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Changement climatique: l’UE doit revoir ses objectifs à la hausse


Les pays ayant ratifié l’accord de Paris vont devoir rehausser leurs engagements en matière de réductions d’émissions afin de limiter le réchauffement à bien en dessous de 2 degrés, et l’UE devra revoir ses objectifs pour 2030, ont estimé les députés dans une résolution adoptée ce jeudi.

L’accord ayant réuni les conditions pour entrer en vigueur, le débat va désormais porter sur les outils à mettre en œuvre, en particulier lors de la conférence de Marrakech qui se tiendra le mois prochain.

Les députés regrettent que l’addition des contributions nationales déposées  soit encore loin de permettre une limitation du réchauffement de la planète à deux degrés.

Il est urgent que toutes les parties revoient leurs objectifs à la hausse, et l’UE devrait pour sa part s’engager en faveur d’objectifs plus ambitieux à l’horizon 2030, indiquent-ils. La trajectoire de réduction d’émissions prévue par le cadre climat 2030 n’est pas en ligne avec les objectifs de Paris, estiment-ils.

Les députés rappellent également que l’action au seul niveau de l’Union ne suffira pas, et appellent la Commission et le Conseil à encourager davantage leurs partenaires à faire de même.

Les députés estiment que l’UE devrait également réviser ses objectifs à moyen et long terme. Ils appellent la Commission à préparer une stratégie pour atteindre l’objectif de zéro émission en 2050, adopté à Paris.

Les députés notent avec inquiétude que 166 millions de personnes ont été déplacées entre 2008 et 2013 à cause des inondations, tempêtes, tremblements de terre et autres désastres. Ils appellent à la reconnaissance de la problématique des réfugiés climatiques, en soulignant que les évolutions climatiques dans certaines parties de l’Afrique et du Moyen-Orient pourraient contribuer à l’instabilité politique, aux difficultés économiques et à l’aggravation de la crise des réfugiés en méditerranée.

Aviation et transport maritime

Les députés insistent sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux secteurs de l’aviation civile et du transport maritime internationaux, et invitent les parties à travailler au sein de l’OACI et de L’OMI pour mettre en place les mesures adéquates d’ici la fin 2016.

Des efforts sont nécessaires pour faire en sorte que la finance mobilisée pour l’action climatique atteigne l’objectif de 100 milliards de dollars d’ici 2020, estiment les députés. Des sources nouvelles devront être sollicitées, notamment avec la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et l’utilisation de certains permis carbone européens ou de revenus générés par les mesures relatives à l’aviation et au transport maritime.

Des amendements déposés par des eurodéputés britanniques en commission parlementaire et confirmés en plénière appellent l’UE à maintenir ses engagements climatiques sans tenir compte des changements de statut des États membres, et demandent à ce que des efforts soient faits pour qu’un État changeant de statut puisse rester présent sur le marché européen du carbone.

La résolution a été adoptée par 467 voix pour, 94 contre et 55 abstentions. Une délégation du Parlement sera présente à Marrakech du 14 au 19 novembre et participera à la conférence.

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« Réchauffement climatique dans le Vercors et les Préalpes : le futur reste à écrire »


Sans titreA l’occasion du lancement officiel du projet « Impacts du changement climatique et Adaptation en territoire de Montagne (ADAMONT) », porté par Irstea et Météo-France, et financé dans le cadre du programme Gestion et Impacts du Changement Climatique (GICC), les partenaires scientifiques organisent, en collaboration avec le Parc naturel régional du Vercors, une demi-journée d’échanges avec les acteurs socioprofessionnels du territoire.

Cette manifestation s’adresse à un public de scientifiques et de professionnels intéressés par la question du changement climatique en moyenne montagne, plus spécifiquement dans le Vercors (chercheurs, techniciens des collectivités, élus, associations, socio-professionnels…).

Il sera question de climat, de neige, de ressource en eau, de risques, de forêt, d’agriculture, de tourisme, de biodiversité…

Un temps pour confronter les différentes perceptions, observations et propositions d’actions pour aider les territoires de montagnes à s’adapter aux changements en cours et à venir.

Lundi 22 juin 2015 à partir de 14h00
Salle des fêtes de la Coupole – Place Mure Ravaud
38250 Villard-de-Lans

A partir de 20h00, un temps de débat ouvert au grand public débutera par la projection d’un film sur le changement climatique.

