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Stéphane LE FOLL renouvelle son engagement en faveur de l’apiculture


A l’occasion d’un déplacement dans le Var pour inaugurer l’Observatoire français d’apidologie aux côtés de SAS le Prince Albert II de Monaco, Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du Gouvernement, est venu présenter le bilan et les perspectives de son plan de développement durable de l’apiculture lancé en 2013.


Il s’est également exprimé sur l’importance des abeilles dans notre écosystème. La Ministre chargée de l’environnement Ségolène Royal a en complément des actions conduites par Stephane LE FOLL, lancé fin mai un plan national d’actions, « France, terre de pollinisateurs », qui vise à enrayer la perte d’espèces de pollinisateurs sauvages (abeilles solitaires, bourdons, papillons…).

Par ces deux plans complémentaires, l’un relatif à l’abeille domestique et à l’apiculture et l’autre relatif aux pollinisateurs sauvages, le Gouvernement est pleinement engagé dans la préservation du service rendu par la pollinisation sur le territoire.

Le plan de développement durable de l’apiculture articulé en 17 axes déclinés en 115 actions compte 70% de ses actions complètement mises en œuvre en trois ans.

Les pouvoirs publics ont pleinement joué leur rôle pour favoriser le développement de la production (lutte contre les prédateurs notamment le frelon asiatique, santé des colonies, nouvelles méthodes d’évaluation de l’impact des produits phytosanitaires au niveau communautaire…).

Par ailleurs les outils sont désormais en place pour que la filière apicole se développe pleinement (notamment via la création d’instances spécifiques de décision). Le Ministre a appelé la profession à se saisir de ce cadre désormais très favorable en rappelant que seule la création d’une interprofession permettrait de s’engager autour d’objectifs partagés avec une véritable stratégie pour répondre à la demande du consommateur. Le potentiel de croissance de cette filière étant très fort, le Ministre souhaite que ce rendez-vous ne soit pas manqué par un défaut d’organisation collective.

Depuis 2013, Stéphane LE FOLL a rappelé que seule une approche globale permettrait de répondre aux enjeux d’une filière apicole forte.

Le Ministre a annoncé la poursuite du Plan pour 2 ans en le recentrant sur les axes les moins aboutis. il s’est dit favorable au classement du frelon asiatique en danger sanitaire de catégorie 1 (après l’avoir déjà classé en catégorie 2 en décembre 2012) si les apiculteurs y sont prêts.

Il a également annoncé la mise en place par les pouvoirs publics d’un certificat de compétence pour professionnaliser le métier d’apiculteur (« certi api »), destiné aux apiculteurs professionnels et aux apiculteurs prestataires auprès de tiers (collectivités et services de pollinisation auprès des agriculteurs).

Le Ministre a également rappelé que les GIEE créés par la loi d’avenir agricole étaient de formidables outils pour encourager des démarches collectives entre agriculteurs et apiculteurs au service de la pollinisation ou entre apiculteurs pour une gestion plus solidaire des reines et des essaims.

Stéphane LE FOLL demande aux acteurs de la filière de se mettre en ordre de marche pour qu’un pacte apicole notamment autour d’une démarche « miel de France » soit signé à l’automne.

« La très large mobilisation autour de l’abeille et de l’apiculture témoigne d’un élan de solidarité nécessaire à l’avenir de l’humanité » a conclu le Ministre.

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Languedoc Roussillon: l’apiculture en crise


En Languedoc-Roussillon, précédés de deux ou trois années de difficultés, les aléas climatiques de 2014 ont occasionné la perte moyenne de 50% de la production régionale de miel, soit un manque à gagner d’environ 10 millions d’euros.

De nombreux apiculteurs du Languedoc-Roussillon se posent donc des questions sur l’avenir de leur activité.

il faut en effet rajouter les problèmes récurrents de varroa, de frelon asiatique, d’intoxications, de maladies, l’arrivée du cynips du châtaignier, la carence en nectar et en pollen due à un printemps trop sec… Ce sont autant de coûts supplémentaires pour combler les besoins alimentaires des abeilles qui se répercutent aujourd’hui gravement sur le revenu des apiculteurs.

La FRSEA du Languedoc-Roussillon a alerté les différentes collectivités territoriales et l’Etat afin de demander un appui financier permettant à la fois d’éviter une trop grande fragilisation de la filière apicole et de continuer à approvisionner les consommateurs en miel local.

