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Rocade nord de Grenoble : le plan B des Verts prend la corde


L’annonce de l’avis défavorable de la commission d’enquête sur l’utilité publique du contournement autoroutier de Grenoble -ce qu’on appelle la Rocade nord – à la veille du vote du budget primitif du Département, a bouleversé la donne. Un véritable coup de théâtre, une aubaine inattendue pour les écologistes (voir notre précédent article) qui, dans le sillage des bons scores enregistrés aux Régionales voient le printemps d’un autre œil.

Réunion des écologistes et Verts avant le vote, demain, du budget primitif du Département

Un argument de poids pour les Verts et écologistes de l'Isère avant le vote, demain et après-demain, du budget primitif du Département

Après avoir épluché les conclusions des commissaires enquêteurs, qui émettent des critiques sévères autant sur la forme que sur le fond du dossier, les écologistes, élus Verts de l’Isère et des municipalités concernées (Fontaine, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères, La Tronche) et associations se mobilisent (1). Ils ont fait le point aujourd’hui et envisagé l’avenir :

Sur la forme : «L’avis reprend les critiques des écologistes sur la consultation », souligne Olivier Bertrand, conseiller général Verts. « Il montre que les études ont tordu et travesti la réalité, que ce soit sur la rentabilité du projet, sur le taux de réduction des bouchons, l’impact visuel ou la pollution aux abords de lieux sensibles comme le CHU. On peut aussi parler de manipulation concernant le prix du péage –1€ dans le dossier d’enquête- alors que le rapport des enquêteurs l’estime autour de 2€  ».

Sur le fond : « On sait aujourd’hui qu’il n’est plus possible de faire un contournement autoroutier de Grenoble », résume Olivier Bertrand.

L’avis des  commissaires enquêteurs n’est pas moins rédhibitoire : « Les inconvénients générés par ce projet de rocade, dans sa consistance et ses effets l’emportent sur ses avantages sans qu’il soit possible, pour autant, d’y remédier, au risque de modifications trop substantielles qui en altéreraient son unité fonctionnelle et son économie générale ».

Dépenses imprévues

Enterrée la Rocade nord ? Juridiquement, l’avis de la commission d’enquête n’interdit pas au maître d’ouvrage de poursuivre son projet. Mais un projet à qui la commission d’enquête ne reconnaît pas le caractère d’utilité publique a t-il encore une légitimité?

André Vallini, président du CG38, a fait connaître aujourd’hui sa position, dans un communiqué :

« Dans l’attente des suites à donner au rapport de la commission d’enquête sur la rocade Nord, et dans l’impossibilité matérielle de reventiler les crédits alors que la session a commencé et que le budget du Département doit impérativement être voté avant le 31 mars, je vais proposer à l’assemblée départementale, actuellement réunie en session budgétaire, de désaffecter les crédits inscrits au Budget 2010 (2) pour l’opération rocade Nord afin de les mettre en réserve sur la ligne
« dépenses imprévues ».
Je réunirai à nouveau l’assemblée départementale en session dans les prochaines semaines afin de décider de la ventilation de ces crédits par une décision budgétaire modificative. Lors de cette session, un débat sera organisé sur le rapport d’enquête publique et sur les suites à donner au projet de rocade Nord. »

Car ce que souligne aussi le rapport de la commission d’enquête, c’est « la nécessité et l’urgence d’apporter une solution aux problèmes de circulation sur l’agglomération de Grenoble ».

On va donc rouvrir le débat, pour la énième fois (3) et les Verts vont ressortir leur plan B qui vise, comme le rappelle Olivier Bertrand, « à réduire de 8 à 10% la part modale de la voiture ».

Un objectif qui passe notamment par le prolongement de la ligne B de tram et la mise en service de la ligne E, la mise en service de train-tram (jusqu’à Vizille).

Les écologistes appellent les responsables politiques des collectivités locales et de l’Etat à une table ronde et à une grande consultation citoyenne pour redéfinir les priorités et les moyens de financement en matière de politique publique des transports.

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(1) Etaient présents cet après-midi Olivier Bertrand, conseiller général de Grenoble et conseiller municipal d’opposition (les Verts), Vincent Comparat, porte-parole de l’Ades, Lionel Faure, conseiller municipal à Echirolles (écologiste), Christine Garnier, présidente des Verts de l’Isère, Elisabeth Letz, conseillère municipale d’opposition à Saint Martin d’Hères (les Verts), Nicolas Retour, conseiller municipal d’opposition à la Tronche (les Verts), Serge Revel, conseiller général écologiste du Pont-de-Beauvoisin, Hakim Sabri, conseiller municipal d’opposition à Grenoble (Ades), Sébastien Teyssier, adjoint au maire à Fontaine (écologiste), Elisabeth Wolf, conseillère municipale d’opposition à La Tronche (les Verts)

(2) Dans le cadre du BP 2010, un budget de 9,13 M€ supplémentaires (3,46M€ pour les études, 5,45M€ pour les acquisitions foncières et 0,22M€ pour diverses dépenses de fonctionnement) devait être affecté au projet de Rocade nord.

