Tag Archive | "Bernard Perazio"

RD 526 / VALLEE DE LA LIGNARRE: REOUVERTURE D’ICI TROIS SEMAINES


Après une opération de minage réussie sur la zone d’éboulement en amont de la RD526, le Département poursuit le chantier très délicat de déblaiement de la route.
Si les conditions météo le permettent, la vallée pourrait être rouverte à la circulation dans un délai de 3 semaines.

1

Site d’éboulement amont après minage

Une opération de minage réussie
Après plusieurs jours de préparation d’une opération extrêmement délicate, l’ensemble des compagnons, techniciens et ingénieurs du chantier ont procédé au minage de la falaise hier, dans l’après-midi du 29 janvier. Le minage a permis de purger la partie sommitale de la falaise et de circonscrire le risque que faisait peser sur le chantier la présence de 1 000 m3 de rochers instables.


2

Suite au minage, le nettoyage de la zone qui a été minée a pu commencer manuellement.

Une réouverture de la route d’ici 3 semaines, sous réserve des conditions météo nécessaires
Dès demain, mercredi 31 janvier, une pelle araignée sera déployée sur le site pour continuer le déblaiement des éboulis.
Cet engin aura pour mission de sécuriser la zone afin de permettre à des pelles à chenilles de fort tonnage d’intervenir et d’accélérer l’avancée des travaux.
Va aussi démarrer d’ici moins d’une semaine l’évacuation des déblais par camions.
L’avancée du chantier est toujours soumise aux intempéries, mais sans aléa météo particulier, la réouverture de la route pourrait ainsi se faire dans un délai prévisionnel de 3 semaines.
« Les équipes sur le terrain ont fait un gros travail pour la réalisation de ce minage qui était complexe dans sa préparation. Après cette opération réussie, nous pouvons poursuivre le chantier. Nous avons bon espoir de rouvrir la route dans un délai de 3 semaines si les conditions météo sont bonnes. Il reste beaucoup de travail mais nous sommes sur la bonne voie ! Le retour à une vie normale pour les habitants de la Lignarre est la priorité du Département. » explique Bernard Perazio, vice-président du Département en charge de la voirie.

Catégorie Département de l'Isère, monde rural, transportCommentaires fermés

Tempête Eleanor: des moyens exceptionnels


Le Président du Département, Jean-Pierre Barbier, suit de très près, en lien avec Bernard Perazio, vice-président chargé des routes, l’action des agents du Département mobilisés après le passage de la tempête Eleanor. L’ampleur du phénomène météorologique et ses conséquences sur le Département, a justifié la mobilisation de moyens humains et matériels exceptionnels (une centaine d’agents et plus de 70 véhicules) du Département afin de rétablir la sécurité et la circulation routière.
Les conséquences matérielles et humaines du passage de la tempête en Isère
La conjonction exceptionnelle de phénomènes climatiques (passage de la tempête Eleanor, fonte de la neige liée au redoux, pluies torrentielles, vent…) s’est traduit, dans la nuit du 3 au 4 janvier, par coulées de boue, éboulements, avalanches et inondations statiques sur le département de l’Isère. En 12 heures, il est tombé près de 80 à 100 mm (50 cm de neige au-dessus de 2500 m) et, sur les 3 derniers jours, l’équivalent de 1,5 mois de pluie.
Les secteurs les plus touchés sont les suivants :
- Secteurs Allevard / Crêt en Belledonne – coulées de boues,
- Secteurs St Marie du Mont – coulées de boue,
- Secteur de vallée du Grésivaudan (Froges) – inondation statique
- Oisans – coulées de boues et crue torrentielles sur les routes départementales

L’engagement de moyens humains et matériels exceptionnels pour rétablir progressivement la circulation et assurer la sécurité des Isérois
Actuellement, plus d’une centaine d’agents et environ 70 véhicules ont été engagés sur les secteurs touchés afin de rétablir, au plus vite, la circulation non seulement pour les usagers mais aussi pour les services de secours très sollicités. Les équipes du Département se concentrent en priorité sur les villes, les villages isolés et l’accès aux stations de ski.
Le Département travaille conjointement avec les sapeurs-pompiers de l’Isère, les forces de l’ordre et la Préfecture pour parer aux urgences notamment sur les routes actuellement fermées à la circulation en raison des avalanches.
Au-delà des accès à rétablir, les équipes du Département resteront très vigilantes quant à l’évolution de la situation dans les 24 prochaines heures dans la mesure où les rivières vont continuer à grossir et, partant, faire monter en charge le Drac et l’Isère. En outre, le risque d’avalanche demeure très fort.

