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La remise en eau du Drac, un projet essentiel au territoire qui se concrétise enfin


Le projet est en test depuis 2014 mais c’est aujourd’hui qu’il est officiellement lancé : Le Drac est enfin remis en eau.

Responsables et élus se sont réunis Lundi 10 Juillet au barrage EDF de Notre Dame de Commiers pour assister à la remise en eau symbolique. Parmi eux se retrouvaient Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère et présidente de la commission locale de l’eau et Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole. En effet, une nouvelle vanne a été construite permettant à 4 mètres cube d’eau supplémentaires d’être turbinés (soit utilisé pour entraîner une turbine générant de l’électricité) par seconde. Le total du débit est désormais quasiment 4 fois plus important qu’avant.

Ces travaux étaient essentiels, le Drac s’avérait être asséché sur 4km de long plus de 300 jours par an depuis la construction du barrage en 1960. Ainsi ça n’est pas seulement une production accrue pour EDF qui est en jeu, mais également un fort impact sur la biodiversité locale, comme l’expliquait Laurent Perotin, directeur de la production hydro-électrique des Alpes pour EDF.

Après qu’ils aient assisté à l’ouverture de la vanne, les élus ont été guidés jusqu’au site de la Rivoire par Jessica Bruggeman, conservatrice de la réserve naturelle régionale des Isles du Drac et Guy Genet, président du SIGREDA. Ceux ci ont alors pu présenter un vaste projet de réaménagement de la réserve, grande de plus de 800 hectares sur 15 Km de long, aux portes de la métropole. En effet, depuis le tragique accident de 1995, le site est interdit d’accès. L’augmentation du débit au niveau du barrage de Notre Dame de Commiers permet aujourd’hui de pouvoir réaménager certains espaces en sécurité. L’objectif est d’en faire des lieux d’éducation ou des observatoires de la biodiversité. La création de sentiers de promenade est également prévu, mais la baignade demeurera interdite pour préserver la sécurité de tous. Dans un même objectif, de nombreux outils de sécurisation du public vont accompagner ces aménagements.

Enfin, tout le monde s’est réuni sur le site de captage de Rochefort pour la cérémonie publique. Christophe Ferrari y a rappelé que Grenoble était avec Mulhouse la seule ville française qui bénéficiait dune eau naturelle non traitée, et la seule métropole avec Nice à posséder une réserve naturelle régionale sur son territoire. Marie-Noëlle Battistel, elle, a salué ce magnifique projet qui ne présentait aucun impact négatif.

Paul Savary

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32ème métrorando


La Métropole a organisé ce dimanche sa 32ème édition de la randonnée «  La SIPAVAG »

Cet évènement gratuite et ouverte à un large public familial et de randonneurs, a pour objectif de faire connaître et de valoriser les sentiers de randonnée situés dans les espaces naturels périurbains.

Comme les années précédentes, plusieurs centaines de randonneurs, du plus chevronné au débutant se sont lancés à l’assaut d’un des trois circuits proposés.

Le départ, donné à Noyarey, nous avons pu découvrir le versant est du Vercors en prenant le petit parcours…

Si le Vercors est un plateau, ses versants sont raides…! Dès le départ il a fallu longer le ruisseau l’Eyrard pendant plus d’un kilomètre bien pentu qui aurait pu décourager plus d’un randonneur… Certes nombreux sont ceux qui ont peiné mais tous sont arrivés au point de ravitaillement pour une collation et un repos bien mérité..

Prenant une route forestière nous avons pu découvrir l’agglomération grenobloise de haut.. Une vue nous a impressionné, celle bien plongeante sur la confluence du Drac et de l’Isère..

Il ne restait plus qu’à rejoindre le point de départ via un sentier bien sympathique..

Gilbert PRECZ


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Nettoyons les berges de l’Isère et du Drac


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Deuxième convention CLE/ EDF pour une gestion durable de l’eau en Drac et Romanche


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Sécurité: les hydroguides nous informent des dangers…


Nous avons tous lu, appris que se situer sur les berges ou dans le lit de certaines rivières peut-être dangereux.

