Tag Archive | "Charles Galvin"

Une rivière, un territoire… tout un programme!


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Train de La Mure


Afin de relancer l’exploitation de la ligne touristique ferroviaire en train électrique à partir de La Mure jusqu’au « grand balcon » à Monteynard, le Conseil général de l’Isère engageait, en décembre 2012, une consultation pour une délégation de service public (DSP).

S’en suivaient depuis, des négociations avec l’unique candidat, l’entreprise SNC Lavalin qui  devait remettre sa réponse définitive cet été, mais reportait l’échéance à plusieurs reprises dans l’attente de la décision du siège du groupe à Montréal.

Ce lundi 29 septembre 2014, la société LAVALIN, en présence notamment des conseillers généraux du Sud Isère, Alain Mistral,  Christian Pichoud, Fabien Mulyk et Charles Galvin, du Président de la Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais, Fabrice Marchiol,  et de Mme la Députée, Marie Noëlle Battistel a exposé son projet établi sur la base des infrastructures ferroviaires entretenues par le Conseil général expliquant que les matériels roulants historiques pouvaient être réutilisés, et qu’un travail important avait été réalisé avec le Département pour lever les incertitudes sur les risques naturels.

Toutefois, l’entreprise a indiqué qu’elle renonçait à déposer une offre et à s’engager dans cet investissement.

En effet, le Groupe Lavalin juge l’entreprise trop risquée sur le long terme, selon ses propres critères de décision.

Les élus départementaux et communautaires ont fait part de leur très grande déception.

Ensemble, ils s’interrogent désormais sur la meilleure façon de capitaliser l’important travail de définition qui a été réalisé, et ont convenu de se rencontrer prochainement pour étudier les scénarios alternatifs qui permettraient la réalisation du projet, dans des conditions réalistes pour le Département et les collectivités locales.

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Signature de la Charte Forestière du territoire Trièves


Elus, professionnels de la filière bois, propriétaires forestiers privés et publics, utilisateurs de la forêt, partenaires techniques et financiers, se sont retrouvés à Mens pour la signature de la Charte Forestière de territoire Trièves.
Cette signature marque le lancement de la deuxième Charte Forestière du Trièves. Elle s’est déroulée à l’occasion de l’inauguration de la 3ème édition de Quelle Foire ! qui a eu lieu du 19 au 22 septembre sur la thématique « Bois et forêt dans la transition » : 3 jours pour vous permettre de vivre la transition écologique en pratique autour de visites, conférences, films et foire expo.

La forêt occupe près de la moitié de la superficie du Trièves (40 %). Elle est une ressource précieuse pour le territoire, autant en terme de développement local, que pour son rôle environnemental (biodiversité, stockage du carbone, protection contre les risques) ou pour l’accueil du public.

Conscients de ce potentiel forestier, les élus, gestionnaires, utilisateurs et professionnels de la forêt et du bois, ont travaillé ensemble dès 2005 pour bâtir une stratégie concertée de développement : la première charte forestière du Trièves.

Mise en oeuvre de 2005 à 2012, elle a permis d’identifier les atouts et faiblesses de la filière et d’engager les acteurs dans des projets communs nécessaires pour dynamiser la filière sur le Trièves (pôle bois de St Michel les Portes pour le séchage de plaquettes, chaufferies bois publiques, étude de caractérisation mécanique du sapin, création de sentiers adaptés pour personnes à mobilité réduite en forêt…).

En initiant une nouvelle Charte pour les années 2014-2020, la Communauté de Communes du Trièves poursuit son engagement pour soutenir la filière forestière et notamment le bois énergie. Ces actions s’inscrivent dans la démarche globale du Trièves, qui a été retenue « Territoire à énergie positive».

Cette deuxième Charte, issue d’une nouvelle phase de concertation avec les acteurs locaux est déclinée en 47 actions concrètes autour des 4 objectifs suivants :
- Mobiliser davantage de bois dans une forêt gérée plus durablement
- OEuvrer pour une filière bois dynamique, cohérente valorisant le bois local
- Anticiper la problématique de régénération forestière
- Valoriser le potentiel touristique et environnemental de la forêt

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Intervention de Charles Galvin, vice président du Conseil Général en charge de la forêt. Ceci en présence du président de la communauté de communes du Trièves, Jérome Fauconnier; du Conseiller Régional, Gérard Leras; du Conseiller de la Communauté de Communes du Trièves chargé de la forêt et du bois, Jean Bernard Bellier; du Président des Communes Forestières de l’Isère, Guy Charron de Marie Noëlle Battistel députée et d’Yvonne Coing-Belley, Administratrice au CRPF Rhône- Alpes.