(3) C’est le 9 novembre 2007, par délibération, que le CG38 a décidé la réalisation d’une rocade au nord de l’agglomération.

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Rocade nord de Grenoble: les écologistes marquent des points


L’information est parvenue en préfecture de l’Isère hier après-midi : l’avis de la commission d’enquête sur le projet de rocade Nord de l’agglomération grenobloise est défavorable.

Christine Garnier, présidente des Verts Isère et  Olivier Bertrand, conseiller général Verts ont fait part de leur surprise et de leur satisfaction face à ce qu’il faut bien considérer comme un coup de théâtre:

« Cet avis est d’une importance capitale : les avis négatifs sont extrêmement rares et on en compte moins de 5% à l’échelle nationale. Ils peuvent même se compter sur les doigts d’une main pour des dossiers de cette ampleur financière et signifie en général un arrêt définitif des projets concernés.

Nous n’avons pas encore connaissance des motifs qui ont conduit à cet avis négatif. En effet, le Conseil général a refusé ce mardi de nous communiquer le dossier qui lui a pourtant été transmis par la préfecture de l’Isère.

Dans tous les cas, cet avis défavorable donne raison aux défenseurs d’alternatives à la rocade Nord de Grenoble. C’est une véritable victoire pour tous les militants et élus écologistes, ainsi que pour les très nombreuses associations qui se sont battus pendant des années pour démontrer que cette autoroute urbaine serait inefficace contre les bouchons, polluante et ruineuse ».

Ils ajoutent:

« Cet avis est une opportunité sans précédant d’engager notre agglomération vers des solutions d’avenir pour les déplacements. Nous appelons les responsables politiques locaux à une table ronde qui permettra de redéfinir et d’étudier sérieusement les pistes innovantes pour fluidifier le trafic dans la cuvette grenobloise et pour garantir le droit à la mobilité pour tous : tram-train dans les 3 branches de l’Y grenoblois et dans le Nord-Isère, service public du vélo et du co-voiturage, autopartage et réouverture de gares SNCF ».

A la veille du vote du budget primitif 2010, les Verts réitèrent les propos (voir notre article d’hier) qui figurent dans la lettre ouverte adressée au président du CG38, André Vallini et à la majorité départementale:

« Les 9 millions d’€ prévus en 2010 dans le budget du Conseil général  doivent être évidemment supprimés et réaffectés à la politique du logement social, de la petite enfance et pour le démarrage des travaux du SYMBHI (prévention des crues de l’Isère) ».

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BP 2010 : les Verts annoncent la couleur


A la veille du vote du budget primitif (BP) 2010 (habituellement examiné en janvier) , les élus Verts de l’Isère, Catherine Brette et Olivier Bertrand, en présence de Christine Garnier, présidente des Verts Isère ont rendue publique aujourd’hui la lettre ouverte adressée le jour même au président Vallini et à la majorité départementale. Le projet de Rocade nord de Grenoble est au centre de cette interpellation.

La conclusion de cette lettre est en forme d’alternative :

« Pour cette année 2010, le choix qui s’offre est simple : un budget autoroutier et de restrictions que nous ne pourrions voter ou un budget écologiste et de gauche que nous soutiendrons jusqu’au bout ».

Ragaillardis par les résultats du scrutin des régionales, les élus Verts posent donc leurs conditions, même s’ils ne représentent que 2/58e de l’assemblée départementale (1) : « Malgré notre opposition sur plusieurs dossiers, notamment celui de la Rocade nord, nous avons toujours voté jusque-là les budgets du Conseil général », explique Olivier Bertrand. « Nous avons toujours été ouverts aux compromis mais si, dans ce contexte de crise –les recettes du Département stagnent même s’il est peu endetté- aucun geste n’est fait sur le budget de la Rocade nord, nous ne voterons pas le budget primitif 2010, pour la première fois ».

Pour les Verts, ce qui n’est pas admissible, c’est que dans le même temps où des baisses budgétaires franches sont prévues dans plusieurs domaines qu’ils considèrent comme essentiels (logement social, SMTC, SYMBHI, structures d’accueil de la petite enfance), le président prévoit d’inscrire 9,13 millions€ pour le projet de Rocade nord.