Le débit de ces dernières pouvant augmenter rapidement suite à des lâchers d’eau dus au fonctionnement des ouvrages hydroélectriques (barrages, centrales, prises d’eau, etc.). Cela n’empêche, nombreux sont ceux qui prennent le risque de se promener, pêcher… dans ces zones interdites par arrêté préfectoral.

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Pour mieux comprendre la hauteur des risques pris, il suffit de se rappeler du 4 décembre 1995. Ce jour là, un groupe d’écoliers en sortie éducative sur les berges du Drac a été  surpris par la montée des eaux emporté par le courant.

Avant ce drame, EDF communiquait déjà sur ce thème. Mais depuis, les dispositifs liés à la sécurité des tiers ont été renforcés. Parmi ceux-ci, on citera la signalétique, une communication visuelle renforcée, des animations dans les écoles… et la présence d’hydroguides.

Ceux-ci ont pour mission essentielle de cheminer le long des berges, d’aller au devant des personnes présentes au bord des rivières et de les alerter des risques qu’ elles prennent.

Le temps d’un après midi nous avons suivi Thibault et Maxime, hydroguides sur le secteur de St Georges de Commiers  en pleine réserve naturelle régionale des Isles du Drac. Zone où le lit de la rivière est formellement interdit d’accès au public.

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Les deux hydroguides sont étudiants. On leur demande bien entendu une bonne condition physique et un excellent relationnel.  » C’est normal, nous crapahutons toute la journée, parfois sur des chemins difficiles et nous devons user de beaucoup de diplomatie pour expliquer aux gens le sens de notre intervention. »

Une intervention qui se veut préventive, pédagogique. Nous ne faisons pas de répression. Si souci il y a, nous alertons nos supérieurs. »

D’entrée on rencontre un cycliste venu se reposer dans un coin calme, sur les bords de la rivière. Il connaît la dangerosité du site.  » J’en suis conscient, je sais qu’il y a des lâchers. Je me positionne sur une hauteur afin de limiter les risques et pouvoir me retirer au cas ou… »

Seul bémol, nous sommes en début d’après midi… une sieste bienfaitrice peut se montrer dangereuse si le lit du Drac s’élève…et que notre homme dort.

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Quelques mètres plus loin on trouve un groupe de baigneurs-pêcheurs. Chacun écoute attentivement les conseils des hydroguides, comprend et appréhende les dangers encourus. Les baigneurs sortent de l’eau… un pêcheur précise qu’il habite « dans le coin » mais ne savait pas que l’accès aux berges était interdit.

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Nous sommes près d’un pont qui enjambe le Drac. Des jeunes inconscients du danger plongent de la hauteur de ce pont. Environ 15 mètres.

Au delà de leur réaction face à cette démarche de prévention, on craint le pire : un accident sous cette masse d’eau dont on ne voit pas le fond.

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Les hydroguides les abordent avec beaucoup de diplomatie accompagnée d’une certaine fermeté.  » Le coin est idéal: sous le pont il y a beaucoup de profondeur. Sauter hydro 8d’ici c’est génial comme sensations! » dira l’un d’eux. La discussion est engagée et  très vite les jeunes se rendent compte des risques pris. Ils s’habillent et quittent les lieux.

Les hydroguides nous expliquent que parfois le contact est difficile.  » Certaines personnes font parfois semblant de ne pas nous voir, de ne pas nous entendre… » Ils pensent qu’EDF organise des lâchers d’eau pour les embêter. On leur explique une chose essentielle.

Il faut savoir que les lâchers d’eau se font de manière automatique et aléatoire, dans le cadre du fonctionnement des centrales hydroélectriques, afin de fournir l’électricité pour répondre aux besoins du réseau électrique.