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L’apiculture durable en Isère


En 2007, le Département de l’Isère a initié le contrat apiculture durable qui vise à protéger sur le long terme l’abeille et à soutenir un partenariat actif entre les acteurs du monde apicole et agricole.

Un rucher observatoire conduit en collaboration avec l’Association pour le développement de l’apiculture rhônalpine (ADARA), la Chambre d’agriculture de l’Isère et avec la participation des structures apicoles et agricoles, a été mis en place de 2008 à 2011.

Cette expérience innovante, qui est une première en France, a permis de collecter de très nombreux indicateurs de suivi de la qualité environnementale du département, d’instaurer un dialogue constructif entre apiculteurs et agriculteurs et d’engager des expérimentations agricoles en vue de changements de pratiques culturales.

Une journée pour les acteurs du monde agricole et apicole s’est déroulée dans l’hémicycle du Conseil Général en présence d’apiculteurs, agriculteurs, élus…

ruches

Cette réunion ayant pour  objet :

de restituer les résultats du rucher observatoire :

  • les résultats des observations et des analyses d’abeilles de cire et de pollen,
  • le regard de scientifiques sur le travail réalisé,
  • le point de vue des partenaires (ADARA et Chambre d’agriculture).

d’apporter des informations d’importance et d’échanger sur :

  • l’homologation des produits phytosanitaires,
  • le rôle des pollinisateurs,
  • les pratiques culturales prenant en compte l’abeille.

Sollicité par les apiculteurs inquiets par le dépérissement des colonies, le Conseil général a  a donc initié en 2007 un contrat d’objectifs « apiculture durable ».

Cette démarche innovante a été conduite en partenariat avec :

  • la Chambre d’agriculture,
  • l’Association pour le développement de l’apiculture rhônalpine (ADARA),
  • les trois syndicats apicoles isérois : l’Abeille dauphinoise, le Syndicat apicole dauphinois (SAD), les Apiculteurs viennois,
  • le Syndicat des apiculteurs professionnels de Rhône-Alpes (SAPRA),
  • la section apicole du groupement de défense sanitaire (GDSA),
  • la Fédération départementale des chasseurs.

Le contrat apiculture durable comprend 4 actions:

  1. le rucher observatoire : suivi de 4 ruchers situés en zones arboricole, de grandes cultures, urbaine et montagne (2008-2011),
  2. les jachères polliniques et faune sauvage (2008-2012),
  3. la réalisation de documents de sensibilisation à destination des Isérois,
  4. l’installation d’un rucher sur les toits de l’Hôtel du Département (2007-2010).

Christian Nucci, vice président du Conseil Général, en charge de l’agriculture a rappelé en introduction de cette journée que  » De 2008 à 2013, le Conseil général a consacré 472 000 € pour la mise en œuvre de ce contrat apiculture durable dont 60% affectés au rucher observatoire (290 000 €). »

Ce rucher observatoire (action n°1 du contrat) mis en place en 2008 a été conduit en collaboration avec l’ADARA, la Chambre d’agriculture de l’Isère et avec la participation des structures apicoles et agricoles.

cette expérience innovante qui est une première en France, a permis de :

- collecter des indicateurs de suivi de la qualité environnementale du département.

Des avancées majeures ont été obtenues avec la mise en évidence de fongicides dans les ruches, et de l’altération de la qualité environnementale en zone arboricole de Salaise-sur-Sanne, se traduisant par un dépérissement prononcé des colonies.

- instaurer un dialogue constructif entre apiculteurs et agriculteurs.

engager, avec le concours des prescripteurs, des expérimentations de pratiques agricoles moins consommatrices de produits phytosanitaires.

Les expérimentations sont actuellement conduites sur le colza et la noyeraie, elles seraient à développer sur les arbres fruitiers.

Christian Nucci : « face au caractère expérimental de la méthode utilisée, le Conseil général a toujours été à l’écoute de la profession apicole lorsqu’il a fallu apporter des adaptations au protocole d’observation, à la liste des produits phytosanitaires à rechercher, au nombre d’échantillons à prélever selon les ruchers…, tout en respectant le cadre budgétaire alloué.

Les limites de la méthodologie utilisée, la complexité d’interprétation des résultats obtenus nous amènent à rester humbles et à ne pas faire de conclusions hâtives

Suite à cette journée, les résultats du rucher observatoire isérois accompagnés d’un courrier attirant l’attention sur les procédures d’homologation des fongicides seront prochainement transmis au Ministère de l’agriculture. L’envoi sera fait conjointement par l’ADARA, la Chambre d’agriculture et le Conseil général.

