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Influenza aviaire: aucun danger pour l’homme


Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’European Centre for Diseases and Control
(ECDC), il n’y a actuellement aucune preuve qui indique que le virus de l’influenza aviaire se transmette à
l’homme par la consommation d’aliments contaminés, notamment de produits et d’oeufs de volailles.

Par ailleurs, l’ANSES a rendu son avis définitif aujourd’hui sur la dangerosité potentielle pour l’homme de
la souche d’influenza aviaire identifiée, avec notamment les résultats du séquençage total de la souche
H5N1, détectée dans le premier foyer en Dordogne. L’Anses a confirmé aux deux ministres, Stéphane Le
Foll et Marisol Touraine, l’absence pour cette souche H5N1 des principaux marqueurs de virulence de
pathogénicité pour l’homme.

Les ministères de l’agriculture et de la santé confirment que l’influenza aviaire actuellement présent sur le territoire national
n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande, oeufs, foie gras et plus généralement
de tout produit alimentaire

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Usage des pesticides avec mention Abeilles


L’Anses a donné son avis sur l’utilisation des traitements phytosanitaires avec mention Abeilles : ceux-ci ne devront être appliqués qu’après le coucher du soleil. L’ITSAP-Institut de l’abeille, qui a été auditionné par l’Anses, a présenté un état des connaissances scientifiques aboutissant aux mêmes conclusions.

La prise en compte de ces conclusions représente une grande avancée pour la filière apicole, dans la prise en compte des abeilles et pollinisateurs dans l’environnement.

Dans le Plan de développement durable de l’apiculture (PDDA) de Stéphane LE FOLL, la mesure 2.3 proposait d’« ouvrir une réflexion sur la modification de l’arrêté du 28 novembre 2013 pour clarifier les modalités de traitement des cultures en fleurs ».

Pour éclairer ses décisions quant à l’opportunité de modifier l’arrêté, la Direction générale de l’alimentation du ministère chargé de l’Agriculture (DGAl) a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) le 19 décembre 2013 afin de mieux définir les conditions liées aux paramètres météorologiques, à l’heure et à la culture, qui garantissent l’absence d’abeilles sur les cultures et ainsi l’usage des produits ayant une mention Abeilles.

C’est dans ce cadre que l’ITSAP-Institut de l’abeille a été consulté pour apporter son expertise sur la fréquentation des parcelles agricoles cultivées par les abeilles.

Lorsqu’un risque pour l’abeille est identifié au cours de l’évaluation d’un produit phytosanitaire qui doit s’appliquer lors de la floraison d’une plante cultivée, des mesures de restriction de l’usage de ce produit peuvent être appliquées. Ces mesures de gestion conditionnent l’utilisation du produit dans un cadre restreint qui est censé protéger les abeilles.

C’est le cas des mentions « Abeilles » qui conditionnent l’utilisation d’insecticides et d’acaricides sur une culture en dehors de la présence d’abeilles butineuses.

Trois mentions Abeilles existent : « emploi autorisé durant la floraison en dehors de la présence d’abeilles », « emploi autorisé au cours des périodes de production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles » et « emploi autorisé durant la floraison et au cours des périodes de production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles ». Toutefois, l’intitulé de ces mentions est imprécis et sujet à différentes interprétations par les cultivateurs.

Afin d’émettre son avis sur cette question, l’Anses a auditionné l’ITSAP-Institut de l’abeille (Axel DECOURTYE, Directeur scientifique et technique et Cyril VIDAU, Écotoxicologue) le 21 mars dernier pour que l’institut lui restitue de façon synthétique un état des lieux des connaissances sur les principaux facteurs qui déterminent l’activité de butinage des abeilles (mellifères et sauvages) sur les parcelles cultivées.

