Tag Archive | "eau"

La réutilisation de l’eau en Europe – Qu’en pensez-vous?


La réutilisation de l’eau n’est pas une pratique courante en Europe. La plupart des eaux usées des stations d’épuration en milieu urbain sont tout simplement rejetées dans les rivières et les lacs.

Une plus grande réutilisation nous aiderait pourtant à répondre aux problèmes de plus en plus aigus de pénurie d’eau et de sécheresse, tout en réduisant le risque de contamination par les eaux usées et en diminuant les coûts de traitement.

La réutilisation de l’eau a également une plus faible incidence sur l’environnement que l’approvisionnement à partir d’autres sources, telles que les transferts d’eau interrégionaux ou le dessalement.

En dépit de ces avantages et du potentiel de développement considérable de la réutilisation de l’eau, plusieurs raisons expliquent le recours limité à cette pratique, et notamment:

l’absence de normes communes de l’UE en matière d’environnement et de santé en ce qui concerne la réutilisation de l’eau;

les obstacles potentiels à la libre circulation des produits agricoles irrigués avec de l’eau réutilisée;

une tarification de l’eau et des modèles commerciaux inadéquats;

une faible sensibilisation des parties prenantes sur les avantages de la réutilisation de l’eau;

un manque d’adhésion du grand public;

des obstacles techniques et des incertitudes scientifiques.

La Commission européenne lance une consultation publique sur une série de mesures réalisables au niveau de l’Union européenne, qui viserait à encourager la réutilisation des eaux résiduaires traitées.

Nous voulons connaître l’avis des citoyens, des parties intéressées, des entreprises, des ONG et des autorités publiques sur le potentiel de la réutilisation et sur les obstacles à celle-ci, et déterminer quelles mesures réglementaires et non réglementaires de l’Union seraient susceptibles de répondre efficacement à ces préoccupations et d’accroître l’adhésion à une réutilisation sûre des eaux dans l’Union.

Prochaines étapes

La consultation, qui est disponible ici, est ouverte jusqu’au 7 novembre 2014.

Les résultats seront repris dans une analyse d’impact couvrant tous les aspects essentiels de la réutilisation de l’eau, notamment dans les domaines agricoles, urbains, industriels et récréatifs. En 2015, la Commission entend présenter une proposition formelle fondée sur les éléments de preuve contenus dans l’analyse d’impact.

Contexte

Le changement climatique mondial aggrave les pressions qui s’exercent sur les ressources européennes en eau douce. Même si les problèmes se posent pour la plupart dans des régions arides à faibles précipitations et forte densité de population, les zones tempérées où les activités agricoles, touristiques et industrielles sont intensives devraient également être touchées.

Il en résulte une concurrence croissante pour la ressource entre les différents secteurs utilisateurs d’eau, ce qui aggrave les préoccupations relatives à la fourniture de ressources en eau de haute qualité, réservées à l’eau potable.

L’optimisation de la réutilisation de l’eau est un objectif spécifique du plan d’action pour la sauvegarde des ressources en eau de l’Europe qui mentionne la possibilité d’un règlement établissant des normes communes pour la réutilisation de l’eau. C’est également un des volets prioritaires du plan de mise en œuvre stratégique du partenariat d’innovation européen sur l’eau.

Lien vers la consultation publique:

http://ec.europa.eu/environment/consultations/water_reuse_en.htm

Pour de plus amples informations

http://ec.europa.eu/environment/water/index_en.htm

Catégorie A la une, Union européenne, eauCommentaires fermés

Le Conseil mondial de l’eau et la FAO renforcent leur partenariat


Le Conseil mondial de l’eau et la FAO renforcent leur accord de collaboration au service de la sécurité mondiale de l’eau et de l’alimentation.

EAU

Partenaires de longue date, les deux organisations se sont mises d’accord pour développer leurs travaux communs sur divers fronts:  développement des connaissances et des technologies pour améliorer la rationalisation des ressources hydriques, formation et information des professionnels de la gestion de l’eau, renforcement du capital humain du secteur, promotion de politiques intégrées dédiées à l’eau et meilleure coopération entre les secteurs eau et agriculture irriguée.

