de cette journée d’actions sont :
- faire connaître l’ambroisie et ses impacts notamment sur la santé et le milieu agricole
- mobiliser l’ensemble des personnes concernées par cette problématique et de coordonner les mesures de lutte.

La 3e édition de la Journée de l’ambroisie aura lieu le samedi 21 juin 2014. Afin d’informer le plus largement les institutions publiques, les gestionnaires, le monde agricole, les élus et avant tout le grand public, cette journée sera l’occasion pour tous d’échanger sur la question de l’ambroisie et d’agir en conséquence.

Pour laisser plus de liberté à l’organisation d’actions, toute manifestation comprise entre le 14 juin et le 29 juin 2014 pourra être rattachée à la Journée de l’ambroisie. La forme de la manifestation est laissée au choix de l’organisateur. A cette période de l’année, l’ambroisie n’ayant pas encore pollinisé, elle est observable et manipulable avec peu de risques et des actions de gestion peuvent être mises en place.

Ces manifestations peuvent prendre différentes formes : réunion d’information, journée d’échange, démonstration de méthodes de lutte, animation pédagogique, réflexion autour d’un plan d’action… Les supports de communication sont nombreux, certains sont disponibles ici et peuvent être utilisés pour informer sur la problématique de l’ambroisie.

Une plaquette informative relative à cette journée est téléchargeable ici.

L’Observatoire des ambroisies est bien entendu partenaire de l’événement et peut vous accompagner si vous souhaitez organiser une action. De la documentation au format papier (dépliants, affiches) ou informatique peut être fournie aux structures qui en feront la demande.

Pour en savoir plus:

http://www.ambroisie.info/

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Ambroisie: mobilisation générale!


Les prévisions du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) fixent le démarrage de la période pollinique de l’ambroisie au 7 août et le premier pic d’allergie du 14 au 18 Août.

Comme chaque année, à la fin de l’été, l’ambroisie se développe sur les terres non végétalisées, mal entretenues, à l’abandon : c’est l’herbe des chantiers, des lotissements. Elle peut pousser dans votre propre jardin.

Cette plante, originaire d’Amérique du Nord suscite ces dernières années une inquiétude grandissante dans notre département, son pollen est responsable d’allergies qui touchent chaque année jusqu’à 12 % de la population.

En effet, d’août à septembre, elle peut provoquer des manifestations allergiques plus ou moins sévères telles que rhinites, conjonctivites, asthmes, eczémas, urticaires…
C’est pour cette raison que le territoire « Porte des Alpes » du Conseil général, en relation directe avec les chantiers d’insertion, mène une action d’éradication de la plante sur les talus routiers.

En plus des fauches annuelles sur le bord des routes, une opération de fauche des plants d’ambroisie dans les secteurs les plus chargés sera réalisée en septembre avant la maturation des graines dans le but de limiter la propagation et la survie localisée de l’espèce.

Vous aussi vous pouvez agir !

L’ambroisie supportant mal la concurrence végétale, il est donc possible d’empêcher son apparition en veillant à ne pas laisser de terre dénudée en mai-juin-juillet.
Si elle est déjà sortie de terre, détruisez la en l’arrachant (avec des gants) ou en la fauchant aux mois d’août-septembre (pour les grandes surfaces) en se protégeant du pollen.

La lutte contre l’ambroisie, plante dont souffrent tant de nos concitoyens, est l’affaire de tous.
Merci d’avance de votre participation à cette action civique, qui concerne la santé publique et l’environnement.

POUR TOUT SAVOIR SUR LA PLANTE

Comment la reconnaître ?
ses effets sur la santé
Le risque d’allergie dans votre secteur
Les techniques de lutte
Comment agir ?
La réglementation
Un site : http://www.ambroisie.info/
LOCALEMENT : UN SITE PILOTE SUR 8 COMMUNES

BOURGOIN-JALLIEU, BONNEFAMILLE, CHEZENEUVE, S.A.N. (VILLEFONTAINE, L’ISLE D’ABEAU, ST QUENTIN FALLAVIER, VAULX-MILIEU, FOUR),.
Cette action est portée par le Contrat Global Isère Porte des Alpes, sous l’égide de la D.D.A.S.S. et avec l’aide du Conseil Général de l’Isère et du Ministère de la Santé.