Le Président du Département Jean-Pierre Barbier déclare : « Devant des événements climatiques d’une ampleur exceptionnelle, je tiens à saluer la réactivité, le professionnalisme et l’engagement de tous les acteurs – ingénieurs, techniciens, géologues, nivologues, hydrauliciens et autres agents des routes du Département, en lien étroit avec les services de secours, agents de la Préfecture – qui se sont mobilisés toute la journée et continueront à se mobiliser dans les prochains jours pour permettre un retour progressif à la normale dans les secteurs touchés par la tempête.

Notre priorité n°1 est de rétablir la circulation sur le réseau départemental dans les plus brefs délais une fois que les conditions de sécurité seront réunies notamment parce que nous aurons aussi à gérer, cette fin de semaine, un trafic routier soutenu lié aux départs dans les stations de ski en cette fin de vacances. J’invite les usagers, avant de prendre la route ou les transports en commun, à consulter le site www.itinisere.fr ».

Catégorie Département de l'IsèreCommentaires fermés

Gestion de la ressource en eau


Ce vendredi 24 novembre, s’est déroulée la dernière session de l’année 2017 pour la
Chambre d’agriculture de l’Isère, en présence de Lionel Beffre, Préfet de l’Isère, de
Bernard Pérazio, Vice-président du Département de l’Isère, en charge de la voirie,
les réseaux d’eau et d’assainissement, de l’électrification rurale et de Yannick
Prébay, Directeur de la Délégation Rhône-Alpes de l’Agence de l’Eau Rhône
Méditerranée Corse.

Un bilan positif de la gestion concertée de la ressource en eau par les
agriculteurs et leurs partenaires

Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre d’agriculture, a salué
l’investissement, depuis 2000, de la profession agricole pour contribuer à
une gestion efficiente des volumes d’eau et accompagner les agriculteurs
dans une conduite de plus en plus précise de l’irrigation : « Aujourd’hui les
résultats sont mesurables avec une baisse de la consommation à l’ha
malgré des épisodes de sécheresse »
Il a remercié l’ensemble des partenaires impliqués dans cette gestion concertée de la
ressource en eau. Ces partenaires : la Chambre d’agriculture, l’État représenté par le
Préfet, le Département, l’Agence de l’eau et également l’ADI38 (Association
Départementale des Irrigants) ont signé un nouvel accord cadre 2017-2019
« Gestion quantitative concertée de la ressource en eau dans le département de
l’Isère », dans la continuité des travaux engagés depuis 2000.

Sans titre

signature de l’accord-cadre 2017-2019 « Gestion quantitative concertée de la ressource en eau dans le département de l’Isère »
De gauche à droite :
Lionel Beffre, Préfet de l’Isère
Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre d’agriculture de l’Isère
Bernard Pérazio, Vice-président du Département de l’Isère, en charge de la voirie, les réseaux d’eau et d’assainissement, de l’électrification rurale
Yannick Prébay, Directeur de la Délégation Rhône-Alpes de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse
Franck Doucet, Président de l’ADI38 (Association des Irrigants de l’Isère)

La stratégie partagée par les signataires s’articule autour de :
● la gestion équilibrée des prélèvements agricoles dans le respect des milieux
naturels et transparence de l’usage agricole,
● l’approfondissement des connaissances sur les milieux en étiage,

● l’accompagnement des projets dans le respect de la démarche de gestion
globale,
● l’adaptation au changement climatique et économies d’eau.

