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Elections chambre d’agriculture de l’Isère: débat intersyndical


Communiqué de la confédération paysanne et de la coordination rurale de l’Isère.

La Confédération paysanne et la Coordination rurale organisent un débat le mercredi 9 janvier, à
18h, à l’Auberge des Peintres, à Optevoz.

En cette période d’Élections professionnelles Chambre d’agriculture, dont la période de vote s’étendra du 14 au 31 janvier
2019, les deux syndicats veulent présenter :
• leurs propositions aux paysans du plateau de Crémieu et des environs,
• répondre à leurs questions et problématiques,
• offrir la possibilité aux paysans de connaître leurs programmes respectifs pour voter en conscience.
Pour la Confédération paysanne, Maud Charat, éleveuse à Saint-Aupre, en vaches et chèvres lait avec transformation
fromagère, et porcs avec transformation en divers produits, tête de liste en Isère, dialoguera avec les paysans présents.
Pour la Coordination rurale, ce sera Thierry Boiron, ancien éleveur laitier, et actuellement céréalier à Ornacieux, tête de liste
en Isère, qui répondra aux différentes questions remontées du terrain.
Ce débat sera le plus ouvert possible, comme l’explique Thierry Boiron : « Notre objectif est de répondre concrètement aux
problématiques des paysans. À travers des questions écrites à leur arrivée et tirées au sort ensuite, nous pourrons
ainsi expliquer nos positions respectives sur des thématiques qui concernent leur quotidien et qui sont au centre de
leurs préoccupations. »
Maud Charat complète « Nous souhaitons que les paysans s’emparent de ces questions politiques. En effet, leur vote
aura une incidence sur la politique agricole départementale pour les six années à venir. Afin qu’ils soient mieux
représentés, mieux défendus, nous leur offrons la possibilité de nous rencontrer, de discuter avec nous, pour voter
ensuite pour le syndicat qui répond le mieux à leurs attentes et qui les comprend. »
Leurs convergences et divergences feront la richesse du débat. « Oui nous ne sommes pas d’accord sur tout, et nous
l’exprimerons calmement, avec clarté et respect. », explique Thierry. Maud renchérit : « Nous attendons également des
paysans présents, qui seront acquis à un syndicat ou à un autre, de ne pas créer de tensions. La profession agricole
est composée de personnes de bon sens et respectueuses, aux propos constructifs, et ce débat en sera la
démonstration. »
A l’heure où les gilets jaunes demandent plus de démocratie, à travers la tenue d’un référendum d’initiative citoyenne, ce
débat sur l’agriculture du plateau de Crémieu et des environs souhaite redonner la parole aux paysans, éloignés des instances
décisionnelles. Avec un taux de participation de 54,34 % aux dernières élections professionnelles de 2013, les agriculteurs
sont l’une des professions les mieux impliquées et actives, mais pour combien de temps encore ?
La Pac 2020, la loi foncière, les accords de libre-échange, sont autant de rendez-vous politiques décisifs pour l’agriculture de
demain. La balle est donc dans le camp des paysans, pour décider de leur avenir à travers ces élections professionnelles, et, in
extenso, de celui des consommateurs et des stratégies alimentaires à venir.

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LES SYNDICATS A LA RENCONTRE DES PAYSANS DE CHARTREUSE


La Confédération paysanne et la Coordination rurale organisent un débat le lundi 7 janvier, à 14h, à la salle de la Maison des associations à Saint-Laurent-du-Pont.

En cette période d’Élections professionnelles Chambre d’agriculture, dont la période de vote s’étendra du 14 au 31 janvier 2019, les deux syndicats veulent présenter :

  • leurs propositions aux paysans de Chartreuse,

  • répondre à leurs questions et problématiques,

  • offrir la possibilité aux paysans de connaître leurs programmes respectifs pour voter en conscience.

Pour la Confédération paysanne, Maud Charat, éleveuse à Saint-Aupre, en vaches et chèvres lait avec transformation fromagère, et porcs avec transformation en divers produits, tête de liste en Isère, dialoguera avec les paysans présents.