Elle vise à étudier et mettre en œuvre des techniques de lutte, et à réaliser une cartographie de l’état de développement de la plante.

LE MOIS D’AOUT, LE BON MOMENT POUR INTERVENIR

La plante commence à former se fleurs males qui produisent le pollen. C’est à ce moment là qu’elle devient dangereuse pour les personnes allergiques.

C’est donc juste avant la pollinisation que l’élimination de la plante sera la plus efficace. Les premières phases importantes de pollinisations sont attendues autour du 12 août !

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
Pour éliminer la plante chez vous : vous en avez peut-être dans votre jardin !  Pour participer au site pilote et aider à la réalisation de la cartographie, en nous signalant précisément les parcelles ou zones infestées, ou en vous portant volontaires pour un repérage plus général (contactez votre mairie)
C’EST EN NOUS MOBILISANT QUE NOUS ARRIVERONS À LIMITER LE DEVELOPPEMENT DE LA PLANTE

A télécharger une plaquette informative éditée par la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI):

Plaquette Ambroisie

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PLAN de Lutte contre l’Ambroisie


L’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.) est une plante invasive dont le pollen émis en fin d’été est particulièrement allergisant.

Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d’air pour que les manifestations allergiques apparaissent chez les sujets sensibles. Les plus courantes sont des rhinites survenant en août-septembre, conjonctivites, symptômes respiratoires tels que trachéite, toux, et parfois urticaire ou eczéma.

Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation. Selon la zone infestée par cette « mauvaise herbe » envahissante, 6 à 12 % de la population exposée est allergique.

La région Rhône-Alpes est la région française la plus affectée par la présence d’ambroisie et par la diffusion de son pollen.

Il a été estimé qu’en 2011, en Rhône-Alpes, entre 194 481 et 258 714 personnes ont bénéficié de soins en rapport avec l’allergie à l’ambroisie, ce qui correspond à des coûts évalués entre 14,2 et 20 millions d’euros .

Où prospère l’ambroisie ?

Partout où ses graines peuvent trouver des conditions favorables à son cycle annuel.

C’est une mauvaise herbe annuelle qui colonise une grande variété de terrains non végétalisés ou remaniés (espaces agricoles principalement, bords de voies de communication, chantiers de construction, terres à l’abandon…).

Comment lutter contre l’ambroisie ?

Au mois de juin, la pollinisation de l’ambroisie n’a pas débuté. Néanmoins, des gants de jardinage sont nécessaires en cas d’arrachage. Par précaution, les personnes allergiques et notamment les personnes très sensibles au pollen doivent s’abstenir de tout contact avec la plante, même non fleurie.

Suivant la taille de la surface infestée et le type de milieu concerné (surface agricole, bords de route, zone de chantier…), la destruction peut se faire par arrachage, tontes ou fauchages répétés menés sur les seules zones contaminées par l’ambroisie, ou par le déchaumage de parcelles de céréales envahies, ou d’autres techniques culturales appropriées. En dernier recours, la lutte chimique peut être utilisée de façon raisonnée, au moyen de produits homologués et en respectant les modes d’emploi.

Les terrains ne doivent pas être laissés nus ou en friche, mais doivent être couverts systématiquement (couvert végétal dense à base de plantes vivaces, protection du sol avec des matériaux bloquant la végétation tels que le paillage ou des copeaux de bois…). La durée de vie dans les sols des semences d’ambroisie étant de plusieurs années, les actions de lutte doivent être menées sur le long terme et être coordonnées.

Quand lutter contre l’ambroisie ?

Le vent disperse les pollens, mais les graines d’ambroisie prennent la route pour aller coloniser des secteurs où on ne l’a encore jamais vue !

Prévention permanente sur les stocks de graines déjà dans les sols. Pour ne pas les disséminer vers des secteurs encore vierges, éviter de les transporter avec des roues de véhicules souillées et contrôler l’origine des terres rapportées ou déplacées à l’occasion de chantiers et travaux de BTP.

La dispersion des semences est principalement assurée par les engins agricoles, les engins de fauchage des bords de route et les transports de terres lors des chantiers de BTP. La contribution des oiseaux reste marginale.

Pour interrompre le cycle annuel de la plante et réduire le stock de semences dans les sols, les interventions sur les plants d’ambroisie (arrachage, fauche, déchaumage, désherbage, …) doivent avoir lieu avant la grenaison.

