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Après le lait, les céréales?


La situation des grandes cultures est préoccupante. Les prix des céréales, des oléagineux et protéagineux, ne cessent de baisser et de nombreux producteurs vendent aujourd’hui leurs grains en dessous de leur coût de revient.

La coordination rurale et l’Organisation des producteurs de grains (OPG) n’excluent pas une grève européenne des semis…

Voici leur communiqué:

« Les céréaliers s’associent aux revendications des éleveurs laitiers et les soutiennent dans leur combat pour obtenir un prix décent de leur production.

La situation des grandes cultures est tout aussi préoccupante. Les prix des céréales, des oléagineux et protéagineux, ne cessent de baisser et de nombreux producteurs vendent aujourd’hui leurs grains en dessous de leur coût de revient.

Les systèmes de soutien des marchés, comme l’intervention et les restitutions, qui assuraient une protection – insuffisante certes – à nos marchés, ont été quasiment abandonnés au profit d’un libéralisme débridé. Par des autorisations d’OGM, interdits de culture sur nos territoires, Bruxelles a ouvert les portes à des maïs sud américains et des colzas canadiens qui, sous la pression des consommateurs, n’étaient pas autorisés en Europe.

En prévoyant au printemps une bien hypothétique hausse des marchés céréaliers qui ne s’est pas produite, Monsieur Barnier et ses experts économistes ont projeté de transférer 25 % des aides du secteur grandes cultures à l’élevage pour la campagne 2010. Une bien mauvaise décision qui va encore aggraver le déficit des producteurs de grains.

Dans toutes les régions de France, le mécontentement s’installe.

A l’image de leurs collègues laitiers, les céréaliers se posent la question d’engager une grève européenne des semis si la Commission ne revient pas sur ses mauvais choix de dérégulation généralisée. »

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Crise du lait: « Le feu si on est déçu le 5 octobre… »


Sébastien Luyat, producteur de lait à Nantes-en-Rattier est satisfait de reprendre le « boulot ». Il attend beaucoup de la réunion des ministre européens de l’agriculture, le 5 octobre mais prévient: si on obtient pas satisfaction, il y aura le feu dans nos campagnes ».

 » La grève est suspendue provisoirement, jusqu’au 5 octobre. On attend de cette rencontre que les ministres de l’agriculture remettent en place une régulation de la production avec une baisse de 5% des quotas afin de faire remonter les cours. »

Il se dit confiant  » il y a des avancées car il y a encore quinze jours certains ne voulaient pas entendre parler de régulation. Aujourd’hui ils acceptent de se mettre autour d’une table. Nous sommes donc sereins mais… »

Il ne faudra cependant pas trahir cette confiance: » nous avons fait grève pendant quinze jours, certains éleveurs ont leur trésorerie à sec, il n’ont plus rien à perdre. Si le 5 , il n’y a aucune avancée notoire on repartira au combat encore plus mobilisés, avec des actions plus fortes, ce sera le feu dans nos campagnes » prévient il.

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Matheysine: 60 000 litres de lait dans l’herbe!


Le spectacle est désolant, donne la chair de poule: des tracteurs déversent des milliers de litres, 60000 au total, de lait dans un champ à Pierre-Chatel. Ceci sous le regard des élus qui soutiennent l’action des producteurs.

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Ces derniers sont en grève et ne livrent plus leur lait. « Au prix ou on nous le paye, vaut mieux le jeter », dira l’un d’eux.  » On ira au bout de notre action, même s’il faut en crever » , ajoutera Sébastien Luyat, producteur de lait à Nantes-en-Rattier.

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« Notre revendication est simple: on veut que notre lait soit payé à hauteur de 400 euros la tonne, point final. Pour ce il n’y a qu’une alternative: la régulation de la production. Vous comprenez que l’on ne peut plus travailler de la sorte, le prix du lait baisse et nos charges augmentent. On vend à perte, comment voulez-vous que les jeunes s’en sortent, ils sont criblés de dettes. »

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L’agriculteur est satisfait de voir que le mouvement prend de l’ampleur. « Nous venons de boucler notre première semaine de grève, à savoir de ne plus livrer notre lait.  Une union laitière complète, celle de Pierre Percée, 16 producteurs vient de se joindre à notre mouvement, cela prouve que la tension est à son maximum ».

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Charles Galvin, conseiller général de l’Isère, est lui également écoeuré, dépité  » Nous sommes en zone difficile. Si nos producteurs disparaissent, que vont devenir nos terres? On ne peut que soutenir ce mouvement où nos agriculteurs jouent leur avenir. »

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Pour Hubert Eyraud-Griffet, producteur à Lavars, élu à la Chambre d’agriculture et vice président de la Coordination rurale », cette grève est un dernier ultimatum avant que l’on disparaisse de la circulation ».

Chacun a noté que la majorité des manifestants étaient des jeunes et que c’est la base qui se révolte, hors appareil syndical dit-elle,  même si la FNSEA a fait l’unanimité contre elle dans la gestion de cette crise. « Elle l’a même provoqué en se positionnant pour la suppression des quotas », a t-on entendu.

Voir par ailleurs les réactions de Charles Galvin et de Hubert Eyraud-Griffet.

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