Pour la Coordination rurale, ce sera Thierry Boiron, ancien éleveur laitier, et actuellement céréalier à Ornacieux, tête de liste en Isère, qui répondra aux différentes questions remontées du terrain.

Ce débat, animé par Jérémie Giono, co-administrateur du Travailleur Alpin, sera le plus ouvert possible, comme l’explique Thierry Boiron : « Notre objectif est de répondre concrètement aux problématiques des paysans. À travers des questions écrites à leur arrivée et tirées au sort ensuite, nous pourrons ainsi expliquer nos positions respectives sur des thématiques qui concernent leur quotidien et qui sont au centre de leurs préoccupations. »

Maud Charat complète « Nous souhaitons que les paysans s’emparent de ces questions politiques. En effet, leur vote aura une incidence sur la politique agricole départementale pour les six années à venir. Afin qu’ils soient mieux représentés, mieux défendus, nous leur offrons la possibilité de nous rencontrer, de discuter avec nous, pour voter ensuite pour le syndicat qui répond le mieux à leurs attentes et qui les comprend. »

Maud Charat et Thierry  Boiron reconnaissent avoir des convergences sur certains points :

  • prix rémunérateurs et indexés sur les coûts de productions,

  • pérennité de l’agriculture de montagne et solutions à trouver pour limiter la prédation du loup,

  • pérennité des coopératives laitières du massif…

Mais leurs divergences sont également à porter auprès des paysans, et c’est ce qui fera la richesse du débat. « Oui nous ne sommes pas d’accord sur tout, et nous l’exprimerons calmement, avec clarté et respect. », explique Thierry. Maud renchérit : « Nous attendons également des paysans présents, qui seront acquis à un syndicat ou à un autre, de ne pas créer de tensions. La profession agricole est composée de personnes de bon sens et respectueuses, aux propos constructifs, et ce débat en sera la démonstration. »

A l’heure où les gilets jaunes demandent plus de démocratie, à travers la tenue d’un référendum d’initiative citoyenne, ce débat sur l’agriculture de Chartreuse souhaite redonner la parole aux paysans, éloignés des instances décisionnelles. Avec un taux de participation de 54,34 % aux dernières élections professionnelles de 2013, les agriculteurs sont l’une des professions les mieux impliquées et actives, mais pour combien de temps encore ?

La Pac 2020, la loi foncière, les accords de libre-échange, sont autant de rendez-vous politiques décisifs pour l’agriculture de demain. La balle est donc dans le camp des paysans, pour décider de leur avenir à travers ces élections professionnelles, et, in extenso, de celui des consommateurs et des stratégies alimentaires à venir.

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Prédation : Le pastoralisme dans l’impasse !


La saison d’estive 2017 restera malheureusement gravée, dans les esprits de nombre de paysan-nes et de berger-es, comme une profonde blessure, sans espoir de cicatrisation durable au vue des réponses, ou plutôt de l’absence de réponses de la part de l’Etat.

À l’heure où l’État méprise encore et toujours la situation intenable dans laquelle il laisse les éleveur-ses et berger-es soumis-es aux prédations, ceux-ci ont depuis longtemps perdu le sommeil à trop compter leurs brebis, ou du moins ce qu’il en reste !

L’impasse dans laquelle l’État a conduit, délibérément et depuis de longues années, l’agriculture paysanne de montagne avec sa politique de réintroduction et de conservation d’ours slovènes dans les Pyrénées est belle et bien là !

La Confédération paysanne demande une fois de plus au président et à ses ministres d’assumer leurs responsabilités en donnant suite aux propositions des éleveur-ses, et notamment celle lancée par l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège Pyrénées) le 14 septembre dernier.

Cette énième saison d’estive sous la pression des attaques d’ours suffira-t-elle enfin pour que l’Etat daigne faire une réponse claire sur sa volonté ou non d’abandonner l’agriculture paysanne dans toute une zone de montagne propice à l’élevage transhumant, à la production d’une alimentation de qualité et au maintien de la biodiversité dans ces éco-sociosystèmes ?

