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Agriculture iséroise: sauvegarder son dynamisme..


Vendredi 21 novembre s’est déroulée la 3e et dernière session de
l’année 2014, dédiée à la présentation du projet stratégique et du
budget primitif de la Chambre d’agriculture de l’Isère pour l’année à
venir. Cette assemblée composée des représentants du monde agricole, de
ses partenaires comme le Conseil Général et de l’administration
(représentée par la directrice de la Direction Départementale des
Territoires), a pu écouter Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre
d’agriculture, prendre la parole sur plusieurs sujets d’actualité :

• en introduction malgré l’évocation d’une conjoncture économique
agricole plutôt morose, il a voulu souligné les atouts de notre
agriculture iséroise. Ainsi en 2014 c’est plus de 100 projets
d’installation qui vont être accompagnés.

• Le Président a réagi vivement sur le volet réglementaire d’un
point de vue général mais aussi en pointant la directive
Nitrate et le projet de classement de 14 nouvelles communes
en zone vulnérable. « Ne bridons pas le développement économique
de nos exploitations et la volonté d’entreprendre de nos
agriculteurs… la réglementation est en train de tuer le peu
d’agriculture présente sur certaines communes ».

• Il a souligné avec enthousiasme les rencontres en cours avec les
élus des intercommunalités : « Ce sont des rencontres très
constructives qui nous permettent de partager les enjeux de notre
agriculture et de renforcer notre partenariat. A l’heure de la
préparation de la réforme territoriale, nous veillons au maintien de la
place de l’agriculture comme une activité économique à part entière ».

• Enfin il a déploré le projet de loi de Finances qui prévoit une
diminution de la Taxe sur le Foncier Non Bâti et qui est donc
porteur de graves conséquences pour les institutions
« Chambres d’agriculture ». « Il faudra choisir pour le réseau des
Chambres : des emplois avec une ambition pour l’agriculture ou alors
un faux équilibre budgétaire et des licenciements. Je souhaite
résolument pour notre agriculture, une Chambre d’agriculture
ambitieuse et dynamique .
»

Les syndicats agricoles ont déposé plusieurs motions qui ont été
largement débattues puis mise au vote.

7 motions ont été votées à l’unanimité

• Motion contre l’extension de la zone vulnérable en Isère
• Motion sur les modalités d’application du 5ème programme Directives Nitrates

• 2 motions sur les conditions de mise en oeuvre de la PAC 2015 et sur la conditionnalité PAC 2015

• Motion sur les modalités d’entretien des cours d’eau
• Motion sur les attaques des troupeaux par les loups
• Motion pour l’arrêt des négociations sur le partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (PTCI/TAFTA) et sur l’accord économique et commercial global (AECG/CETA)

La Chambre d’agriculture de l’Isère et la coopération décentralisée

• Cette session de la Chambre d’agriculture de l’Isère a été l’occasion d’accueillir  Faustin Coulibaly, Président de la Chambre Régionale des Hauts Bassins au Burkina Faso.P1190979

Initiée en 2010, l’action de coopération entre les deux Chambres d’agriculture s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée entre le Conseil Régional Rhône Alpes et le Conseil Régional des Hauts Bassins au Burkina Faso.

Cette coopération porte sur le renforcement des capacités et des compétences des élus et des agents de la Chambre d’agriculture des Hauts Bassins, le développement d’actions de terrain motivées par le renforcement d’une agriculture familiale et l’optimisation des productions vivrières et sources de revenus dans l’esprit du développement durable et sur les dispositifs de formation professionnelle, les établissements de formation et les parcours à l’installation des jeunes agriculteurs.

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Transmission des exploitations agricoles : un enjeu pour le devenir de l’agriculture iséroise


L’enjeu autour de la transmission des exploitations agricoles en Isère est
primordial pour la Chambre d’agriculture. C’est pourquoi elle propose plusieurs
services aux futurs cédants d’entreprises agricoles afin d’accompagner ces
transmissions et permettre l’installation de nouveaux agriculteurs sur les territoires
isérois.

Grâce à ce dispositif d’accompagnement et aux moyens mobilisés, on approche en
Isère, depuis 2012, le ratio : une cessation pour une installation.

