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Pour cause de neige, pas de transport scolaire demain


En raison de chutes de neige exceptionnelles attendues sur l’ensemble de l’Isère, dès la nuit de jeudi 7 janvier à vendredi 8 janvier et sur l’ensemble de la journée de vendredi 8 janvier jusqu’à dimanche 10 janvier, avec une vigilance orange signalée par Météo France,  le Conseil général de l’Isère a décidé de pas assurer les transports scolaires vendredi 8 janvier toute la journée.
A noter que tous les services scolaires mis en place les veilles de jours fériés pour le transport des élèves internes circuleront exceptionnellement ce jeudi soir afin de leur permettre de rentrer chez eux.

Pour les autres usagers des lignes Transisère, seules fonctionneront les lignes express ( Voiron – Crolles, Vizille – Voreppe, Tencin – Grenoble,  la ligne 1920 Bourgoin – Lyon, et  la ligne 1980 Crémieu – Lyon), ainsi que les lignes 6020 Grenoble – Crolles et 3000 Bourg d’Oisans – Grenoble.

Pour des compléments d’informations les usagers peuvent appeler :
- pour les lignes de transports scolaires : Transisère Service : 0820 08 38 38
- pour l’état des routes : 08 92 69 19 77

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Isère: le point sur l’état des routes


Des fortes chutes de neige sont tombées cette nuit sur l’ensemble du département, plus importantes que ce que Météo France avait annoncé hier. La neige est encore annoncée, aujourd’hui, jusqu’à 16 heures. Les équipes de déneigement du Conseil général ont travaillé toute la nuit. Le déneigement et le salage se poursuivent aujourd’hui toute la journée, aussi bien en plaine qu’en montagne.
Le Conseil général de l’Isère prévoit un retour à des conditions de circulation normale, en fin de journée.

Point sur les routes ce lundi à 13h30  :

- réseau principal en plaine : routes dégagées. La circulation est normale
- réseau secondaire et montagne : conditions de circulation encore délicates.
Les équipements spéciaux sont nécessaires.

Point sur les transports scolaires à 13h30

Ce matin, 50 % des services de transports scolaires n’ont pas fonctionné en raison des fortes chutes de neige..
Tous les services de transports scolaires qui ont fonctionné ce matin, fonctionneront en fin de journée.

Demain matin, tous les services de transports scolaires devraient fonctionner normalement.

Pour des compléments d’informations les usagers peuvent appeler :
- pour les lignes de transports scolaires : Transisère Service : 0820 08 38 38
- pour l’état des routes : 08 92 69 19 77

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« Faire quelque chose pour Berlioz »


En ce jour d’anniversaire d’Hector Berlioz, le Conseil général de l’Isère a souhaité remercier, pour leur acte, Monir Tayeb et Michel Austin, principaux donateurs du Musée Hector Berlioz.

donateurs

De gauche à droite : Antoine Troncy, responsable adjoint du Musée Hector Berlioz, Chantal Spillemaecker, responsable du Musée Hector Berlioz, Monir Tayeb, Claude Bertrand, vice-président chargé de la culture et du patrimoine et Michel Austin (photo CG38).

Monir Tayeb, née à Téhéran, établie Grande Bretagne depuis 1976, est professeur à l’Université de Heriot-Watt à Edimbourg. Elle a découvert Hector Berlioz grâce à la lecture des Mémoires et a entrepris d’apprendre le français pour pouvoir lire Berlioz dans l’original.

En 1997, elle crée avec son mari, Michel Austin, le site www.hberlioz.com pour assurer la présence de Berlioz sur la toile. Passionnés, ils ont toujours eu l’ambition de « faire quelque chose pour Berlioz ». Car « Hector Berlioz occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de la musique. Très en avance sur son temps, il fut l’un des plus originaux parmi les grands compositeurs, mais en même temps un innovateur dans l’exécution musicale, et un écrivain et critique. Peu de musiciens ont su briller à la fois dans autant de domaines différents ».
Vrais habitués du Musée Hector Berlioz depuis presque 10 ans, ils ont décidé de léguer l’ensemble de leurs biens et avoirs personnels ainsi qu’une complète et inédite collection au Musée de la Côte-Saint-André, seul établissement, dans le monde, consacré à l’œuvre de compositeur.
Claude Bertrand, vice-président du Conseil général chargé de la culture et du patrimoine a reçu, solennellement du couple, deux lettres autographes du compositeur : l’une datant de 1853 adressée à Michel Levy, son éditeur et l’autre datant de juin 1832 adressée à son grand ami Humbert Ferrand, écrite durant un voyage entre Rome et la Côte-Saint-André.
Ces deux lettres originales ne sont qu’une infime partie de leur riche collection, léguée au Musée Berlioz.

