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évolutions des milieux naturels en lien avec les changements climatiques


Les évolutions des milieux naturels en lien avec les changements climatiques:
séminaire et soirée scientifiques au Bourg d’Oisans

Une soirée scientifique, ouverte à tous, aura lieu le jeudi 12 décembre à 18h à Bourg d’Oisans. Plusieurs chercheurs seront présents à l’occasion d’un séminaire de travail organisé dans le cadre du programme franco-italien « E-pheno ».
Ils témoigneront de leur travaux concernant l’évolution des milieux naturels en lien avec les changements du climat, en s’appuyant sur les études réalisées notamment dans les Ecrins.

La phénologie est une science de l’observation

Souvent appliquée aux végétaux, elle consiste à étudier les phénomènes biologiques en lien avec les conditions climatiques saisonnières. De fait, les changements globaux du climat en sont des paramètres majeurs.

Pour suivre ces évolutions, un programme de coopération internationale France-Italie (INTERREG), intitulé « E-pheno », a notamment pour objectif de développer le réseau d’observation, de diffuser des protocoles de suivi communs et de promouvoir des activités d’éducation et de sensibilisation.

Le Parc national des Écrins qui participe à ce projet, accueille pendant deux jours, les 12 et 13 décembre, un séminaire de travail des partenaires de ce programme, au Bourg d’Oisans.

La coordination du programme e-pheno a été confiée à l’Agence Régionale pour la Protection de l’environnement de la Vallée d’Aoste (ARPA-VDA).

Outre le Parc national des Ecrins, ses autres partenaires transfrontaliers sont le Parc naturel du Mont Avic, le Parc national du Grand Paradis, le Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude (CREA).

Ce séminaire est l’occasion de faire rencontrer ces différents acteurs pour parler de méthodes et matériels scientifiques autour de la phénologie et du changement climatique.

C’est aussi l’occasion de conforter les synergies entre les acteurs de la recherche et les gestionnaires d’espaces protégés. Le séminaire comptera aussi les chercheurs déjà réunis par des travaux dans le cadre de la Zone Atelier Alpes dont l’Oisans (jusqu’au Lautaret) est un lieu de recherche important.

Plusieurs ateliers de travail auront lieu au cours de ces deux journées avec une soirée pour le grand public au cours de laquelle des conférences et un film permettront d’échanger avec les habitants de l’Oisans.

Soirée scientifique « grand public »,

jeudi 12 décembre, à 18h, mairie de Bourg d’Oisans ( salle du conseil)

18h-20h

En introduction de la soirée, ce sont les enjeux et les objectifs de « la Zone Atelier Alpes : qui seront présentés.

Trois contributions thématiques d’une quinzaine de minutes permettront ensuite d’aborder quelques uns des travaux en cours menés dans ce cadre ou en lien avec le programme international E-pheno :

– « De la glace sous les cailloux » : une synthèse du suivi du glacier rocheux du Laurichard (Lautaret)

- « Biodiversité : fonctionnement et usages des prairies »

- «  Alpages sentinelles  : s’adapter au changement climatique »

20h30-21h30

A l’issue de l’apéritif, la projection du film « Printemps sous surveillance : quand les scientifiques décryptent la nature », réalisé par François-Xavier Vives, sera suivi d’échanges et de débats autour de la phénologie des plantes et du programme E-pheno

BOUR D4OIS

Voir aussi

Alpages sentinelles

http://www.ecrins-parcnational.fr/actus/51-patrimoines/1279-une-culture-commune-dans-les-alpages.html

http://www.phenoalp.eu/index.php/fr/epheno

Bande annonce du film

http://www.youtube.com/watch?v=n9_VmbFv0RQ

Catégorie environnementCommentaires fermés

Oulles 11 habitants…


Le dernier recensement officialisé depuis ce 1er janvier fait apparaître que notre département compte 1 214 776 habitants. Voir notre article par ailleurs. Si l’ Isère est très urbanisée, avec de grosses communes, il est intéressant de noter que plusieurs villages comptent moins de 100 habitants.