A l’occasion du Mois de la Transmission du 18 novembre au 9 décembre, la
Chambre d’agriculture de l’Isère et les partenaires de l’installation transmission
se mobilisent pour proposer aux chefs d’entreprise agricole
des réunions, rencontre ou formation au cours desquelles toutes les
informations nécessaires à la construction d’un projet de transmission
seront proposées.

Et les questions sont nombreuses :
Pourquoi anticiper et comment préparer ma transmission ?
Comment trouver un successeur hors cadre familial ?
Comment tester une solution avec un futur repreneur ?
Quels outils pour faciliter l’arrivée d’un(e) jeune sur mon exploitation ?

Où trouver toutes les informations utiles ?


PROGRAMME MOIS DE LA TRANSMISSION 2014:

Cliquer ici: plaq_mdlt_20141009_


Renseignements : Point Accueil Transmission au 04 76 20 67 72

Accompagner la transmission des exploitations agricoles : chaque année plus de 150 agriculteurs sont reçus par les équipes de la Chambre d’agriculture de l’Isère
• – Le Point Accueil Transmission informe toute l’année sur la cessation d’activité et aide à bâtir un projet de transmission
• – Les Audits d’exploitation agricole : évaluer le potentiel de reprenabilité et la valeur de votre exploitation
• – Le Répertoire Départemental à l’Installation : promouvoir votre offre d’exploitation agricole et rechercher un repreneur
• – Les stages Reprise d’Exploitation Agricole : préparer sereinement la transmission de votre exploitation avec votre repreneur

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Nouvelles orientations pour les Chambres d’agriculture


Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et Guy VASSEUR, Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) ont signé mardi 10 décembre le contrat d’objectif liant l’Etat et les chambres d’agriculture pour les programmes de développement agricole et rural 2014-2020.

©Cheick.Saidou/Min.Agri.Fr

En cohérence avec le projet agro-écologique porté par Stéphane LE FOLL qui prévoyait dès sa présentation le 18 décembre 2012 la réorientation des fonds de développement agricole vers l’agro-écologie, ce contrat inscrit la triple performance économique, sociale et environnementale comme une des orientations principales de l’action des chambres d’agriculture pour la période à venir.

Il vise également à permettre l’élaboration, la détection et la mise au point de pratiques innovantes et à faciliter la capitalisation des informations et des référence afin de faire évoluer les techniques agricoles.

Cette convention constitue le cadre de référence à partir duquel les chambres régionales, les chambres départementales, d’outre-mer et l’APCA vont élaborer et conduire leurs programmes d’actions pour toute la période 2014/2020.

Ces programmes fixent le cadre pluriannuel d’intervention pour les crédits du CASDAR qui s’élèvent chaque année à environ 40 millions.

Le Ministre a souligné que « le réseau de conseil des Chambres d’agriculture constitue une ressource unique et précieuse au service des agriculteurs » et qu’il doit travailler conjointement, avec l’ensemble des réseaux de formation, instituts techniques et organismes de recherche.

« C’est ainsi que l’agriculture française pourra améliorer sa compétitivité en faisant notamment de l’environnement un atout économique » a également indiqué le Ministre.

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Contrôles Obligatoire des pulvérisateurs


pulvé

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Journée Mondiale de la Femme Rurale : la voix des agricultrices


En cette journée consacrée à la femme rurale, la FNSEA et les JA annoncent que lors des élections aux chambres d’agriculture, leurs listes soient composées d’au moins 30% de femmes.

Voici le communiqué des deux syndicats

Si l’agriculture a longtemps été considérée comme un métier d’homme, force est de
constater que ce cliché est aujourd’hui dépassé. En effet, avec 30% d’agricultrices
chefs d’exploitations en France, ce métier s’est féminisé. Et ce n’est pas fini puisque
la part des filles dans l’enseignement agricole progresse chaque année.

Armées de leur créativité, de leur talent et de leur sensibilité, les femmes ont su
s’imposer et se faire entendre : reconnaissance de leur statut de chef d’exploitation,
de conjointe, amélioration de leur protection sociale…, reconnaissance de leur travail
tout simplement. Grâce au combat de la Commission des Agricultrices au sein du
réseau FNSEA / JA, cette reconnaissance a été encouragée et portée.