Inscription gratuite mais obligatoire via le formulaire en ligne
http://inscription.gip-ecofor.org/gicc/index2.php avant le 12 juin 2015.

PROGRAMME

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Innov’Action 2015 dans 18 régions


A travers l’opération Innov’Action, en juin 2015, les Chambres d’agriculture poursuivent leur investissement dans l’innovation et l’agro-écologie.

Avec près de 200 fermes ouvertes, sur tout le territoire, des agriculteurs vont à nouveau partager innovations et retours d’expériences.

L’innovation est essentielle pour permettre aux exploitations agricoles de répondre aux grands défis auxquels elles sont confrontées : le changement climatique, la préservation de l’environnement, la croissance de la demande alimentaire, mais aussi la concurrence sur les marchés européens et internationaux.

3 thématiques seront particulièrement mises en avant en 2015 :
  • La capacité des agriculteurs à faire face au changement climatique, avec des innovations combinées sur le sujet (des techniques naturelles comme le biomimétisme au développement d’applications numériques permettant une gestion plus fine de la fertilisation, séquestration du carbone dans les sols, méthanisation…)
  • L’organisation du travail qui répond à un véritable besoin des agriculteurs, en présentant des innovations dans le domaine de la robotique ou dans le domaine social (gestion, travail à plusieurs, groupes d’agriculteurs, etc.).
    Les agriculteurs changent leurs pratiques en permanence, d’autant plus, si sur le long terme, le système proposé est aussi performant économiquement et n’ajoute en rien à la pénibilité du travail.
  • Focus sur les groupes d’agriculteurs qui permettent par leur prise de risque inhérente à toute innovation d’être le fer de lance de l’innovation agricole et un vecteur de progrès par la diffusion des résultats.

En savoir plus :

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Renforcement de la directive sur l’évaluation de l’impact environnemental


Une proposition pour actualiser la législation de l’UE afin de rendre les évaluations d’impact sur l’environnement plus claires, d’y intégrer la biodiversité et le changement climatique, et d’impliquer le public, a été soutenue par le Parlement européen.

Cette mise à jour, conclue de manière informelle avec le Conseil, vise à garantir que les décisions liées à l’autorisation de projets de développement ne soient pas influencées par les conflits d’intérêt.

Près de 200 types de projets – de la construction de ponts, de ports, d’autoroutes, en passant par les décharges de déchets jusqu’aux élevages intensifs de poulets ou de porcs – sont couverts par la directive concernant l’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE).

« Malgré la forte résistance de plusieurs États membres, le Parlement a atteint son objectif: élever les normes de qualité en ce qui concerne la protection de la santé humaine et de l’environnement.

Les gouvernements devront tenir compte de ces normes afin de pouvoir prendre leurs décisions en connaissance de cause. L’accord que nous avons négocié a reçu le soutien d’ONG importantes dans le secteur de l’environnement”, a affirmé Andrea Zanoni (ADLE, IT), qui a dirigé la législation au Parlement.

Les évaluations d’impact devront prendre en compte de nouveaux facteurs environnementaux, tels que la biodiversité et le changement climatique.

Les nouvelles règles permettront également de rendre les méthodes d’évaluation plus claires, de faciliter la participation du public par la création d’un portail Internet central, d’inclure des règles plus strictes pour lutter contre les conflits d’intérêt, et de limiter les recours aux dérogations.

Conflits d’intérêts

Afin de garantir l’objectivité, les États membres de l’UE seront contraints d’assurer une « séparation fonctionnelle » entre l’autorité compétente et le promoteur du projet.

Les rapports d’évaluations devraient aussi fournir de nouvelles informations, par exemple sur le cumul de projets, afin d’empêcher les promoteurs de diviser des projets de grande envergure en plusieurs petits projets dans le but de rester en-dessous des seuils, et sur les modifications hydro-morphologiques.

Gaz de schiste

Malgré les demandes du Parlement, des évaluations obligatoires d’impact environnemental pour l’extraction et l’exploration de gaz de schiste – quel que soit le rendement escompté – n’ont pas été incluses dans la législation.