La plus petite commune est Oulles, avec 11 habitants.

oulles hebergements

Petit village à flanc de montagne, Oulles domine la plaine de Bourg d’Oisans.

Ensuite nous avons dans l’ordre:

- Monestier d’Ambel: 22 habitants

- Beaufin: 25

- Ambel: 26

- Villard Notre Dame: 29

- Villard Raymond: 44

- Cognet: 49

- Malleval en Vercors: 55

- Villard Reculas: 63

- Quet en Beaumont: 66

- Marcieu: 67

- Beauvoir en Royans: 68

- Quincieu: 73

- La Valette: 74

- Chantelouve: 74

- St Arey: 79

- Mont st Martin: 95

A noter que la première commune qui atteint la barre des 100 habitants est Mayres Savel: 100. Elle  devance Oris en Rattier: 101…


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Catégorie questions d'actualitéCommentaires fermés

Oisans: participez au défi du facteur!


A l’heure de la communication accélérée, Le Défi du Facteur est un petit tour historique, sportif et festif sur les chemins empruntés jusqu’au milieu du XXème siècle par les facteurs pour transmettre les courriers jusque dans les villages perchés.

Le Défi du Facteur = kilomètre vertical
Inscrit au calendrier des courses hors-stade de l’Isère
De Bourg d’Oisans à Villard Reymond
En 4,6 kilomètres
Et 1000 mètres de dénivelée positive
Les atouts du tracé : parcours en sous-bois à l’abri de la chaleur, portions roulantes, temps de répit, beauté des paysages

PROGRAMME
Samedi 19 juin :
14h  à 18h : inscriptions et retraits des dossards à l’Office de tourisme de Bourg d’Oisans

Dimanche 20 juin :
8h-9h30 : inscriptions et retraits des dossards à l’Office de tourisme de Bourg d’Oisans
9h45 : briefing des coureurs sous l’arche de départ au centre du village
10h : départ
10h45 : arrivée estimée pour le premier participant au relais téléphonique de Villard-Reymond
12h30 : déjeuner à Villard-Reymond au gîte de l’Eau Blanche.
Remise des prix – animation musicale

INSCRIPTION
Frais d’inscription : 5 € (déjeuner inclus). Inscription sur place. Fournir licence ou attestation médicale d’aptitude à la pratique de la course à pied ou lettre de décharge (formulaire fourni).

TEMPS DE RÉFÉRENCE
44 minutes et 22 secondes réalisé par Jérôme Bosch lors de la première édition
Les résultats officiels : http://defidufacteur.blogspot.com/ à partir du 21 juin 2010

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Week-end zen à Bourg-d’Oisans


Le salon « Zénitude, Beauté, Bien-Être » ouvre ses portes au Foyer Municipal de Bourg d’Oisans, les 15 et 16 mai. Ouverture non-stop de 10h à 19h. Entrée gratuite.

Vous trouverez sur le salon douze stands dédiés au bien-être et à la beauté : massage, yoga, huiles aromatiques, ostéopathie, kinésiologie, produits bio, coussins chauffants, bio institut, Pilates, Termes d’Uriage.

Au programme de ce week-end, conférences (1), buffet bio et buvette toute la journée dans le parc du Foyer municipal.

Contacts et renseignements : Office de tourisme – Quai Girard- 38520 Bourg d’Oisans.

tel: 04 76 80 03 25 – animation@bourgdoisans.com

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(1) Au programme des conférences : samedi 11h « Le shiatsu » par Jacques Blanc, à 15h « L’osthéopathie » par Stéphane Le Quang, 16h « Les élixirs floraux du Dr Bach» par Jacques Blanc. Dimanche, 11h « La kinésiologie », par Stéphane le Quang, à 15h « Les huiles essentielles » par Paula Thorelle, à 16h, « Le toucher pour personnes malades, femmes enceintes, bébés et enfants, sportifs », par Aude Caillon.

