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Appel à candidatures sur le conseil individuel en agriculture


La DRAAF lance un appel à candidatures (AAC) auprès des structures de conseil en agriculture pour la réalisation de « suivis post-installation » et de « diagnostics de l’exploitation du cédant » dans le cadre du programme pour l’accompagnement de l’installation et de la transmission en agriculture (AITA). La date limite de dépôt des candidatures est fixée au lundi 20 février 2017.

La mise en œuvre opérationnelle du programme pour l’accompagnement de l’installation et de la transmission en agriculture (AITA) nécessite au préalable la sélection et l’agrément des structures assurant les prestations de « Suivi du nouvel exploitant » et du « Diagnostic de l’exploitation du cédant ».

L’appel à candidatures est destiné :
- aux organisations professionnelles agricoles (OPA),
- aux associations qui interviennent et accompagnent la création ou la reprise d’exploitations agricoles,
- à toute autre structure privée ou publique de conseil ou d’accompagnement.

La structure candidate doit présenter toutes les garanties de compétences et de qualifications des conseillers qui assureront la prestation auprès des agriculteurs.

La demande d’agrément peut être présentée par une structure chef de file associée à des partenaires ou par une structure indépendante (régionale, départementale ou territoriale).

Les candidats sont invités à lire attentivement l’appel à candidatures avant de remplir le formulaire. Le dossier de candidature comprenant le formulaire complété, signé et accompagné des pièces annexes doit être retourné à la DRAAF -site de Lyon- au plus tard le lundi 20 février 2017 par courrier postal (le cachet de la poste faisant foi) ou déposé (contre récépissé de réception).

Le choix des candidats retenus se fera au regard :
- de la complétude de la demande d’agrément,
- de l’adéquation de l’offre aux cahiers des charges des deux dispositifs figurant dans l’AAC,
- du coût estimé et du nombre de prestations envisagées.

Les structures retenues passeront une convention d’agrément avec l’Etat.

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Pour des politiques publiques à la hauteur des enjeux !


Dans un contexte de crise agricole sans précédent, la bio s’impose comme la véritable alternative pour un système agricole à bout de souffle. En témoigne l’ampleur de la vague de conversion à l’agriculture biologique en 2016 : en Auvergne-Rhône-Alpes, 700 nouvelles fermes se sont engagées en bio au 1er semestre. A cet égard, les soutiens publics à la bio restent, eux, clairement insuffisants. Retard de paiement des aides bio, enveloppes budgétaires sous-estimées,… les signaux d’alerte sont nombreux et contredisent les annonces faites par les responsables politiques. Face à ce constat, le réseau des agriculteurs bio d’Auvergne-Rhône-Alpes demande à la Région et à la DRAAF* davantage d’anticipation et de concertation.
Malgré une demande sociétale en hausse, un agriculteur conventionnel touche en moyenne plus d’aides de la Politique Agricole Commune (PAC) qu’un agriculteur bio. La bio n’est donc pas l’agriculture la plus subventionnée. Pourtant, les aides à la conversion, accessibles pendant les cinq années qui suivent l’engagement d’une ferme en bio, représentent un soutien indispensable pour sécuriser cette phase de transition parfois difficile. Les aides au maintien sont nécessaires, par la suite, pour rémunérer les conséquences positives des pratiques bio sur l’environnement et la santé publique.
Les aides à la bio issues de la PAC sont financées par l’Europe (à 75%) et l’Etat (à 25%). Mais aujourd’hui, deux problèmes majeurs sont à déplorer :

  • Le compte n’y est pas : en dépit des objectifs volontaristes annoncés par l’Etat comme la Région, l’enveloppe budgétaire calibrée en 2014 pour la période 2015-2020 a été largement sous-estimée, et ce malgré les alertes lancées par le réseau FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique) qui demandait des moyens budgétaires permettant de répondre aux besoins des nombreuses fermes qui s’engagent en bio. Aujourd’hui, au vu de la forte dynamique de conversion en Auvergne-Rhône-Alpes, cette enveloppe pourrait se révéler insuffisante en 2017, voire dès 2016. De fortes incertitudes pèsent donc sur la possibilité d’accompagner les fermes bio d’Auvergne-Rhône-Alpes jusqu’en 2020.
  • La gestion du dossier « aides à la bio » est loin d’être prioritaire : manque d’anticipation et de coordination entre les différents interlocuteurs (Etat, Région, Agence de Service et de Paiement…), problèmes informatiques… Les aides bio sont versées en dernier, après l’ensemble des autres aides à l’agriculture. Ainsi, le solde des aides bio de la PAC 2015 ne sera vraisemblablement pas versé avant début 2017. Et ces retards mettent à mal les trésoreries des fermes nouvellement engagées en bio.