Un schéma stratégique départemental de l’irrigation
La profession agricole a formalisé dans ce schéma ses projets en termes
d’outils structurants pour une gestion raisonnée de la ressource eau et un
développement de l’irrigation : substitution des prélèvements sur les zones
sensibles et création de nouvelles surfaces irriguées. Jean-Claude Darlet attend un
accompagnement fort de la part de l’Europe, de la Région, du Département, en
complément de l’Agence de l’Eau, pour assurer le financement des plans
d’investissement.
Un plan d’actions 2018 visant à renforcer le potentiel économique de la
ferme Isère.

Cette session de fin d’année fut l’occasion de présenter le plan d’action
2018, couplé à un budget prévisionnel équilibré, dans la continuité des travaux
engagées depuis plusieurs années. Son ambition :
● Favoriser la triple performance : économique, sociale, environnementale.
● Augmenter la valeur ajoutée (via des actions ciblées type pôle alimentaire,
développement de l’irrigation, amélioration des performances techniques)
● Favoriser le renouvellement des générations
● Préserver le foncier
● Préserver les ressources naturelles
● Accompagner la mutation de l’agriculture

Le Pôle Agroalimentaire et les Etats Généraux de l’Alimentation.
Jean-Claude Darlet a souligné les avancements de ce projet, mené en partenariat
avec le Département et les collectivités territoriales de l’agglomération grenobloise,
avec la finalisation du règlement d’usage de la marque territoriale Isère appliquée
aux produits agricoles et alimentaires. « La démarche de pôle agroalimentaire
s’inscrit pleinement dans la réflexion des Etats Généraux de l’alimentation »
a-t-il rappelé. Afin de couper court aux débats opposant les modèles agricoles, il a
décrit le travail mené depuis plus de vingt ans par la Chambre d’agriculture sur
l’accompagnement des agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques pour une
baisse de consommation des intrants, pour une protection des ressources (eau, sols,
biodiversité…) et qu’aujourd’hui il y a un engagement des agriculteurs isérois sur les
techniques alternatives.

Vote de la motion relative au désengagement de l’État vis à vis des aides au
maintien octroyées aux agriculteurs-rices en agriculture biologique,
proposée par la Confédération Paysanne

La session de la Chambre d’agriculture, après différents amendements apportés, a
adopté cette motion et demande une révision de la décision du Ministre de
l’Agriculture. Au vu de la croissance actuelle et future du marché des produits bio, les
membres présents s’accordent pour affirmer que les agriculteurs isérois et français
doivent être les principaux fournisseurs de ce marché et ainsi capter la valeur
ajoutée générée.

Catégorie agriculture, eauCommentaires fermés

MISE EN CIRCULATION DU PONT DE SAINT-QUENTIN-SUR-ISERE


Saint-Quentin-sur-Isère de la RD45, conformément au calendrier prévisionnel. Cet important chantier d’un montant de 25,5 millions d’euros va permettre de fluidifier le trafic tout en le sécurisant.