Catégorie loisirs/détenteCommentaires fermés

L’Oisans: intégralement nature


Terre de montagnes sur laquelle se profile la figure tutélaire de Pierre Gaspard (1834-1915), l’Oisans tire de la nature, de ses glaciers, de ses rochers, de ses alpages, de ses forêts, de ses rivières, sa véritable richesse. Ici, la nature est à la fois le joyau et l’écrin.

Après l’or de la Gardette  et l’argent des Chalanches (XVIIIe siècle) , l’or blanc, autrement dit l’industrie des sports d’hiver, a contribué au développement de la vallée. Les Deux-Alpes, l’Alpe d’Huez ont attiré des foules de skieurs dès les années 50, et n’ont jamais cessé depuis. Le filon ne tarit pas. Bénis soient les Grandes Rousses, le Jandri et la Girose ! Petit à petit, ces deux stations emblématiques ont fait des petits avec Ornon, Auris-en-Oisans, Oz-en-Oisans, Vaujany, La Grave.

Mais cet or blanc, même s’il pèse très fort dans la balance, n’est pas la seule richesse de l’Oisans. Il y a aussi le cristal de roche. Qui dans ce pays, n’a pas chez lui un beau caillou, un bouquet de quartz, une calchopyrite ?

Le boulanger du Bourg d’Oisans, passionné de minéralogie, cristallier hors pair, ne s’en cache pas. Nous l’avons croisé au musée des minéraux à qui il  a fait don  d’une vitrine dans laquelle figurent quelques échantillons de ses précieuses découvertes.

« Le volume de la pierre ne fait pas nécessairement sa valeur et sa beauté. Regardez ces cristaux d’ anatases ! » (1)

Roger Canac rappelait en 2006, pour le 20e anniversaire du musée,  que l’Oisans a eu son facteur Cheval des cailloux. Il s’appelait Maurice Roche : « Perdu dans les neiges de l’Alpe d’Huez, il ne pouvait pas ériger son palais idéal , mais au fil des tournées, au temps de l’élargissement de la route olympique de 1968, il protégeait ses cristaux en les scellant au manteau de sa cheminée ».

Le cristal aurait pu être l’ emblème de Bourg d’Oisans. C’était, en tout cas, le vœu de la municipalité de Roland Martin qui créa, en 1986, le grand Musée de la Faune et des cristaux des Alpes (2).

Denis Fiat

Denis Fiat (ci-dessus), agent du Parc national des Ecrins (secteur Oisans) et, à l’époque adjoint à la culture, s’investit avec passion dans la muséographie de ce nouvel équipement. On a  appris de sa bouche, à l’occasion d’une visite organisée par l’office de tourisme (3), que le cristallier grandeur nature, en vitrine, à l’entrée du musée, portait ses propres chaussures et même ses  poils de barbe! C’est ce qui s’appelle « payer de sa personne ».

Question nature, Denis Fiat est intarissable. Et il sait faire partager son savoir dans ce domaine. Parmi les richesses de l’Oisans, il en est une, unique en France. Son nom : la réserve intégrale du Lauvitel .

Créée en 1995, c’est un espace de 689 ha où ne pénètrent qu’une poignée de scientifiques. C’est un conservatoire in situ, un lieu intact de toute activité humaine, un labo à ciel ouvert. Ce territoire protégé autant qu’un cristal permet de suivre l’évolution naturelle des écosystèmes. Ne peuvent y mettre les pieds que quelques hommes de l’art triés sur le volet, d’après un rigoureux plan de gestion élaboré par le conseil scientifique. Inutile, donc, de tenter d’approcher ce secteur, ou plutôt ce sanctuaire.

Après une période d’inventaire, l’heure est au suivi à très long terme : paramètres physiques du climat et du lac, placettes forestières, lignes de lecture de prairies et de pelouses, suivi de l’avifaune, des micromammifères, des chiroptères…

Et puis, la richesse de l’Oisans, ce sont aussi les hommes et femmes qui habitent ce pays et y vivent, Bourcats, Bessats, Faranchins, Graverots, Christolets, Venoscains, etc . Ces familles de guides, pâtres et colporteurs, souvent tout à la fois, qui ont semé la graine, mais aussi tous les autres venus d’ailleurs, qui ont posé leur sac au pied de ces montagnes.