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AG de l’association des communes forestières de l’Isère


A l’assemblée générale de l’association des communes forestières de l’Isère, présidée par Guy Charron,  qui s’est déroulée à St Pierre de chartreuse, il a été question de l’AOC bois de Chartreuse..

il s’agit d’une démarche initiée par le Parc Régional de Chartreuse. Démarche lancée en 2005.. Pas évident au départ car s’il y a des AOC en agroalimentaire, vins, il n’en n’existe pas en bois..

A noter que l’unanimité c’est faite autour de ce projet, tant au niveau des collectivités que de l’ensemble de la filière bois.

Depuis le dossier avance, les études techniques succèdent aux études techniques, le cahier des charge évolue.. Si tout va bien, l’obtention de l’AOC est programmée pour fin 2016… chacun se plaisant à dire que la forêt de chartreuse est une forêt d’exception..et qu’elle mérite bien d’être reconnue à travers le label AOC..

L’année  2014 est une année charnière et la mobilisation doit être générale,  » tous azimuts « . Tout le monde en est conscient.. la filière bois c’est 40 000 emplois en Rhône-Alpes..

Il a été rappelé l’importance que les élus locaux soient mieux formés à la culture bois.. que l’utilisation de bois local doit être privilégié..que la loi d’avenir agricole, dans sa partie  » forêt » annonce des progrès …et en partie la reconnaissance de la forêt, du bois comme un maillon économique, environnemental indispensable pour notre pays.

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Charles Galvin, au nom du conqseil Général de l’Isère a rappelé que le tiers de notre superficie départemental est recouvert par la forêt. Une forêt qui gagnez du terrain suite à la déprise agricole.  » 10 000 emplois non délocalisables en découlent, sachons les conserver..Le conseil Général poursuivra ses actions en direction de la filière bois, continuera à aider les entreprises à se moderniser.. Nous réfléchissons avec l’ensemble des acteurs de la filière bois pour gagner en efficacité.. et nous allons  » sortir au printemps un plan forestier départemental.. « 

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Michel Savin, sénateur, a tenu à souligner qu’au niveau de la commission forêt au sénat.. » les appartenances politiques n’ont aucun impact.. Nous travaillons pour l’avenir de la forêt.. seul bémol, les divergences géographiques, un sénateur des Landes n’aura pas les même priorités qu’un sénateur de l’Isère.. « 

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François Brottes, député.. a conclu les débats par une boutade: « je ne suis pas à La Rochelle car j’ai préféré être parmi vous et parler forêt, au moins il n’y a pas de langue de bois! »..

Plus sérieusement, il s’est dit heureux que l’initiative bois de chartreuse AOC avance  » sincèrement j’ai bon espoir ».. Il a rappelé l’intérêt de la création des chartes forestières du territoire  » qui ont l’avantage de concerner l’ensemble des utilisateurs de la forêt »..et de rajouter:  » les collectivités locales, les intercommunalités, les groupements forestiers doivent se mobiliser, mener des actions concrètes car nous sommes tous conscients, gouvernement compris que la forêt, les activités qui y sont liées, tourisme compris vont aller de l’avant.. »

Et d’argumenter.. Comment concevoir que lorsque l’on fait des actions de communication sur le bois.. ce sont les pays étrangers qui en profitent.. Il faut absolument se mobiliser pour améliorer notre offre nationale, régionale, locale.. »

Il a bien entendu abordé la future loi d’avenir pour l’agriculture,  » j’ ai beaucoup travailler à son élaboration.. elle va dans le bon sens »..






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Association Communauté Forestière Durable


Maria Fernanda Galvan Flores, mexicaine, originaire de Durango plus exactement, effectue ses études à Lyon.

Elle participe également au programme jeunes ambassadeurs qui a comme principale finalité d’introduire les étudiants étrangers à la vie et à la culture française en générale, rhônalpine en particulier.  » Cela m’a permis de lancer un projet qui met en avant les richesses et les compétences de deux régions: Durango et Rhône-Alpes. »

De là a été créée l’Association Communauté Forestière Durable et Maria Fernanda Galvan Flores en devient tout naturellement la présidente.

Sa mission, encourager la création et la consolidation des accords et des liens de coopération, d’échanges forestier entre la région Rhône-Alpes et l’Etat de Durango. Ceci au niveau technique, éducatif, règlementaire ou encore dans le domaine de la production et de l’exploitation forestière.

L’objectif à atteindre étant de créer un partenariat d’échanges durables au niveau des filières bois des deux régions.