Cependant, les nouveaux aspects de projets gaziers devront être pris en compte, notamment les risques pour la santé humaine en raison de la contamination de l’eau, l’utilisation des sols et de l’eau, ainsi que la qualité et la capacité de régénération des eaux souterraines. Si les États membres concluent qu’une évaluation n’est pas nécessaire, ils devront en expliquer les raisons.

Contexte

La directive concernant l’évaluation d’impact sur l’environnement s’applique aux projets publics et privés.

Elle énonce des critères notamment pour les informations qui doivent être soumises aux autorités nationales afin qu’un projet puisse être évalué pour approbation.

En moyenne, entre 15 000 et 26 000 évaluations d’impact sur l’environnement ont été menées par an dans l’UE entre 2005 et 2008.

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évolutions des milieux naturels en lien avec les changements climatiques


Les évolutions des milieux naturels en lien avec les changements climatiques:
séminaire et soirée scientifiques au Bourg d’Oisans

Une soirée scientifique, ouverte à tous, aura lieu le jeudi 12 décembre à 18h à Bourg d’Oisans. Plusieurs chercheurs seront présents à l’occasion d’un séminaire de travail organisé dans le cadre du programme franco-italien « E-pheno ».
Ils témoigneront de leur travaux concernant l’évolution des milieux naturels en lien avec les changements du climat, en s’appuyant sur les études réalisées notamment dans les Ecrins.

La phénologie est une science de l’observation

Souvent appliquée aux végétaux, elle consiste à étudier les phénomènes biologiques en lien avec les conditions climatiques saisonnières. De fait, les changements globaux du climat en sont des paramètres majeurs.

Pour suivre ces évolutions, un programme de coopération internationale France-Italie (INTERREG), intitulé « E-pheno », a notamment pour objectif de développer le réseau d’observation, de diffuser des protocoles de suivi communs et de promouvoir des activités d’éducation et de sensibilisation.

Le Parc national des Écrins qui participe à ce projet, accueille pendant deux jours, les 12 et 13 décembre, un séminaire de travail des partenaires de ce programme, au Bourg d’Oisans.

La coordination du programme e-pheno a été confiée à l’Agence Régionale pour la Protection de l’environnement de la Vallée d’Aoste (ARPA-VDA).

Outre le Parc national des Ecrins, ses autres partenaires transfrontaliers sont le Parc naturel du Mont Avic, le Parc national du Grand Paradis, le Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude (CREA).

Ce séminaire est l’occasion de faire rencontrer ces différents acteurs pour parler de méthodes et matériels scientifiques autour de la phénologie et du changement climatique.

C’est aussi l’occasion de conforter les synergies entre les acteurs de la recherche et les gestionnaires d’espaces protégés. Le séminaire comptera aussi les chercheurs déjà réunis par des travaux dans le cadre de la Zone Atelier Alpes dont l’Oisans (jusqu’au Lautaret) est un lieu de recherche important.

Plusieurs ateliers de travail auront lieu au cours de ces deux journées avec une soirée pour le grand public au cours de laquelle des conférences et un film permettront d’échanger avec les habitants de l’Oisans.

Soirée scientifique « grand public »,

jeudi 12 décembre, à 18h, mairie de Bourg d’Oisans ( salle du conseil)

18h-20h

En introduction de la soirée, ce sont les enjeux et les objectifs de « la Zone Atelier Alpes : qui seront présentés.

Trois contributions thématiques d’une quinzaine de minutes permettront ensuite d’aborder quelques uns des travaux en cours menés dans ce cadre ou en lien avec le programme international E-pheno :

– « De la glace sous les cailloux » : une synthèse du suivi du glacier rocheux du Laurichard (Lautaret)

- « Biodiversité : fonctionnement et usages des prairies »

- «  Alpages sentinelles  : s’adapter au changement climatique »

20h30-21h30

A l’issue de l’apéritif, la projection du film « Printemps sous surveillance : quand les scientifiques décryptent la nature », réalisé par François-Xavier Vives, sera suivi d’échanges et de débats autour de la phénologie des plantes et du programme E-pheno

BOUR D4OIS

Voir aussi

Alpages sentinelles

http://www.ecrins-parcnational.fr/actus/51-patrimoines/1279-une-culture-commune-dans-les-alpages.html

http://www.phenoalp.eu/index.php/fr/epheno

Bande annonce du film

http://www.youtube.com/watch?v=n9_VmbFv0RQ

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forêt et changement climatique:



Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université Paris-Sud, de l’INRA, du CNRS, du CEA, d’AgroParisTech et de l’Université Joseph Fourier de Grenoble a permis d’évaluer, à partir de huit modèles de dernière génération, la réponse des forêts au changement climatique, et de souligner les incertitudes associées.

