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Consommation : les promesses des circuits courts


France2: Envoyé Spécial du 17 avril 2014, 20h40

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs…Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette.

Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise ? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple : un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur !

En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner : des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève.

Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution? Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement.

E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

Un reportage de Paul Sanfourche, Mathieu Dreujou et Julien Ababsa.


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CULTIVEZ LOCAL ! Le nouveau film de l’ARDEAR Rhône-Alpes


Que nous soyons consommateur ou paysan nous avons tous entendu parler de « circuits courts » ou de « consommer local ». Quelles réalités et quelles perspectives se cachent derrière ces appellations ?

Ce film  » cultivez local » de rencontrer des acteurs de ces « solutions locales » afin que leurs expériences suscitent la réflexion, le dialogue et pourquoi pas, conduisent vers de nouvelles initiatives.

Ce film de 56 minutes a été conçu pour vous permettre d’échanger sur les enjeux de la relocalisation alimentaire et les circuits courts, typiquement lors de soirées-débats, de conférences, ou de formations sur cette thématique.

Il a été coréalisé par Patrick Viron de l’association PIM’s, et l’ARDEAR Rhône-Alpes. Il est possible de le visionner soit en entier, soit par chapitres, pour une utilisation pédagogique.

Le contenu du film

Un peu partout en Rhône-Alpes et en France, il existe des entreprises alimentaires locales qui n’ont pas pour but de faire du profit, mais de créer, à travers des produits de qualité et des démarches cohérentes, des emplois et du lien sur leur territoire. Nous sommes allés à la rencontre de quelques unes d’entre elles.

  • Mes Voisins de Paniers (Isère) :

C’est une association de vingt fermes du nord du département de l’Isère. Elle a pour but de mettre à la disposition des consommateurs, sur chaque ferme, les produits issus de l’ensemble des fermes.

  • Le restaurant scolaire de Saint Martin-en-Haut (Rhône) :

En 2009, l’équipe municipale décide de créer un restaurant tout neuf pour l’ensemble des établissements scolaires de la commune. Ce restaurant, il sera géré directement par la municipalité et approvisionné par les fermes des environs.

  • La Carline (Die, Drôme) :

La Carline n’est pas qu’un magasin de produits biologiques. C’est aussi une structure coopérative co-gérée par différentes parties prenantes : les salariés, des paysans locaux et des consommateurs.

  • La Fromagerie Bio du Maine (Mayenne) :

C’est une coopérative agricole regroupant 45 fermes laitières. Dès 1994, les paysans organisent la collecte de leur lait. En 2010, pour aller au bout de leur démarche, ils investissent dans une fromagerie et créent un fromage, l’Entrammes.

  • L’abattoir-découpe de La Mûre (Isère) :

En 2000, l’abattoir de la Mûre est repris par des éleveurs. Ils décident alors d’en faire un outil au service de la vente directe : ils lui adjoignent une salle de découpe et de préparation des colis qu’ils peuvent ensuite vendre eux-mêmes.

Toutes les informations et la bande-annonce du film sont sur la page :

www.agriculturepaysanne.org/cultivezlocal

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Mettons l’Isère dans nos assiettes


Les résultats du recensement agricole 2010 le confirment: En Isère les circuits courts : un mode de commercialisation qui s’étend.

Plus d’une exploitation iséroise sur quatre vend au moins un produit directement au consommateur ou par le biais d’un seul intermédiaire. Les circuits courts se développent surtout dans la catégorie des petites exploitations, qui représentent 42 % des fermes pratiquant cette activité contre seulement 18 % de grandes.

cictuits courts

Pour plus de la moitié des unités de production ayant opté pour ce mode de commercialisation, la vente directe représente plus de 50 % de leur chiffre d’affaire, allant même jusqu’à représenter plus de 75 % pour plus d’une petite exploitation sur deux. Les produits vendus en circuits courts sont constitués à 36 % de produits carnés (produits animaux hors produits laitiers, oeufs et volailles).
La commercialisation à la ferme vient nettement en tête, puis la vente sur les marchés. Le troisième mode de commercialisation le plus rencontré est la vente à un commerçant détaillant, talonné de près par le circuit des points de vente collectif. 57 % des exploitations n’ont qu’un seul circuit de commercialisation.

L’ensemble des partenaires concernés, conseil général de l’Isère, chambre d’agriculture, Etat, association des maires de l’Isère, chambre des métiers et de l’artisanat sont conscients de cette nouvelle donne et souhaitent poser les bases de différents projets utiles à l’approvisionnement local.

Dans ce cadre, le Conseil général qui mobilise chaque année 4 millions d’euros pour l’agriculture iséroise, a lancé une étude sur le développement des circuits courts en Isère pour :

  • Qualifier et quantifier les demandes en produits locaux, des ménages isérois et de la réstauration collective.
  • Caractériser l’offre disponible et la compétitivité des agricultures iséoises.
  • Proposer un plan d’action pour lier l’offre et la demande.

455 millions d’euros par ans. Ce chiffre représente le potentiel de consommation des produits locaux par les ménages isérois. On peut affirmer qu’il est totalement opportun d’aider la valorisation de nos produits alimentaires et de favoriser l’approvisionnement local en restauration collective.

Cependant reste un problème majeur: il manque des structures capables assurere le développement de ces circuits courts et d’assurer l’approvisionnement. Pour ce l’idée d’une ou deux plateformes a été émise. On parle de Salaise sur Sanne et /ou la plaine de Moirans.

Il faut également développer les centres de distribution en zones urbaines et même périurbaines.

Encourager les acteurs de la restauration collective à s’approvisionner localement est également une priorité.
En 2010/2011, 25 collèges ont souscrit à l’action « Manger bio et autrement au restaurant scolaire », et deux groupements de producteurs locaux les approvisionnent.
Le département continuera à favoriser l’approvisionnement en produits bio et locaux dans les 96 collèges publics. Une expérience qu’il compte élargir à d’autres publics  : personnes âgées, personnes handicapées, petite enfance…

A ce niveau là le potentiel est important puisque 776 établissements scolaires  de l’Isère ont une cantine.

Consommer local c’est participer au développement durable, mais aussi relever des défis économiques, écologiques, sociaux…

Catégorie Chambre des metiers et de l'Artisanat 38, agriculture, agro-alimentaire, consommationCommentaires fermés


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