Charles Galvin, vice Président du conseil Général en charge de la forêt a tenu à préciser  » le département de l’Isère soutient cette démarche, tous les échanges sont utiles..on va jouer gagnant gagnant.. »

Maria Fernanda Galvan Flores ne cesse de rendre visite aux différentes structures de la filière bois régionale.

Accompagnée de Charles Galvin donc, de Guy charron, président de l’association des communes forestières de l’Isère, elle s’est rendue au Cheylas sur le site de l’entreprise Bois du Dauphiné.

Avec ses 30 années d’expérience, BDD – Bois du Dauphiné – est aujourd’hui l’une des premières scieries industrielles de bois résineux en France : sapin, épicéa, douglas, approvisionnée en circuits courts.  » La très grande majorité des vois que nous travaillons proviennent de Rhône-Alpes et sont livrés, en très grande majorité aussi, dans le grand quart sud-est de la France » précisera son directeur Michel Cochet.

Parallèlement  les dirigeants de BDD ont créé en 2007 la société Alpes Énergie Bois implantée sur le même site. Résolument novatrice dans la valorisation des produits connexes de scierie et plaquette forestière, l’entreprise AEB avec sa centrale de cogénération, produit de l’électricité pour 3,6 MW/H et des pellets pour 45 000 tonnes par an.

 » C’est impressionnant » seront les mots de la présidente de l’Association Communauté Forestière Durable…

Gilbert Precz

Quelques clichés de la visite…

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Catégorie - filière bois, A la une, coopération internationaleCommentaires fermés

Assemblée générale de Créabois


L’assemblée générale de Créabois s’est déroulée dans une ambiance un peu particulière… Patrick Lambouroud, son directeur, pour quelques jours encore, ayant fait valoir ses droits à la retraite, étant secondé par Guénaëlle Scolan, qui lui succèdera dans quelques jours..

Assemblée générale qui s’est déroulée à Montbonnot.

maireSon maire, Pierre Beguery rappelant dans ses mots de bienvenue que  » Montbonnot n’est plus une commune forestière mais elle construit en bois!.. Une commune qui est passée en trente ans de 700 à 5500 habitants.. Une commune qui est passée de zéro emploi à 6000, toujours en trente ans.. Une commune qui apporte beaucoup d’importance au développement durable, à la biodiversité, qui utilise le bois énergie, le photovoltaïque, l’eau de la station d’épuration comme moyen de chauffage…Une commune qui est fière d’avoir ses terres cultivées en productions bio.. »

Des atouts et.. pourtant…!

Michel Cochet, président de Créabois est de suite entré dans le sujet: » la  filière bois forêt alpine, et notamment iséroise dispose de nombreux atouts , ses rôles environnementaux, sociétaux et économiques sont essentiels.

Le contexte national à travers la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, le plan de modernisation de la filière bois, les politiques locales, sont des éléments très favorables au développement de notre filière et pourtant.. »

Et pourtant se lamente Michel Cochet:  » ce développement est stoppé par une réduction de l’offre de bois sur le marché. En cause: le manque de desserte, le reboisement insuffisant, les parcelles trop petites et morcelées, les dégâts causés par le gibier, des contraintes environnementales fortes et parfois  » absurdes »..

Quels remèdes ?

Face à cette réduction de l’offre de bois, le président de Créabois précise qu’il y a urgence afin de stabiliser la tendance avant de l’inverser.. » Nous y travaillons au niveau régional au sein de Fibra ».

Il faut également que la future loi d’avenir  » prenne en considération la spécificité forêt de montagne ».

Au niveau de la demande,  » on constate qu’elle est insuffisante.. » Face à cette situation deux pistes sont proposées: le bois local certifié et la communication..surtout en direction des professionnels, des maîtres d’oeuvre.. »

Michel Cochet a également alerté la salle sur le fait que « les entreprises, vu le contexte avancent sur un chemin incertain, avec des marges réduites. Dans ce paysage troublé, le rôle de l’interprofession sera essentiel mais pour avancer nous avons besoin de l’aide des élus..afin de nous accompagner et faciliter l’offre locale.. »

Il a tenu à remercier le conseil Général de l’Isère, la région, la Métro.. qui participent activement, à leurs niveaux au développement de la filière. »

Michel Cochet précisant  » nous allons réactiver la charte des collectivités locales pour l’utilisation du bois.. »

lambPatrick Lambouroud prenant le relais pour présenter l’activité dense de Créabois au cours de l’année écoulée: présence au salon de la construction bois et habitat durable..  » Notre investissement a été terni par la désaffection du public..Les assises nationales de l’énergie grises ont été annulées, faute de participants.. Elles sont programmées pour le 4 novembre prochain, à Lyon dans les locaux du conseil régional.. »