Photo : Observatoire Ambroisie

Pour prévenir l’émission de pollens allergisants, les interventions (arrachage, fauche, déchaumage, désherbage, …) sur les plants d’ambroisie de l’année doivent avoir lieu impérativement avant la floraison, qui débute à partir de la fin juillet – début août.

Qui est chargé de la lutte contre l’ambroisie ?

En Isère, un arrêté préfectoral du 07 mars 2000 fixe le caractère obligatoire de la lutte contre la prolifération et la dissémination de l’ambroisie qui incombe à tout propriétaire/gestionnaire de terrain, rappelle la nécessité d’intervenir préventivement avant la période de floraison et de pollinisation (fin juillet à septembre) et confie au maire le volet répressif du dispositif auquel il peut être nécessaire de recourir (mise en demeure, procès verbal, voire travaux d’office).

Un projet de loi a été déposé en avril 2013 par un groupe de parlementaires, dont les députés de l’Isère. Il classe l’ambroisie parmi les organismes nuisibles pour la santé et institue l’obligation de lutte contre cette mauvaise herbe.

Un plan départemental de lutte contre l’ambroisie

De nombreuses actions sont engagées depuis plus de dix ans dans le département de l’Isère, afin de réduire l’impact de l’ambroisie.

En cohérence avec les orientations du Plan Régional Santé Environnement qui réaffirment que seule une action territoriale coordonnée, multi-partenariale et inscrite dans la durée pourrait relever le défi de la lutte contre la prolifération de l’ambroisie et ses impacts sanitaires, l’Isère a engagé en 2012 un plan départemental de lutte contre l’ambroisie qui associe les services de l’Etat, l’ARS, les collectivités locales, la profession agricole, les gestionnaires de voieries, les associations.

La désignation de référents ambroisie à l’échelle communale et communautaire, appelés à travailler en réseau est identifiée comme le cœur du dispositif.

A la veille de la période de pollinisation de l’ambroisie, la « journée de l’ambroisie du 22 juin 2013 » (2ème édition) était l’occasion de renouveler la campagne de sensibilisation de l’ensemble des partenaires, au premier rang desquels les collectivités territoriales.

Dispositif de surveillance des pollens – Qualité de l’air

Les pollens d’ambroisie doivent être considérés comme des polluants particulaires de l’air ambiant et font l’objet d’une surveillance (réseau de capteurs).

Des informations sur le risque allergique sont disponibles sur les sites de l’Observatoire de l’ambroisie www.ambroisie.info , du Réseau National de Surveillance Aérobiologique RNSA www.pollens.fr ,de Air Rhone-Alpes (www.air-rhonealpes.fr) qui diffusent des indices polliniques prévisionnels et territorialisés.

En raison de la capacité de transport à longue distance de ces pollens en fonction des conditions météorologiques, les populations exposées au risque allergique ne sont pas nécessairement riveraines des zones de prolifération de l’ambroisie.

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L’ambroisie, une plante envahissante et dangereuse pour la santé


L'ambroisie, une plante envahissante et dangereuse pour la santé

L’ambroisie, une plante envahissante et dangereuse pour la santé qui doit être éliminée avant le démarrage de sa floraison

Journée d’information et de lutte le 22 juin 2013

L’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.) est une plante invasive dont le pollen émis en fin d’été est particulièrement allergisant. Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d’air pour que les manifestations allergiques apparaissent chez les sujets sensibles, généralement en août-septembre. Les plus courantes sont des rhinites, des conjonctivites, ou des symptômes respiratoires tels que trachéite, toux et parfois urticaire ou eczéma.

Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation. Selon la zone infestée par cette « mauvaise herbe » envahissante, 6 à 12 % de la population exposée serait allergique.

De par son caractère envahissant, l‘ambroisie se développe dans toute l’Europe, avec de forts impacts sur la santé et l’agriculture.

Pour éviter la production de pollen et limiter la reproduction et l’expansion de cette espèce, les plants d’ambroisie doivent être systématiquement détruits. Il est en effet possible d’éliminer l’ambroisie dès le mois de juin, quand elle est suffisamment développée pour être reconnaissable et avant le démarrage de sa floraison à la mi-juillet.