La FAO et le Conseil mondial de l’eau partagent la même vision, à savoir: la sécurité de l’eau est essentielle à la sécurité alimentaire et au bien-être de l’homme, et sa pénurie potentielle peut conduire à des tensions au niveau local et régional. Les deux organisations coopèrent pour développer une série d’activités visant à placer la sécurité de l’eau plus haut sur l’agenda politique, mobiliser le monde politique sur les questions relatives à la gestion intégrée des ressources hydriques et conduire à des avancées majeures en termes de développement économique, de lutte contre la faim et contre la pauvreté.

«L’eau est un facteur clé pour la sécurité alimentaire. L’agriculture en requiert des quantités importantes pour l’irrigation et parmi tous les secteurs d’activités, elle en est la principale consommatrice. Il y aura assez d’eau pour nos besoins futurs à condition qu’une gestion efficiente soit mise en place. Cette problématique ne fera que croître compte tenu de l’augmentation de la population mondiale», indique Benedito Braga, Président du Conseil mondial de l’eau.

«D’importants changements politiques et des changements de gestion sont nécessaires pour une meilleure utilisation des ressources en eau disponibles afin de pouvoir répondre à la demande croissante de produits alimentaires et agricoles. Avec la FAO, le Conseil mondial de l’eau soutient et encourage les gouvernements à agir en faveur de la sécurité de l’eau et de l’alimentation pour lutter contre la faim et la pauvreté».

«L’agriculture affronte aujourd’hui de grands défis, dont celui de produire plus de nourriture tout en utilisant moins d’eau et moins de terre, tout en s’adaptant aux changements climatiques», précise José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

«Les rapports des groupes d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (IPCC) publiés récemment présentent des preuves irréfutables des menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire à cause du changement climatique. Il est de notre devoir d’agir aujourd’hui. L’eau, et sa gestion éclairée, doit être au cœur de nos réponses à ces défis».

La première activité commune sera le panel de haut niveau ‘L’eau pour la sécurité alimentaire’, mené par la FAO dans le cadre du 7ème Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Daegu-Gyeongbuk, République de Corée, en avril 2015.

Ce partenariat avec la FAO sur la sécurité de l’eau et de l’alimentation contribue à la mission stratégique du Conseil concernant les grands défis tels que la productivité agricole de l’eau, les techniques d’irrigation, l’efficience hydrique, la préservation de l’eau et l’accès équitable aux ressources hydriques.

Pour la FAO, ce partenariat est en phase avec le nouveau Cadre stratégique et les Objectifs stratégiques de l’Organisation qui reconnaissent le rôle central de l’eau pour la sécurité alimentaire et le développement rural. La poursuite d’une démarche holistique, d’une stratégie d’intégration intersectorielle et des partenariats à tous les niveaux ont été mis en place pour répondre à la problématique de bonne gestion de cette ressource vitale.

Catégorie eauCommentaires fermés

Comment concilier les différents usages de l’eau en Isère ?


Le 19 juin à Colombe, la Chambre d’Agriculture de l’Isère organise une
soirée table ronde dédiée à la gestion quantitative de l’eau en Isère.

Autour de l’eau, patrimoine commun de l’humanité, les intérêts sont divers et parfois
contradictoires. En Isère, comme ailleurs, la gestion de l’eau est soumise à de multiples
usages : eau potable, agriculture, industries, milieu naturel… Comment concilier ces
différents usages ?

Pour échanger sur ces questions, la Chambre d’Agriculture de l’Isère réunit plusieurs
acteurs (agriculteurs isérois, Etat, chercheur, collectivités, SAGE, pêcheurs…) dont les
interventions pourront permettre de débattre autour de l’enjeu de la double performance
économique et environnementale.

Quels enjeux pour le milieu naturel ? Quels enjeux pour l’agriculture et les autres usages ?
Où placer le curseur entre le milieu et les usages ?

Cette table ronde s’inscrit dans le prolongement du travail mené par la Chambre
d’Agriculture de l’Isère et ses partenaires depuis 2000, date de la mise en place du
premier accord cadre définissant une procédure de gestion concertée de l’eau.

La Chambre d’agriculture, plus que jamais consciente de l’atout que représente l’irrigation
dans l’économie agricole en terme de développement, de diversification, de sécurisation,
travaille dans le sens d’une gestion durable qui préserve les ressources du département
tout en intégrant l’enjeu économique. .