Colloque et trophées du conseil général, les soirs et les midis du bois, biennale de l’habitat durable de la ville de Grenoble, démarche bois d’ici, guide de l’utilisation du bois local, règlementation du travail en forêt… relations avec les territoires… sont des actions, réalisations ou Créabois a été partie prenante…

Nouveaux objectifs

Les objectifs de Créabois  pour les années à venir sont bien ciblés:

- développer la mission d’information et d’accompagnement des entreprise

- se rapprocher des territoires

- assurer  une efficacité interprofessionnelle optimale au niveau régional

- conserver sa pérennité financière

Objectifs qui ne pourront se réaliser que grâce à des relations renforcées avec les partenaires, les territoires, le Département, la Région, la Métro,  » mais aussi avec les professionnels, chefs d’entreprises, les organisations professionnelles » prévient Michel Cochet..

Objectifs qui seront la feuille de route de la nouvelle directrice, Guénaëlle Scolan qui succède donc à Patrick Lambouroud ..

Charles Galvin, vice président du Conseil Général a souligné  » tout le travail effectué par Créabois » et a partagé  » l’analyse faite par le Président Michel Cochet ».

Il a rappelé que la forêt, le bois apportent une activité importante en Isère:  » le Conseil Général soutiendra cette filière, il faut même aller plus loin, en particulier au niveau de la recherche, de l’innovation. « 

 » Oui nous devons penser à  l’avenir, voilà pourquoi j’ai organisé des rencontres avec l’ensemble des acteurs de la filière bois. Celle ci doit travailler en meilleure cohésion à travers la mise en place d’un plan départemental.. »

Charles Galvin a précisé que les financements ne sont pas  » liés au seul conseil général.. On peut obtenir des aides, subventions de la région, de l’Etat, de l’Europe.. »

Il souhaite  » une émergence de projets communs ou l’ensemble des structures soient concernées et avancent ensemble, avec efficacité.. »

Il a enfin abordé le dossier Centerparc de Roybon: » une formidable opportunité pour l’économie locale, l’emploi mais aussi pour la filière bois..  »

Gilbert PRECZ

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Assemblée générale du Groupement des sylviculteurs du Vercors 4 montagnes


L’ assemblée générale du groupement des sylviculteurs du Vercors 4 montagnes, s’est déroulée à Villard de Lans, sous la présidence de Daniel Bonnet.

Chantal Carlioz, conseillère générale, maire de Villard de Lans a indiqué combien la forêt était importante sur la commune mais également sur le territoire de la communauté de communes du massif du Vercors. Une forêt qui joue plusieurs rôles: économique, social, touristique. elle a indiqué que la filière bois énergie se développait très bien sur le plateau, surtout à Villard de Lans. Des projets de grande envergure sont en cours de réalisation. Il serait fort regrettable que la matière première provienne ailleurs que du Vercors!

Chantal Carlioz, soutenue par son premier adjoint, Claude Ferradou, ainsi que par le maire de Lans en Vercors Michael Kraemer, a évoqué la fréquentation désordonnée des vététistes et les conséquences qui s’ensuivent, notamment dans les forêts. Un arrêté municipal est à l’étude mettant les pratiquants de ce sport en face de leurs responsabilités…

Daniel Bonnet a rappelé que le groupement a  » beaucoup travaillé au cours de ces douze derniers mois.  » Plusieurs rencontres avec la communauté de communes du massif de Vercors, le Parc régional naturel du Vercors, l’Union des groupements de développement forestier de l’Isère…réunions concernant la charte forestière, les dégâts de gibier.. » Daniel Bonnet a aussi informé la salle:  » Nous confortons notre relationnel avec le massif de Chartreuse et nous continuerons à collaborer car ces 2 massifs ont beaucoup de points communs. Invitations pour les rencontres sur le terrain, évocations des problématiques rencontrées et des solutions trouvées…. »

Une journée commune est programmée le 11 septembre prochain avec visite dur le terrain concernant les récoltes de bois énergie. Le broyage, le stockage à Fennat sont prévus ainsi que la visite de la chaufferie bois de la coopérative Vercors Lait qui utilise des plaquettes tout au long de l’année.

Bien entendu le GS4M a participé à de nombreuses manifestations, animations afin de mettre en avant la forêt, la filière bois..: fête du bleu, salon européen du bois, mais aussi:

- visite de propriétaires landais à la découverte du Vercors et de sa gestion en futaie irrégulière.