Les seules perspectives entrevues sont, d’un côté l’ensauvagement des espaces pastoraux et, d’un autre, l’industrialisation à marche forcée de l’agriculture. Sombre idée de l’aménagement du territoire et d’un projet de société qui est clairement contraire au développement local des zones de montagne et de l’agriculture paysanne. Notre syndicat ne peut admettre cette situation !

Aussi, la Confédération paysanne demande à l’Etat de prendre ses responsabilités et de rencontrer les éleveur-ses et acteurs des territoires concernés. Nous restons ouverts au dialogue pour de futures assises du pastoralisme ou autres échanges, à la seule condition que soient présents les représentants des ministères concernés jusqu’ici sourds à nos problèmes !

La balle est désormais dans le camp de l’État. Nous saurons le rappeler à ses représentants !

Communiqué de la confédération paysanne

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LOUPS : Hausse de la population, hausse des attaques et des victimes, qu’en est-il des tirs ?


Communiqué de la confédération paysanne

L’expertise sur la viabilité à long terme de la population de loups en France réalisée par l’ONCFS et le MNHN évoquait l’hypothèse d’une stabilisation des effectifs de loups depuis 2014 due à l’augmentation des prélèvements. Cette hypothèse vient d’être balayée par le dernier bilan du suivi hivernal[1] (2016-2017) annonçant une augmentation de la population de loups (de 292 à 360 en un an) qui confirme bien les ressentis des éleveurs et bergers. Une certitude, depuis 2014 les prélèvements de loups réalisés en France n’ont pas d’incidence sur l’augmentation de leur population par contre les dommages aux troupeaux eux n’ont cessé d’augmenter.

La Confédération paysanne demande à ce que les prélèvements de loups soient effectués en fonction des dégâts sur les troupeaux. Nous demandons également que les prélèvements soient réalisés par la brigade d’intervention « loup ». Ce sont des professionnels qui ont fait leurs preuves en éliminant des loups en situation de prédation. Ségolène Royal avait promis la pérennisation de cette brigade, actuellement nous sommes dans l’expectative.

Ségolène Royal s’était également engagée à signer un arrêté autorisant le prélèvement de deux loups supplémentaires dans le cas où le 38e spécimen serait abattu avant le 30 juin 2017, ce qui est chose faite. Nous demandons donc un arrêté rapidement : les éleveurs et leurs animaux ne peuvent rester sans défense alors que l’été arrive.

Il est urgent de remettre la concertation avec tous les acteurs au cœur des discussions sur le projet d’arrêté fixant le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018. Il est impératif que le Groupe National Loup dispose d’un calendrier à la hauteur de ses enjeux.

Enfin, nous avons participé à quatre réunions de travail sur la prochaine circulaire d’indemnisation. Le travail s’est brutalement interrompu nous laissant un flou artistique total.
Le prochain plan loup 2018-2022 doit inscrire la baisse de la prédation comme objectif majeur et se donner les moyens d’y parvenir. Le temps presse, il y a urgence ! Les paysans en zone de prédation sont nombreux à avoir leur avenir suspendu aux décisions qui seront prises. Nous espérons qu’elles iront dans le sens de la pérennité du pastoralisme et de l’élevage de plein air.

[1] L’effectif total estimé par l’ONCFS en sortie d’hiver 2016-2017 est d’environ 360 loups, il était de 292 l’hiver précédent. Le nombre de zones de présence permanente (ZPP) augmente passant de 49 ZPP détectées en sortie d’hiver 2015-2016 à 57 ZPP dont 42 ZPP constituées en meutes.

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Loi biodiversité : Petits progrès et gros reculs


La Loi pour « la reconquête de la biodiversité de la nature et des paysages » vient d’être adoptée. Derrière ce titre enthousiasmant se cachent en fait quelques véritables progrès, mais aussi des mesures qui vont mettre en danger la biodiversité.

