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Présentation du plan de soutien à l’élevage français


Le plan de soutien à l’élevage français a été présenté mercredi 22 juillet à l’issue du Conseil des ministres.

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Rhône-Alpes : conjoncture agricole 2014


D’une manière globale, les coûts de production restent un point faible de l’économie agricole même si les prix en Rhône-Alpes sont plutôt fermes et les quantités en hausse par rapport à 2013 (année de recul de presque toutes les productions).

On assiste à un début de révolution sur le secteur avec des demandes de produits en hausse dans quasi toutes les filières. L’agriculture retrouve sa fonction nourricière aux yeux des citoyens et est amenée à prendre de plus en plus de place dans les projets de développement économique.

Le déficit hydrique important dans certains départements (Drôme, Ardèche) pose une question essentielle dans les années à venir : comment gérer la ressource eau ?

Tour d’horizon rapide des productions animales

> L’année 2014 a commencé sur des niveaux de cotations de produits laitiers extrêmement élevés. Cela devrait soutenir la dynamique de la filière engagée pour conserver les volumes en Rhône-Alpes. En effet, si la collecte progresse au niveau national, elle est en léger recul au niveau régional. Toutefois, le potentiel de développement représenté par le nombre record de génisses de moins de un an en octobre 2013 pourrait relancer d’ici un à deux ans la production laitière en Rhône-Alpes.

> Malgré la concentration du nombre de bovins dans les exploitations et une légère recapitalisation, le recul des abattages en région Rhône-Alpes, de l’ordre 1.3 à 1.4%, laisse les acteurs de la filière viande bovine vigilants.

> Les prix à la consommation n’ont pas toujours été bien orientés sur les premiers mois de l’année entrainant une incidence néfaste sur les marges de tous les maillons de la filière caprine. Les producteurs restent dans une situation économique difficile. Un travail de sensibilisation auprès de la grande distribution a été entrepris pour une valorisation des produits tenant compte des spécificités et de la fragilité de la filière caprine.

> Le début de l’année est marqué par un manque de disponibilité de viande ovine et un prix moyen de l’agneau français en hausse. En Rhône-Alpes, le bilan des attaques de prédateurs en 2013 a été lourd : 319 attaques de loup (deux fois plus qu’il y a 10 ans et pour 59% dans les deux Savoie) et 52 attaques de lynx (quasi quatre fois plus qu’il y a cinq ans) principalement dans l’Ain.

> En Rhône-Alpes, les abattages contrôlés toutes volailles confondues ont connu une hausse de 1.4%, qui s’explique par l’augmentation des abattages de poulets. Le marché intérieur de viande de volaille continue à laisser place à des importations toujours croissantes. Après les fortes hausses de prix de l’œuf constatées en 2012, dues à la raréfaction de l’offre tant en France qu’en Europe, 2013 a inversé la tendance avec une production record en France et une hausse de production en Europe et un retour à l’équilibre.

> Différentes types d’entreprises cohabitent au sein de la filière piscicole qui reste encore très confidentielle. Grâce à une ressource en eau abondante, les départements de l’Isère, de la Drôme et de l’Ardèche sont les trois principaux producteurs.

Tour d’horizon rapide des productions végétales

> Même si la récolte viticole 2013 est sensiblement supérieure à celle de 2012, elle demeure encore de très faible niveau. La surface en production serait de 48 000 ha avec une production d’environ 2 140 millions d’hl. Cette petite récolte s’explique essentiellement par les mauvaises conditions météo y compris pendant les vendanges tardives. Au niveau de la commercialisation, ces disponibilités faibles ont entrainé une revalorisation des prix dans tous les vignobles.

> Fruits : 2013 fut une année tardive, marquée par un hiver froid et long et un printemps pluvieux. 2014 ne se présente pas du tout comme cela avec un hiver relativement doux. De ce fait, de bonnes perspectives sur les fruits à noyaux (pêche, abricot) sont entrevues. La région Rhône-Alpes entend bien asseoir sa position de leader pour ce qui concerne l’abricot avec l’ouverture de nouveaux marchés.

> La filière Rhône-alpine de la châtaigne a connu une avancée majeure en début d’année 2014 avec la reconnaissance de l’AOC châtaigne d’Ardèche en AOP. Cela va permettre de stabiliser la production. Le cynips inquiète avec une présence importante en région Rhône-Alpes.

> La région Rhône-Alpes, avec 2 952 producteurs bio en mai 2014, reste la première région en nombre de producteurs sur ce segment. Elle est en 4è position sur le critère des surfaces en bio et conversion puisqu’en Rhône-Alpes, les produits bio sont avant tout en légumes et fruits sur des petites surfaces. Le marché français des produits bio a augmenté de 8% en volume sur 2013.Il représente 2.5% du marché agroalimentaire national avec un CA de 4.5 milliards d’euros.

> Pour les grandes cultures d’hiver, 2014 s’oriente vers une année correcte même si les situations sont hétérogènes, en fonction des conditions de semis et de l’engorgement des sols en hiver. Globalement, les semis de maïs et de tournesol ont pu se réaliser dans de bonnes conditions à partir de fin mars. Début 2014, les cours français et mondiaux des céréales et oléagineux étaient en repli, dans la lignée du dernier trimestre 2013.