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Espaces et espèces: agir pour la biodiversité


La préservation des espaces remarquables -comme la tourbière du Luitel- doit se conjuguer avec la protection de la nature ordinaire

La préservation des espaces remarquables -comme la tourbière du Luitel- doit se conjuguer avec la protection de la nature ordinaire

La 16e conférence départementale de l’Environnement a réuni hier dans l’hémicycle Aubert-Dubayet, au CG38, une bonne partie des acteurs isérois de l’environnement (associations naturalistes, gestionnaires d’espaces, chercheurs, etc.), conseillers généraux (1) autour du thème de la biodiversité, thème qui sera celui de l’année 2010 à l’échelle internationale.

Avec Serge Revel, vice-président du CG38 chargé de l’Environnement, pour chef d’orchestre, cette journée de travail et de réflexion a débuté par des exposés (2) et s’est poursuivie l’après-midi par huit ateliers (forêt, urbanisme, agriculture, observatoire, espaces naturels protégés, activités de pleine nature, eau, routes, perception-sensibilisation).

Agir localement, penser globalement. La devise écologiste (qui a bien 25 ans) a largement diffusé, de façon homéopathique peut-être, et a même repris des couleurs  avec l’arrivée en fanfare de ce nouveau mot de passe qui a nom développement durable. Cette formule, le président du CG38, André Vallini, la reprend volontiers à son compte (même s’il s’attend dans la seconde qui suit à être interpellé sur le projet de Rocade nord).

Le pouvoir de conviction de Serge Revel –souligné  par Jean-Philippe Siblet, directeur-adjoint du service Espaces naturels du Museum national d’histoire naturelle- n’y est peut-être pas étranger. Celui-ci n’est pourtant pas pleinement satisfait de ce que fait le Département , considéré comme un des premiers de la classe dans ce domaine, pour préserver la biodiversité : « Nous n’avons que des noyaux de biodiversité en Isère, souligne t-il. Et en dépit de nos efforts, il faut bien constater que celle-ci s’appauvrit, que 152 espèces de la faune sauvage vertébrée terrestre  sont en liste rouge, que 20% des habitats naturels sont menacés, que le grignotage des zones humides continue ».

Quelques propositions en vrac (et non exhaustives) glanées au fil des échanges en matinée :

-       préférer les termes de continuité écologique à celui de corridor

-       agir pour une meilleure cohérence des politiques publiques (là aussi le mille-feuilles est à revoir)

-       protéger la nature ordinaire autant que les espaces remarquables

-       soutenir les chercheurs en sciences du vivant (Roger Marciau -AVENIR-considère qu’il sont eux aussi en voie de disparition)

-       agir en faveur de l’interdisciplinarité : le dialogue entre chercheurs de disciplines différentes s’impose dans l’intérêt de la protection des espaces et des espèces

-       encourager les naturalistes amateurs qui font un travail apprécié, depuis longtemps

-       veiller à ce que les prairies apicoles ne contiennent pas d’espèces invasives

-       veiller à la conservation des jardins de la Bastille, à Grenoble, qui constituent un biotope méditerranéen remarquable

-       densifier l’habitat pour freiner l’extension du milieu urbain sur des terres fertiles (cas de l’agglomération lyonnaise et grenobloise)

-       favoriser la végétalisation des toits et des façades

-       lutter contre l’imperméabilisation des sols, contre l’usage des herbicides et pesticides

-       veiller plus que jamais à la qualité des cours d’eau, rivières et lacs (à noter que l’Isère a connu en 2009 une sécheresse de niveau 3, plus marquée que celle de 2003)

A noter que l’exposé de Michel Oberlinkels sur les nouvelles actions de la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) en faveur de la biodiversité (opération expérimentale Cossure en plaine de Crau) a soulevé de nombreuses questions au sein de l’assemblée. Il s’agit d’une vaste opération, commencée en 2008 avec l’acquisition d’un verger de 360ha, destinée à compenser des impacts exercés sur la steppe des Coussouls, écosystème à forte patrimonialité. La CDC Sud-Est investit 12,2 M€ dans cette opération, les « actifs naturels » devant être compensés par les aménageurs du territoire.

