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Groupement des sylviculteurs de Belledonne: « se battre pour faire avancer la filière bois »


Dense, très dense assemblée générale du Groupement de Sylviculteurs de Belledonne. Il faut dire que pour l’occasion le Groupement fêtait ses Trente ans d’existence.

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De nombreux élus et personnalités et adhérents au groupement ont tenu d’honorer de leur présence cette assemblée générale qui a permis de faire le tour de l’actualité de la filière bois de Belledonne mais bien au delà.

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Une poignée de propriétaires forestiers ont compris au milieu des années 80 qu’il fallait se fédérer afin de gagner en efficacité, de mieux se faire entendre, d’être davantage représentatifs vis à vis des décideurs. En février 1983 et en février 1985 les groupements des sylviculteurs de Belledonne Nord et sud étaient officialisés.

Ceux ci ont peu a peu grandi, mis en place de nombreuses actions… sont devenus des structures référentes au sein de la filière bois…

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Historique présenté par Jean Carvin et Maurice Cohard.

Mais il fallait évoluer et les présidents Gras pour le Nord et Giraud pour le sud ont eu l’intelligence de comprendre que la forêt de Belledonne ne faisait qu’une et qu’il ne fallait qu’un groupement pour mener à bien ses intérêts et ceux des adhérents aux groupements.

En février 2011, les deux groupements ont fusionné en un seul: le Groupement des Sylviculteurs de Belledonne, présidé par Henri Gras. Un groupement qui compte 331 adhérents à ce jour.

Afin de remercier les créateurs des groupements des sylviculteurs de Belledonne un diplôme d’honneur leur a été décerné au cours d’une petite cérémonie pleine d’émotion…Ceux ci ont pour noms: Rebuffet, Rochas, Roy, Roux, Jourdan, Millat, Zacharie, Guillet…

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Henri Gras n’a pas fait langue de bois dans son rapport moral: «   L’année écoulée ne sera pas marquée d’une pierre blanche. Si tout pouvait le faire penser, nous avons dû déchanter. La demande pour favoriser les coupes groupées  engagée vers vous n’a pas été à la hauteur des espérances, la vente n’a pas été glorieuse. » Le président espère que sur ce dossier 2013 sera meilleure..

Il a rappelé qu’ « il est important et de l’intérêt  des propriétaires de voir les forêts gérées durablement et permettre ainsi la transmission du patrimoine aux générations suivantes, aux enfants, petits enfants… »

Le président du GSB a informé la salle l’intérêt d’accéder à la certification PEFC, « la dernière vente de bois, tous les bois étaient PEFC.

Je vous ai toujours rappelé que ça ne permettrait pas de vendre plus cher, mais la certitude de les vendre. Pour les derniers retardataires, il y a urgence…. »

Le groupement des sylviculteurs de Belledonne se situe sur le sud ISERE  et sa superficie boisée est proche de 70% de la surface totale de Belledonne. » Il est  important de souligner qu’il  génère  mille emplois directs non délocalisables et que la production de bois est renouvelable. Pourtant il semblerait que nous soyons marginalisé au profit des activités qui profitent de ces magnifiques ressources naturelles…. » se lamente Henri Gras.

Ce dernier se voulant rassurant: « l’Année 2013, certains la prédisent  mauvaise, nous devons  nous battre pour faire avancer  la filière bois et faire démentir ces prédictions… le GSB fera le maximum pour y parvenir… » Pour ce le groupement sait qu’il peut compter de plusieurs soutiens: le Conseil Général de l’Isère, le CRPF…

Reste un  projet qui n’a pu aboutir: le rapprochement avec le syndicat forestier de l’Isère. « D’autres voies sont à l’étude… »

Le GSB à travers son vice-président Gérard Arnaud a constaté que les ventes groupées, si elles se développent ne sont pas satisfaisantes..  » Nous sommes au bout d’un système et le nouveau n’a pas vu le jour. Et pourtant il y a une urgente nécessité de concilier les intérêts des vendeurs et des acheteurs…

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Le morcellement des parcelles, la méconnaissance de la gestion de la forêt sont des freins au développement de l’activité forestière. Patrick Chion président du groupement Forêt Trièves-Beaumont-Matheysine a présenté le projet, en phase finale, d’une association syndicale libre de gestion forestière.