> La hausse de TVA au 1er janvier 2014 sur les produits de l’horticulture et de la pépinière, passée de 7% à 10%, a eu un impact négatif sur les achats (achat de végétaux de plus petite taille, réduction du nombre de plantes achetées …), fragilisant encore la filière, après les mauvaises conditions climatiques du printemps 2013. Seul le segment de marché des plants de légumes et des plantes aromatiques semble se maintenir.

> Le marché 2014 des plantes aromatiques et médicinales, que ce soit en huile essentielle ou en herboristerie sèche, semble porteur car la demande est forte et n’est pas satisfaite par les volumes actuels.

> Les surfaces contractualisées de tabac en Rhône-Alpes sont en recul de 10%. Cependant, les conditions météo favorables de ce début de printemps et la bonne disponibilité de plants devraient se traduire, au final, pas une moindre baisse des surfaces. L’augmentation attendue des prix commerciaux se confirme.

Tourisme et Emploi

> Avec 1.2 millions de nuitées en 2013, la fréquentation des gîtes de France en Rhône-Alpes est en hausse de 4%. Avec 200 000 emplois directs et indirects, 10 milliards d’euros de consommation touristique soit 7% du PIB régional, Rhône-Alpes est la deuxième destination touristique de France. Cependant, ce secteur est en pleine mutation. Les comportements changent, la demande évolue et l’offre touristique rhônalpine est affectée par plusieurs phénomènes : vieillissement des équipements, forte concurrence internationale, changements climatiques …

> Les indicateurs restent sur les mêmes tendances que les précédentes années, à savoir diminution progressive du nombre d’actifs non-salariés et augmentation du recours au salariat agricole. Dans le même temps, le nombre de personnes et de contrats diminue mais la durée moyenne des contrats de travail s’allonge. Ceci se traduit par un accroissement du nombre d’équivalent temps plein salariés (ETP) dans le secteur agricole.

L’activité des services de remplacement continue à se développer, tant du côté du nombre d’utilisateurs que du nombre de jours d’intervention. Ce développement est cependant grevé par des difficultés récurrentes des services à recruter des agents de remplacement en nombre correspondants à l’ensemble des besoins.

Charlotte Reynier-Poête

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La demande en produits agricoles de Rhône-Alpes est croissante..


En Rhône-Alpes, la demande des marchés, toutes filières agricoles confondues, est soutenue qu’il s’agisse de circuits courts, de circuits longs, de consommation locale ou d’exportations. Pour répondre à cette évolution des marchés, les agriculteurs s’organisent en structurant des filières de proximité, de l’amont à l’aval, avec les transformateurs et les distributeurs. Objectifs : créer de  la valeur ajoutée et de l’emploi, contribuer au développement CARéconomique de l’agriculture et des territoires.

Une grande partie des filières agricoles de Rhône-Alpes sont concernées par un boum de la demande, et en premier lieu les filières d’élevage (lait et viande) poussées notamment par la forte demande des produits sous signe de qualité. Mais il concerne aussi les productions végétales (vin, abricot, pêche …).

Ce phénomène s’explique  par le double mouvement que connaît le marché actuel des produits agricoles.

D’un côté, une demande mondiale croissante en céréales, viandes et produits laitiers. L’accroissement de la population prévu désormais jusqu’en 2100 crée un déficit structurel de produits agricoles dans certaines régions du monde et constitue pour l’agriculture de notre région un défi alimentaire majeur.

De l’autre côté, une tendance marquée du consommateur français à relocaliser son alimentation, pour des raisons autant environnementales que sociales, sanitaires et organoleptiques…

Face à ces nouveaux besoins en approvisionnement, l’agriculture de Rhône-Alpes s’organise collectivement pour saisir ces opportunités de marché et apporter des réponses innovantes et durables pour tous : consommateurs, agriculteurs, transformateurs et distributeurs. Les Chambres d’agriculture de Rhône-Alpes  soulignent, avec satisfaction, que l’agriculture retrouve sa fonction nourricière première. Elles s’attachent  au quotidien à accompagner et soutenir  les agriculteurs dans leurs  démarches de structuration et d’organisation, au service du développement de l’agriculture et des territoires.

L’Agriculture de Rhône-Alpes, les premières tendances pour 2014

Le début de l’année 2014 est marquée par une grande précocité pour l’ensemble des productions végétales. Ceci s’explique par des conditions météorologiques plutôt favorables. A suivre, notamment en Ardèche et dans la Drome, les suites du manque de pluviométrie du mois d’avril.

Sur les marchés, les prix sont globalement mieux orientés qu’en 2013, pour le lait (vaches et chèvres) , pour l’agneau , les vins, les fruits. La situation est plus difficile pour les productions légumières dont les marchés ont été fragilisés par la précocité de la saison.

Pour l’ensemble du secteur,  le point faible reste les coûts de production, qui grèvent toujours les marges des exploitations. Il s’agit particulièrement du prix de l’énergie et des charges liées à la main d’œuvre salariale.

Pour en savoir plus : La Lettre de conjoncture de juin 2014 avec le point sur l’ensemble des filières et des territoires agricoles de Rhône-Alpes. Un publication élaborée par l’Observatoire Economique Régional des Chambres d’agriculture de Rhône Alpes et ses partenaires.

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Afrique:


En développant l’élevage, on pourrait réduire la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire de millions d’agriculteurs africains, puisque le bétail peut être un actif essentiel pour la subsistance ou offrir d’importants débouchés commerciaux.