A chaque intervention les hydroguides posent des questions aux personnes interpellées, chaque soir ils font le bilan de leur journée.  » Tous ces renseignements servent ensuite à EDF afin de mieux optimiser cette campagne de prévention. »

Jours après jours  et durant tout l’été les hydroguides  poursuivent inlassablement cette mission de prévention pour la sécurité de tous…

Une nouveauté en 2012 :

l’ensemble des supports de communication a été renouvelé, afin d’interpeller riverains et touristes, parfois déjà trop habitués à la campagne de prévention précédente, en place depuis 5 ans.
Retrouvez ici :
- le dépliant
- le livret Tom et Lucie découvrent l’énergie hydraulique »


La sécurité en trois clips

Trois clips ont été réalisés pour vous aider à être vigilant aux abords des cours d’eau.


Pour aller plus loin

Pour vous aider à être vigilant aux abords des cours d’eau, l’Unité de Production Alpes a conçu des dépliants « Prudence » par zone géographique.

Pour en savoir plus

  • Télécharger la carte des implantations hydroélectriques en France
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    Le bois des digues va chauffer l’agglomération grenobloise


    Une convention liant l’Association Départementale Isère-Drac-Romanche au gestionnaire du réseau de chaleur de l’agglomération grenobloise sera bientôt signée. Elle permettra à la SEM de valoriser le bois des digues au titre de combustible.

    Par le passé, l’AD a été sollicité à de nombreuses reprises par plusieurs acteurs de la filière bois. En tant que gestionnaire de digues, nous n’avons pas vocation à devenir exploitant forestier, mais force est de reconnaitre que le bois est devenu une ressource recherchée faisant l’objet d’un négoce qui a beaucoup évolué ces dernières années.

    Dans le cadre de marchés publics pour les travaux forestiers attribués en 2007, l’AD était lié à plusieurs prestataires. Leur cahier des charges précisait que, après l’abattage et l’élagage des arbres, les grumes et les rémanents évacués depuis les digues étaient laissés à leur agrément. Les revenus que ces entreprises pouvaient en retirer permettant de rendre leurs offres plus compétitives, aucune appréciation n’était portée sur les conditions de valorisation du bois.

    Les quelque 3 000 tonnes de bois prélevées chaque année sur nos digues suscitant bien des regards, l’AD a fini par privilégier l’écoute des arguments présentés par la CCIAG [A l’issue de l’appel d’offres, l’AD se réservait donc le droit de choisir les propositions les moins pénalisantes sur un plan budgétaire. Les trois lots pour lesquels la valorisation restera confiée aux entrepreneurs forestiers sont ceux qui concernent les secteurs Romanche et Isère aval.

    Là, les filières de valorisation locales sont apparues davantage structurées et rentables. Par contre, dès le printemps 2011, pour les autres lots (de 1 à 4 et 7,), les grumes seront transportées par les entreprises retenues vers une plate-forme située près du Pont de Tencin pour être pesées et stockées jusqu’à la fin du séchage.

    La convention qui sera bientôt signée permettra à l’AD de facturer ce bois à la CCIAG au prix de 20 € TTC la tonne livrée. La plate-forme de stockage étant gérée par Bois des Alpes, un contrat de services sera établi entre cette entreprise et la Compagnie de Chauffage pour la transformation des branches et troncs d’arbres en plaquettes industrielles destinées aux générateurs du réseau de chaleur urbain.

    [1] CCIAG : Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise.

    Source: www.isere-drac-romanche.fr

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    Passage en « Alerte Sécheresse » sur une partie du département


    Le Comité de Vigilance Sécheresse a été consulté le 20 juillet 2010 afin de faire le point sur l’état de la ressource en eau en Isère.
    La situation actuelle est caractérisée par des précipitations très faibles depuis début juillet (les orages n’ont été que très localisés, et en moyenne moins de 10 mm de pluie est tombée sur le territoire depuis le 1er juillet), et une température relativement élevée. En conséquence, les débits des cours d’eau sont dans une phase de descente.

    A ce jour, dans certains secteurs (ouest du département, et Chartreuse notamment), certains cours d’eau sont en deçà de leur cote d’alerte, voire ponctuellement en deçà du 1/10ème de leur débit moyen interannuel, ce qui implique dans ce dernier cas une interdiction de prélèvement (cas de l’Agny à Nivolas-Vermelle par exemple).