« Au total, soulignent les Verts, près de 46 millions € auront été dépensés fin 2010 par le CG38 pour ce projet alors même que l’avant-projet sommaire n’est pas encore connu, qu’il n’y a ni DUP ni projet de financement ».

Nous avons appris aujourd’hui que l’avis du commissaire enquêteur consécutif à l’enquête publique  était entre les mains du préfet de l’Isère et qu’il serait donc rendu public très prochainement. Un  rapport attendu avec impatience par les élus Verts, même s’ils n’accordent que peu de chances à l’éventualité d’un avis négatif.

Les derniers épisodes du projet Rocade nord (le démarrage de certains travaux comme la coupe d’arbres sur un terrain acquis par le CG38 et la démolition programmée d’une maison à La Tronche) ont manifestement jeté de l’huile sur le feu : « Ce procédé de mise au pied du mur des Isérois est fort peu démocratique », soulignent les élus dans leur lettre ouverte. « Les travaux d’un tel projet ne devraient pas commencer avant l’éventuelle obtention de la déclaration d’utilité publique ».

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(1) Serge Revel, conseiller général Verts et apparentés, vice-président à l’Environnement, n’est pas signataire de cette lettre ouverte.

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Transport aérien : la desserte alpine hivernale ne faiblit pas


Les Journées d’études de l’ALFA-ACI (Aéroports de langue française associés à Airport Council international) se tiennent pour deux jours (11 et 12 mars) au centre de congrès WTC de Grenoble. C’est l’aéroport de Grenoble-Isère qui est l’hôte de cette 20e édition, rendez-vous annuel des dirigeants des aéroports francophones. Deux cents personnes y participent. Marc Baietto, premier vice-président du CG38, participait à l’ouverture de ces Journées.

Alfa-ACI

De gauche à droite Francis Latarjet, secrétaire général ALFA-ACI, Jean-Michel Vernhes, président d'ALFA-ACI, Nicolas Notebaert, président de Vinci Airports, Jean-Jacques Tirquit, directeur général de l'aéroport Grenoble-Isère

« L’ALFA-ACI, créée il y a 20 ans, regroupe 70 aéroports francophones. 45 sont représentés à ces Journées d’études dont celui du Togo. C’est l’occasion d’évoquer entre nous les questions au cœur du métier, à savoir la sûreté, la sécurité mais aussi la qualité des services et le développement durable », explique Jean-Michel Vernhes, président ALFA-ACI, directeur de l’aéroport de Toulouse.

Si l’année 2009 accuse un recul de trafic marqué pour les aéroports, dans leur ensemble, il semble que la desserte alpine (Genève, Lyon, Grenoble, Chambéry,) résiste bien à la crise grâce à la fidélité de la clientèle (venant notamment de Grande-Bretagne et de Russie) pour les stations de sports d’hiver des Alpes.

« Malgré la crise, nous n’avons rien vu disparaître, souligne Nicolas Notebaert, président Vinci Airports, qui gère, entre autres, l’aéroport de Grenoble-Isère (1). « Les charters, les low-cost n’ont abandonné aucune ligne. Les Alpes françaises ont un potentiel qui a besoin pour sa desserte des quatre plateformes. Il faut voir l’ affluence dans ces aéroports les samedis d’hiver, entre décembre et mars, pour s’en convaincre ».

Il est à noter, au passage, qu’en dépit des alertes météo déclenchées cet hiver dans notre région, l’aéroport de Grenoble-Isère a pu poursuivre son activité sans interruption. Ce qui démontre que la plaine de la Bièvre est un site idéal pour cette plateforme qui figure à la sixième place dans le Top 20 des évolutions de trafic (2).

Nicolas Notebaert reconnaît toutefois que le potentiel touristique de la région doit être mieux utilisé en période estivale. Jean-Jacques Tirquit, directeur général de l’aéroport de Grenoble-Isère fonde beaucoup d’espoirs dans le futur Center Parcs de Pierre & Vacances, à Roybon, dont la première tranche devrait être ouverte au public au printemps 2013.

Quant à l’apparition de scanners corporels dans les aéroports d’ALFA-ACI, c’est une hypothèse qui est encore en débat, peut-être au cœur de ces deux journées d’études : « La question du financement est essentielle, remarque Jean-Michel Vernhes. Car en fin de compte, c’est le passager qui payera ces appareils. Il y a aussi , à mon avis, deux conditions à respecter : d’abord que les règles mises en place soient communes à tous les aéroports, ensuite qu’elles ne perturbent pas le fonctionnement de nos plateformes et par voie de conséquence du trafic aérien ».