Une approche ciblée pour les politiques et les investissements dans le secteur de l’élevage

Un rapport conjoint de la FAO, de la Banque mondiale, de l’Institut international de recherches sur l’élevage et de l’Union africaine recommande qu’il soit mis en place des interventions ciblées pour exploiter la croissance du secteur de l’élevage en Afrique afin de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

Les auteurs du rapport laissent entendre que, même s’il faut mener des interventions différentes pour répondre aux besoins variés des différents éleveurs africains, les politiques et les investissements peuvent s’articuler autour de deux grands axes: les ménages peuvent bénéficier des nombreux services que le bétail fournit pour leur subsistance (aliments produits grâce à la force de trait ou assurance, par exemple) ou exploiter le bétail dans le cadre d’une activité commerciale aux nombreux débouchés.

Élevage de subsistance et élevage commercial

De nombreux ménages ruraux en Afrique, majoritaires dans la plupart des pays, élèvent du bétail en raison des avantages variés que celui-ci leur apporte: revenu en espèces, aliments, fumier, force de trait, économies, assurance et capital social, par exemple.

Rares sont les activités qui ont un impact aussi important que l’élevage sur la vie et sur les moyens d’existence des pauvres: les investissements dans l’élevage non seulement génèrent de nombreux avantages financiers et non financiers, mais ils constituent aussi une base sur laquelle les pauvres pourront s’appuyer pour sortir de la pauvreté, par exemple en vendant des animaux pour payer les frais scolaires de leurs enfants.

Depuis la deuxième moitié des années 1990, les ménages ruraux ont de plus en plus de possibilités d’utiliser l’élevage pour sortir de la pauvreté. La croissance démographique, l’augmentation des revenus et l’urbanisation alimentent une forte croissance de la demande d’aliments de valeur élevée en Afrique, qu’il s’agisse de viande, de lait, d’œufs ou d’autres produits animaux.

Développer et améliorer la production issue de l’élevage et vendre l’excédent sur le marché est donc un moyen efficace, pour les éleveurs, de sortir de la pauvreté.

Cela étant, tous les ménages ruraux ne parviendront pas à s’extraire de la pauvreté grâce à l’élevage: si la majorité d’entre eux vendaient des produits animaux sur le marché, les prix de ces produits s’effondreraient, les prix des intrants grimperaient et l’activité perdrait toute rentabilité.

En fait, la majorité des éleveurs ne visent pas l’activité commerciale mais bien la subsistance: ils élèvent des animaux pour les nombreux services que ceux-ci leur fournissent pour leur subsistance et non pour vendre des produits animaux sur le marché.

La raison en est simple:

la plupart des ménages ont des troupeaux relativement petits, équivalant dans la plupart des cas à moins d’un bovin, qui ne leur coûtent rien ou pratiquement rien, et ils ne peuvent donc pas tirer des bénéfices importants de la vente régulière de l’excédent de la production.

D’un autre côté, entre 5 et 20 pour cent des éleveurs sont susceptibles de viser le marché, et pourraient être incités à développer et à améliorer significativement leur production. Ces éleveurs ont les compétences et les capacités voulues pour garder des troupeaux suffisamment grands (environ 4 bovins ou 50 poulets de chair, par exemple) pour générer un excédent de production significatif.

Ils peuvent ainsi renforcer leurs moyens d’existence et sortir de la pauvreté en vendant régulièrement sur le marché des animaux vivants, de la viande, du lait, des œufs et d’autres produits animaux.

Politiques et investissements dans le secteur de l’élevage pour réduire la pauvreté

Les politiques et les investissements visant à la réduction de la pauvreté au moyen de l’élevage doivent avoir des accents différents selon que le bétail est considéré comme un actif pour la subsistance ou comme un moyen de mener une activité commerciale. Dans le premier cas, il convient de s’attacher surtout à favoriser le bon fonctionnement des chaînes de valeur des intrants, puisque les éleveurs visant la subsistance ont besoin d’accéder à des intrants de base pour optimiser les avantages qu’ils tirent de leurs animaux.

L’accès au marché des produits n’est pas une question de première importance pour ces éleveurs, qui vendent des animaux et des produits animaux occasionnellement et pour saisir des occasions qui se présentent.

Par contre, améliorer le rendement des intrants consommés par le bétail est directement favorable à la subsistance de ces ménages.

Par exemple, le bétail est une source régulière de protéines animales, le fumier permet d’améliorer la productivité des cultures, et les éleveurs peuvent vendre des animaux pour faire face à des situations de crise imprévues, par exemple pour acheter des médicaments.

Les retours sur les investissements réalisés dans l’élevage constituent par un ailleurs un premier pas pour sortir de la pauvreté. Ils peuvent par exemple aider les ménages à franchir des barrières à l’entrée pour accéder à des activités plus lucratives, telles que de petites activités commerciales, ou à créer des exploitations commerciales si l’occasion se présente.

À l’inverse, les politiques et les investissements qui visent à promouvoir l’élevage comme activité commerciale pour les petits agriculteurs doivent créer un environnement favorable pour les chaînes de valeur des intrants et pour les chaînes de valeur des produits, puisque les éleveurs commerciaux ont besoin d’un accès correct non seulement aux intrants, mais aussi aux marchés des produits.

Les investissements soutenant l’élevage comme activité commerciale créeront par ailleurs des emplois au niveau des exploitations, le long de la chaîne de valeur des intrants ainsi que dans les activités liées à la transformation, à la vente en gros et à la vente au détail et dans d’autres activités connexes. Ces investissements pousseront en outre à la hausse l’offre d’aliments d’origine animale abordables, ce qui profitera aux consommateurs moins nantis.