-  21 mars 2014, journée internationale de la forêt, animation visite avec 2 classes de l’école primaire de St Nizier encadrés par une dizaine de personnes dont des administrateurs du GS4M.

-  22 avril, découverte et présentation de la forêt par Gérard Claudet dans les locaux du CRDP à Grenoble ont rassemblé une soixantaine de personnes.

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A cela se rajoute un « gros chantier » qui sera très apprécié car très utile: la sortie d’un classeur guide du sylviculteur.

Daniel Bonnet a enfin insisté sur une ligne de conduite à tenir:

 » les règles de base sont: produire plus, en préservant mieux, pour exploiter rappelons l’importance des dessertes, pistes, routes et du fait de se regrouper pour optimiser l’aspect commercial, notre seule source de revenus. Nous sommes propriétaires forestiers bien sûrs mais je vous demande de bien insister sur le fait que nous sommes surtout « producteurs de bois »

Les marchés de la construction bois sont en expansion, le Bois Energie a toujours la côte, surtout pour des chaufferies industrielles, et l’on peut même s’interroger sur la pérennité de la ressource car les prix ne sont pas à la hausse ?

Se regrouper également pour mieux gérer son patrimoine, par l’intermédiaire des documents de gestion, individuels ou regroupés – PSG – RTG – CBPS – et  pouvoir accéder à une certification PEFC, sachant que demain, seuls les bois certifiés se vendront… alors réagissons. »

Rappel :

  • les obligations, lors d’une vente, du droit de préférence pour les parcelles inférieures à 4 ha.
  • l’obligation de s’assurer contre la tempête, l’incendie car après 2017, l’Etat se désengagera totalement des dédommagements que l’on a pu connaître en cas de sinistre… Nous pourrons vous renseigner.

Et de conclure: « Le Conseil de gérance et moi-même,  vous assurent de toujours prendre causes et faits pour la défense de la FORET « .

Parmi les interventions nous retiendrons celle d’Henri Gras, président de l’UGDFI.

Il a tout d’abord annoncé que la prochaine fête de la forêt de montagne se déroulerait sur le Vercors, à Lans les 5-6 et 7 juin 2015.  » Une manifestation très importante pour notre filière mais qui demande beaucoup d’investissements, financer et humain… »

Il a également souhaité mobilisé les propriétaires afin qu’ils adhèrent « au groupement mais aussi au syndicat des propriétaires forestiers: deux structures totalement complémentaires. La forêt souffre aussi de son morcellement: faites des donations afin d’éviter l’indivision.. qui nuit à la bonne exploitation de nos forêts.. N’hésitez pas à utiliser les bourses d’échange afin de regrouper vos parcelles…  » Il a enfin sensibilisé une fois de plus les propriétaires afin qu’ils adhèrent à la démarche PEFC… »sinon aucune possibilité pour vendre vos bois! »

Henri Gras a tenu à remercier le vice président du conseil général, Charles Galvin, pour le soutient qu’il apporte à la filière bois, son écoute et sa disponibilité…

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Charles Galvin qui a indiqué que le Conseil général a élu un nouveau président: Alain Cottalorda succédant à André Vallini.  » Le nouveau président est au fait de se que représentent la forêt et la filière bois dans notre département. Il n’y a aucune remise en cause, les actions menées se poursuivront.. les financements seront identiques. … »

Le vice président du conseil général de l’Isère a appelé à la mobilisation tous azimuts.  » la forêt gagne du terrain suite à la déprise agricole et pourtant les plantations régressent. Cela dit nous ne pouvons pas mettre en place une aide à la plantation et constater de nombreux dégâts causés par le grand gibier.. Une mobilisation doit aussi se faire autour du projet Center Parc avec deux gros chantiers: le défrichage et la construction de 1000 cottages en bois: les entreprises locales doivent être parties prenantes dans cette affaire…C’est sans doute unique en France mais le conseil général a favoriser le bois dans de nombreuses restaurations, constructions de bâtiments publics. … Il faut à tout pris que les scieries, entreprises de transformation se modernisent, pour être compétitives, répondre à la demande. Le conseil général s’est mobilisé. 6 entreprises ont été aidée en 2013, nous en sommes déjà à 8 en 2014…J’ai réuni l’interprofession du bois afin de voir comment mieux travailler ensemble et comment mieux utiliser les fonds, aides départementaux, régionaux, de l’Etat et de l’Europe.. Les budgets sont resserrés, certes mais ils existent et nous imposent de mieux les utiliser..  »

Charles Galvin a enfin demandé  » une filière unie, une interprofession forte, le salut passe par là! »