La conduite du rucher observatoire a contribué à une prise de conscience de l’impact de l’usage des phytosanitaires sur l’apiculture. Il s’est déjà traduit par la conduite d’expérimentations. Ces changements de pratiques sont à poursuivre et à amplifier en particulier sur la production fruitière, qui reste fortement dépendante des pollinisateurs.

Dans la limite de ses compétences, le Département continuera à accompagner le dialogue constructif et de qualité établi au sein de ce programme et que je souhaite voir perdurer. »


Annexe technique sur le Contrat  » apiculture durable »

De 2008 à 2011, des analyses de cire, d’abeilles et de pollen ont montré la présence de métaux lourds, HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et pesticides, en particulier sur les ruchers situés en zones arboricole (Salaise-sur-Sanne) et polyculture (Saint-Siméon–de-Bressieux).

Des avancées majeures ont été obtenues avec la mise en évidence de :

- fongicides dans les ruches,

- l’altération de la qualité environnementale en zone arboricole de Salaise-sur-Sanne, se traduisant par un dépérissement prononcé des colonies.

Suite à ces résultats, au dialogue suscité entre apiculteurs et agriculteurs et à la sensibilisation engagée auprès des agriculteurs, les travaux du rucher observatoire sont maintenant orientés en faveur de la modification de certaines pratiques agricoles et en faveur de nouveaux itinéraires techniques moins utilisateurs de produits phytosanitaires.

A ce titre, le Conseil général soutient des expérimentations et des applications pratiques conduites en partenariat avec l’ADARA, la Chambre d’agriculture, la SENURA et les prescripteurs (expérimentation sur noyers et sur colza).

Ces expérimentations sont actuellement conduites sur le colza et la noyeraie, elles seraient à développer sur les arbres fruitiers.

Les jachères

Le dispositif mis en œuvre de 2008 à 2012 en partenariat avec la Fédération départementale des chasseurs, avait pour objectif d’aider les agriculteurs à implanter des jachères en vue de fournir refuge et nourriture au petit gibier, plantes mellifères aux abeilles, et développer la biodiversité.

Parmi les 7 jachères proposées, 3 étaient à vocation mellifère.

Au plus fort de l’action, on comptait 293 hectares de jachères.

Cependant celles-ci n’étant plus obligatoires par la réglementation de la politique agricole commune (PAC), et le prix des céréales étant plus rémunérateur, les agriculteurs se sont désengagés et le dispositif a pris fin.

Depuis, la Fédération départementale des chasseurs aide à la mise en place de cultures intermédiaires via un don de semences végétales et à ce titre souhaite intégrer cette opération dans le contrat apiculture durable.

Cette sollicitation pourra être étudiée lors d’une prochaine réunion du comité de pilotage du rucher observatoire et après connaissance des résultats des expérimentations menées par l’ADARA sur ce type de cultures intermédiaires.

La sensibilisation à destination des isérois

Pour sensibiliser chacun à l’importance de l’abeille pour la biodiversité, des documents d’information pour le grand public et pour les professionnels ont été réalisés par le Conseil général.

Brochures « L’abeille une alliée pour nos cultures », « Protégeons nos insectes pollinisateurs », « Limitons l’usage des pesticides dans les maisons et jardins »,

Panneaux, plaquettes « Découvrez une jachère apicole »,

Le rucher sur les toits de l’Hôtel du Département

Deux ruches offertes par l’Abeille dauphinoise et le Syndicat apicole dauphinois ont été installées sur les toits de l’Hôtel du Département. De 2008 à 2010 deux agents du Conseil général ont suivi ces ruches. Le miel produit étant offert..

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Table-ronde grand public : « Agro-écologie quels enjeux sur l’évolution des pratiques agricoles et la biodiversité ? »


Dans le cadre d’un séminaire transnational « Abeilles et biodiversité », le Pays
Voironnais organise le 18 octobre de 10h à 13h, un débat grand public autour des
questions de société auxquelles renvoie l’agro-écologie.