Politiques et investissements dans le secteur de l’élevage fondés sur des éléments probants

Les éléments probants disponibles fournissent des éclairages pour la formulation de politiques et d’investissements ciblant le bétail comme un actif pour la subsistance, puisque les principales difficultés que rencontrent les éleveurs visant la subsistance sont bien connues.

Les éléments disponibles sont par contre insuffisants pour permettre aux pouvoirs publics de créer un environnement favorable à l’exploitation commerciale du bétail (on manque par exemple d’informations sur le fonctionnement des chaînes de valeur des intrants et des produits).

On dispose en fait de peu de données systématiques sur la façon dont les éleveurs commerciaux accèdent aux marchés des intrants et des produits et utilisent ces marchés, et sur la répartition des bénéfices le long de la chaîne de valeur. La collecte de ces informations doit être une priorité pour les responsables politiques et les investisseurs qui souhaitent utiliser l’élevage commercial comme un outil pour réduire la pauvreté grâce à la création de revenus et d’emplois.

Les interventions dans le secteur de l’élevage doivent être adaptées au contexte local. L’approche proposée, qui consiste à cibler le bétail comme un actif clé pour la subsistance ou comme un moyen de lancer une activité commerciale importante, offre un cadre utile pour adapter les politiques et les investissements dans le secteur qui permettent de réduire la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire des éleveurs, des différents acteurs de la chaîne de valeur et des consommateurs.

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Plan de relance exceptionnel pour l’élevage


Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a présenté  le plan de relance exceptionnel pour l’élevage.

1) Les mesures d’encadrement des relations commerciales et contractuelles seront renforcées.

Le déroulement des négociations tarifaires pour l’année 2013 dans les filières agroalimentaires démontre les insuffisances des dispositifs actuels de régulation des relations commerciales résultant de la loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie et de la loi du 27 juillet 2010 de modernisation de l’agriculture et de la pêche.
Les groupes de travail réunissant l’administration et les représentants de la filière laitière lancés fin 2012 pour améliorer le dispositif de contractualisation prévu par la loi du 27 juillet 2010 s’achèveront courant mars. Des modifications réglementaires seront adoptées à l’issue de leurs travaux.
S’agissant de la loi du 4 août 2008, au-delà de la mise en oeuvre renforcée des dispositions existantes, des modifications seront proposées, notamment dans le projet de loi relatif à la consommation, qui sera débattu en juin à l’Assemblée nationale.
Elles prévoiront notamment :
- des mécanismes de révision des contrats lorsque la valeur de certains indicateurs définis par les parties est franchie, par exemple le prix des matières premières. L’inspection générale des finances et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux remettront à la fin du mois un rapport en ce sens au Gouvernement ;
- une plus grande transparence afin de parvenir à un meilleur équilibre des relations commerciales : l’ensemble des obligations auxquelles s’engagent les parties devront figurer dans les « conventions uniques » conclues au plus tard le 1er mars de chaque année ;
- des sanctions administratives : la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pourra sanctionner directement les manquements à cette obligation de transparence.

2) La politique agricole commune (PAC) sera réorientée au profit de l’élevage :

- la réforme de la PAC prévoit que les aides à l’hectare non liées à la production (dites « découplées ») convergent à terme vers un montant moyen, indépendamment des montants individuels perçus préalablement à la réforme de 2003. La France appliquera cette disposition de façon à rééquilibrer la répartition de ces aides au profit de l’élevage ;
- la PAC prévoit également la possibilité de maintenir des systèmes d’aides dits « couplés » pour soutenir de façon ciblée des productions vulnérables. En France, ces dispositions seront utilisées au maximum au bénéfice de l’élevage ;
- les dispositions du « verdissement » seront adaptées pour répondre aux spécificités des différents types d’élevage ;
- les outils de la PAC seront aussi mobilisés pour soutenir l’élevage à l’herbe et l’amélioration de la performance environnementale des exploitations concernées.

3) La performance économique des activités agricoles sera conciliée avec le respect des exigences environnementales fixées dans la réglementation communautaire.

Des solutions pragmatiques basées sur les pratiques agronomiques seront mises en oeuvre dans le cadre de la directive nitrates, sans pénaliser les éleveurs français par rapport aux autres éleveurs européens : possibilité de stockage au champ du fumier compact pailleux, adaptation des durées requises de capacité de stockage, relèvement des seuils de pentes autorisés pour l’épandage, conditions de recours à l’implantation de « cultures intermédiaires pièges à nitrates », et adoption d’une dérogation transitoire pour les périodes d’épandage du fumier mou. Le dispositif sera soumis prochainement à l’avis de l’autorité environnementale puis à la consultation du public.
Au sein du deuxième pilier de la PAC, les orientations proposées permettront d’accompagner l’évolution des pratiques agronomiques liée à la mise en oeuvre de la directive nitrates.

4) Le développement de la production d’énergies renouvelables créera des synergies avec les activités d’élevage.

Il permettra d’assurer aux éleveurs un revenu complémentaire stable dans un contexte de fragilité des exploitations lié à la forte volatilité des coûts de production et des prix de vente.
Un plan Energie Méthanisation Autonomie Azote sera lancé fin mars par le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, pour permettre le développement de la méthanisation dans les exploitations agricoles.
Les procédures pour la mise en oeuvre des projets photovoltaïques sur les bâtiments d’élevage seront améliorées, dans le cadre des dispositifs de soutien existants.