    Concernant les nappes d’eaux souterraines, les niveaux sont satisfaisants pour la saison. Seule la nappe de l’Est Lyonnais, ne touchant le département que de manière marginale, connaît des niveaux parfois anormaux mais sans toutefois présenter un caractère préoccupant.

    Les prévisions météorologiques indiquent un passage de précipitation vendredi prochain, avec une intensité inconnue à ce jour. Cet événement ne devrait toutefois que ralentir ou différer la baisse actuelle des débits.

    C’est pourquoi, sur proposition du Comité Vigilance Sècheresse, Monsieur le Préfet a décidé par arrêté de ce jour la mise en Vigilance ou Alerte de certains secteurs du département.

    Les bassins de gestion suivants sont mis en Alerte pour les cours d’eau :
    - Bièvre – Chambaran-Galaure
    - Chartreuse – Guiers

    Les bassins de gestion suivants sont mis en Vigilance pour les cours d’eau :
    - Quatre Vallées – Bourbre
    -Varèze-Sanne – Vercors

    Les bassins de gestion suivants sont mis en Vigilance pour les nappes d’eau souterraine :
    - Est Lyonnais

    Cette situation pourra être revue dans les semaines à venir au vu de l’évolution de la situation météorologique, et des débits des cours d’eau ou des niveaux des nappes du département.
    Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable sont limités sur l’ensemble des territoires des communes faisant partie de ces bassins de gestion, quelque soit le lieu de prélèvement de l’eau, que la ressource soit superficielle ou souterraine.

    Dans les zones classées en « Alerte », elles consistent principalement en l’interdiction :

    • du lavage des voitures hors stations professionnelles ;
    • du remplissage des piscines de plus de 5 m3 à usage privé ;
    • du fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert ;
    • de 6h à 20h, de l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des golfs, et des stades et espaces sportifs

    En outre, une réduction globale de 20% de l’irrigation agricole est imposée.

    Dans les zones classées en « crise », outre les restrictions des zones en « alerte », les mesures consistent principalement en l’interdiction :

    • du lavage des véhicules hors des stations professionnelles équipées de lances « haute pression » ou de recyclage d’eau ;
    • de l’arrosage, y compris la nuit, des pelouses, espaces verts publics et privés, jardins d’agrément, et golfs (hors green et départs), sauf de 20h à 6h par dispositif « goutte à goutte » ou « pied à pied ».

    Ces limitations ne sont pas applicables aux prélèvements réalisés dans le Rhône, l’Isère, le Drac, la Romanche et leurs nappes d’accompagnement.

    Il est toutefois rappelé que quelque soient les secteurs, les prélèvements en eau superficiels sont interdits si le débit du cours d’eau est inférieur au 1/10ème de son débit moyen interannuel.

    Un nouvel arrêté-cadre Sécheresse

    Ce premier arrêté a été fait en application du nouvel arrêté fixant le cadre des mesures de gestion et de préservation de la ressource en eau en période de sécheresse, en date du 3 juin 2010. Cet arrêté abroge le précédent qui datait du 31 juillet 2007.

    Le nouvel arrêté harmonise les appellations des seuils de situation avec les autres départements de la région, et en cohérence avec les appellations nationales : les situations de vigilance, alerte, risque de sécheresse et sécheresse aggravée, sont remplacées par les situations de vigilance, alerte, crise et crise renforcée. Les seuils de franchissement de ces situations sont toutefois inchangés pour les cours d’eau. Pour les nappes phréatiques, la rédaction a été adaptée pour permettre une comparaison avec les données disponibles sur les sites internet de diffusion des données (ADES et DREAL Rhône-Alpes).

    Par ailleurs, il définit 14 bassins de gestion à l’intérieur desquels les restrictions sont mises en œuvre . Certaines restrictions ont été légèrement modifiées dans le sens de plus de simplicité et de lisibilité. Par ailleurs, les restrictions sur les usages d’eau potable issue des réseaux publics s’appliquent aussi bien pour les crises touchant les eaux superficielles que les eaux souterraines.

    Enfin, les représentants des exploitants des réseaux AEP ont été ajoutés comme membres du comité de vigilance sécheresse.