RDV à la Communauté de communes de Bièvre Est à Colombe le jeudi 19 juin à 19h.

Terres de débat, cycle de tables rondes
• organisé par la Chambre d’Agriculture de l’Isère
• pour proposer aux acteurs départementaux et des territoires isérois des espaces de rencontres et d’échanges avec la profession agricole sur des sujets d’actualité en Isère.
• avec un format innovant et convivial en soirée.

Quelques chiffres sur l’irrigation en Isère :
• 661 préleveurs en 2014
• 56 réseaux collectifs
• 605 individuels
• 1589 prélèvements en 2014
Entre 20 et 60 millions de m3 prélevés selon la saison :
• 46 % en eau souterraine
• 54 % en eau superficielle

terre

Catégorie eauCommentaires fermés

La disponibilité future de la ressource en eau en France : quelle place pour le secteur agricole ?


Déterminante tant pour les activités humaines, dont l’agriculture, que pour le bon fonctionnement des écosystèmes, l’utilisation de l’eau est d’ores et déjà l’objet de fortes tensions dans
certaines régions françaises.
Dans ce contexte, plusieurs travaux de projection et de prospective ont cherché à mieux apprécier le devenir de cet élément naturel indispensable.
Cette note compare trois exercices récents ( Aqua 2030, Garonne 2050 et Explore 2070 ), afin de dégager les principaux facteurs d’influence qui détermineront demain la disponibilité de cette ressource et ses usages, en particulier dans le secteur agricole.
Ces exercices concluent tous que les tensions vont s’exacerber à l’avenir, forçant l’agriculture à s’adapter, sous l’influence du changement climatique ainsi que des autres prélèvements d’eau.
Mais ces études présentent aussi des limites fortes, dès lors qu’il s’agit de préciser et quantifier ces tensions.

Pour prendre connaissance de cette étude -analyse du centre d’études et de prospective, cliquer ici:

Catégorie agriculture, eauCommentaires fermés

Qualité de l’eau du robinet en France…


En plein salon de l’agriculture et alors que la France risque une nouvelle condamnation par Bruxelles pour les dégradations de sa ressource aquatique, l’UFC-Que Choisir rend publique, ce jour, la réactualisation de sa carte interactive sur la qualité de l’eau potable dans les 36 600 communes de France, consultable sur le site de l’UFC-Que Choisir (www.quechoisir.org). Sur la base des regrettables résultats liés aux pollutions d’origine agricole et à la sous mobilisation des moyens de prévention, l’UFC-Que Choisir appelle les pouvoirs publics à l’action pour une ressource aquatique préservée et une politique agricole de l’eau rénovée.

Par rapport à la dernière analyse de l’association, publiée en 2012, force est de noter que 280 000 consommateurs supplémentaires bénéficient  désormais d’une eau de bonne qualité, portant ainsi à 98 % la proportion de Français buvant, tout au long de l’année, une eau conforme aux critères réglementaires. Mais  cette amélioration notable ne saurait masquer les deux errements de la politique de l’eau en France : à savoir, les 1 480 000  consommateurs qui continuent à payer pour une eau non conforme, mais aussi et surtout une bonne qualité de l’eau potable  en trompe l’œil puisqu’obtenue au forceps :