Animé et conduit par Vincent Tardieu, journaliste scientifique spécialiste de
journaliste scientifique spécialiste en écologie et agronomie, auteur notamment de
« Vive l’agro-révolution française » et de « L’étrange silence des abeilles », ce débat
permettra aux intervenants – Hugues Mouret Honorine Périno et Max Gros-Balthazar
- d’ interroger le rôle des territoires de projet (collectivité/ autre type de territoire
organisé), des agriculteurs et de la société civile sur l’évolution des pratiques
agricoles et leurs impacts (positif/ négatif) sur l’environnement et la biodiversité.

Grand public, cette rencontre sera l’occasion de débattre des questions de société
auxquelles renvoie l’agro-écologie.

- Entrée libre, sur inscription : marion.seigler@paysvoironnais.com et

TEL: 04 76 27 94 42 –

A l’amphithéâtre du lycée Pierre Beghin à Moirans

Pour découvrir le programme cliquer ici:

Séminaire (non grand public) Bees Biodiversity

Jeudi 17 octobre, le Pays Voironnais organise le séminaire de clôture du projet de
coopération transnationale « Abeille et Biodiversité ». Ouvert aux partenaires locaux,
européens, au réseau rural régional et aux étudiants, ce séminaire sera l’occasion
de débattre des enjeux de la préservation des abeilles mais aussi de présenter des
expériences phares conduites sur les territoires partenaires.
Des visites sur le terrain se dérouleront également l’après-midi.

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Pétition pour une protection de l’apiculture et des consommateurs face au lobby des OGM


L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.

Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé [1].

Nos gouvernants ne peuvent donc plus feindre d’ignorer cette réalité : l’autorisation de cultures d’OGM en plein champ serait fatale à l’apiculture (miel, pollen, propolis) et à l’abeille.

Gare aux manigances

Les consommateurs européens ne veulent pas d’OGM dans le miel. La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l’abeille au profit de multinationales. Depuis la décision de la CJUE, les tractations vont pourtant bon train.

L’arrêt de la Cour de Justice s’appuie sur le fait que le pollen de maïs MON 810 n’est pas autorisé à la consommation humaine. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette interdiction dans le cas du miel sont à l’étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs.

Seule solution : le moratoire

La coexistence des cultures OGM en plein champ et de l’apiculture est impossible. Personne ne peut plus ignorer cette réalité.

L’abeille est un élément indispensable de l’environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, elle pourrait tout bonnement disparaître de nos campagnes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM !

Face à ce risque inadmissible, nous demandons instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et à nos décideurs européens et nationaux de protéger l’abeille, l’apiculture et les professionnels de l’apiculture et de :
- suspendre immédiatement et ne pas renouveler l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810,
- bloquer l’avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères,
- faire évaluer rigoureusement l’impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats
- respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.

Le miel et les produits de la ruche doivent rester des aliments sains et naturels.

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Les français sont conscients de l’avenir incertain de l’apiculture


Quelle perception les Français ont-ils des apiculteurs et de l’avenir de l’apiculture ? Résultats d’une enquête nationale IPSOS / UNAF qui montre combien les français sont conscients des problèmes qui touchent le monde apicole.

Commandé par l’UNAF à l’institut IPSOS, au cours du premier trimestre 2011, ce sondage a été effectué par Internet via l’Omnibus « en ligne » d’Ipsos, auprès d’un échantillon de 1017 individus âgés de 16 à 65 ans et selon la méthode des quotas (sexe, âge, CSP du chef de famille et région UDA), ce sondage permet de mieux saisir la perception des Français sur les dangers qui menacent l’apiculture et l’alimentation humaine plus globalement.

Les produits de la ruche, des aliments familiers à une majorité de Français

Alors qu’ 1 Français sur 3 dit consommer du miel et/ou d’autres produits de la ruche (pollen, gelée royale, propolis…) assez régulièrement tout au long de l’année, dans la même proportion l’on dénombre des consommateurs ponctuels, c’est-à-dire pour des occasions ou une période donnée.
En cumul ce sont donc 65% des Français qui consommeraient soit régulièrement, soit ponctuellement du miel ou des produits de la ruche (pollen, gelée royale, propolis).

La disparition des abeilles : une prise de conscience généralisée

88% des Français sont conscients de la disparition massive des abeilles en France (Cette préoccupation est encore plus partagée par les plus âgés (94% des 45 ans et plus) et par les consommateurs de miel ou des produits de la ruche (93%).
Dans l’opinion, ce sont d’abord et surtout les insecticides et pesticides utilisés pour le traitement des cultures qui participeraient le plus à la disparition des abeilles (1ère cause pour 81% des Français), loin devant le développement de l’agriculture intensive et très loin devant le changement climatique.
Autre facteur de fragilisation des colonies d’abeilles : l’invasion par le frelon asiatique Vespa Velutina dont 60% des Français auraient entendu parler (et 67% des consommateurs de miel et des autres produits de la ruche).

