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Avis de l’EFSA : « néonicotinoides »: » prendre rapidement des mesures appropriées « 


Stephane LE FOLL avait décidé dès le mois de juin dernier le retrait de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR, néonicotinoide utilisé en traitement de semence pour le colza, et avait parallèlement engagé la procédure de demande d’interdiction d’utilisation au niveau européen.

L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) saisie par la Commission vient de rendre aujourd’hui trois avis sur trois molécules insecticides de la famille des néonicotinoides jugées prioritaires au regard de leur utilisation aujourd’hui en Europe (thiametoxam, clothianidine et imidaclopride).

Les avis font état de risques élevés pour les abeilles pour certaines utilisations en traitement de semences ou en granulés. Ces risques sont liés à l’exposition des abeilles au pollen et au nectar, à l’émission de poussières au moment du semis ou à la guttation de la plante notamment sur le maïs.

La Commission a fait connaître sa décision d’inscrire le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion du comité permanent de la chaine alimentaire et de la santé animale ( CP CASA) en charge de ces questions le 31 janvier prochain.

Stephane LE FOLL est satisfait de la réactivité de la Commission et demandera que des mesures appropriées soient prises rapidement et mises en œuvre dans les meilleurs délais.

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L’EFSA donne raison aux apiculteurs !


Répondant à une commande de la Commission Européenne, l’EFSA vient de publier son avis sur l’évaluation du risque pour les abeilles et autres pollinisateurs lié à l’utilisation des insecticides de la famille des néonicotinoïdes[1]. Elle  conclue à l’existence de risques élevés avérés.

La Confédération paysanne demande donc au ministre Stéphane Le Foll de suspendre immédiatement l’autorisation non seulement des pesticides à base de clothianidine, imidaclopride et thiamétoxam, pour éviter leur utilisation une année de plus, mais aussi des autres produits de la même famille chimique car ils ont le même mode d’action.

La Confédération paysanne rappelle que d’autres modes de production sont possibles et permettent de s’affranchir de l’utilisation de ces produits dangereux pour la santé et l’environnement. En Italie, ces produits sont interdits depuis plus de trois ans, ce qui n’a pas entraîné une diminution de la production de maïs.

L’EFSA reconnaît aussi que les données contenues dans les dossiers de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM*) fournis par l’industrie ne permettent pas d’évaluer tous les risques pour les abeilles et les autres pollinisateurs, ni l’effet des résidus persistant dans les sols.

Par conséquent, ces pesticides ne devraient pas bénéficier d’autorisation de vente.

Ces insecticides contaminent durablement l’environnement et sont problématiques pour de nombreuses espèces, en particulier les organismes aquatiques et les oiseaux.

La Confédération paysanne déplore que l’EFSA n’ait pas pris en considération toute la littérature scientifique disponible, en particulier celle mettant en évidence des synergies avec des pathogènes.

La Confédération paysanne rappelle que l’abeille et les autres pollinisateurs sont indispensables pour la production d’alimentation et que leur protection doit être un objectif prioritaire. Ce que l’EFSA confirme d’ailleurs dans son communiqué de presse :

«Compte tenu de l’importance des abeilles dans l’écosystème et la chaîne alimentaire et étant donné les multiples services qu’ils fournissent aux êtres humains, leur protection est essentielle.

Avec son mandat d’améliorer la sécurité alimentaire de l’UE* et à assurer un niveau élevé de protection des consommateurs, l’EFSA a un rôle important à jouer pour assurer leur survie.»

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Poulet aux bactéries : l’aile ou la cuisse ?


orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 01/04/2010 , Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin-SOC) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la contamination des poulets par des bactéries. Les résultats publiés par l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA) indiquent la prévalence des campylobacters pour les trois quarts des carcasses de poulets de chair produits en Europe et de 15 % pour les salmonelles.

En France, ces chiffres s’élèvent respectivement à près de 90 % de prévalence pour les campylobacters et 7 % pour les salmonelles. En moyenne, la campylobacter était présente dans le tube digestif de 71% des poulets à leur entrée (ce qui indique qu’ils étaient déjà infectés de leur vivant), et sur 5% de plus à la sortie des carcasses, «ce qui laisse supposer une contamination durant l’abattage», indique le rapport de l’EFSA. Ainsi, près de 76% des poulets arrivant dans les réfrigérateurs seraient contaminés par des bactéries.

Ces résultats montrent une trop forte intensification de la production de poulets de chair. Ils sont la conséquence de modes d’élevage et de consommation inadaptés, qui vont à l’encontre des principes d’une agriculture durable et d’une alimentation saine et de qualité.

Par ailleurs, ces bactéries provoquent deux maladies d’origine alimentaire: la campylobactériose et la salmonellose, deux intoxications alimentaires caractérisées notamment par de la fièvre et des diarrhées aiguës.

Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il entend prendre pour lutter contre ces bactéries et préserver la santé de nos concitoyens.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO Sénat du 27/05/2010

Le rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur la prévalence des salmonelles et des campylobacters sur les carcasses de poulets fait la synthèse des données collectées et transmises par les États membres dans le cadre d’un plan de surveillance communautaire harmonisé conduit en 2008. Ces deux bactéries présentes dans les intestins des animaux et naturellement dans les écosystèmes, font l’objet d’une lutte particulièrement contraignante pour les éleveurs.

Le mode d’élevage fermier, non intensif, n’est pas protecteur vis-à-vis de ces types très communs de bactéries d’origine fécale. La France a mis en place dès 1991 un programme spécifique de lutte contre les salmonelles. Le règlement (CE) n° 2160/2003, qui vise à assainir progressivement l’ensemble des filières avicoles en Europe, complète l’arsenal législatif et réglementaire français.

Le taux de prévalence français des salmonelles en élevage est l’un des plus bas d’Europe. Il est le fruit du travail d’inspection par les services vétérinaires, à tous les stades de la chaîne alimentaire et de l’engagement des professionnels. S’agissant des campylobacters, la réglementation européenne ne prévoit pas pour l’instant de dispositif de maîtrise dans les espèces animales ni de critère microbiologique.

L’épidémiologie de cette bactérie, très différente de celle des salmonelles, n’a pas permis à ce jour de mettre en place des plans de lutte efficaces au stade de l’élevage et d’autant moins si les volailles sont élevées en plein air. La sensibilité particulière de la volaille est en effet due à la présence de ces germes fécaux sur les plumes, les pattes et à la présentation à la vente avec peau.

Les contaminations au cours de la phase d’éviscération lors de l’abattage ou chez le revendeur peuvent être responsables de souillures de la carcasse.

Dans tous les cas les salmonelles et les campylobacters sont détruits par une cuisson à coeur. Les contaminations croisées peuvent facilement être évitées par les bonnes pratiques d’hygiène usuelles relatives à la manipulation et à la conservation des produits alimentaires mises en oeuvre par le consommateur. L’amélioration de l’hygiène de l’abattage est également un facteur essentiel de réduction de la contamination des carcasses.

Il faut être conscient que le niveau zéro de contamination n’est pas envisageable, si ce n’est en utilisant des procédés de décontamination chimique des carcasses vers lesquels la France et l’Union européenne refusent de se tourner.

L’étude menée par la Commission avec l’AESA doit permettre de définir au niveau communautaire les mesures qui apparaîtront les plus pertinentes pour poursuivre la réduction de l’exposition du consommateur à ces bactéries.

Dans ce cadre la France s’attachera à défendre le modèle de sécurité sanitaire européen basé sur la prévention et la maîtrise des risques tout au long de la chaîne de production et de distribution des viandes de volailles.

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