Daniel Bonnet remet à Charles Galvin le tout nouveau guide  du sylviculteur édité par le GS4M

Daniel Bonnet remet à Charles Galvin le tout nouveau guide du sylviculteur édité par le GS4M

Gilbert PRECZ




Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, forêt du VercorsCommentaires fermés

La filière forêt-bois de montagne en Isère


Une table ronde s’est tenue dans les locaux de la Société Dauphinoise Charpente Couverture, à Varces, à l’occasion de la venue de Jean-Yves Caullet, président de l’ONF, en présence des acteurs de l’ensemble de la filière bois en Isère.ONF,

Des forêts omniprésentes

La forêt couvre 34% du département isérois, soit plus de 250 000 hectares. En secteur de montagne, ce chiffre atteint près de 69%. L’Isère est le premier département de Rhône-Alpes avec 42 millions de m3 de bois sur pied. Ces chiffres expliquent qu’une commune iséroise sur deux est une commune forestière.

La forêt iséroise compte une grande variété d’essences réparties à parts égales de feuillus (châtaignier, chêne, hêtre …) et résineux (sapin, épicéa…). 10 000 emplois sont liés à l’activité bois en Isère avec 500 000 m3 de bois exploités/an dont 400 000 m3 en zone de montagne.

Des bois d’accès difficile

29% de l’accroissement des bois est exploité en Isère (52% au niveau national). « Ce qui ne signifie pas pour autant que les 71% restants soient disponibles » précise Patrick Lambouroud, directeur de Créabois Isère.

Une partie des bois est effectivement prélevée hors des circuits commerciaux, le reste ne correspond pas forcément à des produits marchands. Enfin, beaucoup de zones de production sont inaccessibles par l’altitude ou la pente des terrains.

Les investissements en forêt iséroise restent insuffisants avec une densité de desserte route de 0.9 km/100 ha ou 2km/100 ha en piste alors que le département de Savoie en compte 1.2km/100 ha et 2.2km/100 ha respectivement. « La forêt privée, comme publique, a besoin de desserte, de routes et chemins. » souligne Yvonne Coing-Belley, vice-présidente du CRPF.

Une forêt surprotégée

Des facteurs sociaux (une forêt trop idéalisée) et environnementaux freinent l’exploitation de la forêt de montagne. Elle est pénalisée par le morcellement parcellaire privé et menacée par le déséquilibre croissant sylvo-cynégétique qui réduit les possibilités de prélèvements.  460 000 personnes propriétaires forestiers en Rhône-Alpes dont 25% en Isère sont recensés.

À ce sujet, la possibilité de création des Groupements d’Intérêt Économique et Environnemental Forestier (GIEEF) prévue dans la loi d’avenir agricole et forestière est accueillie favorablement par les acteurs de la forêt privée.

Une exploitation insuffisante

Les handicaps naturels ou socio-économiques dont souffre la forêt de montagne se traduisent par un taux de prélèvement faible et en stagnation depuis 20 ans. Cela a pour conséquence une accumulation de bois sur pied et un vieillissement des peuplements avec risques de pathologies importants.

Les surfaces exploitées sont en diminution et les volumes mis en vente par parcelle diminuent. La perte de rentabilité économique à terme reste une réelle préoccupation pour les forestiers et les chefs d’entreprise manquent de visibilité sur l’évolution des cours du bois et sa réelle disponibilité.

Des acteurs en réseau

La filière bois est très satellisée avec 3 000 entreprises, à l’inverse par exemple de celle du béton. « Du coup, il faut toute la force du réseau » appuie Jean-Yves Caullet.

La FIBRA et Créabois Isère regroupent l’ensemble des acteurs de la filière bois dans le département pour impulser et accompagner son développement économique, promouvoir toutes les formes d’utilisations pertinentes du bois et valoriser le bois local dans le cadre d’un développement durable des territoires.

Des partenariats positifs

Une visite des locaux de la Société Dauphinoise Charpente Couverture montre une entreprise jeune, moderne et impliquée dans la valorisation de bois locaux dans ses différents projets. « Il faut favoriser les circuits courts d’approvisionnement, maintenir et développer le tissu économique local de nos communes forestières et faire face à la puissance commerciale étrangère en face de nos PME de 1ère et 2ème transformation en matière d’importation des bois » explique son dirigeant David Bosch.

Ainsi, 125 m3 de bois massif local ont été utilisés pour l’ossature bois, la charpente, le volige et les tasseaux de la construction de l’internat du lycée Ferdinand Buisson à Voiron. 50 autres mètres cubes de lamellé collé et panneaux OSB nécessaires pour ce bâtiment passif ont été produits en France.