Les apiculteurs : une corporation fortement valorisée mais fragilisée

77% des Français s’accordent pour dire que le nombre d’apiculteurs par rapport aux décennies passées régresse alors que seuls 12% les considèrent en nombre stable voire plus nombreux.
Pourtant l’image des apiculteurs qui entretiennent des colonies d’abeilles est fortement valorisée, ils sont considérés par 89% des Français comme des acteurs engagés dans la protection de l’environnement.

Retrouvez les détails de cette enquête nationale IPSOS sur le site :
www.unaf-apiculture.info

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Production apicole 2011: bonne année mais…


Le bilan de la production de miel pour la campagne apicole 2011 est positif mais les conditions climatiques de
l’été ont limité la production dans certaines zones. L’absence de données précises ne permet pas d’estimer
clairement le rebond de la production française. Les apiculteurs professionnels constatent une nouvelle fois une
situation sanitaire des colonies complexe à analyser.

Un bon début de campagne, un été très disparate et une fin d’automne positive.

En juillet 2011 la section apicole de la FNSEA a dressé un bilan positif du début de campagne : un printemps
précoce avec de bonnes miellés parfois contrariées par la sècheresse (exemple : Poitou-Charentes), très peu de cas
de mortalité massive d’abeilles et un bon développement des colonies.
La section nationale apicole constate aujourd’hui, que le temps froid et pluvieux en juillet 2011 a limité la
production notamment sur les miellées de tournesol. Leurs rendements sont extrêmement variables selon les
régions. Les apiculteurs professionnels notent par ailleurs des disparités selon les terroirs (nature des sols) et les
variétés cultivées. Ils souhaitent une collaboration active avec les acteurs de la recherche sur cet enjeu.
La fin de saison très douce a favorisé le prolongement de l’activité des ruches et des miellées d’automne
satisfaisantes. La mise en hivernage devrait être sereine mais les apiculteurs professionnels restent vigilants sur la
nécessité de nourrir les ruches et sur la maitrise du varroa – acarien destructeur de l’abeille- qui a lui aussi connu
une année favorable.

La production française de miel : une inconnue bientôt dévoilée !

Pour les professionnels, la production française a connu un rebond en 2011. Il avait été évalué entre 1000 à 4000
tonnes cet été mais la grande hétérogénéité de la production de cet été ne permet pas de fixer plus précisément ce
rebond. La filière manque d’éléments statistiques fiables. La création d’une instance de concertation actée par
FranceAgriMer permettra d’aider la filière à sortir de la cécité économique pour une gestion transparente du
marché.

Une situation sanitaire toujours préoccupante

Les apiculteurs professionnels rappellent leur inquiétude sur l’état de santé du cheptel : 20 % du cheptel est
improductif pendant la saison. Ce constat est fait dans toutes régions (montagne, plaine etc…) et depuis de
nombreuses années. Les études scientifiques se multiplient, mais les apiculteurs professionnels sont encore à la
recherche de solutions opérationnelles sur le terrain pour lutter contre varroa et les autres agents pathogènes de
l’abeille. Les apiculteurs constatent un changement de comportement des producteurs agricoles sur l’utilisation des
produits phytosanitaires. La section nationale s’en félicite et souhaite renforcer les actions engagées notamment
pour réduire les applications en présence d’abeilles pendant les périodes de floraison des cultures.

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Cruiser OSR: manifestation des apiculteurs samedi à Grenoble


Une manifestation concernant la mise sur le marché du Cruiser OSR portant atteinte à l’apiculture est organisée ce samedi 15 octobre à Grenoble. Voici le communiqué des organisateurs: Le Groupement de défense sanitaire apicole Isère,  le syndicat d’apiculture de l’Isère: l’abeille dauphinoise et le syndicat apicole dauphinois.

« Mobilisation générale samedi 15 octobre 2011, Journée d’action

Nous invitons toute la population à venir nous rejoindre pour dire,
Non à l’insecticide CRUISER !
Non aux insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles

Malgré l’annulation des autorisations de mise sur le marché du pesticide Cruiser® sur le maïs pour 2008, 2009 et 2010 par le Conseil d’Etat, le Ministère de l’agriculture continue non seulement à autoriser ce produit mais il a délivré en juin 2011 une autorisation de mise sur le marché pour le Cruiser OSR® de Syngenta en traitement des semences de colza.