  • L’agriculture, principale source de pollutions : à elles seules, les pollutions dues aux activités agricoles représentent, encore et toujours, la première cause de pollution de l’eau, 63 % des non conformités. Ainsi plus de 900 000 consommateurs, situés notamment dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France,  boivent une eau contaminée en pesticides, en nitrates ou en sélénium. Par exemple à Berck dans le Pas-de-Calais ou à Coulommiers en Seine-et-Marne.
  • La persistance des défauts de traitement de l’eau : pour 33 % des non-conformités, relevées en majorité dans les zones rurales ou de montagne, la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance des traitements d’assainissement aboutit à ce que soit distribuée à plus de 500 000 consommateurs, répartis dans 2 000 communes, une eau contaminée en bactéries ou en aluminium, par exemple à St Etienne (réseau Rochetaille-Barbanche), ou Albertville (réseau Fort Du Mont).
  • La dilution du « Grenelle de l’environnement » : les lois prises en application du « Grenelle de l’environnement » obligeaient que 500 sources d’eau potable prioritaires soient protégées, en privilégiant la mise en place sur ces territoires d’agricultures respectueuses de l’environnement. Six ans après le « Grenelle », les plans d’action actuellement développés au niveau local sont loin d’atteindre cet objectif puisqu’ils font toujours  la part belle à une agriculture conventionnelle sans la moindre contrainte réglementaire qui pourrait en limiter les excès, par exemple dans les départements de l’Eure, de la Meurthe et Moselle, de l’Oise, de la Seine-Maritime, de la Seine-et-Marne …
  • Une bonne qualité en trompe l’œil : le constat global d’une bonne qualité de l’eau du robinet ne saurait masquer une triste réalité : une eau polluée à la source qu’il faut dépolluer faute d’une réelle politique de prévention. Pourtant tenues par la loi de financer la prévention des pollutions agricoles à leur source, les agences de l’eau ne consacraient à cette mission que 6,5 % de leur budget et ne lui accordent pour leur nouveau budget que 0,5 % de plus, continuant ainsi à privilégier une trop coûteuse et malsaine dépollution des eaux. Véritable aberration écologique, cette prime à la dépollution est en outre une aberration économique puisque ce sont les consommateurs – et non les agriculteurs pollueurs – qui paient l’essentiel des taxes de dépollution : 80%  de celles-ci reposent sur eux! C’est toujours la scandaleuse règle du pollué payeur !

Plus de six ans après le lancement du « Grenelle de l’environnement » et alors que l’objectif calendaire européen d’un bon état écologique des eaux se rapproche – 2015 – l’UFC-Que Choisir dénonce de nouveau l’inadmissible passivité des Pouvoirs Publics et des agences de l’eau face aux atteintes sur la ressource aquatique. Dès lors, l’UFC-Que Choisir, qui invite les consommateurs à vérifier la qualité de leur eau potable grâce à la carte interactive mise à leur disposition, presse :

  • le Gouvernement de faire respecter les objectifs des lois « Grenelle » s’agissant de la protection des captages prioritaires,
  • les agences de l’eau de changer de braquet s’agissant de la pollution de l’eau, et de concentrer les moyens sur la prévention des pollutions, essentiellement agricoles, de l’eau.

Retrouvez l’étude et les propositions de l’UFC-Que Choisir sur « La qualité de l’eau potable en France : « à vau l’eau » ? » (PDF- 739 Ko)

Catégorie A la une, eauCommentaires fermés

Initiative citoyenne « l’eau, un droit humain »: non à la privatisation de l’eau


Les acteurs de la campagne « l’eau, un droit humain » ont demandé à la Commission Européenne de garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement comme un droit humain, et de s’engager contre la libéralisation des services liés à l’eau dans l’UE.

Ceci lors du 1er débat organisé au Parlement dans le cadre d’une initiative citoyenne européenne. Selon les députés, l’accès à l’eau est un droit humain fondamental mais certains soulignent que l’approvisionnement en eau potable relève de la compétence des États membres.

L’audition, organisée lundi par la commission de l’environnement en association avec les commissions du développement, du marché intérieur et des pétitions, a rassemblé des représentants de l’initiative citoyenne « l’eau, un droit humain », des députés, et la Commission européenne. Cette dernière présentera sa réponse à l’initiative d’ici le 20 mars.

« Dans sa résolution du 3 juillet 2012 relative à la mise en œuvre de la législation européenne sur l’eau, le Parlement reconnaît que l’eau est un bien commun de l’humanité, un bien public, et que l’accès à l’eau devrait être un droit fondamental et universel », a déclaré le président de la commission de l’environnement Matthias Groote (S&D, DE). « Cependant, nous devons agir davantage pour encourager la participation de tous les acteurs de notre société afin de veiller à ce que la protection des ressources en eau et plus spécifiquement en eau potable se reflète dans toutes nos politiques », a-t-il ajouté.