image011

Un chantier terminé dans les temps

Livré dans les temps, le nouveau pont va être mis en circulation ce mercredi

Engagés en avril 2015, ces travaux étaient de grande envergure. Le pont long de 190 mètres, fait une largeur de près de 15 mètres et pèse environ 600 tonnes. Il supporte 2 voies de circulation de 3,50 mètres. Construit à partir d’une ossature métallique, le pont est un exemple d’ingénierie routière de haut-niveau.
Au-delà de la construction du pont, le projet global nécessitait d’autres travaux pour rendre cohérent l’itinéraire en :
- réalisant un nouveau pont au-dessus du canal de la Morge
- élargissant le pont franchissant le canal de Saint-Quentin-sur-Isère
- mettant au gabarit la RD 45 sur 1,7 km
- raccordant le hameau du Port au giratoire de l’A49
- aménageant les différents accès desservis depuis la RD 45
Jusqu’à fin décembre, la circulation sur la RD 45 s’effectuera par alternat de circulation aux extrémités du nouvel ouvrage avec deux feux, afin de finaliser les raccordements routiers.
Le budget total des travaux était de 25,5 millions d’euros dont 13,5 millions d’euros pour le pont, entièrement financés par le Département.
Bernard Perazio, vice-président du Département en charge de la voirie, ajoute : « C’était un chantier de grande envergure, avec une construction d’une haute technicité. C’est peut-être le pont du siècle en Isère ! Chaque jour le Département investit pour des routes plus fluides et sûres. Ces grands projets sont possibles grâce à notre volonté politique de moderniser chaque jour le réseau routier isérois. »
Un ancien pont trop vétuste pour les besoins actuels
La RD 45 reliant les communes de Saint-Quentin-sur-Isère et Tullins en franchissant l’Isère est un axe important. Elle supporte un trafic moyen de plus de 6 500 véhicules/jour dont près de 5 % sont des poids lourds. Le vieux pont datant de 1930, trop étroit, était devenu au fil du temps inadapté aux besoins de circulation.
Le nouveau pont permettra ainsi de fluidifier et sécuriser le trafic des usagers qui empruntent cette route.
Il sera doté d’un trottoir ainsi que de deux bandes cyclistes, aménagement intégré lorsque cela est possible dans les nouveaux projets routiers du Département
L’ancien pont sera quant à lui démonté d’ici quelques semaines.

Des aménagements environnementaux réalisés
Des aménagements environnementaux spécifiques ont été réalisés pour compenser les impacts des travaux notamment :
- Le rétablissement d’une zone humide d’environ 1,4 ha sur le site des travaux. Cette surface sera également utilisée pour rétablir l’habitat du triton crêté (espèce protégée)
- La création de zones humides en dehors du site des travaux
- La réalisation d’un passage inférieur sous la RD 45 pour favoriser la traversée de la faune

Catégorie Département de l'Isère, aménagement, transportCommentaires fermés

DEVIATION D’AOSTE : LES PREMIERS TRAVAUX ONT COMMENCE


Le Président du Département, Jean-Pierre Barbier, et le vice-Président en charge des routes, Bernard Perazio, se sont rendus ce vendredi 3 novembre 2017 sur la commune d’Aoste en présence du maire, Roger Marcel, pour constater l’avancement des premiers travaux de la déviation du centre-bourg.
Le contournement d’Aoste mené par le Département est désormais bien lancé
Sur le terrain, le chantier a bel et bien démarré. En effet, suite à un premier marché passé en septembre dernier, la première partie du terrassement du chantier a débuté.

1

A ce jour, son achevés :
- Les fouilles archéologiques prescrites sur la section Sud .
- Les travaux de démolition de l’usine AMD démarrés début mai.
Les fondations de l’usine seront toutefois démolies à l’issue du diagnostic archéologique en cours de réalisation sur cette portion.
La consultation des entreprises sera elle lancée fin 2017- début 2018 pour les travaux du giratoire Sud, la section Sud et le terrassement de la section Nord, au-delà de l’espace boisé.
Entre 2017 et 2019 seront réalisés les travaux principaux pour une mise en service de la déviation qui devrait intervenir fin 2019.
Un projet ambitieux très attendu par la population et les entreprises du secteur
Prenant en compte les fortes attentes de la population et des entreprises du secteur, le Département a fait de ce projet routier, 9 ans après le lancement des premières études, une priorité du mandat de l’actuelle majorité départementale (2015-2021).
La déviation permettra de réduire de 50 % le trafic de véhicules qui empruntent les RD592 et RD1516 traversant le centre-bourg. Elle répond ainsi à des objectifs de réduction des nuisances pour les riverains, de fiabilisation des temps de parcours pour les usagers et d’accroissement de l’attractivité pour les entreprises.
Sa réalisation est la condition sine qua non de l’aménagement de la ZAC du Parc Industriel d’Aoste (PIDA) avec, à la clé, la création de 300 emplois sur le territoire et de la pérennisation de plusieurs centaines d’autres notamment à l’usine Jambon d’Aoste et le parc Walibi.
A cette fin, le calendrier a été optimisé avec l’ensemble des parties prenantes :
- qu’il s’agisse de l’Etat, qui a été facilitateur dans le cadre de la délivrance des autorisations administratives, nombreuses et complexes sur une opération de cette envergure,
- ou qu’il s’agisse des autres collectivités territoriales concernées par la déviation à l’instar de la commune d’Aoste et de la Communauté de communes des Vals du Dauphiné.

ca

Jean-Pierre Barbier, Président du Département, explique que « le Département a fait et fera tout ce qui est en son pouvoir pour permettre aux habitants, aux usagers et aux entreprises de bénéficier de cette déviation d’ici à la fin de 2019. L’aboutissement de ce projet est une priorité ».