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(1) L’aéroport de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs est propriété du CG38. La gestion en a été confiée à Vinci Airports depuis 2004. L’entreprise assure l’intégralité des services de l’aéroport.

(2) source ACI. Cumul 2001-2009. L’aéroport Grenoble-Isère est crédité de 414 346 passagers et d’une évolution de 3,5%.

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L’Isère honore les médaillés du Salon de l’agriculture


Le président André Vallini remarquait, en aparté, que l’agriculture iséroise glanait davantage de trophées que le ski. En bref, Paris mieux que Vancouver. C’est un fait. Mais Didier Rambaud , conseiller général aux Sports, sans le contredire, lui glissa sans doute qu’ une cérémonie comparable à celle-ci s’imposait pour deux athlètes: Marie Dorin, citoyenne de Laval,  formée au lycée sport-études de Villard-de-Lans, médaillée de bronze en biathlon aux JO de Vancouver et Marion Josserand, née à Saint-Martin-d’Hères, licenciée à Chamrousse, médaille de bronze en ski cross.

Ces deux jeunes filles devraient donc prochainement passer elles aussi par la salle Berlioz.

Mais revenons à l’agriculture. La moisson de médailles réalisée par les Isérois au concours général du SIA 2010 est  de qualité : on y trouve de l’or, de l’argent et du bronze.

Pour fêter dignement ces agriculteurs qui font honneur au département de l’Isère, le président du CG38 était entouré de Christian Nucci,  Charles Galvin,  Bernard Cottaz et de nombreux conseillers généraux parmi lesquels Didier Rambaud, Serge Revel, Daniel Vitte, Bernard Perazio. Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional à l’Agriculture avait également tenu à participer à l’événement.

SIA

La famille Convert, de l'Albenc, parmi les producteurs honorés ce matin par André Vallini et Christian Nucci.

Les médaillés ont reçu des mains du président Vallini, en plus de ses chaleureuses félicitations, la médaille d’honneur du département, un ouvrage intitulé « Portraits de l’Isère » et une clé USB.

Christian Nucci avait auparavant  rappelé avec les mots qu’il faut les qualités de chacun des récipiendaires, avec, peut-être, une note sentimentale particulière pour les représentants de la distillerie Moyroud , sise à Beaurepaire, ville pour laquelle il manifeste un penchant certain et qui le lui rend bien d’ailleurs.

Pour la petite histoire, le  vice-président du CG38 à l’Agriculture a rappelé que lorsqu’il occupait les fonctions de ministre de la Coopération et du Développement (1982-1986), le présent qu’il avait remis au représentant de la Nouvelle-Calédonie n’était autre que la précieuse eau de vie de poire de la Maison Moyroud de Beaurepaire, assurant ainsi la notoriété de ce produit dans ce lointain territoire d’outre-mer. Le ministre savait aussi se faire l’ ambassadeur des produits du terroir isérois.

Parmi les médaillés, un habitué des podiums en la personne de Bernard Convert dont l’huile de noix a une notoriété qui a elle aussi traversé le Pacifique. André Vallini, premier défenseur de la Noix de Grenoble, qui connaît bien ce producteur de l’Albenc parle de lui comme d’ « un alchimiste toujours en quête de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums ». Un talent reconnu, donc, qui lui vaut régulièrement, depuis des lustres,  des trophées dans les concours agricoles.

Et puis il y a aussi les éleveurs de Gillonay, Colombe et Saint-Georges d’Espéranche dont le travail a été distingué dans le concours de Montbéliardes.

Ci-joint le palmarès complet des Isérois récompensés :

-       L’ Etoile du Vercors (Saint-Christophe-sur-Guiers) : médaille d’argent pour son saint-Félicien. Représentée par Nicolas Guize et Pierre Jacquet.

-       La SARL Fruitière de Domessin (Panissage) réalise un triplé : médaille de bronze pour sa tommette 25% MG, médaille d’or pour son fromage à raclette ronde, médaille de bronze pour son fromage au poivre à pâte pressée demi-cuite. Représentée par Dominique Girard et José Del Omo.

-       Le GAEC de Riquetière Convert père & fils (L’Albenc) : médaille d’argent pour son huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine. Une entreprise familiale représentée par Bernard, Gilles, Bruno, Luc Convert.

-       La distillerie de Pied Menu F.Moyroud (Beaurepaire) : médaille d’argent pour son eau de vie de poire. Représentée par Raoul Simon et Pierrick Vendé.