En conclusion de cette matinée, Serge Revel a réaffirmé sa volonté d’agir au ras du sol, de façon pragmatique : « Nous devons polariser notre attention sur les sols. Un état des lieux s’impose. D’une façon plus générale, la biodiversité devrait être intégrée aux politiques départementales d’aménagement du territoire. Nous avons besoin d’un schéma départemental de la biodiversité, détaillant une liste d’actions concrètes ».

…………………………………………….

(1) Georges Bescher, Charles Galvin, Jean-François Gaujour, Catherine Brette, Christian Nucci ont participé aux travaux

(2) Sont intervenus : Laurence Foray (DREAL), Jean-Philippe Siblet (Museum national d’Histoire naturelle), Julien Semelet (service patrimoine naturel du Conseil régional Rhône-Alpes), Michel Oberlinkels (CDC Sud-Est)

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Le viaduc de Roizonne remis en service


Après huit mois de fermeture pour travaux, le pont de Roizonne est remis en service ce lundi 30 novembre 2009. Cet ouvrage d’art vient d’être élargi et rénové par le Conseil général de l’Isère.

La RD 26 qui supporte un trafic moyen de 1500 véhicules par jour, est à la fois la liaison principale entre la Matheysine et le Valbonnais, un itinéraire d’accès au Parc National des Ecrins, de déviation éventuelle de la RN 85 et également un itinéraire de délestage de la RN 91 très empruntée l’hiver en direction des stations de ski de l’Oisans.
Ne répondant plus aux conditions actuelles de sécurité, le Conseil général a entrepris des travaux de rénovation cette année.
Débuté en avril 2009, le chantier a duré huit mois avec élargissement de la voie à six mètres, étanchéité, réfection des pierres de taille et mise en conformité du garde- corps.  L’opération a coûté 2,2 millions d’euros pour le Département.

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Des déchets qui gonflent, des taxes qui enflent…


A la veille de la semaine européenne (21-29 novembre) pour réduire nos déchets, petit retour sur la situation en Isère: en 20 ans, chacun de nous a multiplié par deux ses déchets.

De quoi faire se retourner dans sa tombe M.Eugène-René Poubelle, inventeur du conteneur domestique qui porte son nom, préfet de l’Isère au XIXe siècle. On peut affirmer que son invention a fait des petits. De toutes les couleurs. Société de consommation oblige! L’an dernier, un Isérois sur deux remplissait sa poubelle de 356 kg d’ordures ménagères/an et apportait 216kg de déchets divers à la déchetterie.

Même si le tri est entré dans les habitudes, il reste encore beaucoup de progrès à faire : en effet, seulement 25% de nos ordures ménagères sont recyclées. Ce qui démontre que persiste encore une bonne part  d’incompréhension ou d’inconscience de la part des consommateurs que nous sommes.

Le prix à payer: la TEOM s’envole

Le risque, outre les conséquences écologiques, c’est de voir nos taxes augmenter au même rythme qu’augmente le volume de déchets. Ca a déjà commencé. Il suffit de regarder de près son avis d’imposition de  taxe foncière. Pour un Grenoblois, par exemple,  cet avis indique une TEOM en hausse de +29,03% par rapport à 2008.

ademeCet habitant serait en droit de se lamenter. Une telle augmentation est difficilement supportable. Mais c’est sans doute de sa faute si la collecte et le traitement des déchets mobilisent de plus en plus de personnes et d’énergie. Et la dissuasion par le porte-monnaie reste une recette efficace. D’ailleurs, une redevance dite poliment « incitative » , basée sur le principe pollueur/payeur, est à l’étude dans plusieurs communes isèroises.

C’est la TEOM qui assure principalement le financement du service des déchets. Pour les propriétaires, elle est donc payée directement aux services fiscaux. Pour les locataires, le montant de cette taxe s’intègre dans le paiement des charges locatives. Les taux de TEOM aujourd’hui appliqués sont encore divers sur le territoire consécutivement aux décisions entérinées par la Métro et propres à chaque commune lors du transfert à la Métro de la compétence collecte des déchets.