L’Isère : c’est 2500 apiculteurs, pour 7500 ruches, mais aussi :
- La crainte est grande pour les apiculteurs : perte de leur cheptel et de leur outil de travail.
- La crainte est grande pour l’agriculture : Sans abeilles plus de pollinisation possible
-  La crainte est grande pour les populations : 65% du contenu de son assiette disparaîtra sans pollinisation…

Samedi, c’est le Sud-Est de la France qui sera représenté à Grenoble.

Il est important également de rappeler que ces revendications ne stigmatisent ni nos collègues agriculteurs, ni leurs pratiques.

Nous souhaitons surtout dénoncer le système, qui nous a TOUS piégé, nous rendant ensemble victimes de l’industrie agrochimique et dont la toute-puissance est renforcée par le Ministre de l’Agriculture rendant les décisions.

D’ailleurs, nous invitons tous les agriculteurs qui se sentent concernés à venir dans la rue avec nous.

Des actions de sensibilisation seront organisées samedi envers le grand public (tracts, dégustation de miel …)

Rendez vous place Grenette à Grenoble samedi 15 octobre à partir de 14 heures. »

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Assemblée générale du GDSA 38


L’ASSEMBLEE GENERALE DU GDSA 38 précédée d’une ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE (modification des statuts)

aura lieu le:

Le samedi 15 janvier 2011 à 14h30 Maison des Agriculteurs 40 avenue Marcelin Berthelot, GRENOBLE

Adhérents au GDSA38 par l’intermédiaire de votre syndicat, l’ABEILLE DAUPHINOISE ou LE SYNDICAT APICOLE DAUPHINOIS, ou directement, vous y êtes cordialement invités.

Si vous, ou un adhérent de votre entourage, êtes dans l’impossibilité d’y participer vous pouvez adresser ou remettre le pouvoir ci joint :

POUVOIR


Je soussigné, …………………………………………N° DDSV 38-………. donne pouvoir à

………………………………………………………..N° DDSV 38-……….. pour me représenter et prendre part à toutes les délibérations, votes et scrutin lors des Assemblées Générales extraordinaire et statutaire du GDSA38 le 15 janvier 2011.

Fait à ………………………………………………

Le …………………………………….Signature

Bulletin à découper et à expédier au GDSA38 ou à remettre le 15 janvier en début d’Assemblée Générale
FORMATION

Vous êtes également conviés à participer à la formation qui débutera à 9h00

précises ce jour

Elle sera animée par :

J.-P. Faucon
Chef de l’Unité Pathologie de l’Abeille

Responsable du Laboratoire National de Référence Maladie des Abeilles
AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) SOPHIA ANTIPOLIS selon le programme suivant :

MATIN
de 9h00 à 12h30
SYMPTÔMES
CONSTATATIONS DE TERRAIN
Le point en image sur l’ensemble des symptômes rencontrés dans les ruchers
LA « VARROASE MALADIE »
DIAGNOSTIC DE TERRAIN
Une expérimentation conduite pour valider les symptômes rencontrés dans les ruchers
En particulier en ce qui concerne les symptômes de la varroase
APRES-MIDI
de 14h30 à 15h30
AFFAIBLISSEMENTS
MORTALITES DE COLONIES D’ABEILLES
1987-2007

Le travail du CNEVA, AFSSA, Anses 2008 sur la problématique mortalité


Seul le repas de midi sera à votre charge. Nous vous demandons de bien vouloir nous faire parvenir le bulletin de réservation ci-après :

RESERVATION REPAS DE MIDI

NOM Prénom :…………………………………………………………………………….N° Apiculteur : 38 _ _ _ _ Nombre de repas _ _ _ _

Joindre chèque de 13€ par repas à l’ordre du GDSA38

Bulletin à découper et à expédier avant le 7 janvier 2011 au GDSA38
Groupement de Défense Sanitaire – Section Apicole
40, avenue Marcelin Berthelot
BP 2314
38033 GRENOBLE Cedex 2
tel. 0820 48 24 37 (0,11 € la minute)
fax. 04 76 33 11 30
e-mail

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Journées Installation-Transmission: programme du mois de décembre