Bernard Perazio, vice-président du Département, en charge de la voirie, des réseaux d’eau, de l’assainissement et de l’électrification rurale, précise que « conformément au calendrier prévisionnel, des consultations seront lancées en 2017 et 2018 pour désigner les entreprises qui seront chargées de réaliser les 1 800 mètres de route et les deux giratoires nécessaires à la déviation de la commune et à la réalisation de la ZAC PIDA. »

Catégorie Département de l'Isère, la vie des communesCommentaires fermés

Loup: l’Isère se mobilise


Le conseil départemental de l’Isère a adopté une motion concernant le loup.

Cette motion a été présentée  par les conseillers départementaux suivants: Laura BONNEFOY, Bernard PERAZIO, Frédérique PUISSAT, Fabien MULYK, Chantal CARLIOZ, Christian COIGNÉ, Sandrine MARTIN-GRAND, Pierre GIMEL.

Elle est intitulée: Demande d’autorisation de tirs de prélèvement lupin

Voici le texte dans son intégralité

La saison pastorale vient à peine de commencer dans les alpages isérois que déjà plus d’une dizaine d’attaques de loups a eu lieu sur les seuls territoires du Trièves et du Royans Isère, et ce ne sont pas des cas isolés.

En France, les attaques que connaissent aujourd’hui les troupeaux sont impressionnantes : on dénombre près de 9000 prédations en 2015 réparties sur 24 départements, soit une augmentation de 114% par rapport à 2010. Fait nouveau : plus de 40% des attaques se déroulent dorénavant en pleine journée.

Dans le même temps, le nombre de cohortes de loups augmente de 20% chaque année soit le doublement de l’espèce tous les 5 ans. Plus la fréquence de ces attaques est importante, moins le pastoralisme est localement durable.

La pression sur les éleveurs et éleveuses de l’Isère (car notre Département compte un nombre important de femmes cheffes d’exploitation) devient humainement insupportable. Aujourd’hui, ces attaques ne sont plus concentrées sur des animaux en estive sur les hauts plateaux du Vercors mais sur des élevages traditionnels ovins, bovins et équins qui font la richesse des communes de moyenne montagne du Département.

Sur la commune de Chichilianne, les troupeaux de deux éleveurs ont subi 7 attaques qui ont engendré 52 prédations en 40 jours, la dernière attaque ayant eu lieu le 15 juin pendant la période de suspension des tirs de défense. Sur la commune de Presles, le troupeau d’une éleveuse de 60 bêtes en pâture a été tout récemment victime de 3 attaques, causant la perte de 15 brebis.

La prolifération de ces attaques constatées en début de saison estivale conjuguée à un sentiment d’abandon des pouvoirs publics va déboucher sur des fermetures d’exploitations en moyenne montagne.

Les éleveurs se défendent pour préserver les élevages extensifs qui font la richesse de notre alimentation, de la biodiversité et des paysages de nos communes de montagne et de moyenne montagne.

Les éleveurs ne sont pas là pour faire la chasse au loup mais n’ont pas d’autres alternatives que de protéger leur outil de travail.

De plus, ces attaques finissent par coûter très cher à la collectivité : rien qu’en 2015, les mesures de protection et les indemnités dues aux prédations pour faire taire la colère s’élevaient au niveau national à près de 21 millions €.

Les mesures de protection des troupeaux ont atteint leurs limites et l’indemnisation ne doit pas être la seule réponse face au loup : il est nécessaire et urgent de revoir l’ensemble du dispositif alors que la présence de cet animal en nombre n’est pas compatible avec une activité économique viable.