Les données techniques et scientifiques recueillies par l’ITSAP-Institut de l’abeille dans la littérature et dans les projets menés par l’UMT PrADE rapportent les faits suivants :

la notion de « températures seuils » (minimales ou maximales) au-delà desquelles l’activité de butinage serait absente, est mise à mal par l’influence significative d’autres facteurs que la température, liés aux abeilles elles-mêmes (espèce, santé, cycle de développement) ou liés à la luminosité, au vent, à l’environnement (qualité, quantité et localisation des ressources), et à la période de l’année (durée d’ensoleillement) ;

les espèces sauvages plus corpulentes (bourdons) sont moins sensibles aux températures extrêmes, et peuvent donc butiner sur des plages horaires plus étendues que l’abeille mellifère ;

• des données sont disponibles pour attribuer un degré de fréquentation par l’abeille mellifère aux plantes cultivées (score d’attractivité, potentiel mellifère, voire pollinifère). Mais ces données sont inapplicables pour décliner les recommandations d’usage des pesticides par culture à titre générique dans l’ensemble des conditions.

En effet, de multiples facteurs (autres que ceux liés à l’abeille elle-même) vont moduler cette fréquentation (variété, pédo-climat, conduites des cultures, présence d’autre floraisons, d’autres pollinisateurs ou de bioagresseurs…) ;

la flore naturelle présente dans les parcelles cultivées ou à proximité de celles-ci représente une voie d’exposition des abeilles, mellifères ou sauvages, aux résidus de pesticides ;

• un emploi différencié des pesticides selon la zone de la parcelle (bordure non traitée) va à l’encontre des résultats obtenus chez le colza montrant que les abeilles mellifères et les bourdons sont plus abondants au centre des parcelles qu’en bordure (inverse des abeilles sauvages).

D’après l’état des lieux des connaissances réalisé par l’institut, aucun paramètre lié à la météorologie ou à la nature des cultures n’est utilisable à ce jour comme critère décidant ou non de l’usage d’un pesticide. C’est pourquoi, toute présence de plante en fleurs dans la parcelle (cultivée ou adventice) doit provoquer l’application du pesticide une fois le soleil couché.

À l’exception des abeilles sauvages nidifiant dans le sol, l’absence de luminosité représente la seule garantie permettant de s’assurer de l’absence de butineuses dans les cultures. La rémanence des produits sur les végétaux implique également de proscrire leur application en fin de nuit ou à l’aube.

L’ITSAP-Institut de l’abeille se réjouit d’avoir pu apporter son expertise et que son argumentaire ait été pris en compte dans l’avis émis par l’Anses. Cet avis représente une grande avancée pour la filière apicole car il permettra la révision de l’arrêté du 28 novembre 2003 relatif aux conditions d’utilisation des insecticides et acaricides à usage agricole, en vue de mieux protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

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Mortalité des abeilles: programme de surveillance européen


Depuis plusieurs années, un phénomène d’affaiblissement et de mortalité des colonies d’abeilles est constaté dans de nombreux pays. Dans ce contexte, pour la première fois, un programme de surveillance active de la mortalité des colonies d’abeilles, intitulé EPILOBEE, a été mis en œuvre en Europe au sein de 17 Etats membres.

Afin d’harmoniser les procédures de surveillance, chaque Etat membre a élaboré un protocole de surveillance basé sur les lignes directrices produites par le Laboratoire de l’Anses de Sophia-Antipolis, Laboratoire européen de référence pour la santé des abeilles (LRUE).

Ce programme d’envergure a permis d’obtenir une quantité importante de données qui permet d’ores et déjà d’estimer la variabilité des taux de mortalité en fonction des zones géographiques en Europe. Par ailleurs, des analyses ultérieures de ces données permettront de mieux identifier les liens entre la mortalité des colonies d’abeilles et certains facteurs de risque (maladies, utilisation de traitements vétérinaires, etc.).

EPILOBEE a permis la mise en place d’une méthodologie harmonisée de surveillance des colonies d’abeilles qui pourra, à l’avenir, être envisagée en routine.