Le service est également financé en partie par :

- des recettes liées à la reprise de certains matériaux (papiers, cartons, ferrailles) collectés dans les déchetteries,

- la recette de la collecte du verre,

- les recettes versées par l’organisme Eco-Emballages dans le cadre des règles et des objectifs fixés pour améliorer la valorisation des déchets,

- la production d’énergie liée à l’incinération des déchets. La chaleur produite est utilisée par la SEM Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise.

Au final, un abondement par le budget général est nécessaire pour équilibrer les dépenses de fonctionnement de collecte et de traitement non couvertes.

Conformément aux obligations réglementaires et aux préconisations du Grenelle de l’environnement, une harmonisation du taux de TEOM sur l’agglomération ainsi que la couverture par la TEOM et des recettes propres aux déchets de l’ensemble des dépenses liées aux déchets, doivent être obtenues d’ici 2014.

Perdre 81kg/an/habitant

Lors du vote du budget 2009, la Métro  s’est d’ores et déjà orientée vers :

-  une convergence progressive vers un taux unique de TEOM sur l’agglomération

- une hausse progressive du taux moyen de TEOM appliqué sur le territoire, qui devra couvrir à terme (2014) l’ensemble des charges de fonctionnement liées aux déchets et des recettes propres et dédiées. Ainsi, le taux moyen est passé en 2009 à 5,06% contre 4,4% en 2008.

CG38dechetsAvec l’objectif de faire baisser de 81kg/an/habitant le poids des ordures ménagères à traiter d’ici 2018, l’Isère, via le Conseil général, s’est engagé l’an dernier (plan déchets ménagers 2008-2018) à réduire la quantité et l’impact des déchets. Trois engagements :

-produire le moins de déchets possible

-recycler le plus possible dans des conditions économiques acceptables

-ne pas construire de nouvelles usines d’incinération

Que faire pour réduire le contenu de sa poubelle?

- consommer l’eau du robinet (plutôt que de l’eau en bouteille). Elle est de 100 à 300 fois moins chère.

- ne plus utiliser de sacs plastique (ils ne sont pas recyclables)

- respecter les consignes de tri à la lettre. Un geste écocitoyen très utile : sachez que 670 canettes=1 VTT, 10 bouteilles d’eau=un pull polaire, 19 000 boîtes de petits pois= une Clio

ademe dechets- ne pas jeter les piles électriques à la poubelle : les apporter dans les lieux (grandes surfaces, entre autres) où elles sont récupérées

- se mettre au compostage : les déchets fermentescibles représentent 30% de nos déchets. Le compostage de quartier devrait se développer. Le plan du CG38  l’encourage.

- dire stop à la pub : la distribution de prospectus dans les boîtes aux lettres représente 42kg/an/ménage.

- donner une seconde vie aux objets : c’est le pari des « recycleries » ou « ressourceries ». Textiles, meubles, équipements électriques peuvent y être apportés. Plusieurs sont en projet, deux sont en place :

Saint-Egrève : 45 rue du Pont Noir le mardi, le mercredi, le vendredi et le samedi de 9h à 11h45 et de 14h à 17h45

Eybens : 33 rue des Grands Champs
le mercredi de 8h à 12h et de 13h30 à 18hle jeudi de 13h30 à 18h le samedi de 8h à 12h et de 13h30 à 17h

Pour leur part, les Verts de l’Isère estiment que les déchets sont devenus un enjeu de démocratie locale et que la meilleure méthode c’est l’implication des populations, des habitants, des associations: « Nos solutions imposent la participation active des citoyens. Celle-ci ne peut se mettre en route que si on l’organise autour d’objectifs clairs, concrets et qu’on implique la population dans l’évaluation des choix et des résultats». L’écocitoyenneté commence par le tri de ses déchets.

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Soutenir l’hôtellerie rurale et familiale


Un "hôtel des alpinistes" qui a depuis longtemps fermé les volets. Un exemple parmi d'autres.

Un "hôtel des alpinistes" qui a depuis longtemps fermé les volets. Un exemple parmi d'autres de la crise qui frappe les établissements classés "tourisme".