A l’initiative de l’association internationale de l’ambroisie (International Ragweed Society, IRS), a été créée en 2012 une journée internationale de l’ambroisie qui est prévue tous les premiers samedis de l’été, en amont de la pollinisation de l’ambroisie. Elle se déroule cette année le samedi 22 juin.

Cette journée a pour objectif la mise en place d’actions de prévention et de lutte pour 2 notamment :

  • informer sur les effets sanitaires et environnementaux liés au développement de cette espèce ;
  • mobiliser l’ensemble des personnes concernées directement ou indirectement par cette problématique ;
  • faire connaître les moyens de destruction de la plante et favoriser leur coordination.

Les ministères chargés de la Santé, de l’Agriculture, de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et l’Observatoire des ambroisies s’associent à cette journée d’information et de lutte contre l’ambroisie.

Entre le 15 et le 30 juin, de nombreuses collectivités et associations se mobiliseront et mettront en place des réunions d’information pour une bonne reconnaissance de l’ambroisie ou des démonstrations sur les méthodes de lutte pouvant être mises en œuvre.

L’objectif est de faire connaître cette problématique à la population et à l’ensemble des acteurs concernés (collectivités territoriales, gestionnaires de voies de communication, maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrages, exploitants agricoles, propriétaires ou locataires de terrains infestés…) et d’agir pour limiter l’expansion de l’ambroisie.

La région Rhône-Alpes est la région française la plus affectée par la présence d’ambroisie et par la diffusion de son pollen.
Il a été estimé qu’en 2012, en Rhône-Alpes, entre 154 914 à 197 873 personnes ont bénéficié de soins en rapport avec l’allergie à l’ambroisie, ce qui correspond à des coûts évalués entre 12 et 16,5 millions d’euros [1]. Ces chiffres sont inférieurs à ceux de 2011 car les conditions météorologiques de 2012 (pluies en été) n’ont pas favorisé le développement et la pollinisation e l’ambroisie.
Aujourd’hui l’ambroisie s’étend peu à peu à l’ensemble du territoire national, où elle colonise une grande variété de terrains (espaces agricoles, bords de voies de communication, chantiers de construction, terres en déprise…).

Comment lutter contre l’ambroisie ?
Suivant la taille de la surface infestée et le type de milieu concerné (surface agricole, bords de route, zone de chantier…), la destruction peut se faire par arrachage, tontes ou fauchages répétés menés sur les seules zones contaminées par l’ambroisie, ou par le déchaumage [2] de parcelles de céréales envahies, ou d’autres techniques culturales appropriées. En dernier recours, la lutte chimique peut être utilisée de façon raisonnée, au moyen de produits homologués et en respectant les modes d’emploi.
Au mois de juin, la pollinisation de l’ambroisie n’a pas débuté. Néanmoins, des gants de jardinage sont nécessaires en cas d’arrachage. Par précaution, les personnes allergiques et notamment les personnes très sensibles au pollen doivent s’abstenir de tout contact avec la plante, même non fleurie car l’allergène est présent en quantité infinitésimale dans la sève.
Les terrains ne doivent pas être laissés nus ou en friche, mais doivent être couverts systématiquement (couvert végétal dense à base d’herbacées et de légumineuses vivaces, protection du sol avec des matériaux bloquant le développement de la végétation tels que le paillage ou des copeaux de bois…). La durée de vie dans les sols des semences d’ambroisie étant de plusieurs années, les actions de lutte doivent être menées sur le long terme et être coordonnées.

Comment reconnaître l’ambroisie ?
Aux différents stades de son développement, l’ambroisie à feuilles d’armoise peut être confondue avec d’autres plantes (notamment avec l’armoise commune et l’armoise annuelle).
Aussi, pour l’éliminer efficacement, il est nécessaire de bien la reconnaître :

L'ambroisie, une plante envahissante et dangereuse pour la santé

En savoir plus :

  • Observatoire des ambroisies
    Crée en juin 2011, l’Observatoire met en valeur et favorise la coordination des actions efficaces pour un meilleur contrôle du développement des ambroisies allergisantes et plus particulièrement de l’ambroisie à feuilles d’armoise et ainsi réduire son impact sur la santé.

[1] Cf. le site de l’Agence régionale de santé (ARS) de Rhône-Alpes

[2] Travail du sol destiné à enfouir les chaumes et restes de paille afin de favoriser leur décomposition.