5) Les éleveurs dont la situation financière est fragile seront soutenus.

Dans la continuité du plan d’action face à la hausse des prix des céréales mis en place par le Gouvernement en septembre 2012, seront mobilisés :
- les dispositifs d’aide au paiement des cotisations sociales à la Mutualité sociale agricole (MSA) et des échéances fiscales. Après évaluation des besoins, une enveloppe de prise en charge des cotisations à la MSA sera mise en place début avril pour les élevages dont la situation financière est fragilisée par la conjoncture ;
- le dispositif d’identification et de traitement des situations financières les plus difficiles, mis en place depuis l’automne dernier par les banques.

Voir les mesures sur le portail www.gouvernement.fr

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Renforcer la compétitivité des filières agricoles et réduire leur impact sur l’environnement


A l’occasion des vœux au monde rural, le Président de la République a annoncé ce jour des mesures visant à simplifier le regroupement des exploitations d’élevage en France, sans modification substantielle de leurs effectifs. Il a également annoncé que les secteurs agricole et agroalimentaire bénéficieront dès aujourd’hui du relèvement à 44 tonnes du poids total roulant autorisé des véhicules, valeur déjà adoptée par nombre de nos voisins européens.

Ces mesures visent à renforcer la compétitivité de notre agriculture en simplifiant les procédures pour permettre aux différentes filières d’atteindre une taille critique, et à renforcer simultanément les exigences sur le fond pour réduire l’impact de ces filières sur l’environnement.

La simplification du regroupement des élevages

Les filières d’élevage sont confrontées à des enjeux de compétitivité qui supposent des opérations de regroupement et de modernisation des exploitations, souvent sous-dimensionnées par rapport à l’échelle européenne. Ces regroupements permettront d’améliorer la performance économique des élevages. Simultanément, l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et l’amélioration des techniques de diminution des rejets dans l’environnement réduiront l’impact des exploitations sur l’environnement.

Afin de faciliter leur mise en œuvre, le décret d’application de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche permettant de dispenser d’étude d’impact et d’enquête publique certaines opérations de regroupement sur des sites d’accueil déjà autorisés au titre des installations classées pour la protection de l’environnement a été publié ce jour au Journal officiel.

Ces dispositions pourront s’appliquer aux élevages de porcs, de volailles et de bovins, soit plus de 95% des installations classées d’élevage concernées.

Le décret concerne d’abord les travaux de modernisation dans les élevages. Les procédures administratives sont allégées lors d’une mise aux normes relatives au bien être animal, lors de travaux améliorant les conditions de travail, ou pour toute démarche ayant un impact positif sur l’environnement.

Le décret concerne également les regroupements de plusieurs installations sur un site existant, en les encadrant par les conditions cumulatives suivantes :

  • la variation de l’effectif total doit être inférieure à 5% ;
  • l’augmentation d’effectif sur le site d’accueil doit être inférieure à deux fois le seuil d’autorisation (soit 900 porcs par exemple) ;
  • l’effectif final du site d’accueil doit être inférieur à deux fois son effectif initial ;
  • l’effectif du site d’accueil ne franchit pas un des seuils fixés au niveau européen (soit par exemple 2000 places pour les élevages de porcs).

Ce décret permettra, notamment pour les élevages porcins et avicoles, de faciliter les restructurations nécessaires aux filières dans le contexte des mises aux normes relatives au bien être animal.

Pour les élevages laitiers, compte tenu des enjeux liés à la suppression des quotas laitiers, le seuil d’autorisation passera de 100 vaches actuellement, à 150 vaches.

Les élevages laitiers comprenant entre 100 et 150 vaches devront en contrepartie procéder à des contrôles périodiques de leur installation réalisés par un organisme tiers indépendant. Le régime d’enregistrement sera mis en place pour les élevages laitiers comprenant entre 150 et 200 vaches, ce qui permettra d’avoir des procédures d’évaluation environnementale adaptées aux zones les plus fragiles.

Le relèvement à 44 tonnes du poids maximal autorisé pour les poids lourds

Cette décision, prise par décret et arrêté publiés ce jour, autorise immédiatement la circulation des poids lourds équipés de cinq essieux transportant des produits agricoles et agroalimentaires, conformément aux engagements pris par le Président de la République.

La mesure sera étendue en 2012 à tous les types de chargement de façon concomitante avec l’introduction de l’écotaxe poids lourds.

Afin de limiter l’impact sur les chaussées, les poids lourds de 44 tonnes devront, à partir de 2014, être progressivement équipés de six essieux. Cette modernisation du parc suivra un calendrier parallèle à celui de la norme Euro 6, et n’appellera donc pas de surcoût pour les entreprises. A partir de 2019, seuls les poids lourds à six essieux seront autorisés à circuler avec un poids de 44 tonnes.

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FCO: vacciner mon troupeau, c’est protéger mes animaux


Pourquoi vacciner contre la F.C.O. ?

- Parce que la F.C.O. est une maladie grave.
Elle provoque de lourdes pertes économiques dans les élevages touchés, notamment par les avortements et les mortalités qu’elle entraîne. Seule la vaccination de masse a permis de réduire significativement le nombre de foyers cliniques et de diminuer les pertes.

Parce que la maladie n’est pas éradiquée
En 2010, il n’y a eu qu’un foyer contre 32 000 en 2008 grâce à la vaccination de masse. Mais le virus de la F.C.O. est toujours présent en France et continue de circuler. Ne pas maintenir un niveau élevé de vaccination, pourrait entraîner une forte résurgence de la maladie dans l’avenir.