Une concertation nécessaire pour accompagner le changement d’échelle de la bio
Alors qu’en 2015 nous avions déjà connu une hausse de la consommation en produits bio de +20%, tous les indicateurs font aujourd’hui état d’une croissance exponentielle pour 2016 et les années à venir. Cette tendance de fond touche tous les modes de commercialisation, de la vente directe aux grandes surfaces en passant par les magasins spécialisés. Côté amont, producteurs et éleveurs sont de plus en plus nombreux à franchir le pas vers l’agriculture biologique. Bien que les profils restent diversifiés et touchent l’ensemble des productions, un grand nombre des conversions en Auvergne-Rhône-Alpes concerne des secteurs agricoles en crise tels que le lait et la viande.

Face à ce constat, le réseau des agriculteurs bio d’Auvergne-Rhône-Alpes demande à la Région et à la DRAAF* davantage d’anticipation et de concertation, afin de mettre en œuvre les solutions qui permettront un paiement en urgence des aides 2015 et un engagement au versement des aides 2016-2020 en Auvergne Rhône-Alpes.


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La rentrée DRAAF dans l’enseignement agricole à la MFR de Coublevie


Cette année Gilles Pelurson directeur régional de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt a choisi de se rendre à la MFR de Coublevie pour l’une des réunions de rentrée des établissements agricoles. Il était accompagné par Marc Chile chef de service du Service Régional de la Formation et du Développement, Marylène Ganchou adjointe SFRD et Nadine Vigne chargée des établissements privés.

&

Cette rencontre réunissait également les directrices, directeurs, présidentes et présidents des MFR de la région Rhône Alpes . Ceci afin de faire un point sur la rentrée dans l’enseignement agricole et de préparer le passage à la grande région Auvergne-Rhône-Alpes.

C’était aussi l’occasion pour Gilles Perluson et Marc Chile de rencontrer des élèves de Bac Pro Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique. En présence de Colette Guillemette, présidente de la MFR de Coublevie, d’Isabelle Hertleer directrice et des représentants des fédérations départementales et régionale des MFR, les élèves ont pu expliquer pourquoi ils avaient choisi l’alternance : l’autonomie, la richesse des expériences acquises chez différents maîtres de stage pour apprendre leur futur métier.

Leurs projets sont variés mais une majorité souhaite rester dans les métiers du cheval : poursuite d’étude en BTS, BPJEPS moniteur d’équitation, entrée dans la vie professionnelle, chacun a pu exprimer ses projets.

Deux anciens élèves de la MFR, qui ont ouvert une pension pour chevaux à Tullins « Les écuries de Tolignat » s’étaient joints à la classe. Ils ont pu exploser leur parcours jusqu’à l’installation, projet d’un tiers des élèves de cette classe.

Colette Guillemette a rappelé l’histoire de la MFR et le souci de proposer des formations répondant à la demande du territoire. Elle  a également souligné que tous les élèves sont internes, démarche qui fait partie du projet éducatif et pédagogique de Coublevie. Des études à thèmes (individuelles, pour travailler en groupe, faire du sport, voir des films en anglais …) encadrées par les moniteurs permettent à chacun de progresser et de gagner en autonomie et maturité.

La MFR de Coublevie travaille en ce moment à un projet de mobilité Européenne Erasmus+, en lien avec le Comité du Jumelage du pays Voironnais et développe un partenariat avec un établissement scolaire aux USA, près du Lac Tahoe.

Comme beaucoup de MFR en Rhône Alpes, Coublevie est inscrite dans la démarche CFA, Lycée écoresponsable.

Pour contacter la MFR de Coublevie:

http://www.mfrcoublevie.com/

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PPE: appel à projets en faveur de la méthanisation


Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, a décidé de poursuivre en 2010 le soutien au développement de la méthanisation agricole et lance pour la deuxième année consécutive un appel à candidatures national dans le cadre du Plan de performance énergétique (PPE). En 2009, 82 projets avaient ainsi pu être sélectionnés.
Ce plan mis en place en 2009 vise à « accroître la maîtrise énergétique des exploitations afin d’atteindre un taux de 30% d’exploitations agricoles à faible dépendance énergétique d’ici 2013 ».

Doté de 29,2 millions d’euros en 2010, il comprend trois volets :

-un appel à projet national en faveur de la méthanisation agricole :
7 millions d’euros sont alloués à la méthanisation en 2010. Ces montants peuvent être complétés par d’autres financeurs, notamment l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et les collectivités territoriales.

Les dossiers devront être déposés jusqu’au 15 juillet 2010 auprès de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) siège du domicile du porteur de projet.

- des subventions au niveau régional en faveur des investissements économes en énergie au niveau de l’exploitation agricole ;
- des soutiens aux diagnostics énergétiques des exploitations agricoles.