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Proposition de loi pour lutter contre l’ambroisie


Le député de l’Isère Alain Moyne Bressand a présenté un projet de loi visant à lutter contre l’ambroisie à feuilles d’armoise,l’ambroisie trifide et l’ambroisie à épis lisses.

Voici le texte de son intervention:

Mesdames, Messieurs,

L’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.), l’ambroisie trifide (Ambrosia trifida L.) l’ambroisie à feuilles étroites (Ambrosia tenuifolia L.) et l’ambroisie à épis lisses (Ambrosia psilostachya DC.) sont quatre espèces originaires du continent américain. Deux de ces espèces, l’ambroisie à feuilles d’armoise et l’ambroisie trifide sont des espèces annuelles et des mauvaises herbes importantes dans les cultures nord-américaines. Elles furent introduites involontairement en France, et produisent des pollens très allergisants en quantité importante.

Introduite sans doute au début du 20e siècle, l’ambroisie trifide est considérée comme une mauvaise herbe majeure dans les systèmes agricoles nord-américains, dont le développement est encore réduit au Sud-Ouest de la France (Ariège, Haute-Garonne…) où elle constitue localement des populations importantes.

Son développement doit être limité pour des raisons de santé (pollen hautement allergisant : tout le monde est susceptible de devenir allergique) et agronomique (mauvaise herbe très concurrentielle entraînant notamment d’importante baisse de rendement.)

Introduite à la fin du 19e siècle, l’ambroisie à feuilles d’armoise est aujourd’hui largement présente dans toute l’Europe, avec pour la France une occupation accrue d’abord dans le grand Sud-est : Région Rhône-Alpes, Vallée du Rhône. C’est l’ambroisie la plus répandue en France.

Elle s’étend désormais en Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Bourgogne et Pays de la Loire. Le pollen, responsable des allergies, est transporté par le vent sur de grandes distances (plusieurs dizaines de kms.) En revanche, les graines, responsables de la propagation de l’ambroisie, sont principalement transportées par l’homme via les engins agricoles, les transports de matériaux (terre végétale, sable, gravier) ou encore le ruissellement naturel des eaux vers les rivières.

En phase avec cette dispersion qui continue de s’accroître, de plus en plus de personnes présentent des réactions allergiques au pollen d’ambroisie (un très faible nombre de grains de pollen par m3 suffit à déclencher conjonctivites, rhinites, asthmes, dermatoses, trachéites, eczémas et autres urticaires).

En Amérique du Nord (zone dont l’ambroisie est originaire), ce pollen représente la source majeure de protéines allergènes et génère, dans certaines zones, la moitié des cas de pollinose.

En région Rhône-Alpes, 10 % à 20 % de la population est allergique au pollen d’ambroisie. Ainsi dans cette région, le phénomène a entraîné 20 millions d’euros de dépenses de santé en 2011, d’après les comptes de l’observatoire régional de santé (sécurité sociale, médication, arrêts de travail, etc…). Ce coût est en hausse de 90 % depuis 2008, tandis que la population touchée croissait de 70 % sur la même période.

Plus globalement, le RNSA (Réseau national de surveillance aérobiologique) estime que 1,2 million de Français sont allergiques aux pollens d’ambroisies (personnes sous exposition pouvant être malades) et redoute une croissance exponentielle de ce chiffre puisque selon l’AFEDA (Association française d’étude des ambroisies), l’ampleur du problème sanitaire reste largement sous-estimée : « L’allergie due à l’ambroisie n’atteint pas seulement les gens prédisposés génétiquement, comme c’est le cas avec les autres pollens », explique sa présidente, Chantal Déchamp, qui explique que 20 % de la population française vivant dans les zones infestées souffrirait de maladies liées à la plante.

L’impact de la plante pourrait être aggravé par les émissions de CO2 : de récentes études menées aux États-Unis montrent qu’un doublement de la concentration en gaz carbonique entraîne une augmentation de 30 % à 50 % de la quantité de pollens produite. En 2010, les capteurs du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ont relevé une augmentation globale de 10 % de l’index pollinique de l’ambroisie. Cette allergie n’est pas indolore comme en témoigne la contrainte de déménagement de certaines personnes souffrantes ou de confinement lors de périodes estivales de pollinisation.