« Nous avons lancé cette initiative pour que la Commission européenne l’ajoute à la liste de ses priorités. Nous aimerions rappeler que l’approvisionnement en eau et l’assainissement sont des services publics essentiels pour tous », a déclaré la présidente de la commission de l’initiative « l’eau, un droit humain », Anne-Marie Perret. « Il est important que les citoyens paient un prix raisonnable pour l’eau, qui reflète leurs besoins et non ceux des actionnaires des entreprises de distribution. Aujourd’hui, ils n’hésitent plus à couper l’eau des familles en difficulté », a-t-elle ajouté.

« Un tournant dans l’histoire de la démocratie européenne »

Qualifiant la toute première audition dans le cadre d’une initiative citoyenne de « tournant dans l’histoire de la démocratie européenne », Gerald Häfner (Verts/ALE, DE) de la commission des pétitions a déclaré: « Aujourd’hui, nous avons écouté. La question désormais est de savoir si nous pouvons mieux légiférer sur une question aussi importante. L’eau est un droit humain et devrait rester entre les mains des autorités publiques ».

« Nous vivons les premières années de l’initiative citoyenne en Europe », a affirmé Corinne Lepage (ADLE, FR). « Écouter c’est bien, mais agir c’est mieux. La Commission doit absolument tenir compte de cette initiative citoyenne. Nous soulignons que la Commission souhaite poursuivre la voie de la libéralisation alors que ce n’est pas ce que veulent les citoyens », a-t-elle ajouté.

« Une question que nous ne pouvons pas ignorer »

« Nous demandons un engagement législatif clair envers la non-libéralisation des services liés à l’eau au sein de l’Union européenne », a commenté le vice-président de la commission de l’initiative citoyenne, Jan Willem Goudriaan. « Nous pourrons nous réjouir lorsque la Commission prendra des mesures pour montrer que cette initiative est une question que l’on ne peut ignorer », a-t-il expliqué.

Compétence des États membres

« L’eau devrait être accessible et abordable pour tous », a déclaré le député Richard Seeber (PPE, AT). « La manière dont les services sont organisés devrait cependant être du ressort des États membres », a-t-il précisé.

Négociations commerciale et mesures d’ajustement de la Troïka

Selon Evelyne Gebhardt (S&D, DE), l’eau ne devrait pas être gouvernée par les règles du marché intérieur. Elle s’inquiète que les négociations commerciales en cours entre l’UE et des pays tiers ne mènent à la libéralisation de l’eau par des voies détournées.

Nikolaos Chountis (GUE/NGL, EL) a mentionné l’opposition des citoyens à une « tentative de privatisation » de la distribution de l’eau à Athènes et Thessalonique, parmi les mesures qui auraient été imposées par la Troïka (BCE, Commission européenne et FMI).

« L’eau peut provoquer ou exacerber des conflits »

« Le chemin est encore long avant que l’eau potable et l’assainissement soient des droits humains pour tous », a affirmé Michèle Striffler (PPE, FR) de la commission du développement. « Assurer un accès durable à l’eau potable et à un assainissement de base pour tous serait également positif pour la politique de prévention des conflits », a-t-elle ajouté.

« Les citoyens ont montré clairement que cet instrument de démocratie participative fonctionne, qu’ils aimeraient être directement impliqués et communiquer avec les institutions européennes sur les sujets à aborder », a expliqué le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič.

Catégorie Union européenne, eauCommentaires fermés

Réduire la pollution pluviale



L’appel à projets lancé par l’agence de l’eau vise les collectivités territoriales, les organismes de recherche, les promoteurs, les industriels … pour des projets de réduction de la pollution pluviale.

L’appel à projet est ouvert jusqu’ au 12 juillet 2013.

Quels projets sont soutenus ?

Tout projet contribuant à réduire le volume d’eaux pluviales collecté dans les réseaux unitaires :

  • Des études de déconnexion des eaux pluviales
  • Des travaux d’installation de techniques innovantes (noues, fossés d’infiltration, toitures végétalisées…)
  • Des programmes collectifs de récupération des eaux de pluie (équipement, jardins de pluie…) dans le cadre d’un projet global d’aménagement
  • Des actions de communications dans le cadre d’un programme de travaux

Tout projet qui traite les eaux pluviales rejetées directement dans le milieu récepteur dès lors qu’un usage présentant une vulnérabilité sanitaire est identifié. Tout projet qui traite les eaux de pluie collectées sur des sites industriels afin de supprimer une pollution du milieu :

  • Des études : validation des performances épuratoires, modélisation, pilote de traitement des eaux pluviales…
  • Des équipements de mesure et de gestion : dispositifs d’alerte, dispositif de mesure…
  • Des ouvrages de traitement

Quelles sont les aides de l’agence de l’eau ?