L’objectif de l’analyse était de comparer les sorties de différent types de modèles écologiques et de les combiner afin d’avoir des scenarii plus fiables. L’étude a porté sur une sélection de cinq essences forestières dominantes en France.

En général, les auteurs montrent que les arbres des plaines de l’ouest, du sud-ouest et du centre de la France seront les plus fortement touchés d’ici 2050. Le changement climatique compromettra l’avenir de certaines essences d’arbre en plaine, comme le pin sylvestre.

Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue « Ecology Letters ».

Le changement climatique n’est pas sans effets positifs sur les arbres. La croissance de certaines essences, comme le hêtre, pourrait être stimulée dans le nord, l’est et en montagne.
Plus généralement, les modèles prévoient que toutes les espèces d’arbres étudiées progresseront en altitude, et que le chêne vert trouvera des climats favorables bien au nord de la région Méditerranéenne d’ici 2050.
L’utilisation d’une grande gamme de modèles, allant de modèles statistiques à des modèles complexes de croissance des arbres, a permis d’identifier des incertitudes dans les prévisions. Ainsi, il est difficile de prédire l’impact du changement climatique sans une meilleure connaissance des effets directs de l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique sur la végétation.

Par exemple, les fortes teneurs en CO2 peuvent protéger les arbres contre la sécheresse.

En dépit de ces incertitudes, la plupart des modèles prévoient un recul des espèces de climat tempéré en plaine. Cela concerne plus précisément les essences telles que le hêtre ou le chêne sessile dans les plaines de l’ouest, du sud-ouest et du centre.

Ces résultats sont en accord avec d’autres projets de recherche comme « Dryade » qui ont montré que les sécheresses extrêmes ou à répétition, comme celles prévues à l’avenir, ont déjà augmenté la vulnérabilité et la mortalité des arbres.

Les résultats de ces travaux accomplis au sein du projet QDIV, soutenus par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et le GIS « Climat, Environnement, Société » ouvrent de nouvelles perspectives dans la recherche sur les effets du changement climatique sur la végétation.

En effet, ils montrent le besoin de combiner plusieurs modèles écologiques de distribution d’espèce, comme le font les climatologues sur les modèles de climat, afin de comprendre leurs incertitudes, mais aussi leurs qualités.

Que faire face à de tels scenarii ?

Avec cette nouvelle étude, les scientifiques apportent des informations aux gestionnaires des forêts leur permettant d’anticiper les évolutions à venir. Ces derniers se préparent déjà au changement climatique, en mettant en place différentes stratégies.

Certaines consistent à favoriser les espèces plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse aux dépens d’espèces plus vulnérables comme le pin sylvestre.

Dans d’autres cas, la meilleure stratégie consiste à améliorer la résilience des forêts — par exemple en renforçant la diversité spécifique et génétique, ou en atténuant la sécheresse par une sylviculture plus économe en eau — pour faire face à un avenir incertain.

Modifications des aires de répartition prévues pour le pin sylvestre d’ici 2055 dues au changement climatique. En rouge sur la carte, les régions bioclimatiques avec une perte quasi totale de climat favorable ; en marron clair, une perte modérée ; en vert clair, une faible perte ; en beige, l’absence actuelle de pin sylvestre. Les pourcentages de perte pour chaque région indiquent la moyenne des cinq modèles. Les prévisions de perte par les modèles pris individuellement sont indiquées en médaillon pour chaque région.
Références :
Climate change impacts on tree ranges: model intercomparison facilitates understanding and quantification of uncertainty, Alissar Cheaib, Vincent Badeau, Julien Boe, Isabelle Chuine, Christine Delire, Eric Dufrêne, Christophe François, Emmanuel S.Gritti, Myriam Legay, Christian Pagé, Wilfried Thuiller, Nicolas Viovy and Paul Leadley. Ecology Letters, 12 mars 2012. DOI: 10.1111/j.1461-0248.2012.01764.
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1461-0248.2012.01764.x/abstract

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Agriculture alpine: s’adapter au changement climatique


Le changement climatique place l’agriculture alpine face à d’immenses défis : elle doit en effet s’adapter au changement climatique tout en réduisant son impact sur le climat.

cipra

Les domaines stratégiques sont en particulier la réduction des gaz à effet de serre émis par l’élevage bovin, la conversion vers l’agriculture biologique avec une gestion durable des sols et de l’eau. La CIPRA ( La Commission Internationale pour la Protection des Alpes ) présente des moyens d’y parvenir dans son compact complet de 30 pages.