-       L’EARL de Ternan (Gillonay) : 1er prix section 2e lactation – Vache Montbéliarde. Une affaire de famille, là aussi : Noël, Jean-Michel et Guillaume Baron étaient présents.

-       Le GAEC de la Raffinière (Colombe) : 2e prix section 3e lactation- Vache Montbéliarde- Représenté par Guy et Guillaume Robert-Michon.

-       Le GAEC des Terreaux (Saint-Georges-d’Espéranche) : 5e prix section 1ère lactation –Vache Montbéliarde.

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LMA : l’Isère veut avoir voix au chapitre


L’Isère tient à son agriculture et veut faire entendre autant que possible sa voix dans les hémicycles du parlement. Christian Nucci et Charles Galvin, en charge des questions agricoles et de la forêt au Conseil général, rencontrent régulièrement les professionnels, le  préfet, les parlementaires pour que la partition soit la plus harmonieuse possible.

(photo Frédérick Pattou)

(photo Frédérick Pattou)

Après la table ronde du 10 février qui a réuni la profession agricole, les représentants de l’Etat, les élus et les services du CG38, sur le thème de la nouvelle PAC (horizon 2013), c’était à une  rencontre sur le thème de la LMA 2010 (loi de modernisation de l’agriculture) qu’étaient invités aujourd’hui les  parlementaires.

Christian Nucci, vice-président du CG38 à l’Agriculture et Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère,  étaient à la baguette. Outre quelques bémols , on ne peut pas dire qu’il y ait véritablement de couacs sur cette question. L’Isère fait bloc.

Objectif  de la rencontre: confronter des propositions qui doivent permettre de défendre la spécificité de l’agriculture iséroise, de plaine comme de montagne. Des propositions considérées comme complémentaires de ce projet de loi qui ne satisfait pas tout le monde (voir nos articles précédents).

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Parmi les parlementaires présents, Annie David, François Brottes, André Vallini, Georges Colombier, Jacques Rémiller (photo Frédérick Pattou)

Le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA) a été présenté le 10 février par Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, au Conseil des ministres qui l’a entériné. Dans quelques semaines, les parlementaires isérois auront à se prononcer sur ce projet de loi axé autour de trois grands thèmes :

1 – Une nouvelle perspective politique sur l’alimentation

2 – Stabiliser le revenu des agriculteurs et renforcer la compétitivité de l’agriculture française

3 – Réduire le rythme de consommation des terres agricoles

Petit inventaire des propositions émises par le CG38 en concertation avec la Chambre d’Agriculture de l’Isère, visant à compléter les mesures figurant dans le texte du projet de loi:

Alimentation :

-harmoniser les méthodes et les règles sanitaires et environnementales de production, les normes de sécurité sanitaire

-rendre obligatoire l’étiquetage de la provenance des produits, notamment dans la restauration collective et d’en assurer la visibilité et la lisibilité à la clientèle

-instaurer un contrôle comparatif au stade du consommateur entre les produits français et les importations

-faire évoluer la rédaction du code des marchés publics et permettre ainsi à l’autorité administrative d’instaurer des clauses techniques et juridiques compatibles avec le droit européen, facilitant la valorisation des productions agricoles des territoires en restauration hors domicile en circuits courts ; de préserver le seuil de 20 000€ d’achat public de gré à gré de denrée alimentaire, fruits et légumes

-de confier au préfet, territorialement compétent, la diffusion de guides de bonnes pratiques en matière d’achat public responsable

-d’instaurer l’obligation de suivi-évaluation du plan national alimentaire par la constitution d’un comité de suivi dont la composition sera établie par décret

Revenu des agriculteurs

-adapter le système de cotisation sociale au revenu de l’exploitant et non de l’entreprise

-créer au sein des producteurs un collège commercialisation ayant capacité à contractualiser

-imposer à la grande distribution un coefficient multiplicateur

-garantir  la médiation par commission en cas de litige sur la conclusion ou l’exclusion de l’acte contractuel

-assurer un contrôle de la contractualisation par les services compétents, notamment du ministère de l’Economie

-cogérer au niveau des territoires la gestion des volumes de production, des transferts de droit à produire via les CDOA qui, dans un contexte de régionalisation, lieu de coordination des politiques, doivent rester un lieu d’application des politiques

- rendre obligatoire une analyse coût/avantage avec les différents acteurs des filières, de l’obligation de contractualisation avant l’élaboration du décret fixant la liste des produits pour lesquels la contractualisation est proposée

Foncier agricole

- réformer le code de l’urbanisme et confier aux EPCI la compétence d’élaboration de PLU