Citons encore les 405 m3 de bois en provenance de la forêt de Méaudre pour la construction du Gymnase Fleming à Sassenage. Et la liste est longue ! Le fondateur de SDCC, Jean-Claude Mattio, confie que la filière bois iséroise est bien structurée et est une réelle chance pour la profession. « Il y a 10 ans, c’était très compliqué de s’approvisionner en bois. »

Des attentes fortes

Le potentiel de développement de la filière est grand du fait de la sous-exploitation partielle des forêts et de l’essor du bois construction mais son approvisionnement demeure incertain.

Charles Galvin, vice président du conseil général de l’Isère, en charge de la forêt, insiste sur l’importance de l’aménagement du territoire isérois et les acteurs soulignent la nécessité d’introduire des spécificités montagne dans la loi de modernisation.

Dynamiser la gestion et la valorisation des espaces forestiers avec plus de moyens financiers à court et moyen terme permettra d’augmenter la disponibilité de l’offre bois dans le département par la construction de dessertes et l’amplification du reboisement.

Compte rendu charlotte Reynier-Poête

Cliquer sur les photos pour les agrandir.

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Entretien avec Charles Galvin, en visite au salon Mountain Planet


Charles Galvin, Conseiller général délégué à l’Isère numérique, la filière bois et l’économie rurale et montagnarde s’est rendu sur Moutain Planet, ex SAM, avec beaucoup de plaisir..  » J’ai été président de ce salon à une reprise… se plait-il à dire.

Nous l’avons rencontré lors de l’inauguration du stand Grenoble Alp’Isère.

Charles Galvin, quelle est votre vision de ce salon ?

Je suis surpris de la fréquentation : il y a beaucoup de monde ! Mountain Planet est un beau salon. Il est le reflet de l’économie montagnarde, synonyme d’avenir.

Avant, les allées étaient plus petites, on voyait des vaches, des produits de la montagne, des fromages… mais on disait que c’était trop « folklorique ». Aujourd’hui, c’est un salon très professionnel qui s’adresse aux professionnels. On trouve les entreprises qui comptent pour les sports de neige et c‘est bien. On peut juste regretter que ce salon s’adresse moins au grand public.

Quel regard portez-vous sur l’avenir des stations de sports d’hiver ?

Les stations ont beaucoup évolué ces dernières années … . J’entends qu’aujourd’hui un grand nombre de clients ne vient pas pour le ski. D’où la création de piscines, par exemple, ou  la mise en place d’activités connexes qui s’éloignent de plus en plus du ski.

Les petites stations doivent se développer pour rester compétitives et s’adapter à l’accueil de la clientèle étrangère. Elles doivent assurer de la neige pendant toute la saison à leur clientèle malgré tout. C’est important pour l’économie de notre région.

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Comment intégrer les innovations de la montagne sans la dénaturer voire la détruire ?

Avec le réchauffement climatique, le recours à la neige de culture est de plus en plus important. Or, l’eau utilisée pour l’approvisionnement des canons se faisait parfois au détriment d’autres fonctions essentielles au maintien de la biodiversité comme la pêche, l’agriculture …

Je suis soucieux de maintenir les emplois en montagne, c’est pourquoi j’ai travaillé, il y a quelques temps, à l’établissement d’un cahier des charges pour les stations en Isère. D’abord initié sur certaines stations pilotes, ce code de bonne conduite a été étendu à toutes les stations iséroises. Ce code de bonne conduite leur permet de d’utiliser leurs canons à neige dans des conditions optimales (quelle quantité à quel moment) pour préserver la ressource eau.

Que pensez-vous du développement durable en zone de montagne ?

La montagne ne peut pas se permettre de gaspiller ses ressources ! L’économie montagnarde s’inscrit dans le développement durable.

Avec les moyens du Conseil Général, j’œuvre à la valorisation des produits de la montagne, que ce soient les produits alimentaires, agricoles, artisanaux … La vocation de la montagne est d’offrir des produits naturels. Cependant il faut se distinguer, offrir quelque chose de différent via une marque identifiable.

La montagne doit être synonyme de qualité, certes gustative, mais aussi sanitaire, environnementale. Il faut construire une belle image, authentique de la montagne et la promouvoir auprès des citadins. Je travaille à apporter cette autre image de la montagne.

Comment concilier agriculture et montagne ?

La montagne sans agriculture est inimaginable. Le couple montagne/ agriculture a bien fonctionné tant que l’agriculture a bien fonctionné. Il faut rappeler que la politique de la montagne tient car il y a l’agriculture. C’est l’âme de la montagne. Elle participe à l’entretien de la montagne.

