Tag Archive | "AOP"

La Région consacre 1,66 M€ sur 4 ans pour la filière laitière bovine


Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes et le Président de Rhône-Alp’élevage, Raymond VIAL ont signé, le 2ème Contrat régional d’objectif de filière (CROF) bovin lait 2015 – 2018, au Groupement agricole d’exploitation commune (GAEC) de Chazelles à Essertines-en-Châteauneuf (Loire), en présence de Michel GREGOIRE, Vice-président délégué à l’Agriculture et au développement rural et d’Alain TRICHARD, Président du CRIEL Sud Est.

Ce 2ème CROF Bovin lait (un 1er CROF avait été mis en place en 2009 – 2013 suivi d’un plan stratégique lait depuis 2013) est doté d’une enveloppe régionale de 1,66 M€ sur 4 ans. Il s’articule autour de trois grandes priorités identifiées de manière concertée :
- maintenir ou accroître la performance de la filière en optimisant et sécurisant les systèmes de production afin d’assurer un revenu suffisant aux éleveurs laitiers et en apportant un soutien non seulement aux exploitations qui souhaitent se moderniser et innover mais aussi aux entreprises de l’aval afin d’optimiser la logistique de leur collecte ;
- tirer parti de la diversité des systèmes de production et des terroirs en maintenant un maillage
d’exploitations laitières sur l’ensemble du territoire et en consolidant la diversité des pratiques agricoles et des débouchés pour la filière ;
- renforcer les relations de partenariat et la connaissance de la filière en bâtissant une relation de
confiance avec les consommateurs et de réelles concertations stratégiques entre les transformateurs et les Organisations de Producteurs (OP). Le partenariat s’entend aussi avec la jeune génération par
l’amélioration de l’attractivité et vivabilité du métier.

25% des exploitations rhônalpines sont spécialisés dans l’élevage laitier, qui représente, en valeur, la
première activité agricole de la région. On dénombre 264 000 vaches laitières, 1,4 milliard de litres de lait livrés et 125 établissements de transformation.

L’exploitation laitière, en Rhône-Alpes, présente plusieurs spécificités :
- des exploitations de taille modeste, principalement situées en montagne où la collecte entraîne un
surcoût de 14€ pour 1000 L. 68% du lait rhônalpin est produit en montagne (63% du territoire) par 76% des exploitants ;
- une moindre productivité animale (de 14% inférieure à la moyenne nationale) qui s’explique par les
contraintes des cahiers de charge de certains Signes d’Indentification de la Qualité et de l’Origine (SIQO),
- un mode de production souvent plus extensif et des races plus rustiques comme la montbéliarde (56% du cheptel).

Et plusieurs points forts :
- un tissu de PME et de coopératives laitière qui maille les zones de production et créé une dynamique
économique ;
- une part importante de la production valorisée sous signe officiel de qualité : une exploitation rhônalpine sur 4 produit en appellation d’origine protégée AOP ou en indication géographique protégée IGP (la future grande Région, union au 1er janvier 2016 de l’Auvergne et de Rhône-Alpes pourra se prévaloir d’être la championne française des fromages sous AOP) ;
- une dynamique d’installation : on compte en moyenne 260 installations par an et la moyenne d’âge des chefs d’exploitation est de 46 ans.

« Le CROF que nous signons aujourd’hui est l’expression d’une volonté, celle de préparer ‘l’après quotas’, d’en être les acteurs plutôt que de simples spectateurs » explique Jean-Jack QUEYRANNE. « La fin des quotas laitiers et de la gestion administrée à l’échelle européenne des volumes de production ne devait en aucun cas conduire à la résignation face au marché ni à une uniformisation des modes de production ».
Pour aider les filières agricoles à faire face aux évolutions de leur environnement économique, le CROF permet un accompagnement de l’amont à l’aval dans l’effort de structuration et d’innovation. Aujourd’hui, 10 filières bénéficient d’un CROF : abeilles, chevaux, bovins lait, bovins viande, volailles, chèvres, lapins, porcs, vins, agriculture biologique.

Catégorie filière viande, lait/produits laitiers, élevageCommentaires fermés

Le Prisuttu, le Lonzo et la Coppa sur la voie de l’AOP ..