L’ambroisie à feuilles d’armoise pousse aussi bien au bord des rivières, dans les jardins ou au milieu des cultures, commence à fleurir à la mi-juillet et ces plantes peuvent produire et disperser jusque 2,5 milliards de grains de pollen par jour et par pied. Pour les personnes allergiques aux pollens, le pic de pollinisation a lieu à la fin du mois d’août ce qui rallonge considérablement la durée des traitements. Au lieu de s’arrêter en juillet après les moissons (graminées), le pic de pollinisation peut durer jusqu’en octobre. Cette mauvaise herbe pousse très vite, et présente une grande tolérance aux stress écologiques (sécheresse, salinité…).

Il y a quelques années encore, les gels précoces au début de l’automne l’empêchaient de s’étendre, mais leur disparition aujourd’hui lui permet désormais de gagner le nord de la France. Sans compter qu’une graine peut survivre de très nombreuses années dans le sol avant de germer.

L’ambroisie se développe particulièrement dans les cultures de printemps dont les tournesols. Les pertes pour les agriculteurs peuvent atteindre les deux tiers des récoltes sans désherbage et un tiers en cas de désherbage mal maîtrisé, selon une étude d’impact du Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre.

Des variétés de tournesols résistants à une molécule herbicide permettraient donc de réduire considérablement le fléau. Bruno Chauvel (Inra, coordinateur de l’observatoire des ambroisies) insiste sur les raisons multifactorielles du développement de l’ambroisie : environnementale, climatique, agronomique. La suppression de certaines molécules d’herbicides rend plus complexe la lutte contre cette plante invasive et nécessite le développement de méthodes de lutte innovantes.

D’ailleurs, l’association Stop Ambroisie, qui représente les personnes allergiques au pollen d’ambroisie et alerte depuis douze ans l’administration et les élus, est aujourd’hui très inquiète de constater l’accroissement continu du nombre de personnes concernées et l’aggravation de leurs symptômes, ce qui la conduit à demander que des moyens à la hauteur des enjeux soient enfin mis en place.

L’absence de textes législatifs ou règlementaires spécifiques pour le combat des ambroisies annuelles freine les actions coordonnées de lutte contre ces plantes à fort impact négatif pour la santé publique, car malgré des arrêtés préfectoraux imposant cette lutte dans les départements concernés, une grande disparité existe au niveau local dans l’effectivité de la lutte contre cette plante.

Cette absence pèse particulièrement sur les municipalités, débordées d’appels parfois virulents d’administrés à bout et épuisés par les allergies. Une formation des agents municipaux pour faire face à cette colère montante est même envisagée en attendant une intervention législative.

Les dispositions de la présente proposition de loi permettent, en luttant contre sa propagation, de diminuer la population exposée et le nombre de cas d’allergies déclenchées par le pollen de ces plantes. Elles contribueront à impliquer les agriculteurs dans la lutte, à multiplier les réunions d’information, à systématiser l’envoi de courriers préventifs aux agriculteurs, propriétaires ou exploitants de parcelles et terrains, et à organiser des visites de parcelles par des agents ou référents d’ambroisie.

Ainsi, il s’agit d’accroître l’information car l’ensemble des propriétaires, publics et privés, doivent pouvoir être au courant des moyens de lutte mis à leur disposition.

La prévention et l’information sont également nécessaires dans les régions, sans aucun signe d’allergies chez les riverains malgré l’existence bien réelle d’ambroisie (en Poitou-Charentes, Côte-d’Or par exemple). Les pouvoirs publics ne s’y mobilisent pas encore alors que le risque est présent.

C’est souvent plusieurs années après l’apparition de la plante dans une région que les premiers malades apparaissent. À Angoulême par exemple, la première alerte a été donnée il y a quinze ans, on voit des tests positifs chez certains patients depuis quatre ou cinq ans mais il n’y a des malades que depuis un an.

La multiplicité des acteurs et des échelons dans la gestion de l’ambroisie est un des principaux obstacles dans cette initiative : État, collectivités territoriales, élus, propriétaires et gestionnaires de terrains, professionnels de la santé, de la recherche, du bâtiment et des travaux publics, agriculteurs, organismes environnementaux, … La mobilisation coordonnée de tous ces acteurs est fondamentale pour une gestion efficace de ce nuisible tenace.