Lors de la session DM2 , vendredi 16 octobre, l’assemblée départementale a adopté le nouveau dispositif d’aides à l’hôtellerie rurale et familiale, présenté par Christian Pichoud, vice président du CG38 au tourisme.

Cette hôtellerie indépendante et rurale est menacée en Isère où l’on enregistre une perte de 23% de ses établissements classés « tourisme » depuis 2000 (soit 1615 chambres), dont une majorité d’établissements de moins de 20 chambres.

Les raisons de cette crise sont à la fois d’ordre conjoncturel et structurel et se conjuguent avec le renforcement des obligations s’imposant aux établissements. Petit catalogue pour expliquer cette fragilisation de ce secteur :

-      une montée en gamme s’impose pour rester compétitif

-      la pression immobilière, souvent associée au problème de transmission, menace la pérennité des établissements

-      manque de formation initiale et continue

-      développement durable ignoré

-      en 2011, une nouvelle mise aux normes incendie sera obligatoire : le SDIS estime à 50% seulement le nombre d’hôtels satisfaisant aux exigences

-      en 2015, la mise en accessibilité sera obligatoire

-      le nouveau classement des hôtels doit être réalisé dans les trois ans (les hôteliers ont jusqu’à 2012 pour solliciter le classement de leur établissement. A défaut, celui-ci perdra la classification « hôtel de tourisme ».

Si le CG38 a éprouvé le besoin de revoir son dispositif, c’est afin de permettre aux hôteliers d’intégrer, notamment, la réforme du classement préfectoral et d’anticiper la mise aux normes et la mise en accessibilité. L’objectif est d’apporter une réponse plus adaptée à une douzaine de porteurs de projets par an, à enveloppe constante (450 000€ inscrits au BP 2009).

Trois axes d’adaptations sont proposés :

-Inciter à investir pour renouveler et monter en gamme

Les aides sont applicables en zone rurale pour les hôtels classés à l’issue des travaux en 2 ou 3 étoiles. Ce sont des aides à la création, modernisation ou mise en accessibilité (dépense subventionnable plafonnée à 110 000€) et à la restructuration et à la relance de l’établissement (dépense subventionnable plafonnée à 200 000€)

-Encadrer, par des conditions favorisant la qualité et le développement durable

Conditions : réalisation d’un diagnostic énergétique obligatoire (contribution du Département à hauteur de 1500€) et classement hôtelier (aide forfaitaire du Département :  1000€)

-Accompagner les porteurs de projet

Le Département propose une assistance à l’évaluation des travaux de mise en accessibilité et de mise en sécurité.

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Projet Center Parcs: feu vert de l’Isère


L’assemblée départementale a adopté ce matin, au terme d’un long débat, le protocole d’accord entre le Département de l’Isère et Pierre & Vacances SA, concernant la réalisation du projet  Center Parcs  à Roybon. Ce protocole, qui vient donc de prendre effet, est conclu pour une durée de 10 ans à compter de la mise en exploitation de la première tranche du village vacances Center Parcs. C’est Christian Pichoud, vice-président du CG38 chargé du Tourisme, qui était le rapporteur de ce dossier qui, au-delà de sa vocation touristique, touche à l’aménagement du territoire.

Précisons en préambule le détail du financement de ce projet dont l’investissement global annoncé est de 387 M€ :

-     la Région Rhône-Alpes, (délibération du 9 juillet dernier, contribue au projet à hauteur de 7M€ (promotion touristique, développement durable, énergies renouvelables, formation professionnelle)

-     le département de l’Isère mobilise :

>8M€ dédiés aux collectivités publiques pour la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement auxquels se raccordera le village vacances Center Parcs

>7M€ en aides aux investisseurs en résidence de tourisme en zone de revitalisation rurale (ZRR) pour un maximum de 1000 cottages

Si personne dans l’hémicycle ne déclare condamner a priori ce projet, qui va générer des emplois dans un canton durement touché par le chômage (on compte sur 600 emplois /an et jusqu’à 1000 en pointe pendant la durée du chantier, 700 emplois pour 468 ETP en phase d’exploitation), c’est autour du financement qu’a tourné en grande partie le débat de ce matin. Le deuxième volet du financement, perçu comme une aide à l’entreprise, une aide à des personnes (ceux qui vont investir dans l’acquisition des cottages mis en vente par l’opérateur) qui n’en ont pas besoin et bénéficient déjà d’avantages (défiscalisation) a alimenté  la discussion. Quelques interventions glanées au fil des échanges :

Sur les bancs des élus communistes (qui voteront contre le 2e volet de la délibération):

-      Claude Bertrand se dit OK pour voter l’aide de 8M€ aux collectivités publiques mais pas les 7M€ qui vont bénéficier à des investisseurs privés, des gros contribuables, qui auront droit à une défiscalisation. Il demande donc de dissocier le vote.