Produits agricoles de qualité : trois nouvelles demandes pour des produits corses approuvées par la Commission européenne
La Commission européenne a approuvé la demande d’enregistrement de trois nouvelles appellations d’origine protégées, « Jambon sec de Corse  » / « Jambon sec de Corse – Prisuttu », « Coppa de Corse  » / « Coppa de Corse – Coppa di Corsica » et « Lonzo de Corse  » / « Lonzo de Corse – Lonzu », dans la liste des appellations d’origine protégées (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP).

Issus de la charcuterie traditionnelle corse, ces trois produits sont élaborés respectivement à partir de de cuisse, d’échine et de longe de porc de la race locale nustrale, élément essentiel du terroir. Obtenus selon des systèmes actuels d’élevage hérités d’une tradition pastorale ancienne, ils ont constitué pendant très longtemps une des sources principales de protéines animales dans la diète insulaire corse traditionnelle.

La décision de la Commission devrait être publiée prochainement au Journal Officiel de l’Union européenne. Ces trois noms rejoindront alors plus de 1200 produits déjà protégés, dont la liste est disponible dans la base de données DOOR.

Catégorie Union européenneCommentaires fermés

La Rigotte de Condrieu vient d’obtenir l’Appellation d’Origine Protégée


Petit fromage à pâte molle et à la surface composée de moisissures de couleur ivoire, blanches ou bleues, la Rigotte de Condrieu est une spécialité de l’Est de la France produite sur le massif du Pilat, non loin de Lyon.

Il est fabriqué à partir de lait de chèvre cru entier et l’utilisation de lait caillé donne à sa pâte une consistance ferme et fondante à la fois. Un lait qui provient uniquement de chèvres de race Alpine, Saanen ou du croisement des deux.

L’aire d’appellation concerne 48 communes de la Loire, du Rhône et de l’Ardèche où sont réalisés la production du lait, la transformation en fromages et l’affinage.

La Rigotte de Condrieu en chiffres c’est :
- 16 producteurs
- 1 entreprise de transformation
- 79 tonnes produites en 2012

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

Bleu du Vercors Sassenage: secrets de fabrication…


le Bleu du Vercors-Sassenage est actuellement le seul fromage fabriqué à base d’un mélange de lait de la veille chauffé et de lait cru et chaud de la traite du matin. Et ce serait justement ce secret qui lui confèrerait ses qualités et son goût particulier.

Lorsque l’on incorpore au lait de la veille chauffé, une proportion de 30 à 50 % de lait cru, ce dernier agit comme un ferment, tout en donnant au mélange les caractéristiques savoureuses liées à chaque exploitation.
La fabrication fermière du bleu est très délicate ; aujourd’hui dix fermes relèvent le défi, avec l’appui des écoles de laiteries qui assurent leur formation.


bleu 1

Pas moins de huit opérations se succèdent avant l’affinage du fromage, de la mise en cuve à l’égouttage et au salage. Une fois le caillé formé, il faut l’extraire, le découper en grains que l’on brasse manuellement puis mécaniquement, laisser reposer avant de verser  dans les moules.

bleu 2

L’opération suivante consiste à retourner les moules toutes les heures, 7 à 8 fois. Trois salages sont ensuite nécessaires, à 12 h d’intervalle, avant de laisser le fromage s’affiner durant 3 semaines dans des conditions d’hygrométrie et d’humidité strictes. Le persillage est assuré par les aiguilles avec lesquelles on pique les fromages à plusieurs reprises.

AOP pour le Bleu

L’INAO, Institut National des Appellations d’Origine, attribue ce label sous des conditions drastiques de production du lait et de fabrication du fromage. Un produit AOP est unique : ses caractéristiques relèvent de son milieu géographique, l’aire d’appellation d’origine.
L’aire du bleu est entièrement située dans le massif du Vercors, en Drôme et en Isère, dans de longues vallées humides en berceau, bordées de cirques et de combes fermées, que le percement des routes accrochées aux falaises à partir de 1850 n’a pas altéré.
Située en totalité à plus de 800 m d’altitude, elle bénéficie d’un climat montagnard, aux étés courts, aux automnes précoces, aux hivers chargés de neige. La surface utile est occupée par des herbages à la flore spécifique, aux valeurs nutritives exceptionnelles.

