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La vache à hublot continue à vous faire réagir!


Afin de mieux comprendre la problèmatique de la fameuse vache à hublot, vous pourrez lire notre article intitulé: percer les secrets de la rumination, mis en ligne le 31 octobre 2007, en cliquant sur sillon38.com

Cet article, mais surtout cette façon de faire, a provoqué de nombreuses réactions de votre part et ça continue!

Pour preuve: Un lecteur internaute nous a fait parvenir des clichés de ces fameux hublots:

hublot 2

hublot

On peut même voir une vidéo sur: www.youtube.com

Attention âmes sensibles, s’abstenir!

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Rencontres de vacances


Un ami de sillon38 nous a transmis ce texte relatant les rencontres qu’il retient de ses quinze jours de vacances. Vachement sentimental.

Si le bonheur est dans le pré, ce n’est jamais très loin d’une bouse de vache. Et il se trouve que j’ai surtout rencontré des bêtes à cornes  pendant les vacances. Il paraît que l’on ne leur accorde pas suffisamment d’affection, qu’on les traite (c’est le cas de le dire)  comme des machines.

eizo sakataC’est un Japonais qui m’a dit ça. Eizo Sakata. J’ai croisé sa « vache qui ne rit plus » dans les rues de Saint-Flour (Cantal). Entièrement réalisée par assemblage de divers conditionnements de produits laitiers (briques, pots de yaourts, bouteilles plastique, etc.) .

Quand j’ai vu cette œuvre, superbe, au détour d’une rue et en pleine crise du lait, je me suis dit, tiens, un artiste qui s’en prend aux industriels qui ne payent pas le juste prix aux éleveurs.

Je me trompais. C’est sur la condition animale que l’artiste s’interroge. Il explique que cette création est née du constat suivant : « le rôle de plus en plus grand occupé par la vache dans nos pays industrialisés ». Eizo Sakata soutient que « les vaches deviennent de simples éléments fournisseurs de  matière première, des sortes de machines à fabriquer du lait ».

Peut-être qu’Eizo Sakata ne connaît pas l’expression française « On n’est pas des vaches à lait », (et sa variante : « on n’est pas des boeufs ») qui dit bien ce qu’elle veut dire. La condition bovine n’est pas enviable. Mais ce n’est pas pour autant qu’on  méprise la vache. Ce brave ruminant, depuis l’aube des temps, remplit sa fonction, nos bols et nos biberons. Et on ne peut que l’en remercier ainsi que l’éleveur qui s’est levé tôt pour faire la traite (s’il n’est pas encore assisté d’un robot de dernière génération qui se charge de tout, sauf bien sûr d’échanger des amabilités avec celles dont il ponctionne le pis).

Avec sa « vache qui ne rit plus », Eizo Sakata  nous invite donc à repenser notre rapport à cet animal.

Je ne vois pas bien où il veut en venir. Qui voudrait du mal à ce paisible animal ? Les mouches et les taons, à la rigueur. Mais rares sont les humains qui méprisent cette mamelle nourricière. Il suffit d’assister à quelques foires ou comices agricoles (venez nous voir en Isère !) pour constater avec quelle considération, quels égards, quelle fierté les éleveurs mettent en scène leurs animaux. Croyez-moi, M.Sakata, ils les aiment, leurs vaches !

En ce qui me concerne, je tiens à vous rassurer : ces créatures m’étonneront toujours. J’ai beaucoup d’admiration, en particulier, pour leur appareil digestif.  Je me demande parfois si en ruminant, elles ne nourrissent pas des sentiments.

vache corse

Celle que j’ai rencontrée cet été sur la montagne de Cagna, en Corse, avait l’air assez contente de me voir. Je ne dirais pas vachement contente, mais plutôt conciliante, quoi. J’étais aussi très heureux de faire sa connaissance. Je n’avais pas croisé âme qui vive, depuis des heures que j’arpentais dans ces caillasses par 38° à l’ombre.

Comme Diogène, je cherchais un homme. Un homme de pierre baptisé l’uomu di cagna. Je ne l’ai jamais trouvé. Je ne suis pas sûr que Diogène l’ait trouvé non plus, l’ homme qu’il cherchait en s’aidant d’une lanterne.

En tout cas, mes pas m’ont conduit vers  cette petite vache corse, sur cet alpage du bout du monde, et le courant est passé. Je l’ai prise en photo (voir ci-dessus). Et on s’est quittés en excellents termes. Il y a des fois où la présence d’un ruminant vaut bien celle d’un homme.

Comme je vous le disais, si le bonheur est dans le pré, ce n’est jamais très loin d’une bouse de vache.

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Percer les secrets de la rumination


Une internaute qui a vu l’émission Thema d’Arte du 23 octobre, consacrée à la PAC (La fin des paysans? et On ne prête qu’aux riches) s’interroge sur une séquence où l’on voit une vache laitière qui a dans le flanc gauche, au niveau de la panse, une espèce d’appareil en forme de tube dans lequel l’éleveur passe le bras.

Elle nous dit, un peu surprise, semble t-il (et il y a de quoi), ce qu’elle a vu: « Un homme s’approche du flanc d’une vache avec à la main une sorte de container. L’homme plonge la main, puis le bras….! (jusqu’au coude) dans le flanc de l’animal, par une sorte de hublot taillé à même la chair. Comme un hublot de machine à laver, par lequel il introduit le container ».

Cette internaute nous demande ce que cette scène a de réel.

Réponse: cette scène est bien réelle mais pas courante du tout. Renseignements pris auprès du cabinet vétérinaire de Fitilieu (Isère), il s’agit d’une intervention expérimentale, qui se pratique depuis longtemps à l’INRA, notamment, dans le cadre d’expérimentations alimentaires, mais aussi dans certains très grands élevages laitiers, soucieux de contrôler au mieux et d’améliorer la production laitière. Mais ça n’a rien d’ordinaire.

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Que notre lectrice se rassure, donc. Ce qu’elle a vu ne se pratique qu’à des fins expérimentales et scientifiques et ne concerne qu’un animal du troupeau, pris comme référence. Le but, rappelons-le, est de mesurer le taux de productivité de l’animal, son rendement en fonction de son alimentation. Les vaches à lait sont prises… pour des vaches à lait! Ca tombe sous le sens. Autrement dit, on fait tout ce qu’il faut pour que leur rendement soit optimum.

Le système digestif des ruminants est un sujet de recherche permanent. De nombreuses recherches ont été effectuées en rapport avec le rumen (la panse) des bovins; on essaie d’en apprendre plus sur la vitesse de passage des aliments, le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration et sur la qualité des produits. La biologie ruminale est un domaine qui devient de plus en plus pointu. Et la production laitière du XXIe siècle de plus en plus efficace.

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