-      Daniel Rigaud souligne le fait que les emplois proposés seront des emplois précaires. Il s’insurge en outre contre l’attitude de l’entrepreneur, mettant le Département au pied du mur : « C’est ça ou je vais ailleurs ! Cela ne laisse pas de place à la discussion. Où est le débat ? »

Sur les bancs des Verts et apparentés :

-      Catherine Brette : « Nous avons dit oui, en juin 2008, à l’étude de faisabilité du projet. Mais aujourd’hui, on formule plusieurs critiques vis-à-vis d’un projet déjà fortement encouragé par l’Etat à travers la loi Demessine et Scellier. Ce projet n’a pas besoin de l’aide du CG38. Cette aide serait plus utile si elle était versée aux Gîtes de France. Le tourisme vert est l’avenir du département ».

-      Olivier Bertrand : « Personne n’est contre la création d’emplois, bien sûr. Mais on a le droit de se poser des questions sur le mode de développement touristique que l’on veut soutenir en Isère ».

Tous deux ont voté contre cette délibération dans sa totalité.

-      Serge Revel décide de s’abstenir sur le second volet de la délibération: «Je suis d’accord sur l’inutilité de l’aide du Conseil général à une entreprise telle que Pierre & Vacances ».

Sur les bancs de l’opposition départementale :

-      Marcel Bachasson : « Depuis ce 27 juin 2007 où nous sommes entrés en contact avec Pierre&Vacances, beaucoup de travail a été fait. Et on ne peut que s’en féliciter. C’est pour notre territoire un enjeu vital en termes d’emploi. C’est une forme de relance pour notre département, une opportunité pour des entreprises ainsi que pour les collectivités qui pourront mettre aux normes leur réseau d’assainissement  et d’eau potable. Cette opportunité, il fallait la saisir. Sinon, Pierre&Vacances allait s’installer ailleurs. Et peut-être pas très loin de chez nous ! »

-      René Vette : « Les Chambarans, c’étaient étymologiquement, des champs bons à rien ! Cela ne sera plus vrai demain ».

-      André Gilet : « Favoriser les entreprises locales, le code des marchés ne le permet pas ! Il faut passer par des appels d’offres»

-      Georges Colombier : « J’ai rencontré récemment des agriculteurs en difficulté de la vallée de la Galaure. Une agricultrice m’a confié qu’elle espérait beaucoup avoir un emploi à mi-temps au village vacances ».

Sur les bancs de la majorité départementale :

-      Erwann Binet : « Sans cette somme de 7M, Pierre & Vacances allait s’installer ailleurs. C’est l’engagement de principe rapide du CG38 sur ce point qui a permis de faire tenir le projet ».

-      Christian Nucci : « C’est un ballon d’oxygène dans un secteur très affecté par la crise. L’agriculture locale, entre autres, souffre. Le projet Center Parcs est une formidable opportunité pour mettre en place une filière de vente directe de produits frais, entre autres».

-      Charles Galvin : « Nous avons réussi à faire valoir la filière bois dans ce projet. Non seulement nous avons obtenu que les cottages soient construits en bois et en bois local, mais il se pourrait aussi que la chaudière à bois soit alimentée par une entreprise iséroise. Nous ne sommes pas encore sûrs du résultat ».

-      Christian Pichoud : « Ce seront des emplois annuels qui sont proposés, donc, en matière de sécurité, d’une qualité certaine. Comparés aux emplois saisonniers, notamment en montagne, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’emplois précaires ».