Strict cahier des charges

La fabrication de ce bleu au goût subtil répond à des normes précises, lesquelles garantissent la spécificité du bleu du Vercors-Sassenage. Le cahier des charges garantit la tradition et le savoir-faire.
Le lait provient de vaches Montbéliarde, Abondance ou Villarde, reconnues pour leur valeur fromagère. La race Villarde, LA VACHE du Vercors, est une race aujourd’hui en re-développement.
L’alimentation des animaux est rigoureusement réglementée ; durant l’été, les vaches sont au pâturage et l’hiver, elles sont nourries avec les fourrages récoltés dans le périmètre de l’AOP. Tous les aliments pouvant altérer le goût ou l’odeur du lait sont interdits. L’ensilage est ainsi proscrit.
La fabrication doit impérativement respecter la recette traditionnelle.
Les 41 exploitations qui fournissent le lait sont de petite taille, sans culture intensive.
Le SIVER, Syndicat Interprofessionnel du bleu du Vercors-Sassenage, est le garant de la qualité exigée par l’AOP. Il est composé d’un collège de transformateurs laitiers, d’un collège de transformateurs fermiers et d’un collège producteurs de lait.

bleu bo


Fiche technique du Bleu

Le Bleu du Vercors-Sassenage est un fromage à pâte demi-molle persillée qui présente une subtile saveur de noisette. Sa robe est lisse et fine, sa croûte naturelle, sa texture souple.
Diamètre : 27 à 30 cm – hauteur : 7 à 9 cm – Poids : 4 à 4,5 kg
Matière grasse : 48 % – Extrait sec : 52 %
Le cheptel est composé de 1 800 vaches laitières, dont la production moyenne et annuelle est de 5 600 litres.
205 tonnes de Bleu du Vercors Sassenage ont été  fabriquées en 2010, réparties comme suit : 165 tonnes par la Coopérative Vercors-Lait à Villard-de-Lans, 40 tonnes par les 10 producteurs fermiers.
Il faut 35 litres de lait pour fabriquer un fromage.

Catégorie bleu du Vercors SassenageCommentaires fermés

Le grand marché des AOC-AOP de Rhône-Alpes


marchéNotre région est l’une des plus représentative de la qualité des produits agricoles français. Vins, volaille, fromages et autres huiles et noix rivalisent de concert sur toutes les grandes tables de France et de l’étranger. Or, il n’existe pas à ce jour de manifestation spécifiquement réservée aux AOC-AOP, ni en Rhône-Alpes, ni ailleurs.
Ainsi, Le Grand Marché des AOC-AOP se propose de mettre en valeur en priorité cette année les AOC-AOP de  de Rhône-Alpes.

Celui ci se déroulera dans l’Ain, à bourg en Bresse. L’objectif avoué étant qu’ à moyen terme de faire de Bourg-en-Bresse et de Rhône-Alpes, l’espace d’un week-end gourmand, les capitales de
toutes les AOC-AOP de France.
Cet événement aura lieu au parc Ainterexpo de Bourg-en-Bresse Hall C le Samedi 5 et le Dimanche 6 mars 2011 à partir de 10h.
Le droit d’entrée s’élève à 2 € pour toute personne âgée de plus de 12 ans. La gratuité s’applique donc aux enfants en-dessous de cet âge.

Les Points Forts de ce Grand Marché de Qualité

Le Marché des AOC-AOP
Dégustation et vente de produits AOC-AOP-IGP de Rhône-Alpes dans une ambiance typique d’un marché provincial.
Animations et démonstrations proposées par les producteurs durant ces deux jours.
Le restaurant « La Brasserie des AOC »
Nos chefs étoilés préparent un menu spécial AOC-AOP avec les produits phares de notre région. Un menu unique au prix fixe de 25€:
plat/fromage/dessert vin compris (30€ si entrée), afin de rendre abordable la cuisine gastronomique.
Le concours de cuisine des Journalistes
C’est en binôme que se disputera l’épreuve de cuisine au cours de laquelle un plat sera conçu à partir de divers produits AOC-AOP. L’équipe de journalistes qui présentera le meilleur plat face à un jury de professionnels remportera le prix.
Demandez le Pro/Am avec le Trophée « AS DES AOC-AOP »
Un CHEF, un AMATEUR, un VIP = une EQUIPE. Des équipes de 3 concurrents se disputent le trophée « AS DES AOC-AOP » à travers une épreuve mettant en valeur les AOC – AOP de Rhône-Alpes.
Objectif : Présenter une entrée et un plat à partir du panier de produits AOC-AOP-IGP de la région donnée sur place le matin même du concours. Choisir pour chaque présentation un vin de la région accompagnant l’entrée et le plat.
Génération AOC-AOP
Des producteurs d’AOC-AOP d’hier et d’aujourd’hui viennent parler de leur métier et des contraintes qui sont les leurs, à l’occasion d’une conférence ‘table-ronde’ le samedi après-midi. L’occasion également de faire le point avec l’I.N.A.O. sur les dossiers AOC-AOP en cours dans
notre région.
Le Carrefour des Confréries
Les Confréries bachiques et gastronomiques se retrouvent pour un moment de réflexion et d’échanges conviviaux autour des produits qu’elles représentent.