    L’arrêté cadre (y compris la liste des communes par bassin de gestion), ainsi que tous les arrêtés pris en son application pour la mise en œuvre de restrictions, les compte-rendus des comités de vigilance et les liens vers les sites internet diffusant l’information sur les débits des cours d’eau ou le niveau des nappe, sont disponibles sur le site internet de la DDT (ex- DDAF) à l’adresse suivante :
    http://ddaf.isere.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=397

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    PCB: L’Isère contaminée


    Il a été constaté des taux de contamination en dioxines et polychlorobiphényles de type dioxines (PCB-DL) supérieurs aux normes admises sur des poissons pêchés dans l’Isère et le Drac.De plus il est possible pour des poissons contaminés par les PCB de remonter le cours de la Romanche.

    Dans ces conditions, on peut considérer que la contamination des poissons capturés dans ces trois rivières peut constituer un risque potentiel pour la santé humaine en cas de consommation de leur chair.

    Ainsi l’arrêté préfectoral du 31 juillet 2009 interdit la consommation et la commercialisation des poissons pêchés dans certaines portions de l’Isère, du Drac et de la Romanche.

    Les PCB, ou polychlorobiphényles, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes.

    Entre 1930 et le début des années 80, les PCB ont été produits pour diverses applications dans le domaine des transformateurs électriques et des appareils hydrauliques. Leurs propriétés remarquables en matière d’isolation électrique, de stabilité thermique, de lubrification et de résistance au feu ont été mises à profit dans l’industrie.

    Ces substances ont été frappées d’interdiction de fabrication en 1985 lorsqu’il fut clairement établi qu’elles représentaient un danger pour la santé de l’homme.
    Les effets chroniques, liés à une exposition sur le moyen et le long terme, ont été mis en évidence chez l’animal (notamment toxicité pour la reproduction, pour le systèmes immunitaire, effet cancérogène) et ont justifié, pour l’homme, leur classement en tant que substances probablement cancérogènes.

    Ces substances sont peu biodégradables et persistent longtemps dans l’environnement. Elle s’accumulent dans les organismes vivants, le long de la chaîne alimentaire, notamment les poissons.
    Peu solubles dans l’eau, les PCB ne dégradent pas la qualité de l’eau en elle-même. Par contre, ils se sont fixés dans le temps sur les matières en suspension et les sédiments dans les cours d’eau concernés par ce type de pollution.
    Si une exposition de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence sanitaire, la consommation de poissons contaminés, si elle est fréquente, peut avoir une incidence sur la santé du consommateur.

    Pour cette raison, suite à une campagne d’analyses menée en 2007 et 2008, la pêche en vue de la consommation et la commercialisation des poissons a déjà fait l’objet de mesures d’interdiction totale ou partielle dans le fleuve Rhône.
    Des analyses effectuées en 2008 sur la chair de poissons (truites et chevesnes) pêchés dans la partie drômoise de l’Isère ont établi la présence de PCB à des niveaux dépassant les normes admises au regard des critères de santé publique, et ont entraîné des mesures de restriction de la pêche dans ce département.

    En ce qui concerne le département de l’Isère, des prélèvements ont été effectués dans différents cours d’eau, notamment l’Isère et le Drac, où une partie des analyses ont donné lieu à des résultats défavorables ; des prélèvements supplémentaires sont prévus en 2009, sur d’autres portions de ces mêmes cours d’eau et d’autres rivières, pour évaluer plus précisément leur contamination par les PCB.

    Sont concernées les rivières du Drac, Isère et Romanche

    Les portions de rivières concernées sont:

    La portion de la rivière Isère située entre sa confluence avec la rivière le Drac et la limite des départements de l’Isère et de la Drôme.

    Dans la portion de la rivière la Romanche comprise entre le point dit seuil Le Tardy et sa confluence avec la rivière le Drac.

    Dans la portion de la rivière le Drac comprise entre sa confluence avec la rivière la Romanche et sa confluence avec la rivière l’Isère.

    Pour prendre connaissance de la totalité de l’arrêté, cliquer sur:

    Arrêté préfectoral du 31 juillet 2009

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