Il faut le redire : quand on veut de la nature, une « montagne naturelle », c’est en réalité une nature « entretenue » par les activités agricoles. Il ne faut pas bien sûr « coloniser » la montagne mais il faut travailler ensemble dans un partenariat intelligent.

Une étude ancienne, issue de l’Institut National d’Etudes Rurales et Montagnardes (INERM), évaluait le coût de l’entretien des espaces montagnards s’ils étaient inoccupés à 2,5 millions de Francs (l’euro n’était pas encore installé !). Un chiffre à mettre en face du montant des subventions  octroyées à l’agriculture à l’époque: 300 000 Francs, et qui avait grandement servi à négocier la politique de la montagne.

Le défi actuel, en montagne, est d’essayer de bâtir une population permanente qui va s’investir dans la gestion quotidienne.

Vous êtes délégué à la filière bois. Quelle est la place de la forêt dans la montagne ?

La forêt occupe 34% du territoire de l’Isère.

C’est une activité importante avec près de 10 000 emplois répartis sur tout le département.

Il y a une politique de soutien à la production forestière, à l’exploitation du bois énergie et au nettoyage des parcelles bois.

Depuis deux ans, des crédits ont été investis en direction de l’activité de sciage. Le département incite à la construction bois. Toutefois, on s’aperçoit que le bois construction ne provient pas, ou en très faible quantité, de notre département. C’est du bois d’importation en provenance d’Allemagne, d’Autriche, de Finlande… On marche sur la tête : des crédits pour soutenir l’économie d’autres pays européens !

Il faut encourager la modernisation des scieries et des ateliers de deuxième transformation (constructeurs et charpentiers) pour qu’ils restent compétitifs.

Je vais transmettre ce message à l’assemblée générale des scieurs à laquelle je participerai avec plaisir. Je fais aussi passer le message de l’union et du groupement de l’ensemble des acteurs de la filière bois afin de mieux faire face aux grands enjeux économiques de notre département dans ce secteur. Je pense en particulier au prochain chantier de construction d’un Center Parc à Roybon.

Quelles autres actions concrètes sont mises en place pour cette filière ?

L’association Bois des Alpes a été créée en 2008 pour encourager la certification du matériau bois de notre région et à stimuler son utilisation dans la construction. L’objectif est de valoriser les ressources forestières et les compétences locales, maintenir les emplois locaux et participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais de circuits courts.

Lors des derniers trophées bois mis en place par le Conseil Général, au-delà de la qualité architecturale des réalisations, on regarde aussi la provenance du bois. Il faut encourager cette économie locale.

Propos recueillis par Charlotte Reynier- Poête

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Salon du bois: le bois local à l’honneur


Les animations se poursuivent à un rythme effréné au salon du bois..

La présentation du nouveau refuge de l’Aigle qui est, rappelons le, un abri historique mythique installé dans le massif des Ecrins, à la Meije; à 3450 mètres, connait une grosse fréquentation..

Christian Pichoud, président du Parc National des Ecrins a tenu à servir de guide, l’espace d’un après midi.. Il a présenté cette nouvelle bâtisse tout en bois des Alpes à de nombreux visiteurs dont Charles Galvin, vice président du conseil général en charge de la forêt.. L’originalité venant du fait que le nouveau refuge habille l’ancien..

Bien entendu les jeunes charpentiers poursuivent leur fastidieux travail.. En trois jours et 22 heures de labeur, ils doivent rendre la meilleure copie afin de décrocher le titre de champions d’Europe.. On a été frappé par le calme, la sérénité des jeunes.. Jamais ils ne se laissent impressionner par la foule.. les bruits, la pression. Ils ont réussi à s’enfermer dans un cocon..afin de « bosser » dans les meilleures conditions.

Le salon du bois, c’est également les conférences.. Elles se succèdent sans interruption..il a été beaucoup question de la meilleure valorisation, de la meilleure utilisation du bois local..

En un mot: utiliser du bois c’est bien, utiliser du bois local c’est mieux.. Et pourquoi se priver d’utiliser du bois certifié bois des Alpes..

Ces conférences ont mobilisé. Nous avons pu rencontrer de nombreux responsables de la filière mais aussi des élus comme Pierre Buisson, maire de Méaudre et Président de la communauté de communes du Vercors, mais aussi Michaël Kraemer, maire de Lans en Vercors, nouvellement élu, et son 1er adjoint Guy Charron, par ailleurs président de l’association des communes forestières de l’Isère..



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