-      André Vallini : « Nous prenons ce matin une décision historique. Et il est normal que l’on en débatte longuement. C’est, en tout cas, un dossier qui nous a demandé un gros investissement, un dossier compliqué, passionnant, qui nous a mis en face de  M.Bremond, un capitaine d’industrie, comme on disait naguère, avec qui nous avons négocié point par point. Nous étions en concurrence, il ne faut pas l’oublier. La Drôme des collines, la Saône-et-Loire étaient candidates. Ce projet était un beau plan de soutien à l’emploi. On nous l’envie dans toute la France ».

La mobilisation de moyens du CG38 a été prise en contrepartie d’une prise en compte forte du développement durable, traduite par des engagements sur plusieurs points : qualité d’isolation des hébergements, limitation des besoins en climatisation, utilisation d’ébergie renouvelable pour une chaufferie bois, récupération des eaux du centre aqualudique, mise en place d’un plan déplacement d’entreprise, tri et valorisation des déchets, recrutement local, vitrine touristique de l’Isère, interdiction des sports mécaniques thermiques.

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Center Parc Roybon: du projet à la réalité


 » Le Conseil général financera le projet à hauteur de 15 millions d’euros. Ils complètent les 7 millions d’euros alloués par la région. Il faut retenir que la commune de Roybon et l’intercommunalité du pays de Chambarans participent également à la réalisation de ce projet, au niveau de la réalisation des équipements publics.

Le projet devient donc réalité et Pierre et Vacances vient de déposer en mairie la demande de permis de construire. Celle-ci va être étudiée par la DDE qui, s’ il ne manque pas de pièces, rendra son jugement dans 9 mois. Restera à trouver les entreprises compétentes et à attaquer les travaux, début 2011. L’ouverture du Center Parc étant fixée en 2013.  »

Le maire de Roybon nous a également indiqué qu’en ce qui concerne l’assainissement, l’eau, la station d’épuration tout était également pratiquement bouclé.

Reste la question de la fameuse décharge. »Je suis confiant car le préfet nous a confirmé chercher une solution alternative, plus proche des sites industriels. Nous restons cependant vigilants et au moindre soubresaut, nous remonterons au créneau. Il est impossible qu’un centre de vacances, de tourisme côtoie une décharge. »

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Avis de gros temps sur la montagne!


A un mois de son 25e congrès national (22, 23, 24 octobre à L’Argentière-La Bessée), l’ANEM a réuni ce matin à Grenoble dans l’hémicycle Aubert-Dubayet (CG38) les élus de montagne isérois pour un tour d’horizon des problèmes actuels et à venir. Au sommaire, la RGPP, le maintien du service public postal, la TNT (télévision numérique terrestre) et le haut débit internet, la réforme de la TP (taxe professionnelle), la crise du lait, la taxe carbone, etc.

Un catalogue assez lourd d’inquiétudes qui incite le président Henri Nayrou à diffuser un bulletin météo alarmiste: « Avis de gros temps sur la montagne », a t-il répété ce matin comme il l’avait déjà fait à Saint-Flour l’an dernier à l’occasion du congrès de l’association. Comme quoi, le temps n’est pas à l’amélioration.

En septembre, compte tenu de la situation, l’ANEM demandait la saisine du CNM (Conseil national de la montagne) instance représentative qui ne s’est pas réunie depuis plus de 3 ans. Cet appel a été entendu. Henri Nayrou a en effet annoncé ce matin que  le CNM se réunira le 3 novembre prochain à Paris sous la présidence de François Fillon.

ANEM

Autour du président Henri Nayrou, député de l’Ariège, deux députés de l’Isère, anciens présidents de l’ANEM, à savoir Didier Migaud et François Brottes, Annie David, sénatrice de l’Isère, Christian Pichoud, conseiller général de l’Isère.

Au fil des interventions (par chapitre) :

RGPP : tenir compte de la spécificité montagne

Principe : l’ANEM soutient que la montagne, enjeu essentiel d’aménagement du territoire, doit être lisible dans le futur paysage institutionnel des collectivités du point de vue de leur organisation, de leurs compétences et de leurs moyens financiers. Elle demande que l’article 1 de la loi Montagne soit respecté (spécificité montagne).

« Plus on éloigne les centres de décision des fonds de vallée, plus il y aura de problèmes pour ces fonds de vallée », dit Henri Nayrou.