Car l’Oisans, bien que rude, est aussi une terre d’élection, une terre d’adoption. Les premiers furent sans doute les Provençaux transhumants qui, séduits par ces vastes espaces, s’installèrent  avec leurs troupeaux dans la vallée du Vénéon. Les siècles ont passé et le nombre des Uissans (4) adoptifs augmente.

Lors de notre visite à Bourg d’Oisans, récemment, nous avons rencontré un Marseillais, installé ici depuis 12 ans et une citoyenne belge depuis 2004. Et n’oublions pas que Roger Canac, le philosophe des Sables (c’est dans ce hameau qu’il réside) est natif du Rouergue.

Bref, il y a mille raisons d’aller visiter l’Oisans. Le printemps arrive, les marmottes sortent de leur trou, le Parc des Ecrins recense ses aigles royaux, les cyclistes décrochent leur vélo du clou, les perce-neige parsèment les prés. Prenez l’échappée!

………………………………………………

(1) Ces cristaux d’anatase (entre 2 et 3 cm) peuvent être considérés comme un des fleurons de la minéralogie alpine. A l’anatase est associé le rutile, pseudomorphosant souvent les cristaux d’anatase ou traversant les cristaux de quartz, la titanite, l’apatite rose, la bertrandite et la phénacite, en petits cristaux millimétriques, le béryl bleu (aigue-marine !), et la monazite, en jolis cristaux  orangés et brillants.

(2) Musée des minéraux et de la faune des Alpes Place de l’Eglise . 38520 Bourg d’Oisans .Tél. : 04 76 80 27 54  musee@mairie-bourgdoisans.com

http://www.musee-bourgdoisans.com

(3) Office de tourisme de Bourg d’Oisans ; 04 76 80 03 25

info@bourgdoisans.com www.bourgdoisans.com

(4) Nom forgé à partir de la tribu gauloise des Ucennes qui avait fait de ces montagnes son territoire. Le nom Oisans vient également de là.

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L’Oisans, c’est aussi l’agriculture


Si le tourisme est depuis un demi-siècle le poumon économique de l’Oisans, hiver comme été, l’agriculture, elle, était, encore très récemment (au siècle dernier, néanmoins), à bout de souffle :

« Il y a eu un gros creux, il y a une quinzaine d’années, à l’échelle du canton , époque  où le nombre d’agriculteurs est tombé à une dizaine », souligne Manuelle Glasmann, animatrice Oisans à la Chambre d’Agriculture de l’Isère. « La situation a évolué positivement  : on recense aujourd’hui approximativement 25 producteurs (1), d’ une moyenne d’âge de 40 ans, soit en dessous de la moyenne nationale, et une dizaine de projets d’installation sont à l’étude, portés par des jeunes de l’Oisans ».

Ce nouvel élan est sans aucun doute à mettre à l’actif de l’APAO (association des producteurs agricoles de l’Oisans) qui s’emploie activement à ce que l’agriculture trouve sa place en Oisans, à faire connaître ses acteurs aux habitants de ces vallées, à valoriser leur production.

miel Riche

L'apiculture à Villar-d'Arène (photo Famille Riche)

Une offre de produits de qualité comme celle-ci ne peut que trouver son public et  prendre de la valeur : les consommateurs, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, n’ont jamais autant été demandeurs. Les produits fermiers, la cuisine de pays, les saveurs de terroir, ils aiment ! Ajoutons que tous  ces produits, il est possible de les retrouver aussi sur les tables des chambres d’hôtes et gîtes ruraux de Bourg d’Oisans et alentour, accommodés et mitonnés comme savent le faire les gens du pays. L’accueil y est à la mesure de la saveur des plats qui vous seront servis.

« La demande est là, c’est un fait, confirme Manuelle Glasman. Et les producteurs ne peuvent y répondre complètement. Près de 90% de la production sont écoulés en vente directe, sur les marchés (2), à la ferme ou via les AMAP de Grenoble ».