C’est la raison pour laquelle, la responsabilité opérationnelle de la lutte contre la plante est confiée au représentant de l’État dans le département. Dans chaque commune d’implantation de la plante, un référent ambroisie est désigné pour être l’interlocuteur de tous les acteurs concernés.

Si ces dispositions de loi concernent actuellement principalement l’ambroisie à feuilles d’armoise, elles peuvent aussi permettre une régulation plus rapide des ambroisies trifide et à épis lisses et permettre de façon préventive une limitation de l’extension de ces espèces avec des conséquences qui seraient potentiellement similaires du point de vue de la santé publique et agronomique.

Tel est le sens de la présente proposition de loi que nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter.

Pour découvrir la totalité de cette intervention ainsi que les différents articles cliquer ici:http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0964.asp

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L’ambroisie dans le Valbonnais


Vu sur le site du parc national des Ecrins: http://www.ecrins-parcnational.fr/ un article indiquant la présence de l’ambroisie en Valbonnais.

Voici des larges extraits de cette information:

 » Cette invasive très allergisante continue de gagner du terrain. Plusieurs sites ont été repérés dans le Valbonnais. La plante est actuellement en pleine floraison, bien verte parmi la végétation qui souffre de la sécheresse…

La progression de la dangereuse invasive se poursuit.

Dans le Valbonnais, l’ambroisie a été localisée à plus de 1200 mètres d’altitude non loin du Désert-en-Valjouffrey, en bordure de route.

2012-08-ambroisie-600

2012-08-ambroisie-295 En poursuivant leurs investigations, les agents du Parc ont découvert d’autres stations importantes à l’intérieur même du hameau des Faure en Vajouffrey, et ainsi de loin en loin jusqu’au Pont du Prêtre, à l’entrée de la vallée.

La Roizonne n’est pas épargnée non plus.

L’ambroisie, en pleine floraison à la fin de l’été, est plus facilement repérable car elle est bien verte parmi la maigre végétation qui souffre de la sécheresse…..

….

Les pouvoirs publics sont sensibilisés à ce problème mais tout un chacun peut contribuer à la destruction de cette invasive sous réserve de respecter quelques règles.

Les agents du Parc national surveillent et jouent un rôle d’alerte dans les différents secteurs des Écrins pour compléter la carte de répartition de l’espèce. Des opérations de sensibilisation et de destruction ont  lieu mais elles doivent être soutenues pendant plusieurs années sous peine d’être inefficaces.

Pour mieux reconnaître l’espèce et les risques qui y sont liés consulter le site www.ambroisie.info.

Pour les informations locales plus précises, n’hésitez pas à rencontrer les gardes-moniteurs dans les maisons du Parc.

Là comme ailleurs, la collaboration et le dialogue entre le Parc et les communautés villageoises permettront d’approfondir nos connaissances.

…L’ambroisie, une plante très allergisante dont la destruction est nécessaire.

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Ambroisie: mobilisation sans précédent


Le développement de l’ambroisie inquiète. Christian Nucci au nom du conseil général de l’Isère et Gérard Seigle Vatte président de la chambre d’agriculture appellent à la mobilisation. Ceci à travers un communiqué.

Le développement de l’ambroisie pose des problèmes de santé publique, son pollen étant extrêmement allergisant. C’est pourquoi la destruction de l’ambroisie est obligatoire par arrêté préfectoral du 7 mars 2000.

Pour les départements de Rhône-Alpes, l’ambroisie a représenté en 2011 une dépense de 14,2 millions d’euros pour la seule caisse primaire d’assurance maladie.

Particuliers, collectivités locales, aménageurs, gestionnaires d’infrastructures, exploitants agricoles… : tous les citoyens doivent se sentir concernés par son éradication avant la floraison. Les jours qui viennent seront donc décisifs dans l’efficacité de la lutte.

Pour les agriculteurs, c’est le moment d’intervenir sur les intercultures. Le déchaumage mécanique est alors possible.

Le Département soutient les initiatives de la Chambre d’agriculture pour sensibiliser les exploitants de parcelles infestées. Les collectivités locales comptent sur la profession agricole pour contribuer à la lutte contre ce fléau aux côtés des pouvoirs publics.

A chacun d’agir !

Contacts :

Conseil général – Direction de l’aménagement des territoires – 04 76 00 33 21

Chambre d‘agriculture de l’Isère – 04 76 20 68 68

Documentation : www.ambroisie.info

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