Les projets seront aidés à hauteur de 50%, dans la limite de 1 M€ d’aide par projet. Une enveloppe financière de 10 M€ a été fixée sur l’ensemble de l’appel à projets.

Réduire les pollutions pluviales : le nouvel enjeu de l’assainissement

Lors de fortes pluies, les réseaux d’assainissement peuvent déborder et entrainer la pollution vers le milieu naturel. Pour limiter ces déversements, les techniques classiques (bassins d’orage, mise en séparatif…) ont fait leur preuve. Mais face à l’augmentation de l’imperméabilisation des sols, cela reste insuffisant.

C’est pourquoi l’agence de l’eau lance un appel à projet qui vise à promouvoir les techniques de rétention à la source pour permettre de réduire le volume d’eau collecté.

Sur les milieux particulièrement sensibles à la pollution (baignade, conchylicultures…), réduire les débordements ne suffit pas et l’agence de l’eau finance également des équipements pour traiter les eaux de pluie collectées.

Comment candidater ?

Autres documents à télécharger : règlement de l’appel à projets

Remplir le formulaire de demande d’aide accessible en ligne.

Avant le 12 juillet 2013, envoyez le formulaire rempli, avec les pièces jointes complémentaires, à la délégation régionale dont vous dépendez.

Pour tout renseignement : contact.pollutionpluviale@eaurmc.fr

Catégorie eauCommentaires fermés

Les Français invités à donner leur avis sur les grands enjeux de l’eau


donnez

Reconquérir et préserver le bon état de nos ressources en eau et de nos milieux aquatiques, garantir une eau potable en quantité suffisante, retrouver les équilibres écologiques et restaurer la biodiversité, mieux s’adapter aux impacts du changement climatique, éliminer les substances dangereuses dans l’eau, intégrer la gestion de l’eau au cœur des projets d’aménagement et de développement…

Depuis le 1er novembre 2012 et jusqu’au 30 avril 2013, les Français sont invités à donner leur avis sur l’avenir de l’eau et des milieux aquatiques dans chaque grand bassin hydrographique du territoire.

La gestion de l’eau en France repose sur un système fondé sur la concertation et la participation de tous les acteurs et usagers de l’eau. Les Français ont plusieurs fois manifesté leur intérêt pour la gestion de l’eau. Depuis 2005, ils sont régulièrement consultés sur leur perception et leur adhésion à la stratégie à mettre en œuvre pour reconquérir le bon état des eaux dans leur région.

Cette troisième consultation, après celles de 2005 et 2008, porte sur les grands enjeux de l’eau spécifiques à chaque bassin hydrographique mais également ceux partagés par tous. Elle contribuera à la révision des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et des programmes de mesures qui fixent, dans chacun des treize bassins hydrographiques que compte la France, les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau ainsi que les actions à réaliser pour atteindre le « bon état » des eaux exigé par la directive cadre européenne sur l’eau (DCE).

La consultation est organisée par les Comités de bassin avec l’appui des Agences de l’eau et des offices de l’eau.

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur Internet :
www.lesagencesdeleau.fr
(pour les bassins de la France métropolitaine)
www.eaufrance.fr
(pour les bassins d’Outre-Mer)

Catégorie eauCommentaires fermés

Retenues d’eau à usage agricole : signature d’un protocole


Le préfet de région, le président de la chambre régionale d’agriculture de Rhône-Alpes, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, l’ Agence de l’eau Loire-Bretagne, l’Union régionale des fédérations de pêche, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques ont signé un protocole concernant la création de retenues d’eau à usage agricole

Cette signature a eu lieu mardi 17 juillet 2012 à la préfecture de région

  • Un constat :
    Les observations climatiques des années récentes mettent en évidence la fragilité de l’agriculture vis-à-vis de l’accès à l’eau. Les perspectives annoncées d’évolution du climat qui risquent de se traduire par l’extension de la zone de climat méditerranéen sur une plus grande partie de la région vont exacerber ce phénomène et créer de nouvelles inégalités entre les territoires par rapport à la pluviométrie et à la ressource en eau.