Outre la vente à la ferme et sur le marché, d’autres points de vente sont en projet. Pour l’été 2010, un magasin de producteurs devrait ouvrir ses portes au Sonnant d’Uriage, commune d’Uriage, en bordure de la route qui conduit à Chamrousse et Bourg d’Oisans et à 30 minutes de l’agglomération grenobloise. Une route qui connaît un trafic considérable, été comme hiver.

« Ce projet, sur lequel nous travaillons depuis deux ans, confie Olivier Hugonnard, président de l’APAO, a pu aboutir grâce à un co-financement  CDRA Alpes Sud Isère/CDRA du Grésivaudan ».

Le plus petit abattoir certifié CE

Cette année 2010 qui sera riche en projets et en actions, a démarré dans les meilleures conditions. L’abattoir de Bourg d’Oisans a obtenu l’agrément CE il y a deux mois. Ce qui fait la fierté d’Olivier : « Oui, c’est une satisfaction . C’est pour nous un équipement essentiel, pour lequel nous avons fait de gros investissements avec l’aide du SIVOM. L’abattoir, géré en SARL par les éleveurs de l’Oisans, est l’un des plus petits abattoirs de France agréé CE ».

Le troupeau d'Emilie Salvi à Ornon (photo Emilie Salvi)

Le troupeau d'Emilie Salvi à Ornon (photo Emilie Salvi)

Jusque là, l’abattoir ne pouvait vendre la viande en direct que dans un périmètre restreint. Avec l’estampille CE, il est désormais possible de vendre les bêtes abattues et découpées à des structures revendeuses comme des restaurants et des cantines. Cet agrément, donné provisoirement, devra être confirmé par la préfecture vers la fin mars.

Ajoutons que cet agrément modifie les règles de travail du personnel de l’abattoir, la mise aux normes impliquant  l’ enregistrement systématique des pratiques (méthode HACCP) dans l’objectif de garantir la sécurité sanitaire des aliments.

Valoriser, promouvoir, communiquer

La vocation agricole de l’Oisans (4) s’est peu à peu effilochée au fil des siècles et le défi de l’APAO avec le soutien des élus, est précisément de lui redonner vie, de la mettre en lumière. L’une des priorités a été la valorisation. L’APAO (3), dont les membres font partie du réseau « Bienvenue à la ferme », a élaboré une charte de qualité et une marque qui  font sa force : animaux élevés en Oisans,découpe à l’abattoir de Bourg-d’Oisans, fromages, miel, charcuterie  transformés à la ferme. 100% Oisans.

Mais le savoir-faire a besoin du faire savoir. En complément, l’association affiche la volonté d’engager une véritable communication sur ce sujet : réalisation d’un bulletin, création d’une signalétique, expo photo, etc.

« La cible, précise Manuelle Glasman, c’est avant tout les gens de l’Oisans. Il y a des jeunes à Bourg d’Oisans qui ignorent que des agriculteurs travaillent pas loin de chez eux ou un peu plus haut. L’objectif est d’ancrer l’agriculture dans la vie locale, qu’elle soit connue et reconnue par les habitants »

Pour atteindre cet objectif, il faut une mobilisation collective. C’est pourquoi l’APAO , au cours de cette année 2010, souhaite développer des partenariats et des collaborations, que ce soit avec l’Office de tourisme (création d’un document sur la route des savoir-faire »,  le Parc des Ecrins, le SIVOM, la Communauté de communes.

Une dizaine de porteurs de projets d’installation

Outre son action en faveur d’une gestion équilibrée de l’espace et de la valorisation des produits, l’APAO, en liaison avec les élus, soutient l’installation des agriculteurs. Une démarche qui n’est pas toujours simple, en Oisans comme ailleurs, en particulier pour trouver des terres agricoles.

« Des terres en friches, il y en a, dans la plaine de la Romanche. Et ce sont des terres fertiles. Mais il est extrêmement difficile d’avoir un bail, explique Olivier Hugonnard. Les propriétaires ne sont pas disposés ».

L’APAO participe à des projets  avec les élus et la profession agricole afin de faciliter l’installation sur son territoire.