-affecter aux conseils généraux, en application de leur compétence de plein droit « aménagement foncier agricole et forestier, et « protection des mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains » le produit de la taxe instaurée par la loi de modernisation agricole en cas de cession d’un terrain nu devenu constructible à la suite d’une modification des documents d’urbanisme

-rendre obligatoire la conclusion de périmètre de protection ou d’aménagement des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN) ou de zones agricoles protégées (ZAP) sur tout secteur agricole ayant été l’objet d’investissement public d’aménagement ou d’équipement

-adapter le système juridique des associations syndicales autorisées (ASA) afin de prendre davantage en compte le fermier et non plus uniquement le propriétaire.

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Inventaire du pays de Bourgoin-Jallieu


bourgoinL’inventaire du Pays de Bourgoin-Jallieu est une exposition itinérante présentée successivement à Saint-Quentin-Fallavier, Grenoble et Bourgoin-Jallieu. L’exposition est à l’Isle-d’Abeau, à l’EPANI, du 10 février au 16 avril.

Ni fourre-tout, ni pointage exhaustif, l’inventaire propose un tableau à un instant donné de ce qui existe et caractérise le territoire exploré. Des marais aux collines, des pierres à cupules aux « gestes architecturaux » du XXe siècle, des granges aux usines, Frédéric Dard côtoie ici saint Theudère et le rugby, les maisons fortes médiévales. Ce territoire recèle en effet des patrimoines « tous azimuts », toutes époques et tous domaines confondus.

Inventorier le patrimoine du département de l’Isère est une démarche de longue haleine. Du Trièves, il y a près de quinze ans à ce secteur situé entre Bourbre et Lyonnais aujourd’hui (les vingt-sept communes des cantons de Bourgoin-Jallieu nord et sud, l’Isle-d’Abeau et La Verpillière) en passant par l’Oisans, les Chambaran ou encore le canton de Roussillon, les équipes du Conseil général, archéologues, architectes, historiens ont déjà catalogué le patrimoine de près de deux-cents communes. Ce qui n’est pas rien !

Une vaste campagne d’inventaire

Pendant près de deux ans, les équipes du patrimoine ont repéré, identifié, décrit, enregistré toutes les traces et témoignages laissés par les hommes sur ce territoire, depuis la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Une enquête qui a concerné toutes les formes de patrimoine – archéologique, architectural, industriel, immatériel, alimentaire, etc. Ces informations rassemblées constituent un outil précieux pour la connaissance, la conservation et la valorisation du patrimoine de ce territoire ; elles méritent en ce sens d’être partagées avec le plus large public.

Portraits de pays

Dans le cadre d’une collaboration avec le Magasin-CNAC (Grenoble), Mourad Gharrach, un jeune artiste rhônalpin, a porté son regard de photographe sur ce territoire. Certains auront déjà croisé sa silhouette familière lorsqu’il procède à ses prises de vues en arpentant infatigablement les quartiers, les lieux de vie, pour « tirer le portrait » de nos contemporains et proposer une vision actuelle de la diversité de notre patrimoine humain.

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Le dossier Isère Amont fait des vagues


Le projet d’aménagement de l’Isère Amont pour la protection contre les crues de l’Isère, de Pontcharra à Grenoble, est en chantier depuis quatre ans. Le maître d’ouvrage en est le  syndicat mixte du bassin hydraulique de l’Isère, le SYMBHI, créé en mars 2004 par le Conseil général de l’Isère.

Le projet Isère Amont (1) qui vise à assurer la protection des populations et de leurs biens contre les risques d’inondation (crue centenale) fait l’objet d’une concertation soutenue mais toujours très tendue avec la Chambre d’agriculture. Le nœud du problème et le point majeur d’achoppement est l’indemnisation des terres situées en zone inondable.

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C’est cette question de la réparation des préjudices subis par l’activité agricole en cas d’inondation qui n’est toujours pas résolue et reste dans l’impasse. D’où la mobilisation ce matin, devant la préfecture puis dans les locaux du Département, d’une centaine d’agriculteurs et de propriétaires fonciers du Haut-Grésivaudan, venus pour certains d’entre eux en tracteurs place de Verdun et avec quelques remorques chargées de bottes de foin et une citerne de purin (qui n’a pas servi).

André Mollaret, président de l’association des maraîchers de la ceinture verte de Grenoble et Elisabeth Perrot, agricultrice à Murianette, étaient aux avant-postes pour expliquer les revendications des manifestants.

Quelles sont-elles, ces revendications ?