- Parce que les acheteurs voudront des animaux vaccinés
Les réglementations pour les échanges d’animaux au sein de l’Union européenne et pour les exportations continueront à l’imposer dans de nombreux cas. Il est probable que de nombreux acheteurs français voudront également protéger leur cheptel.

- Parce que la FCO a une incidence grave
Vacciner et protéger les animaux d’une manière collective, c’est maintenir une activité économique au cours des prochains mois.

Pourquoi vacciner mon troupeau ?

- Je ne vois pas d’animal malade, la maladie est-elle présente chez moi ?
La vaccination protège mes animaux des symptômes cliniques et diminue le risque de transmission du virus qui peut encore être présent.

- Ayant vacciné l’année dernière, mes animaux sont-ils immunisés ?
Nous ne connaissons pas la durée exacte de la protection immunitaire vaccinale ou naturelle. Il est donc important de vacciner mon troupeau tous les ans et, en priorité, les jeunes qui n’ont jamais connu la maladie.

- Vacciner a-t-il des conséquences sur la reproduction ?
Tout vaccin peut être à l’origine d’une augmentation passagère de température, qui peut avoir des conséquences sur la reproduction. La vaccination à caractère volontaire va me permettre d’adapter la période de vaccination de mes animaux et donc d’éviter de vacciner pendant les périodes sensibles.

Trois règles d’or à respecter pour assurer l’efficacité de la vaccination

- Un vaccin bien conservé = un vaccin efficace
Je maintiens le vaccin au frais pendant le transport (entre +2°C et +8°C) , je le conserve auréfrigérateur sans le congeler.
Si le vaccin est sous forme d’une préparation à reconstituer (poudre + excipient liquide séparés), je fais le mélange uniquement au moment de réaliser la vaccination et à l’aide de matériel à usage unique.
Je sors le vaccin du réfrigérateur avant utilisation, afin qu’il soit à température ambiante (+15 à 25 °C) au moment de démarrer la vaccination, et je l’utilise immédiatement après l’ouverture ou la reconstitution.
Je dois utiliser tout flacon entamé dans les 24 heures maximum suivant son ouverture. Entre deux utilisations, je replace le flacon au réfrigérateur.

Vacciner dans de bonnes conditions = une vaccination efficace
Je vaccine uniquement des animaux en bonne santé et en âge d’être vaccinés (2,5 mois minimum pour les bovins, 3 mois minimum pour les ovins).
J’assure une contention qui préserve la sécurité des hommes et le bien-être des animaux.
J’agis calmement pour limiter le stress des animaux et ainsi réduire le risque d’apparition d’autres pathologies.
Je veille à la propreté de l’animal là où je vais le piquer.

Les bons réflexes vaccinaux = une protection efficace
J’agite le flacon avant et régulièrement pendant l’utilisation.
Je respecte la prescription de mon vétérinaire et les recommandations mentionnées sur l’ordonnance : voie d’administration, volume à injecter …
Flacon et matériel utilisés s’éliminent selon le schéma de collecte mis en place dans votre département.
Penser à enregistrer la vaccination dans le carnet sanitaire de votre registre d’élevage et à en planifier les rappels.

Précautions matérielles

Utiliser du matériel à usage unique neuf : seringue sèche et stérile munie d’une aiguille neuve. Changer au minimum de matériel entre chaque lot. Si une pathologie est connue dans l’élevage, changer d’aiguille à chaque animal ou à minima entre les animaux sains et malades.
Ne pas mélanger un vaccin avec un autre médicament vétérinaire, y compris avec un vaccin contre un autre sérotype de F.C.O « sauf autorisation dument mentionnée sur la notice. »

Trois principes pour vacciner au bon moment

-  Je vaccine de préférence pendant la période de moindre activité des vecteurs
> Mes animaux peuvent être vaccinés tout au long de l’année
> Mais il vaut mieux les vacciner – surtout les jeunes – en hiver ou au printemps pour qu’ils soient protégés en été et en automne (période de plus grande activité des moucherons responsables de la transmission du virus).
> Attention : en cas de primovaccination, mes animaux ne seront valablement protégés que trois semaines à un mois après la dernière injection.

- J’évite de vacciner lors de la mise à la reproduction
>Toute vaccination peut avoir des effets indésirables : un vaccin n’est pas un produit anodin, ses adjuvants peuvent parfois être à l’origine de poussées de fièvre qui peuvent entrainer des retours en chaleur ou une perturbation passagère de la production de spermatozoïdes.
>En FCO, les effets observés ne semblent pas liés aux vaccins eux-mêmes mais plutôt aux opérations de vaccination dans leur ensemble (manipulation, contention) ainsi qu’à la période de vaccination.

- Il est donc essentiel que :
> J’évite de vacciner les femelles dans la période d’un mois avant et d’un mois après la mise à la reproduction,
> J’évite de vacciner les mâles dans les deux mois précédant la mise à la reproduction.

- Je respecte les délais d’injection
> Pour les jeunes animaux, je veille à respecter les délais de primo-vaccination (variables selon le sérotype et l’espèce concernée).
> Je respecte le délai maximal d’un an pour la vaccination de rappel, avec une tolérance d’un mois maximum si mes animaux restent en France.
> Pour les animaux devant partir vers d’autres pays, il est impératif de respecter ce délai maximal de 12 mois, sinon mon vétérinaire devra recommencer la primo-vaccination.