Depuis plusieurs années, un phénomène d’affaiblissement et de mortalité des colonies d’abeilles est constaté dans de nombreux pays. L’Anses est fortement mobilisée sur le sujet de la santé des abeilles dont elle a fait une de ses priorités au regard de l’importance du rôle de ces insectes pollinisateurs dans la production de miel, dans le maintien de la biodiversité et en tant qu’indicateur de la santé de l’environnement.

Dans ce contexte, la Commission européenne a mandaté le Laboratoire de l’Anses de Sophia-Antipolis, Laboratoire européen de référence pour la santé des abeilles,pour coordonner un programme de surveillance active de la mortalité des colonies d’abeilles, intitulé EPILOBEE et mis en œuvre en Europe dans 17 Etats membres.

A sa demande, EPILOBEE a centré son travail, pour ses deux premières années de fonctionnement, sur la mise en place de critères harmonisés de mesure de l’affaiblissement des colonies et l’observation des pathologies infectieuses des abeilles.

Ce projet européen n’a pas intégré, à ce stade, la détection de pesticides, mais il devrait à terme être complété pour prendre en compte l’ensemble des facteurs potentiellement à l’origine des phénomènes de mortalité constatés, comme l’Anses le pratique déjà dans son laboratoire de Sophia-Antipolis et dans le cadre de ses travaux d’évaluation des risques.

Pour répondre à cette demande, le Laboratoire de l’Anses de Sophia-Antipolisa élaboré un protocole de surveillance validé par la Commissions européenne et mis en application dans chacun des Etats membres participant au programme. Elle a mis en place également une base de données destinée à la collecte et l’analyse de ces résultats.

Une grande quantité de données récoltée au sein de 17 Etats membres

31 832 colonies provenant de 3 284 ruchers ont été entièrement visitées dans 17 Etats membres entre l’automne 2012 et l’été 2013. Au total, 8 572 visites de ruchers ont été réalisées, permettant la collecte de nombreuses données.

La mortalité hivernale et pendant la saison apicole des colonies d’abeilles a pu être estimée. Les pratiques apicoles, des informations sur les ruchers et les apiculteurs ainsi que les manifestations cliniques des principales maladies infectieuses et parasitaires ont été enregistrées au moyen d’un questionnaire détaillé.

Ainsi, il a été calculé que le taux de mortalité hivernale variait entre les pays de 3,5 % à 33,6 %, avec une répartition géographique sud-nord. Les taux de mortalité des colonies pendant la saison apicole étaient compris entre 0,3 % et 13,6 % et plus faibles que les taux de mortalité hivernale.

En ce qui concerne les maladies des abeilles, la loque américaine et la loque européenne (deux maladies dues à des bactéries) ont eu peu d’impact sur la mortalité des abeilles des 17 Etats membres participants.

Par ailleurs, seuls quelques cas cliniques de paralysie due au virus de la paralysie chronique ont été observés dans cinq des 17 Etats membres.

Enfin, bien que 15 arthropodes suspects aient été récoltés dans sept Etats membres au cours de la première année d’EPILOBEE, les analyses n’ont pour aucun de ces cas confirmé la présence de A. tumida (petit coléoptère de la ruche) ni des acariens Tropilaelaps, deux agents pathogènes responsables de maladies exotiques dont les abeilles européennes sont indemnes.

En revanche, la varroase (due au parasite Varroa destructor) a été observée dans 13 des 14 Etats membres présentant des données complètes. Enfin, le taux de colonies touchées par la nosémose a dépassé 10 % dans 4 Etats membres sur les 16 présentant des données complètes.

Résultats et perspectives

Ce programme d’envergure a généré un travail remarquable impliquant un grand nombre de parties prenantes, depuis les ministères jusqu’aux acteurs de terrain.

Le projet EPILOBEE a abouti au rassemblement d’une quantité considérable de données. Ainsi, 103 930 analyses de laboratoire ont pu être stockées dans une base de données et seront analysées prochainement.