Amoureux des produits de qualité, ne manquez pas le rendez-vous à AINTEREXPO Bourg en Bresse
les 5 et 6 mars prochains avec :
LE GRAND MARCHÉ DES AOC-AOP Rhône-Alpes !

Catégorie agro-alimentaire, foires et fêtesCommentaires fermés

PAQUET QUALITE: réaction de la FNSEA


La Commission Européenne a présenté le 10 décembre 2010, ses propositions d’évolutions en matière de politique européenne de la qualité des produits agricoles et agroalimentaires. Même si certaines avancées sont à noter (maintien du double AOP/IGP, prise en compte des spécificités vins et alcools, reconnaissance des porteurs de projets…), le compte n’y est pas !
La FNSEA partage avec la Commission Européenne les mêmes constats autour de la qualité des produits agricoles et agroalimentaires européens et sur le besoin de clarté nécessaire pour le consommateur et le producteur. Cependant, certaines des évolutions proposées ne sont pas à la hauteur des enjeux.

L’origine : enjeu majeur pour nos productions

Le consommateur a, bien évidement, le droit de savoir d’où est originaire (lieu d’élevage ou de récolte) la matière première de tous produits qu’il consomme. Cela lui permet de pouvoir exercer son libre choix et, en particulier, par son acte d’achat, de soutenir les efforts de nos filières nationales. C’est donc un enjeu majeur pour l’agriculture et l’agro-alimentaire. La FNSEA ne peut
se satisfaire de la proposition actuelle de la Commission, traitant au cas par cas le sujet…

L’IGP doit rester une démarche de filière pour l’avenir de nos territoires !

La proposition de la Commission entérine un système à deux vitesses pour les IGP où il n’est pas obligatoire de zoner l’origine géographique de la matière première des produits transformés. Ainsi certains acteurs pourront dès lors s’approprier la notoriété, la reconnaissance et le savoir-faire d’une filière à leur seul profit. Comment peut-on en effet justifier cela au nom de la clarification
du système ? Quelle clarté pour le consommateur si un produit IGP est obtenu à partir d’une matière première d’origine inconnue ? Cette nouvelle approche est inacceptable !

La montagne, nous on y croit !

Pour la FNSEA, il est essentiel de favoriser le développement d’une économie montagnarde, basée sur une agriculture vivante, créatrice de richesses au niveau local et valorisée par des produits identifiés. L’identification claire des produits de montagne est la base d’une agriculture locale durable, ancrée dans un monde moderne d’échanges, tout en donnant aux acteurs les outils de leurs
développements ; une agriculture maîtrisée par l’homme, au service des hommes. Pourquoi alors attendre ?…

Catégorie agriculture, agro-alimentaireCommentaires fermés

UE: 30M€ pour la promotion des produits agricoles


La Commission européenne a approuvé récemment 19 programmes présentés par 14 États membres (Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne. France, Grèce, Italie, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Espagne et Royaume-Uni), destinés à fournir des informations sur les produits agricoles et à en assurer la promotion dans l’Union européenne.

Les programmes sélectionnés, dont la durée d’exécution est comprise entre un et trois ans, sont dotés d’un budget total de 60,6 millions €, dont 30,3 millions € (50%) sont financés par l’UE. Les produits agricoles concernés par ces programmes sont les fruits et légumes, les produits laitiers, la viande, le miel, les fleurs, le lin textile, les AOP, IGP et STG el les produits biologiques.