La CIPRA est animée à cet égard d’une vision d’envergure : la qualité à la place de la quantité – seule l’agriculture biologique est durable. Des mesures d’adaptation sont présentées. Les tendances, les restrictions et les conflits sont abordés, ainsi que les solutions présentées à l’aide d’exemples concrets.

Le tout dernier rapport de synthèse de la CIPRA, le compact « L’agriculture face au changement climatique », est téléchargeable dès maintenant en français à l’adresse suivante : http://www.cipra.org/fr/alpmedia/dossiers/21.

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Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique: lancement d’une action pilote


L’Initiative de programmation conjointe « Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique », conjointement dirigée par la France (INRA) et le Royaume-Uni (BBSRC), lance sa première action pilote. 17 pays européens vont coordonner leurs efforts pour mieux évaluer les impacts du changement climatique sur l’agriculture et l’alimentation.

La population mondiale atteindra 9 milliards d’individus d’ici 2050. Les besoins en produits issus de l’agriculture (nourriture, fibres, biocarburants) augmenteront, et l’agriculture sera soumise à des risques liés au changement climatique et à la nécessité de préserver l’environnement et la biodiversité.

Dans ce contexte, l’Initiative de programmation conjointe « Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique » (FACCE-JPI), qui a été approuvée en octobre 2010 par le Conseil Européen et qui implique 20 pays européens, vise à relever le défi de fournir une alimentation de qualité et en quantité suffisante grâce à une agriculture durable.

La programmation conjointe offre une nouvelle dimension à la recherche européenne grâce au rapprochement des programmes nationaux autour des grands défis sociétaux.

Les Etats membres et associés travailleront ensemble autour d’une même vision et d’un même plan stratégique de recherche, et apporteront une contribution significative à la recherche en évitant les doublons, en comblant les manques et en créant une masse critique.

Aujourd’hui, la FACCE-JPI lance une action pilote intitulée « Etude détaillée des risques liés au changement climatique pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en Europe », en collaboration avec des projets internationaux.
Cette première action portera sur la modélisation des impacts du changement climatique et la réduction des incertitudes face aux divers scénarios de changement climatique.
Elle sera menée par le biais d’un réseau d’excellence1 qui rassemblera des groupes de recherche européens provenant de 17 pays, privilégiant les interactions et la synergie entre des modélisateurs européens des cultures, des élevages et des échanges économiques afin d’analyser comment le changement climatique modifiera l’agriculture et la sécurité alimentaire mondiale.
La durée du réseau d’excellence sera de trois ans dans la première phase, suivie par une évaluation avec la perspective d’une prolongation de deux ans, après examen favorable et financements suffisants.
Dans une première étape, les groupes de recherche intéressés enverront une lettre d’intention en anglais, exprimant leur volonté d’intégrer le réseau d’excellence.
Les lettres d’intention doivent être envoyées avant le 7 septembre 2011 (01 :00 pm CET) à travers le serveur de soumission en ligne.
Texte de l’appel à propositions disponible
Site web du FACCE-JPI : http://www.faccejpi.com
Pour plus d’information :
Site web de la Commission Européenne
http://ec.europa.eu/research/era/areas/programming/joint_programming_fr.htm

1 Le « FACCE Knowledge Hub » a été mis en place par la FACCE-JPI pour favoriser les coopérations transnationales, la collaboration et la communication entre les communautés de recherche dans les domaines de FACCE et contribue à optimiser les résultats de recherche en facilitant la mise en réseau et le partage d’information entre les différents acteurs. Un Knowledge Hub est un réseau constitué de groupes de recherche sélectionnés parmi les pays membres du JPI dans un domaine de recherche défini.

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