  • Face à cette situation, il est nécessaire de poursuivre l’adaptation des prélèvements à la ressource disponible. Pour ce faire, la recherche de nouvelles cultures, variétés, assolements, pratiques … est engagée ; sa poursuite est nécessaire mais ne sera pas suffisante et la mobilisation de ressources nouvelles doit être également réalisée.
  • Le plan régional de l’agriculture durable :
    Le plan régional de l’agriculture durable signé en février 2012 comporte un objectif sur l’optimisation de l’utilisation de l’eau et le développement de pratiques économes en eau, autour de 3 actions :

    • promouvoir les économies d’eau dans les exploitations,
    • améliorer l’efficience de la distribution de l’eau,
    • développer lorsque c’est possible les ouvrages de stockage durable d’eau hors période d’étiage.
  • Un protocole :
    Le protocole définit un certain nombre de principes et de recommandations de méthodes destinés à améliorer la qualité des projets et leur acceptabilité, en les situant dans leur contexte territorial et économique, et en respectant les exigences fondamentales du respect de l’environnement portées par la réglementation.

Parmi les éléments de méthode, figurent la concertation en amont avec les autres usagers de l’eau, les associations concernées par la gestion des milieux naturels, la justification économique des projets et leur dimension collective.

De telles approches sont déjà expérimentées, que le protocole propose d’étendre en vue de traiter avec plus de sérénité une question parfois polémique, mais dont l’acuité risque d’être confirmée au cours des prochaines années.

Catégorie agriculture, eauCommentaires fermés

L’eau : ressource et risques


Depuis 2003, les Jeudis du Projet d’agglomération ont rythmé les rencontres
avec les habitants. Lieu d’échange avec les citoyens, ces rendez-vous
trimestriels et réguliers ont fait vivre le projet d’agglomération. Ils ont
également permis d’éclairer les élus dans leurs prises de décisions.

La société évolue, Grenoble-Alpes Métropole change, les formes de débat
également. Pour définir les contenus et outils de la ville « post-carbone » de
demain, les Jeudis du Projet d’Agglo ont cédé la place aux Ateliers
MétroCitoyens.

Après « la pollution de l’air, de l’impact sur la santé au réchauffement
climatique », le 19 janvier 2012 ; « Les Inégalités face au logement », le 27 mars
2012 ; « les solutions alternatives à la voiture », le 25 avril, le prochain Atelier
MétroCitoyen invite les habitants à venir débattre sur le thème : « L’eau :
ressource et risques » à l’échelle de l’agglomération :
mardi 29 mai 2012 de 18h à 20h30 à la Bastille
rendez-vous à 17h30 au bas du téléphérique

Indispensable à la survie et à l’économie, l’eau suscite de nombreuses
questions tant au niveau mondial que local. Le 6ème Forum Mondial de l’Eau
qui s’est tenu à Marseille au mois de mars dernier avait rassemblé plus de
35 000 participants.

Parmi les interrogations, comment améliorer la préservation et la gestion de
cette ressource majeure qui engendre également des risques naturels (crues,
inondations…).
A l’échelle de l’agglomération, il s’agit notamment de comprendre le système
urbain de gestion de l’eau afin de prendre toute la mesure de la protection
de cet élément mais également d’analyser les enjeux de la sécurisation de
l’alimentation en eau.

En présence de :
Eric GRASSET, vice-président de la Métro en charge des risques majeurs, de
l’eau, de l’agriculture, de la forêt et des parcs naturels régionaux.
Philippe LOPPE, conseiller délégué de la Métro, en charge des relations
extérieures et de la participation citoyenne.

Des représentants de nombreux partenaires institutionnels et associatifs
intervenant sur la question de l’eau dans la région grenobloise.

La Métro

Catégorie La Métro, eauCommentaires fermés

edf.png

Catégories

Archives

Agenda

mai 2019
L Ma Me J V S D
« avr    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+