Liens utiles :

Télécharger le cahier des charges méthanisation 2010

Formulaires volet « Exploitations agricoles »

Cahier des charges et formulaires diagnostic énergétique

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Traitement de la chrysomèle: un apiculteur de Lumbin témoigne


 » Il s’agit de relater ce qu’il est advenu d’une colonie lors du traitement contre la chrysomèle du maïs. Traitement du mercredi 2 septembre 2009 sur la commune de Lumbin (38660).

J’ai été averti par le Président du Syndicat Apicole Dauphinois, qui me transmettait l’information du site de la DRAAF, qu’il allait y avoir un traitement contre la chrysomèle, traitement à l’aide de  deltaméthrine  épandue par enjambeur, ce qui aurait du avoir pour conséquence de limiter les effets sur les zones proches des plantations traitées.

Malgré de nombreuses sollicitations auprès des maïsiculteurs locaux, je n’ai pas pu avoir de précisions concernant les parcelles qui seraient traitées, ni les dates prévues pour ces traitements. Un d’entre eux m’a tout de même indiqué que c’est le technicien de la coopérative agricole de La Terrasse  qui était chargé du suivi de l’opération. Celui-ci, que j’avais contacté téléphoniquement, m’a très gentiment averti le lundi 31 août que l’opération était prévue pour le mardi 1er septembre; il m’a aussi indiqué les parcelles qui seraient traitées, et il y en avait deux qui étaient très proches de mon rucher : moins de 50 m.

J’ai alors pris le décision de déplacer les ruches qui pouvaient l’être, soit 4 DD 10 cadres, laissant sur place une DD 12 cadres très difficile à déplacer car :
-très lourde et peu mobile
-très peuplée
Ruche ancienne à plancher peu aéré, et de ce fait ayant même au petit matin (chaleur nocturne encore élevée) une masse évaluée à 1/1,5 kg d’abeilles en grappe devant la ruche.

Cette ruche fut donc fermée au petit matin, faisant le deuil des abeilles « extérieures » et prenant le pari qu’une population cloîtrée échapperait aux effets létaux du traitement.
Le mardi soir, ayant vu des parcelles traitées dans Lumbin, j‘ai interrogé un exploitant qui m‘a dit que les traitements étaient finis. J’ai donc le soir même rouvert ma ruche, qui ne présentait aucune mortalité. Il n’y avait en effet aucune raison que les abeilles aillent se promener dans les champs de maïs, car il n’y avait plus rien qui les intéressait et les plantes adventives étaient quasiment inexistantes.
Mais le mercredi vers 13 h 30, le technicien vient à domicile pour m’annoncer que le traitement de la parcelle située à proximité immédiate de mon rucher allait se faire dans l’après-midi ! Impossible de faire quoi que se soit, la ruche étant en pleine activité.
Deuxième pari, le vent étant modéré du nord, et la parcelle traitée au sud de mon rucher, il était envisageable que tout se passe bien si….
Il n’y avait pas de traitement débordant la parcelle.
Les doses prescrites étaient intégralement respectées.
Ce ne fut apparemment pas le cas, et je constatais le lendemain que 20 à 30 000 abeilles (soit la moitié de la colonie…) étaient mortes devant la ruche (estimation du poids : 2 à 3 kg).
Mais des abeilles continuaient à entrer et sortir de la ruche, et je décidais d’attendre un peu pour voir. Trois jours après, toujours étonné par cette activité, petite mais réelle et sans pillage, je décide d’ouvrir la ruche pour le constat final :
Environ 3 à 4 000 abeilles étaient en activité, mais pratiquement toutes les abeilles adultes et le couvain ouvert étaient morts.
Des abeilles continuaient à naître, celles qui étaient en fin de nymphose dans le couvain fermé. De toute évidence, ce sont-elles qui constituaient le groupe des abeilles en activité (les abeilles jeunes sont facilement reconnaissables pour un apiculteur averti).
J’en conclue que toutes les abeilles en situation non protégée (adultes et couvain ouvert) ont été en contact avec la deltaméthrine, soit directement par l’air ambiant, soit par trophallaxie. Mais par contre  les butineuses n’avaient probablement pas eu le temps « d’ emmagasiner  » de l’insecticide, ce qui expliquerait que les rescapées soient en vie dans la ruche.
Pour vérifier cette hypothèse, j’ai réuni une colonie de l’année avec la population restante, après avoir bien entendu pris soin de transvaser l’ensemble dans une ruche propre. Je dois dire que tout va bien ! »

André Cochet

……………………………………………..

Ce témoignage a été transmis aux agriculteurs locaux ainsi qu’au technicien de la coopérative. Leur réaction est attendue.

Si vous êtes apiculteurs et avez des expériences ou réactions à faire savoir, merci de nous les faire parvenir. Nous les mettrons en ligne sur sillon38.com

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