  • L’interdiction des insecticides néonicotinoïdes est un signe fort que nous saluons après 20 ans de combat. Cependant, nous ne pouvons que déplorer le délai de 2018 et les nombreuses dérogations courant jusqu’en 2020. Etant donné la persistance de ces produits dans l’environnement, leurs effets destructeurs vont se poursuivre pendant encore des années.
  • L’interdiction des brevets sur les plantes et animaux issus de croisements ou de sélection « classique » est aussi une bonne nouvelle. Cependant, en se refusant à traiter la question des nouveaux OGM (et donc aussi leur traçabilité et leur évaluation), le législateur laisse la porte ouverte au brevetage des gènes dits natifs, c’est-à-dire existants à l’état naturel. En effet, ces nouvelles techniques de génie génétique permettent de les reproduire, et de les breveter, ce dont ne se privent pas les multinationales !
  • La loi a permis d’élargir à tous les paysans la reconnaissance du droit d’échanger leurs semences et plants s’ils n’appartiennent pas à une variété protégée par un certificat de propriété industrielle. Par ailleurs, le droit, déjà effectif, de vendre des semences et des plants non conformes aux standards industriels du catalogue officiel à des jardiniers amateurs, est enfin reconnu positivement. Mais cette reconnaissance, restreinte aux associations à but non lucratif, est en fait un recul pour les petits maraîchers et les artisans semenciers qui seront toujours dans une situation d’insécurité juridique lorsqu’ils vendent des semences ou des plants.
  • Par la compensation, la loi acte la destruction d’espaces qui préservent la biodiversité, par exemple pour construire un aéroport dans le bocage de Loire-Atlantique… Cette disposition ouvre surtout grand la porte à la marchandisation de la nature, ou comment s’enrichir en détruisant la biodiversité…

On est donc encore loin d’une véritable prise de conscience de la nécessité de protéger l’environnement et ceux qui travaillent au quotidien avec la nature : les paysans et paysannes. Cette fuite en avant ne pourra pas se poursuivre indéfiniment. Nous continuerons à nous mobiliser contre les grands projets inutiles, contre les OGM nouveaux et anciens, pour le droit d’échanger et de ressemer nos semences !

Communiqué de la confédération paysanne

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PAC 2O15: les agriculteurs ne peuvent plus attendre


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34 loups tués, et après…


Communiqué  de la Confédération Paysanne concernant la situation des agriculteurs par rapport au problème de prédation des loups et répondant à la manifestation organisée à Lyon par un collectif d’ associations pro-loups.

 » Le plafond de 36 prélèvements de loups en France va être atteint. Le protocole de prélèvement sera alors suspendu malgré la dramatique situation vécue sur le terrain. Le nombre d’attaques a encore augmenté en 2015 (2473 en 2015 contre 2344 en 2014), notamment dans les départements où les loups sont présents depuis plus de 20 ans.

Éliminer 10% de la population de loups en France ne répondra pas à l’objectif de faire baisser les attaques puisque l’augmentation démographique des loups est de 20% par an. Les éleveurs ne sont pas dupes, on ne peut pas se contenter d’un tableau de chasse qui n’apporte pas d’amélioration sur le terrain ! La dernière réunion du Groupe national Loup date du 20 mai 2015, depuis, rien, aucun dialogue…

L’impossible cohabitation entre loups et élevages doit être reconnue avant que la situation ne s’envenime davantage. Les nombreuses campagnes qui soutiennent les loups et critiquent les éleveuses et les éleveurs alimentent l’idée qu’ailleurs tout se passe bien et que l’élevage ne vit que de subventions. Les associations pro-loups peuvent se permettre de nous dire ce que nous devons faire, de s’introduire dans nos élevages pour tenter encore un peu plus de nous discréditer en diffusant des images qui ne démontrent rien si ce n’est la malhonnêteté de leurs auteurs.

Pourquoi refuser d’entendre notre réalité ? Ces associations ont décidé que les loups valaient mieux que le pastoralisme et confirment ainsi que la cohabitation n’est pas possible. La manifestation du 16 janvier à Lyon pour protéger « l’icône de la nature » est surtout une manifestation de défense de l’industrialisation de l’agriculture. N’oublions pas qu’au-delà des symboles il y a des femmes et des hommes qui vivent pour leurs animaux au quotidien dans des espaces où l’élevage et le pastoralisme sont les seules activités possibles. »

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Naissance d’une nouvelle Confédération Paysanne


Réunis le 12 janvier 2016 à Noirétable, à la frontière entre les deux anciennes régions administratives, les responsables syndicaux d’Auvergne et de Rhône-Alpes ont créé une nouvelle structure qui rassemblera les paysan-ne-s de cette grande région.