« Nous avons le soutien des élus, notamment de la Com Com mais il devient nécessaire de passer du soutien à la collaboration, explique Manuelle Glasman. Il faut voir comment le territoire peut faire une place à cette agriculture. Il y a par exemple une forte demande de maraîchage. Où trouver de la place ? L’aménagement de la Romanche, qui entraîne l’interdiction de construire tout bâtiment  ne facilite pas les choses ».

Le SYMBHI, conduit ici, comme en Isère Amont, des travaux de protection contre les crues. La circulation le long des digues, entre autres, pose de gros problèmes aux agriculteurs, les barrières et portiques en place ne permettant pas aux engins agricoles de passer.

L’ADASEA  recense près de 13 candidats à l’installation , la plupart de l’ Oisans, hommes et femmes, porteurs de projets diversifiés qui vont de l’apiculture aux PPAM en passant par les vaches laitières, les ovins, caprins, les  volailles, les fromages, et la création d’une ferme équestre. L’APAO compte sur ces nouveaux arrivants pour poursuivre son défi, à savoir que l’agriculture relève la tête en Oisans. Toute nouvelle bouffée d’oxygène est la bienvenue. Mais elle compte de la même façon sur les élus pour leur faire une place.

………………………………………………….

(1) Quelques producteurs de l’Oisans  (liste non ehxaustive)

Chantal Theysset, (Villard-Reymond)- liqueurs et apéritifs (génépi, gentiane, sureau)  confitures (framboises, cassis, groseilles) (voir la photo de une, de Chantal Theysset)

La famille Salvi, (Ornon) viande d’agneau, de veau et de bœuf

Olivier Hugonnard  (Bourg d’Oisans) fromages de chèvres,  chevreau

Emilie Salvi (Ornon) – fromages de brebis, viande d’ agneau

Marie-Anne Varreau (Venosc)- miel de montagne et haute montagne

Didier Girard (Bourg d’Oisans), viande de bison et d’ agneau d’alpage

Joël et Karine Ganot, (Bourg d’Oisans),charcuterie, viande d’agneau, de bœuf charolais et limousin, veau de lait et  porc fermier

Cécile Strauss (Allemont)-  fromages de chèvres,chevreau

Lydie Barruel  (Bourg d’Oisans) – légumes, œufs et produits de la ferme Stéphane Vieux Bourg d’Oisans) – bœuf, veau, pommes de terre)

Julien Picca (Bourg d’Oisans) -bœuf, mouton

Jérôme Fouvet et Véronique Riche  (Villar d’Arène) – miel et ses produits dérivés

Frédéric et Claudine Laperrière (Villar d’Arène) – tommes, raclette et gruyères d’alpage.

(2) Le marché de Bourg-d’Oisans a lieu le samedi matin. Certains producteurs sont aussi présents sur des marchés grenoblois comme le marché du vendredi, place aux Herbes ou le samedi, place Saint-André.

(3) L’APAO tiendra son assemblée générale lundi 8 mars à 19h30 à la mairie de Bourg d’Oisans.

(4) C’est à l’Oisans que nous devons la foire de Beaucroissant. Une catastrophe est à l’origine de ce transfert vers la Bièvre. En 1219, le lac naturel de Saint-Laurent (à l’emplacement de l’actuel Bourg d’Oisans) se rompt et inonde toute la vallée y compris Grenoble. On déplore de très nombreuses victimes.

Dès l’année suivante, le 14 septembre, sous la conduite de Pierre de Seyssins, évêque de Grenoble, la foule des survivants se rend en pèlerinage à Parménie, résidence de l’évêque. Les pèlerins viennent remercier le ciel de les avoir épargnés. Ils sont si nombreux qu’il faut construire au pied de la colline un village pour les abriter. Il est installé au lieu-dit « Le Mollard du Paul » avant de prendre le nom de Beaucroissant en 1312 par décision de Guy de Tullins, seigneur des lieux. Ce rassemblement est l’occasion de faire du commerce et les marchands suivent en nombre. La foire de Beaucroissant est née.

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