TP: on manque de simulations

Principe : l’ANEM s’inquiète des conséquences de la baisse de la dotation de compensation de la taxe professionnelle et de celle de la compensation de l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties agricole, instituée depuis 2006 pour les communes. Cette réduction risque à nouveau de pénaliser les collectivités rurales et de montagne les plus fragiles : les communes et leurs établissements de coopération, de même que les départements et les régions, pour lesquels cette taxe constitue une part significative de leurs recettes.

Didier Migaud : « La réforme s’appliquera aux entreprises dès 2010 et aux collectivités locales en 2011. Il est vrai que nous manquons de simulations en ce qui concerne les collectivités territoriales, les conseils généraux et régionaux .»

TNT: gare aux écrans noirs!

Principe : l’ANEM redoute que l’arrivée prochaine de la télévision numérique n’induise pour les téléspectateurs une injustice d’ordre technique, géographique ou économique. En septembre, l’association a signé une motion exigeant l’égalité entre tous les Français pour l’accès à la TNT, en tout point du territoire.

François Brottes : « Je sens le hold-up d’envergure pour ce qui concerne la TNT. Ca va très mal se passer ! Nous sommes obligés de passer d’un système à l’autre, sans alternative, et l’on ne pourra échapper aux écrans noirs ! Les chaînes de télé, qui vont faire des économies substantielles ne veulent plus financer l’entretien des émetteurs dans nos montagnes. Je dis aux élus : accrochez-vous à vos émetteurs hertziens! Et empêchez leur démontage. Avec une parabole, on peut recevoir l’internet  haut débit mais pas l’envoyer. Alors que les émetteurs hertziens le peuvent. On n’a aucun intérêt à ce qu’ils soient démontés. Les montagnes vont payer les pots cassés et devront se passer du haut débit. Les élus ne doivent rien lâcher sur ce dossier. Partout où il y a des émetteurs, il faut les maintenir ».

Service public postal: un lien social à préserver

Principe : l’ANEM redoute que le changement de statut de l’entreprise publique La Poste ne se fasse au détriment des usagers. Les élus de  montagne réclament des garanties sur le maintien du périmètre des missions de service public et d’aménagement du territoire. La présence postale constitue en montagne un facteur essentiel d’attractivité et d’ancrage de la population sur le territoire.

Henri Nayrou : « L’avenir de la Poste, c’est la banque postale. qui est perçue comme un établissement bancaire refuge pour les personnes isolées et défavorisées. Il faut que ses guichets soient ouverts au plus grand nombre ».

Pierre Buisson, maire de Méaudre et conseiller général : « Je réfléchis sérieusement à Méaudre à l’éventualité de créer une agence postale ».

A propos du rôle social du facteur :

Henri Nayrou : « Allez parler à des pontes parisiens du lien social que représente le facteur dans nos campagnes et nos montagnes! Vous prenez le risque de vous faire rire au nez ! »

Annette Pellegrin, maire et conseillère générale de Mens : « La liste des médicaments et des courses que l’on confie au facteur, ça se pratique depuis longtemps ! Si vous voulez vous battre là-dessus, entourez vous de quelques facteurs ruraux ».

Crise du lait: la montagne tient à ses agriculteurs

Principe : Pour l’ANEM, l’’agriculture constitue un secteur d’activité essentiel qui contribue pleinement à l’économie de marché, et reste le pivot central de certaines économies locales, et en tout premier lieu en montagne.

Henri Nayrou : « Lundi, nous avons rencontré le ministre de l’Agriculture et il semble qu’il ait capitulé devant la question des quotas. Nous demandons une régulation du marché, le maintien des quotas  et, dans l’immédiat, une aide de trésorerie aux éleveurs ».

Charles Galvin : « On place l’agriculture sur le plan économique, on en parle en termes de productivité, de compétitivité. Tout cela n’a pas de sens dans les territoires de montagne. Chez nous, on risque de fermer des alpages. Alors, on verra des Canadair venir  éteindre les incendies. Car sans bétail, plus d’entretien. Ce dont on a besoin, c’est d’une bonne gestion du marché. Avec Christian Nucci, nous allons demander au préfet une conférence sur l’avenir de l’agriculture en Isère».

François Brottes : « Les élus de la montagne doivent rencontrer les organismes professionnels pour voir s’il y a des possibilités de mutualiser la commercialisation du lait ».

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