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Occupation pacifique ce matin des locaux du Conseil général de l'Isère, avant de s'expliquer devant les conseillers généraux réunis pour débattre des orientations budgétaires 2010

Ce que réclament avant tout les agriculteurs et propriétaires fonciers, c’est la signature sans modifications du protocole prévoyant l’indemnisation des préjudices subis en cas d’inondation des « casiers » créés à cet effet tout le long de l’Isère.

Ils souhaitent également le report des travaux de réalisation d’espaces de loisirs et d’aménagement environnementaux, estimant que la priorité doit être la préservation de l’activité agricole.

La Chambre d’Agriculture de l’Isère collabore depuis 3 ans avec le SYMBHI que préside Robert Veyret, conseiller général, à la rédaction de ce protocole qui devait être signé il y a un an, en février 2009. Il ne l’a pas été.

Ce qui bloque, c’est l’une des dispositions prévues dans le protocole, à savoir l’indemnisation à hauteur de 40% des préjudices subis en cas d’inondation. Le CG38 s’y refuse. L’échange a été assez vif, au sein de l’hémicycle Aubert-Dubayet où les élus étaient en session DOB (débat d’orientations budgétaires). Les commentaires fusent :

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"Vous allez nous mettre sur la paille!"

« Vous allez mettre tous les agriculteurs sur la paille ».

« On nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour indemniser les risques que nous courons. Pourtant, on en trouve pour créer des corridors écologiques ! ».

« Tous ces travaux sont censés nous protéger. Mais rien ne nous garantit contre le risque de rupture de la digue ».

« Nous tenons à ce que nos biens conservent leur valeur ».

Christian Nucci a souligné que « la protection des biens et des personnes est une compétence régalienne de l’Etat » (2) et que le CG38 ne peut du jour au lendemain endosser seul cette compétence. « Nous allons le 5 février, avec Robert Veyret, rencontrer la Métro et la Communauté de communes du Grésivaudan pour aborder ce sujet et tenter de mettre au point un dispositif capable de répondre à vos demandes ».

L’ambiance dans la salle est toujours houleuse.

André Mollaret interpelle le président du CG38, André Vallini. « Pourquoi n’avez-vous pas signé le protocole ? » Vallini reste muet. Puis, visiblement énervé, il répète plusieurs fois : « C’est une compétence de l’Etat, vous comprenez ? ». Il quitte l’hémicycle dans le tumulte.

Le problème est de taille et résulte en grande partie du contexte socio-économique actuel. Les recettes du Département, on le sait, ont été fortement diminuées par la crise. André Vallini le rappelait il y a quelques jours à la préfecture :

« En Isère les recettes du Département sur les droits de mutation ont chuté de 43 % depuis deux ans entraînant une perte de 60 millions d’euros pour le Conseil général. A quoi il faut ajouter la non-compensation par l’Etat des charges qu’il nous a transférées : 66 millions d’euros en 2008 et 75 millions d’euros en 2009 ». Il ajoutait :  « Les Départements sont en grande difficulté et c’est Gérard Larcher, lui- même, le président du Sénat, qui déclarait récemment qu’une quinzaine d’entre eux risquaient d’être placés sous tutelle financière. En fait ce sont tous mes collègues présidents de Conseils généraux, quelle que soit leur orientation politique qui dressent le même constat et qui sont contraints de diminuer leurs subventions et de geler, voire d’annuler certains de leurs investissements ».

Dans ces conditions, l’élaboration du budget primitif 2010 est une épreuve plus que difficile qui explique sans doute la réaction du président du CG38.

Certes, le Département, comme l’a rappelé Christian Nucci, vice-président du CG38 à l’Agriculture, n’a jamais laissé tomber l’agriculture. Avec la Savoie, l’Isère est le département qui investit le plus dans ce domaine. Ce conflit autour du projet Isère Amont est une épine d’autant plus douloureuse.

La ceinture verte et maraîchère de Grenoble est une richesse pour la région urbaine de Grenoble, une vitrine de l’agriculture périurbaine, prise en compte dans le cadre du SCOT. Les agriculteurs du Haut Grésivaudan en sont les premiers responsables et ils savent qu’en cas d’inondation, ils ne se relèveront pas. Cela,  ils ne peuvent l’admettre. C’est ce qui explique leur mobilisation aujourd’hui et leur insistance pour obtenir une signature rapide du protocole prévoyant l’indemnisation de leurs biens en cas de crue.

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(1) Les travaux, estimés à 108 millions d’euros visent à contenir les petites crues par un dispositif de digues, et à étaler dans des zones naturelles et agricoles (2350 hectares) les crues supérieures à la crue trentenale, ne pouvant être contenues par les digues et risquant d’inonder les zones habitées.