Les attaques d’aujourd’hui se trouvent dans des zones habitées et posent par là-même des questions de sécurité publique.

En raison du rôle majeur que tient le pastoralisme dans nos territoires et afin de maintenir nos espaces ruraux ouverts et vivants, il est urgent de voir reculer la très grave menace que fait peser la présence du loup.

L’Assemblée Départementale demande à ce que le Préfet en concertation avec les Maires concernés mette, sans délai, en œuvre un plan d’actions adapté en vue de maintenir la sécurité des personnes et l’outil de travail des éleveurs.

Le Conseil Départemental rappelle que la présence de ce prédateur en nombre est incompatible avec l’ensemble des activités humaines  de nos communes de moyenne montagne.

Ils demandent à l’assemblée départementale réunie ce jeudi 23 juin 2016 de se positionner par vote sur cette motion afin de permettre au Président Jean-Pierre BARBIER de faire les interventions nécessaires auprès de Monsieur le Préfet de l’Isère et des Ministères compétents.

Catégorie A la une, loupCommentaires fermés

Tunnel du Grand Chambon: travaux d’urgence


Suite au constat de fragilisation de la structure du tunnel du Chambon situé sur l’itinéraire qui relie Grenoble à Briançon (RD 1091), le Département de l’Isère a décidé de réaliser des travaux d’urgence.

Ce jeudi 21 mai, Bernard Perazio, vice-président du Département de l’Isère chargé de la voirie et Jean-Paul Bonnetain, préfet de l’Isère ont reçu une délégation du « collectif Chambon » rassemblant les habitants des vallées traversées par la RD1091.

Soucieux d’apporter des réponses aux nombreuses interrogations des riverains, d’apaiser leurs inquiétudes et de leur garantir l’investissement total du Département et de l’Etat pour rétablir la situation, ils ont tenu à rappeler les points suivants :

– Le Département de l’Isère a adapté la solution technique de réparation du tunnel en réalisant une contre-voûte en béton armé. Le coût de l’opération est estimé à 1,5 M€ totalement pris en charge par le Département de l’Isère. Le planning prévisionnel conduit à une ouverture de la route le 10 juillet prochain.

- Pour faciliter autant que possible les déplacements des populations locales, le Département de l’Isère a missionné depuis le 1er mai un prestataire pour assurer des navettes lacustres de 7h00 à 19h00, 7j/7j à destination des locaux (scolaires, salariés, services à la personne), pour un coût de 55 000€ par mois.

- Le Département de l’Isère a sollicité l’Etat pour examiner la possibilité de la pose d’un pont flottant par l’armée.

- Le Département étudie la faisabilité d’une piste en rive gauche pour prévoir le rétablissement d’une circulation automobile locale.

- Les Présidents des Départements de l’Isère et des Hautes-Alpes ont sensibilisé les préfectures et chambres consulaires de leurs départements respectifs à la mise en place de soutiens en faveur des entreprises qui connaissent des difficultés du fait de la fermeture du Tunnel du Chambon.

Ils ont aussi demandé que les deux Régions compétentes en matière d’aide aux entreprises soient également mobilisées.

Une réunion s’est tenue le 20 mai à Grenoble entre les Vice-présidents en charge des routes, Bernard Perazio pour l’Isère et Marcel Cannat pour les Hautes-Alpes, le Vice-Président de la chambre de commerce et d’industrie de Grenoble Jean-Pierre Gillet et le Président de la chambre de commerce et d’industrie des Hautes-Alpes Jérôme Jarniac, en présence des services de la Préfecture de l’Isère.

-  le Département de l’Isère a demandé à son agence Isère Tourisme de travailler, en lien avec les socio-professionnels du tourisme de l’Oisans et l’agence de tourisme des Hautes Alpes, à une communication adaptée à la situation tant pour la période de fermeture qu’en préparation de la ré-ouverture du tunnel du Chambon.

Catégorie aménagement, tourisme, transportCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

décembre 2019
L Ma Me J V S D
« nov    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+