Sensibilisation des jeunes en formation agricole au métier d’agriculteur et à la démarche d’installation
CFPPA de Saint-Ismier - 30 novembre 2010
Cibles : jeunes en formation et porteurs de projet sensibilisés par le biais du Répertoire et du Point Accueil Installation.
Les élèves des 6 classes participent à l’action en travaillant en cours sur une étape du parcours. Ce travail est l’occasion de rencontrer différents acteurs de l’installation et également des jeunes installés.
La Journée Installation est la mise en commun de ces travaux de classe complétés par l’intervention de spécialistes.
Matin : mise en scène des différentes étapes du parcours avec les élèves, des agriculteurs et des conseillers des organisations professionnelles agricoles sous forme de jeux de rôle
Après-midi : forum avec tous les partenaires de l’installation présents pour répondre en direct aux élèves selon leurs besoins.
Contact : Frédérique FORT (Chambre d’Agriculture de l’Isère)
Tél : 04 76 20 67 01
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Transmettre son exploitation, ça se prépare CFP de Moirans30 novembre 2010
Cibles : agriculteurs qui ont un projet d’arrêt d’activité professionnelle agricole (retraite ou départ précoce) et qui souhaite s’engager dans un projet de transmission.
Matin : comprendre les processus de transmission : témoignage, présentation du parcours à la transmission hors cadre, présentation des aides incitatives (PIDIL), présentation du Répertoire Départ Installation. Après-midi : définir son projet de transmission : déterminer ses objectifs personnels, analyser les atouts et faiblesses de son exploitation, définir un profil de candidat.
Contact : Fanny CORBIERE (Point Accueil Transmission Isère)
Tél : 04 76 20 68 85 Fax : 04 76 20 67 66
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Forum de l’installation : L’entraide : une façon de se faciliter le travail
Lycée Agricole de la Côte-Saint-André2 décembre 2010
Cibles : jeunes en formation et porteurs de projet.
Matin : 9h : accueil ; 9h30 : discours de bienvenue par le Président du comité départemental d’installation ; « L’entraide : définition et limites », Guy Jauneau, Conseiller de la Chambre d’Agriculture de l’Isère ; « La Cuma : un système d’entraide pour le matériel », Jean-Paul Jullien, Animateur de la fédération départementale des Cuma ;  » le Groupement d’Employeurs départemental (GED) : une des solutions possibles pour les besoins de main d’œuvre », Sariah Donzel-Gargand, Chargée de mission du GED ; 13h : buffet.
Contact : Amandine GENERE (JA Isère)
Tél : 04 76 20 67 26
Fax : 04 76 20 67 27
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S’installer et transmettre en apiculture en Rhône-Alpes : c’est possible
Lycée Agricole de la Côte Saint-André3 décembre 2010
Cibles : jeunes en formation, porteurs de projet, apiculteurs amateurs souhaitant se professionnaliser et cédants.
L’Association pour le Développement de l’Apiculture en Rhône-Alpes (ADARA) organise une journée sur l’installation en apiculture.
Programme : présentation de la filière, des opportunités, des démarches et forum des acteurs professionnels.
Contact : Caroline BAFFERT (ADARA)
Tél : 04 74 20 87 24
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Transmettre : conséquences juridiques, fiscales et patrimoniales
CFP de Moirans7 décembre 2010
Cibles : agriculteurs engagés dans une démarche de transmission cadre ou hors cadre familiale.
Matin : choisir le mode juridique de la transmission de son exploitation et les mécanismes de transferts des droits à produire et des droits à paiement unique.
Après-midi : comprendre les mécanismes d’évaluation de son exploitation et préparer la recherche d’un repreneur et anticiper ses relations futures.

Accueillir un nouvel associé
CFP de Moirans16 décembre 2010
Cibles : agriculteurs individuels ou déjà en société engagés dans une démarche de recherche et d’accueil d’un associé.
Matin : les conditions à réunir pour permettre l’intégration réussie d’un associé : clarifier ses objectifs professionnels et privés, s’interroger sur l’organisation du travail et la place de l’associé, l’argent et la répartition du capital social entre associé, apprendre à communiquer et prendre une décision en commun.
Après-midi : préparer sa recherche d’associé et réussir son premier contact.
Contact : Fanny CORBIERE (Point Accueil Transmission Isère)
Tél : 04 76 20 68 85
Fax : 04 76 20 67 66
fanny.corbiere@adasea.netCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

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