Au-delà du statut, les agricultrices sont les garantes de la promotion des métiers de
l’agriculture et de leur diversité. Elles n’hésitent pas à ouvrir leur exploitation au
public et à expliquer leur métier avec pédagogie et passion. Elles innovent
constamment en diversifiant leur activité au sein même de l’exploitation : vente
directe, production à la ferme, ateliers découverte….

Pourtant, le combat ne s’arrête pas là. La Journée Mondiale de la Femme Rurale est
célébrée lundi 15 octobre et les agricultrices au sein de la Commission des
Agricultrices du réseau FNSEA / JA souhaitent une fois de plus faire entendre leur
voix.

- Plus de représentativité : à ce titre la FNSEA et JA ont obtenu que les listes
électorales à l’occasion des élections aux Chambres d’Agriculture soient composées
d’au moins 30% d’agricultrices. De même, elles doivent être présentes dans les
autres instances agricoles.

- Plus de protection sociale : la Commission des agricultrices de la FNSEA oeuvre
pour que toutes les femmes non salariées aient une couverture sociale adaptée et
cotisent pour leur retraite.

- Plus d’accès : accès aux soins, accès à la culture, accès aux services publics dans
les zones rurales. Etre agricultrice et mère de famille demande une véritable
organisation et… un peu d’aide quant à la proximité des services !

Ici en France, ailleurs en Europe et plus loin dans le monde, les agricultrices
travaillent pour une terre qui doit nourrir durablement.

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Reprise des contrôles Obligatoire des pulvérisateurs


Le banc de contrôle des pulvérisateurs de la Chambre d’Agriculture est à nouveau en Isère du 10 septembre au 28 septembre 2012.

Nous vous rappelons que tous  propriétaires d’un pulvérisateur à rampe ou d’un atomiseur âgé de plus de 5 ans et dont les 8èmes et 9èmes chiffres du numéro SIREN de votre  exploitation est compris entre 00 et 79 doivent avoir fait contrôler leur appareil d’ici le 31 décembre 2012.

Attention ! en cas de contrôle PAC des pénalités peuvent vous êtres appliquées si vous n’êtes pas en règle.

Exemple : 332 251 470 00012 â 70 = 8ème et 9ème chiffre

Vous êtes concernés cette année (contrôle obligatoire avant le 31/12/12)

(Le N° de SIREN = les 9 premiers chiffres du N° de SIRET)

Demandez sans plus attendre votre fiche d’inscription et la plaquette décrivant les différents points de contrôles à Martine MARITANO – Chambre d’Agriculture de l’Isère  tél : 04 76 93 95 22.

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Mettons l’Isère dans nos assiettes


Les résultats du recensement agricole 2010 le confirment: En Isère les circuits courts : un mode de commercialisation qui s’étend.

Plus d’une exploitation iséroise sur quatre vend au moins un produit directement au consommateur ou par le biais d’un seul intermédiaire. Les circuits courts se développent surtout dans la catégorie des petites exploitations, qui représentent 42 % des fermes pratiquant cette activité contre seulement 18 % de grandes.

cictuits courts

Pour plus de la moitié des unités de production ayant opté pour ce mode de commercialisation, la vente directe représente plus de 50 % de leur chiffre d’affaire, allant même jusqu’à représenter plus de 75 % pour plus d’une petite exploitation sur deux. Les produits vendus en circuits courts sont constitués à 36 % de produits carnés (produits animaux hors produits laitiers, oeufs et volailles).
La commercialisation à la ferme vient nettement en tête, puis la vente sur les marchés. Le troisième mode de commercialisation le plus rencontré est la vente à un commerçant détaillant, talonné de près par le circuit des points de vente collectif. 57 % des exploitations n’ont qu’un seul circuit de commercialisation.

L’ensemble des partenaires concernés, conseil général de l’Isère, chambre d’agriculture, Etat, association des maires de l’Isère, chambre des métiers et de l’artisanat sont conscients de cette nouvelle donne et souhaitent poser les bases de différents projets utiles à l’approvisionnement local.