Sans titre

Pour relever les nombreux défis qui se présentent, il été décidé de confier la gestion de la nouvelle structure notamment à 2 co-porte-paroles et 2 co-secrétaires généraux.

La confédération Paysanne précise:

 » La distance et la diversité des agricultures devront être dépassées.

L’installation et la répartition du foncier seront des thématiques centrales de notre engagement, avec une lutte particulière contre la spoliation des terres agricoles par les grands projets inutiles. Dans une agriculture en perte de repères et de revenus, les enjeux sont énormes pour sauver la production et les paysans-ne-s, particulièrement dans nos zones difficiles et montagneuses.

L’élevage et la production laitière, en crise actuellement, seront au cœur de nos préoccupations. La mise en concurrence des productions de montagnes face à celles d’autres régions, extrêmement favorisées sur les plans climatiques et du relief, doit cesser. Il faut imaginer un nouveau paradigme autour de la qualité, de la proximité, de la valorisation et de la reprise en main de nos produits.

De nombreuses autres productions telles que les fruits souffrent aussi d’une mise en concurrence internationale stupide et dévastatrice.

L’ ambition est claire : défendre les paysan-ne-s au quotidien, négocier des politiques de plus en plus régionalisées et pratiquer une nouvelle forme de développement autour de l’agriculture paysanne.

L’absence d’ambition montrée par la nouvelle Chambre d’agriculture régionale laisse à la Confédération Paysanne une immense responsabilité pour freiner la dérive actuelle et réorienter l’agriculture. Nos territoires ont besoins de paysans nombreux qui puissent vivre dignement de leur métier. »

Contacts : André© Bouchut, co-porte-parole : 06 73 39 58 99

Michel Lacoste, co-porte-parole : 06 40 73 40 06

CONFEDERATION PAYSANNE RHONE-ALPES
58 rue Raulin 69007 LYON
Tel. : 04 72 41 74 42
Fax : 04 78 58 08 65
rhonealpes@confederationpaysanne.fr

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Loup: espèce protégée, mais à quel prix ?


Une trentaine d’éleveurs de la Confédération paysanne ont occupé , avec des moutons, la direction régionale de l’environnement (DREAL) à Lyon. Au moins, les animaux sont en sécurité.

 » Nous n’acceptons pas d’avoir à enfermer nos brebis et de renoncer à nos pratiques pastorales pour échapper aux attaques de loups. C’est l’élevage hors-sol des ruminants, l’industrialisation de l’agriculture, que nos décideurs favorisent en refusant de questionner la légitimité du statut d’espèce protégée du loup.
Le 10 juin, le Copa-Cogeca, dont font partie la FNO et la FNSEA, a même signé à Bruxelles un accord de principe avec la Direction générale de l’environnement de la Commission européenne attestant qu’il ne remettrait pas en cause le statut du loup !
Pendant ce temps-là en 2014, les éleveurs et bergers ont subi plus de 2000 attaques de loups (300 de plus qu’en 2013) qui mettent en danger l’existence même de leur métier.
La Confédération paysanne exige :
•    Une étude conjointe des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie sur la possibilité et l’impact d’un changement de statut ;
•    Un rendez-vous en urgence avec Ségolène Royal, demande restée sans réponse depuis sa prise de fonction ;
•    Une transparence totale de la situation pour que les éleveurs puissent, au minimum, anticiper (chiffrage des populations, zones de présence, études prospectives, etc.).
Il est temps d’agir pour que nous n’ayons pas à réclamer un statut d’espèce protégée pour le pastoralisme ! Il faut mettre fin à ce double langage national/européen, et affronter, enfin, la question du statut des loups avec tout le sérieux qu’elle exige. » indiquent les responsables de la confédération paysanne.

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fête de la confédération Paysanne


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