POUR TOUTE INFORMATION OU RENSEIGNEMENT, JE CONTACTE MON VETERINAIRE OU MON G.D.S.

« trucs et astuces »

un calendrier permettant de noter les dates de vaccination des différents lots pour établir un plan de vaccination lors de la campagne suivante.
A savoir : si je veux recaler la vaccination par rapport à la gestion de la reproduction de mes animaux, je dois raccourcir le délai par rapport à la vaccination précédente et avancer la vaccination.

Qui vaccine qui ?

Dans le cadre des exportations d’animaux d’élevage et d’engraissement (pays tiers, hors Union Européenne), les conditions sanitaires sont négociées en bilatéral entre la France et le pays destinataire des animaux. Il faut donc que je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire pour connaître les conditions spécifiques à respecter en fonction du pays de destination vers lequel je dois commercialiser mes animaux.
Pour les échanges (au sein de l’Union Européenne), des accords bilatéraux ont été passés avec l’Italie, la Belgique et l’Espagne.

En ce qui concerne l’Italie et la Belgique :
- Pour les bovins et ovins de plus de 90 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 30 jours,
- Pour les bovins et ovins de moins de 90 jours seule la mère doit être vaccinée.
A noter que l’Italie a donné son accord pour étendre le protocole qui existait uniquement pour les bovins aux ovins, mais qu’à ce jour (26/11/2010) l’accord formel n’a pas encore été signé et donc les conditions ne sont pas encore applicables aux ovins.

En ce qui concerne l’Espagne :
> Jusqu’au 31/12/2010 :
- Pour les bovins et les ovins de plus de 120 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 10 jours,
- Pour les bovins et les ovins de moins de 120 jours, tous les animaux du troupeau d’origine doivent être vaccinés,
> A partir du 1er janvier 2011 les autorités espagnoles reconnaitront l’équivalence des situations françaises et espagnoles et les animaux pourront être échangés sans exigence particulières en matière de FCO.

Pour les autres pays de l’Union Européenne :
- Les animaux de moins de 90 jours doivent être testés avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
- Pour les animaux de plus de 90 jours deux cas sont possibles selon les pays : soit vaccination des animaux dans les conditions du Règlement 1266/2007, soit possibilité de choix entre la vaccination dans les conditions du Règlement 1266/2007 ou le test avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
Pour connaître les conditions requises en fonction des pays je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire.

- Seul mon vétérinaire peut vacciner les animaux qui devront faire l’objet d’une certification officielle de la vaccination dans le cadre d’une sortie du territoire pour exportation ou échange.
Dans tous les cas, le verso du passeport reste le support officiel de la traçabilité de cette vaccination pour les bovins dans le cadre des échanges UE et des exportations, une copie du registre d’élevage rempli par le vétérinaire pour les ovins.
- Je suis éleveur, je peux vacciner moi-même ou demander à mon vétérinaire de vacciner:
> Les animaux qui restent sur mon exploitation.
> Les animaux que je vends pour l’engraissement ou la reproduction et qui vont rester sur le territoire national.

Si je vaccine, je dois conserver :

- Le protocole de soins mentionnant la FCO.
- L’ordonnance de mon vétérinaire pour les vaccins FCO
- La facture ou le justificatif d’achat des vaccins
- Je note dans mon carnet sanitaire la date de réalisation de la vaccination, les numéros des animaux vaccinés, le nom du vaccin utilisé et sa zone d’injection.
L’ensemble de ces éléments peut servir de garantie contractuelle dans le cadre d’une vente.

Plus de renseignements auprès de votre GDS 38:

Intranet FNGDS

Catégorie Union européenne, prophylaxie, élevageCommentaires fermés

Revenus agricoles 2009 : la débâcle est confirmée !


La Commission des Comptes de l’Agriculture a publié  les résultats provisoires de l’année 2009, après une première prévision parue en décembre dernier.
Ces résultats confirment l’ampleur de la crise agricole, avec une baisse du revenu moyen par agriculteur de 34 % en 2009, qui s’ajoute aux -20 % enregistrés en 2008. Le revenu moyen net par actif non salarié chute ainsi à 14 600 €, son iveau le plus bas depuis plus de 30 ans.

Ces résultats se traduisent par des dégradations fortes du revenu par région et département. Là encore, la tendance est extrêmement inquiétante : 3 régions pour lesquelles le revenu moyen agricole par actif est inférieur au demi-SMIC, et 7 régions où la baisse de revenu est supérieure à 45 %.

Les résultats par production traduisent également l’ampleur du désastre : -57 % pour les producteurs de céréales (contre –51 % en décembre), -50 % pour les éleveurs laitiers et –44 % pour les producteurs de fruits.

Certaines baisses sont certes atténuées : -8 % pour le maraîchage et +9 % pour la viticulture sous appellation contre respectivement –34 % et –8 % annoncés en décembre 2009. Mais les principales améliorations le sont aussi : +9 % en viticulture hors appellation (+34 % en décembre), +10 % pour les éleveurs bovins viande (+17 % en décembre), +14 % pour les ovins (+22 % en décembre).

Les revenus en élevage demeurent toujours inférieurs au revenu moyen agricole. Seules les productions hors sol semblent bénéficier d’une relative embellie (+22 %), même si l’interprétation de ce résultat doit tenir compte de l’hétérogénéité de cette catégorie.