Dans ce cadre, le Conseil général qui mobilise chaque année 4 millions d’euros pour l’agriculture iséroise, a lancé une étude sur le développement des circuits courts en Isère pour :

  • Qualifier et quantifier les demandes en produits locaux, des ménages isérois et de la réstauration collective.
  • Caractériser l’offre disponible et la compétitivité des agricultures iséoises.
  • Proposer un plan d’action pour lier l’offre et la demande.

455 millions d’euros par ans. Ce chiffre représente le potentiel de consommation des produits locaux par les ménages isérois. On peut affirmer qu’il est totalement opportun d’aider la valorisation de nos produits alimentaires et de favoriser l’approvisionnement local en restauration collective.

Cependant reste un problème majeur: il manque des structures capables assurere le développement de ces circuits courts et d’assurer l’approvisionnement. Pour ce l’idée d’une ou deux plateformes a été émise. On parle de Salaise sur Sanne et /ou la plaine de Moirans.

Il faut également développer les centres de distribution en zones urbaines et même périurbaines.

Encourager les acteurs de la restauration collective à s’approvisionner localement est également une priorité.
En 2010/2011, 25 collèges ont souscrit à l’action « Manger bio et autrement au restaurant scolaire », et deux groupements de producteurs locaux les approvisionnent.
Le département continuera à favoriser l’approvisionnement en produits bio et locaux dans les 96 collèges publics. Une expérience qu’il compte élargir à d’autres publics  : personnes âgées, personnes handicapées, petite enfance…

A ce niveau là le potentiel est important puisque 776 établissements scolaires  de l’Isère ont une cantine.

Consommer local c’est participer au développement durable, mais aussi relever des défis économiques, écologiques, sociaux…

Catégorie Chambre des metiers et de l'Artisanat 38, agriculture, agro-alimentaire, consommationCommentaires fermés

Protocole d’accord entre les Chambres d’agriculture, RTE et ERDF


Guy Vasseur, Président des Chambres d’agriculture, Dominique Maillard, Président du Directoire de RTE et Gilles Galléan, Directeur technique d’ERDF ont signé  un protocole d’accord pour renforcer leur coopération. Cet accord consolide la relation, au niveau local, entre le monde agricole, le réseau de transport d’électricité de RTE et le réseau de distribution d’ERDF.

Cette relation porte notamment sur le suivi de l’indemnisation des exploitants agricoles au titre de l’installation d’infrastructures électriques sur leurs terres.
Avec ce protocole d’accord, les Chambres d’agriculture, RTE et ERDF instituent des Commissions Locales Paritaires par région ou par département, au plus proche de la réalité agricole des territoires. Missionnées par la Commission Nationale Paritaire, les Commissions Locales Paritaires réuniront notamment un représentant de chacun des 3 signataires de
l’accord, et auront pour mission de suivre les sujets d’intérêt mutuel au plus près des préoccupations du terrain : indemnisation des dommages liés aux travaux, suivi de conventions spécifiques liées à un projet, problèmes de sécurité électrique notamment dans les élevages…
Ces Commissions se réuniront autant que de besoin et, au minimum une fois par an. Elles rendront compte de l’avancement de leurs travaux à la Commission Nationale Paritaire qui réunit la profession agricole, RTE et ERDF, afin de suivre l’application des différents protocoles relatifs au passage des lignes électriques sur des exploitations agricoles.
En instaurant ces Commissions Locales Paritaires, les Chambres d’agriculture, RTE et ERDF consolideront encore les liens initiés depuis plus de 40 ans, avec la signature de la première convention nationale.

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Isère amont : le protocole d’indemnisation agricole signé


Les différents acteurs du projet Isère amont se sont retrouvés afin d’officialiser le protocole d’accord mis en place le 15 avril dernier.

Il faut savoir que cet accord est intervenu après de nombreux mois de négociations, plusieurs manifestations organisées par les agriculteurs de la vallée du Grésivaudan (lire nos articles). Ceux-ci n’arrivant pas à trouver un accord avec le Conseil général de l’Isère sur le montant des indemnisations en cas d’inondations.

Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’agriculture: « Je souhaitais défendre l’agriculture, l’économie agricole dans ce projet. J’ai eu peur de l’échec et je suis satisfait de cet accord. »

André-Georges Mollard, président des maraîchers de la ceinture verte: « Nous n’avons pas obtenu la totalité de ce qu’on aurait souhaité mais on a fait ce qu’il fallait pour défendre la profession, notre avenir. A priori, si à l’avenir souci il y a, l’application du protocole nous permettra de remettre nos exploitations en l’état. »

Christian Nucci, vice président du Conseil général: « C’est grâce à un esprit de responsabilité que cet accord a été trouvé. Il n’ y a pas accord sans compromis… »

Le projet Isère amont qui prévoit de laisser les zones agricoles ou naturelles s’inonder pour des crues peu fréquentes (temps de retour de trente années) permettra de protéger les zones urbaines.
Les zones agricoles mobilisées (2350 ha en crue bicentennale de l’Isère) pour la mise en place de ces champs d’inondation contrôlée feront l’objet d’une indemnisation auprès des exploitations agricoles.

L’accord cadre signé ce jour porte sur les conditions d’indemnisation en cas de crue, et traite aussi des indemnités liées aux dommages pouvant être causés aux cultures et parcelles durant les travaux.

Il acte par ailleurs les accords obtenus concernant l’adaptation des mesures d’insertion paysagères et le développement des loisirs sur les berges, suite aux réunions de terrains menées avec les représentants agricoles à la fin 2008.

L’ensemble de l’accord cadre est téléchargeable en cliquant sur ce lien: Accord Cadre

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Ecout’Agri: l’aide aux agriculteurs en difficulté plus que jamais d’actualité


Ecout’Agri va fêter en 2011 ses dix ans d’existence et, malheureusement, son activité ne cesse de croître. En effet, le rôle premier de cette association est d’aider les agriculteurs en difficulté et chacun sait que, conjoncture oblige, crise oblige… ils sont de plus en plus nombreux.

Deux chiffres suffisent à comprendre la situation. Ils ont été dévoilés lors de l’AG qui vient de se dérouler à Moirans: les 29 bénévoles qui sont intervenus en 2009 ont parcouru près de 10000 km pour 1600 heures d’intervention.

Des interventions à tous niveaux qui ont concerné 35 exploitations. « Certaines sont en grande détresse. »

Afin d’être plus efficace l’association s’est rapprochée de la MSA à travers le Sillon Dauphinois qui a pour but également de venir en aide aux agriculteurs en difficulté.

Ecout’Agri est également engagée au niveau régional à travers le réseau solidarité paysans Rhône-Alpes.

Le souci majeur de l’association Ecout’Agri vient de ses finances. En un mot les caisses sont vides et il faut à tout prix les renflouer pour qu’elle puisse poursuivre son action.

Christian Nucci, vice président du Conseil général en charge de l’agriculture, présent dans la salle à tenu à rassurer les membres de l’association: « Certes, le budget du département est difficile à établir, pour les raisons que chacun sait, mais je m’engage à ce que la subvention que le Conseil général vous allouera soit au moins égale à celle de l’an passé. »

Chacun espérant que toutes les structures concernées en fasse de même.

Ecout’Agri continuera donc sa mission qui est plus que jamais d’actualité. Pour ce, elle compte beaucoup, pour ne pas dire essentiellement, sur les bénévoles.

Plusieurs agriculteurs ont témoigné, suite aux difficultés qu’ils traversent et on a bien senti que pour eux un soutien est indispensable.

Didier Villard, vice président de la Chambre d’agriculture a fait le point sur cette crise: « Elle touche toutes les productions, excepté la noix. L’époque où on demandait uniquement aux agriculteurs de produire est révolu. Aujourd’hui, ceux-ci doivent faire preuve d’imagination à travers par exemple la vente directe, la connaissance du marché…

Il faudra également gérer l’après quotas, les nouvelles habitudes des consommateurs… Il ne faut pas non plus jouer au catastrophisme à outrance. On peut s’en sortir. « 

Parmi les pistes citées on retiendra la formation, le syndicalisme, l’organisation…

En attendant l’association Ecout’Agri n’est pas près de s’éteindre faute de travail!

Pour contacter l’association:

EcoutAgri: La Mondée, 95, avenue de la Gare. 38140 Izeaux. Tel: 04 76 93 91 43. Mail: ecoutagri@voilà.fr


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