Les futures analyses permettront d’explorer les liens statistiques entre la mortalité des colonies et certains facteurs de risque, dont la prévalence de maladies, l’utilisation de traitements vétérinaires, le contexte apicole et d’autres paramètres extrinsèques aux colonies, comme l’alimentation, la saison, la migration, etc.

Cette première année du projet EPILOBEE a permis la mise en place d’une méthodologie harmonisée pour la surveillance des colonies d’abeilles qui pourra être envisagée en routine dans le futur, afin de disposer à terme de données sur la dynamique de l’évolution de la santé des abeilles et de mesurer sur une base objective les effets de mesures de gestion des risques mise en place par les états membres.

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Exposition de la population générale aux pollens de l’air ambiant : l’Anses fait le point


Selon certaines estimations, le nombre de personnes touchées par des pathologies allergiques respiratoires comme les rhinites saisonnières et l’asthme aurait doublé ces 20 dernières années dans les pays industrialisés.

Toutefois, il est aujourd’hui difficile de quantifier de manière fiable le nombre de personnes réellement touchées par l’allergie aux pollens. En effet, les études épidémiologiques disponibles évaluent principalement le nombre de personnes atteintes de rhinite allergique, qui n’est pas uniquement liée aux pollens, et dont les symptômes diffèrent peu de ceux de la rhinite non-allergique.

De plus, la majorité des études s’appuie essentiellement sur des questionnaires, sans tests allergologiques associés, entraînant un fort biais de surestimation. C’est pourquoi dans le cadre du PNSE 2[1], l’Anses a été saisie afin de dresser un état des connaissances sur l’impact sanitaire lié à l’exposition de la population générale aux pollens présents dans l’air ambiant et ainsi de proposer des pistes pour une gestion des risques sanitaires efficace.

Pollinose : définition et prévalence [2]

Le grain de pollen joue un rôle essentiel dans la reproduction de la majorité des plantes. Selon les espèces, il est transporté soit par les insectes -plantes entomophiles- soit par le vent -plantes anémophiles. Les pollens sont responsables de réactions allergiques appelées pollinoses, qui se manifestent principalement par des rhinites ou des rhino-conjonctivites, et plus rarement par de l’asthme.

Les pollens allergisants anémophiles sont à l’origine de la majorité des pollinoses, parce qu’ils sont émis dans l’atmosphère en plus grandes quantités et entrent naturellement en contact avec les muqueuses respiratoires et oculaires du fait de leur taille plus réduite.

La prévalence de l’allergie pollinique varie en fonction de l’âge : elle est plus élevée chez l’adulte jeune que chez les enfants et les personnes âgées.

Les estimations les plus pertinentes de la prévalence de l’allergie aux pollens issues d’enquêtes épidémiologiques menées en France, de 1994 à 2006, sont au plus :

  • de 7 à 20% chez les enfants ;
  • de l’ordre de 30% chez l’adulte.

En outre, la prévalence varie d’une région à l’autre. Cette variation inter-régionale est observée dans toutes les études, et elle est liée à la différence de végétation entre les régions, mais également aux intensités des saisons polliniques.

La prédisposition génétique au développement d’une allergie est un facteur de risque important dans le développement des pollinoses. Cependant, la pathologie allergique peut survenir indépendamment de cette prédisposition et peut concerner n’importe quel individu, pour peu qu’il ait subi une exposition suffisamment intense et prolongée.

Des interactions polluants atmosphériques-pollens et climat-pollens

Interactions entre pollens, polluants atmosphériques et réactions allergiques

Certains polluants chimiques peuvent moduler la réaction allergique de différentes manières : soit en abaissant le seuil de réactivité bronchique et/ou en accentuant l’irritation des muqueuses nasales ou oculaires chez les sujets sensibilisés, soit en modifiant l’allergénicité des grains de pollen, par modification de leur paroi et de leur contenu protéique.