« Les produits agricoles de l’Union européenne sont d’une qualité et d’une diversité incomparables » a déclaré Dacian Cioloş, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. « Dans un marché mondial de plus en plus ouvert il ne suffit pas de produire des aliments et des boissons d’excellente qualité. Nous devons augmenter d’effort pour expliquer aux consommateurs les standards et la qualité des produits que l’agriculture européenne met sur la table. Les programmes communautaires de ce type peuvent aider efficacement nos producteurs dans un monde de plus en plus concurrentiel »

Catégorie PACCommentaires fermés

En 2010, les signes de qualité à l’heure européenne


Avant 1992, quelques États membres de l’UE disposaient déjà,pour favoriser et protéger certaines appellations de produits alimentaires spécifiques, de leur propre réglementation. Toutefois, les règles en vigueur étaient assez disparates au moment où, entre la fin des années 80 et le début des années 90, l’UE réalisait l’achèvement de son marché intérieur unique débarrassé des barrières douanières.

Il devenait dès lors capital de protéger les producteurs contre les tentatives d’exploitation par la concurrence de la réputation de leurs produits ; la solution ne pouvait donc passer que par des mesures à l’échelle de toute l’Union européenne. Il s’agissait par conséquent d’adopter une démarche homogène permettant la mise en place des conditions d’une concurrence loyale entre producteurs sans pour autant démanteler les régimes de protection de la qualité qui existaient déjà dans certains pays.

C’est la politique française de valorisation des produits agricoles et alimentaires qui a inspiré l’élaboration d’une réglementation européenne.Le calendrier prévoit des propositions législatives en 2010. L’AOC devrait se transformer en  AOP.

Les consultations relatives à l’évolution de la politique de qualité des produits agricoles ont débuté en 2006 avec une table ronde des parties prenantes, suivie d’une conférence qui s’est tenue à Bruxelles les 5 et 6 février 2007. La Commission a également lancé un réexamen des systèmes relatifs aux indications géographiques des produits agricoles et des denrées alimentaires et aux spécialités traditionnelles garanties. Ce travail a culminé avec la consultation relative au livre vert et la conférence à haut niveau sur la qualité des produits agricoles qui s’est tenue à Prague les 12 et 13 mars 2009.
Les parties prenantes ont, pour l’essentiel, indiqué qu’elles soutenaient les principaux systèmes de qualité (indications géographiques et agriculture biologique) et normes de commercialisation de l’Union européenne, tout en appelant à leur simplification et à leur rationalisation.

Les agriculteurs, les producteurs et les consommateurs ont préconisé une utilisation accrue de l’étiquetage relatif au lieu de production. Par ailleurs, les transformateurs et les détaillants ont souligné qu’il pouvait être difficile de retrouver l’origine des ingrédients agricoles utilisés dans les produits transformés. Pour tous les systèmes, qu’ils soient communautaires, privés ou nationaux, les parties prenantes ont insisté sur la défense du marché unique et sur la nécessité d’une simplification. Certaines, en particulier les transformateurs, ont mis en garde contre l’introduction de systèmes incohérents, qui
pourraient créer une certaine confusion sur le marché.

Voilà, en l’état, les signes de qualité proposés par l’Union européenne:
1 – Appellations d’origine et indications géographiques protégées (AOP et IGP)
Le règlement (CE) n°510/2006 du Conseil établit les règles relatives à la protection des appellations d’origine et des indications géographiques (AOP et IGP). Ce règlement organise un système d’enregistrement communautaire des dénominations géographiques qui leur assure une protection juridique dans l’Union européenne.

L’AOP Appellation d’origine protégée
désigne la dénomination d’un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté.

L’IGP Indication géographique protégée
désigne des produits agricoles et des denrées alimentaires étroitement liés à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration.

2 – Spécialités traditionnelles garanties (STG)

La STG Spécialité traditionnelle garantie
met en valeur la composition traditionnelle d’un produit ou son mode de production traditionnel.
Règlement (CE) n°509/2006 relatif aux spécialités traditionnelles garanties.
Début 2007, seules 15 spécialités traditionnelles garanties déposées par les autres Etats membres ont été enregistrées dans le cadre de ce règlement.

3 – Agriculture biologique

Agriculture biologique : la garantie d’un mode de production respectueux de l’environnement
La certification du mode de production biologique fait également l’objet d’une réglementation communautaire. Le règlement n°2092/91/CEE en cours de révision s’applique aux produits végétaux et aux produits composés essentiellement d’un ou de plusieurs végétaux, ainsi qu’aux productions animales.

Comment connaître les dénominations de produits qui ont été enregistrées ou font l’objet d’une demande?

Consultez la base de données DOOR  base de données DOOR des AOP, IGP et STG.

Catégorie PACCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

août 2019
L Ma Me J V S D
« juil    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+