(2) Le CG38, dans un communiqué, a tenu à le rappeler une fois de plus : « La protection des populations et des biens contre les crues est une responsabilité de l’Etat qui depuis des décennies n’a jamais été en mesure de faire aboutir les projets. Devant l’inertie de l’Etat et parce que les collectivités locales concernées ne parvenaient pas à se décider non plus, le Conseil général a décidé de créer le Symbhi pour porter le projet sur l’Isère amont qui vise à réduire un risque d’inondation, dont les conséquences sont évaluées à 500 millions d’euros de dommages sur l’agglomération grenobloise, et à préserver le développement des territoires impactés ».

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Demain, menu bio et local pour 3400 collégiens


Ce mardi 26 janvier, les 3 400 collégiens des 16 établissements de l’agglomération grenobloise, dont les repas sont livrés par la cuisine centrale du Conseil général de l’Isère, vont déguster un menu uniquement composé avec des produits bios et locaux.

Carottes, choux, pommes proviennent d’exploitations du Nord Isère, certifiées en agriculture biologique. Ils ont été cultivés sans pesticides, ni engrais chimiques. Le fromage a été fabriqué à la laiterie du Mont Aiguille, à partir de lait AB issu d’exploitations du Trièves. La viande de bœuf provient d’animaux nés, élevés et abattus en Isère, qui ont pâturé les prairies du Voironnais.

Une occasion pour les collégiens de déguster les bons produits de notre agriculture locale et, pour ceux du collège Louis Lumière à Echirolles, de rencontrer des producteurs, de découvrir leurs modes de production, de faire le lien entre les activités agricoles qui marquent le paysage environnant et les aliments qui arrivent dans leur assiette.

Cet événement s’inscrit plus largement dans l’opération initiée en 2001 par le Conseil général : « Manger bio et autrement à la cantine ». Elle vise à favoriser l’éducation nutritionnelle des jeunes en leur proposant une alimentation de qualité, issue d’une agriculture respectueuse de l’environnement, et à encourager l’installation d’agriculteurs en AB sur le territoire. Ainsi, grâce à l’association regroupant 45 producteurs locaux, 200 000 repas incluant totalement ou partiellement des produits AB ont pu être servis dans les collèges isérois en 2008.

En lien avec les autres collectivités qui souhaitent travailler cette question alimentaire, le Conseil général entend développer l’introduction de produits AB, mais aussi de produits locaux de qualité, dans la restauration collective, favorisant ainsi une agriculture davantage orientée vers les besoins des consommateurs isérois.

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La Foulée Blanche: un éco-événement sportif


Comme chaque année, le Conseil général de l’Isère est un partenaire privilégié de la manifestation sportive Foulée Blanche avec un objectif singulier pour cette 32ème  édition : placer cet événement sportif sous le signe du  développement durable.

Le Conseil général de l’Isère a adopté en décembre 2006, un agenda 21 départemental qui tend à contribuer à un développement plus équitable et solidaire, plus respectueux de l’environnement et économiquement plus efficace.
Parmi les 38 actions que celui-ci propose, l’action N°25, a pour objectif d’encourager les événements sportifs respectueux de l’environnement.
Afin d’accompagner les organisateurs de manifestations sportives, le Département de l’Isère a publié en septembre 2009 le guide des éco-événements sportifs isérois qui permet de définir, pour chaque manifestation, les enjeux environnementaux majeurs pour lesquels il propose des conseils, des actions et des partenaires. En 2010, un pack éco-événement a été crée, proposant de mettre gratuitement à disposition des gobelets réutilisables, des poubelles tri-sélectifs, ainsi que des outils de sensibilisation.

A l’occasion de la 32ème édition, la Foulée Blanche, avec l’appui de la société Eco-Emballages, s’associe à cette démarche initiée par le Conseil général de l’Isère  par la mise en place d’actions éco-responsables tel que :
- la suppression des assiettes, couverts et gobelets plastiques jetables, des bouteilles d’eau, des sacs plastiques ;
- l’utilisation au maximum des technologies numériques dans l’organisation de l’événement  (inscription, communication…) afin de réduire la consommation de papier et limiter l’impact liés à la distribution et au transport ;
- la sensibilisation de tous au cœur de l’événement : bénévoles, participants, publics, partenaires…
- la mise en place d’un éco pique-nique, décoration du village des exposants autour du thème des déchets, mise en place de transport en commun (Grenoble-Autrans) pour les samedi 23 et dimanche 24 février.

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