Pollens et changement climatique

La production et l’émission du pollen sont sous le contrôle de plusieurs facteurs dont la photopériode (durée du jour) et des facteurs climatiques tels que la température.

Les études publiées ces dernières années montrent que le changement climatique pourrait influer sur la production de pollens, notamment en allongeant la durée de pollinisation, en modifiant la répartition spatiale et la pollution atmosphérique, et ainsi interférer sur les pollens et les pollinoses. Des études expérimentales montrent également que l’élévation des températures atmosphériques et de la concentration en CO2 rend certains pollens plus allergisants.

Prévention du développement des plantes allergisantes

La gestion des plantes allergisantes, notamment en milieu urbain, permettrait de réduire l’exposition de la population aux pollens. Celle-ci peut viser l’éradication de ces plantes, le contrôle de leur dispersion, la gestion de leur taille ou leur surveillance. Ces différents moyens de gestion dépendent du type de plantes et du milieu dans lequel elles se développent.

Ainsi, l’éradication des végétaux à pollen allergisant ne peut être envisagée que pour les plantes qui ne sont pas natives sur le territoire français et les plantes invasives. En effet, dans un contexte global de conservation de la biodiversité, il est difficilement envisageable de mener des pratiques de destruction de végétaux se développant dans leur région d’origine naturelle. Il en va de même des espèces agricoles.

Recommandations de l’Anses

L’Agence préconise à l’issue de cet état des lieux très complet d’actualiser périodiquement les connaissances sur la prévalence des allergies aux différents pollens dans la population générale, pour évaluer l’évolution de cette pathologie dans le temps et dans l’espace et pour évaluer l’efficacité des politiques publiques destinées à lutter contre cette maladie.

Concernant les végétaux émetteurs de pollens allergisants, la gestion de leur développement, notamment en milieu urbain, devrait être améliorée.

L’Anses recommande également que la surveillance des pollens soit pérennisée et que les dispositifs de suivi en temps réel ainsi que la modélisation spatio-temporelle des émissions de pollens soient perfectionnés. Cette mesure a pour but notamment d’améliorer l’information des personnes allergiques et des professionnels de santé en vue d’améliorer la prise en charge de la maladie allergique, en permettant aux patients de prendre leur traitement au moment le plus opportun.

L’Agence recommande en outre d’améliorer les connaissances sur les interactions entre pollens et pollution atmosphérique (Ozone, dioxyde d’azote, particules).

Enfin l’Agence préconise d’améliorer les connaissances sur les facteurs climatiques influençant la quantité de grains de pollen produits et émis, la production d’allergènes dans le pollen (quantité, température, stress, humidité…).

[1] Plan national santé environnement 2

[2] En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population à un instant donné. Pour une affection précise, elle correspond au nombre de cas de maladies présents à un moment donné dans une population, rapporté à la population totale.

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Sécurité sanitaire: naissance de l’ANSES


L’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail devient juridiquement opérationnelle au 1er juillet 2010, suite à la parution du décret d’application de l’ordonnance du 8 janvier 2010 instituant sa création.

Le nouvel établissement de santé, qui sera désigné par l’acronyme Anses (prononcer « An’sès »), reprend les missions, les moyens et le personnel de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Il en reprend également les acquis et les valeurs – compétence scientifique, indépendance dans l’évaluation des risques, ouverture de l’expertise – pour les mettre au service d’une lecture plus globale et transversale des questions sanitaires.

La fusion de l’Afssa et de l’Afsset est née d’un long travail de concertation. L’Anses travaille aujourd’hui activement à la mise en place des instances nécessaires à son mode innovant de gouvernance, et à la consolidation de son programme de travail. Il s’agit à la fois d’assurer la continuité des travaux engagés sous l’égide de l’Afssa et de l’Afsset et de tirer tout le bénéfice des synergies nouvelles.

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