Autres faits marquants : cette dégradation de revenu intervient malgré le report important des investissements de la branche agriculture (-9 %). Elle s’accompagne également d’un effondrement du solde du commerce extérieur (-38 %) qui atteint 5,8 M€ en 2009 contre 9,4 M€ en 2008.

Cette situation catastrophique démontre une fois de plus les effets désastreux de 15 années de démantèlement, insidieux mais implacable, des outils de régulation de la PAC.

Les discussions sur la PAC de 2013 ne pourront faire l’impasse sur ces faits.  Et le maintien des outils
actuels, comme le plaident encore certains Etats membre, ne suffira pas.

L’Europe doit réinventer la régulation des marchés et mettre en place de véritables filets de sécurité pour toutes les productions sans pour autant constituer des débouchés.

Elle doit permettre la performance économique durable de toute la chaîne alimentaire pour garantir un juste retour de la valeur ajoutée aux producteurs et un prix final consommateurs équitable. A ce titre, les outils de surveillance européenne des prix avancés par le groupe à haut niveau sur l’avenir du secteur laitier, sont tout à fait intéressantes.

« La dégradation du revenu agricole traduit une véritable débâcle. De surcroît elle ne bénéficie en rien
au consommateur, le ciseau des prix entre produits alimentaires et produits agricoles s’amplifiant. Tous les clignotants sont au rouge, y compris le commerce extérieur. Au delà des réponses de fond que la PAC 2013 devra apporter – régulation notamment – il s’agit dès à présent au niveau européen de poursuivre sur la voie tracée par le Groupe à Haut Niveau pour le secteur laitier, pour conforter le pouvoir de marché des producteurs dans tous les secteurs » a déclaré Guy Vasseur, Président des Chambres d’agriculture.

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Journée sanitaire du GDS: le bon usage du médicament


Pour Michel Boursier, président du GDS Isère il est important pour les éleveurs de participer à cette journée:

« En  ces  temps  de  grandes difficultés financières, il est essentiel de bien gérer  les  dépenses  de nos exploitations. Nous voulons que nos animaux soient bien soignés, mais des impératifs économiques nous limitent parfois dans nos choix. Par exemple, utiliser un médicament qui ne serait pas approprié (juste parce qu’il nous en restait dans la pharmacie) peut se révéler très lourd en conséquences. En effet, si le traitement ne fonctionne pas, il  faut en entreprendre un nouveau (autant de frais qu’il faut ajouter), avec le risque que le traitement adéquat, commencé trop tardivement ne fasse plus, ou moins bien effet. Pour éviter ce piège  parmi  tant  d’autre,  nous apprendrons  à mieux connaître le médicament et ses effets ainsi que les précautions d’utilisation.


Il est aussi dans l’air du temps de nous responsabiliser  de plus en plus vis- à-vis des consommateurs, nous somme
s responsables des traitements que nous administrons à nos animaux, et pour cela nous nous devons de bien connaître les produits que nous utilisons. Certains d’entre nous prennent le parti de se retourner vers des méthodes alternatives en ce qui concerne le soin appréhender cette approche, nous ferons un tour  d’horizon des différentes possibilités.

Le médicament c’est aussi une substance active qui  peut avoir des effets non désirés,  le centre de pharmacovigilance vétérinaire de Lyon viendra nous présenter le principe de la surveillance de ces effets. »

C’est donc autour du sujet du « bon usage du médicament et ses alternatives », qui  concerne les éleveurs au plus haut point, que le GDS de l’Isère organise le mercredi 9 décembre, à la Salle des fêtes de Tullins, une journée d’information dans une ambiance conviviale.

Le bon usage du médicament  et ses alternatives

Programme de la journée

11H00 : Accueil et buffet
13H20 : Début des interventions
13H30 : Présentation générale du médicament (familles, moded’action, résidus…) Pascal HOLLEVILLE GDS de Loire Atlantique14H00 : Utilisation raisonnée du médicament, Fatah BENDALI Institut de l’élevage
14H30 : Les thérapeutiques alternatives au médicament (présentation générale de la phytothérapie et de l’homéopathie).
Christine FILLIATVétérinaire praticien
15H00 : Surveillance de l’efficacité et des effets secondaires des médicaments. Florence BURONFOSSE-ROQUE Centre de pharmacovigilance de Lyon
15H30 : Table ronde
16H00 : Fin de la journée

GDS

GDS 2

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Lancement d’un site dédié à l’agriculture compétitive


Alors que le ministre de l’Agriculture vient d’engager le débat sur la modernisation de l’agriculture, la SAF-(Agriculteurs de France) lance son site dédié :
« www.pouruneagriculturecompetitive.com »

pour une
Sur ce site, on pourra télécharger utilement le rapport « 160 recommandations pour une nouvelle orientation de l’agriculture », fruit de groupes de réflexion réunis et animés par la SAF et composés d’une centaine d’experts français et européens, de consultants, de chefs d’entreprises agricoles. Chacun pourra y trouver  des idées concrètes sur : Comment produire plus et mieux ? Comment mieux tirer parti des marchés agro alimentaires et énergétiques ? Comment moderniser la législation fiscale et sociale ? …

Quelque soit son centre d’activité ou d’intérêt (grandes cultures, élevage, fruits et légumes, viticulture,…), ce site permettra à chacun de constater les marges de progrès très importantes qui existent dans l’agriculture française alors qu’elle est confrontée à une crise majeure.

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