Ses missions premières: gérer les parcelles, mutualiser les travaux… valoriser la forêt et son bois .  » il faut savoir que plus de 50% de nos bois sont de très haute qualité et quand on pense qu’ils sont vendus sur un seul coup d’oeil… »

Plusieurs autres thèmes ont été abordés: les dégâts de gibier en forêt, l’intégration de la forêt au sein des communautés de communes, de l’espace Belledonne, la candidature du territoire de Belledonne en tant que Parc Naturel Régional…

Oui vraiment une très dense assemblée générale…que nous terminons par un petit clin d’oeil aux dévoués membres du Conseil d’administration…et à une oeuvre!

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Articles en rapport avec cette assemblée générale. Cliquer sur le titre pour les lire:

St Martin d’Uriage, le rôle important de la forêt

La politique de l’Isère envers sa forêt et sa filère bois

Vaujany: fête de la forêt de montagne



Catégorie - filière bois, forêt, massif de BelledonneCommentaires fermés

Un parc naturel régional pour Belledonne?


L’association  Espace Belledonne, créée en 1998, s’emploie depuis dix ans, à consolider, promouvoir, structurer ce territoire, promu depuis peu par la Région « territoire remarquable de montagne » (février 2009). L’idée directrice est que l’identité, la spécificité du massif de Belledonne, tant par son patrimoine naturel que culturel, mérite une reconnaissance institutionnelle qui doit s’inscrire dans une structure pertinente, comme un parc naturel régional, par exemple. Un parc qui serait comparable, en superficie,  à celui de Chartreuse, son vis-à-vis, et qui pourrait compter 27 communes en Isère et 27 en Savoie, de Vaulnaveys-le-Bas à Le Pontet.
Porteur du programme Leader+ qui arrive à son terme, l’association a œuvré dans le sens d’une cohérence de territoire. Avec l’adhésion en décembre 2008 de la Communauté de communes La Rochette-Val Gelon (Savoie), le territoire a gagné en force et en unité.

« Le travail a porté ses fruits et Belledonne, grâce aux acteurs locaux a retrouvé une certaine reconnaissance », souligne Jean Picchioni, qui préside Espace Belledonne depuis avril 2008. Mais il  faut aller plus loin : « Pour l’avenir de Belledonne, nous devons être plus volontaires et construire un projet de territoire partagé et durable ». Tel est son credo.

A l’issue  de son assemblée générale ordinaire, jeudi 18 juin à Laval, l’association Espace Belledonne,  avait programmé pour la première fois un débat autour de la question suivante : « L’avenir de l’Espace Belledonne : quels outils pour construire un projet de territoire partagé et durable ? »
La question de fond : celle du parc naturel régional, comme outil adapté ou pas pour assurer l’avenir de l’Espace Belledonne. Plusieurs élus avaient été conviés pour apporter leur éclairage sur ce questionnement et indiquer la meilleure marche à suivre.

Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée au Parcs naturels régionaux, et Présidente du parc naturel régional de Chartreuse, a d’entrée de jeu, cadré les choses à savoir lorsqu’un territoire manifeste l’ambition de devenir PNR: « Il faut d’abord savoir que la procédure de validation est devenue très complexe, longue et coûteuse. Pour les Baronnies, par exemple, ça fait sept ou huit ans que le dossier est ouvert. Ensuite, deux conditions sont essentielles :

1/ La mobilisation forte des habitants du territoire. Si tout le monde ne va pas dans le même sens, ce n’est même pas la peine de partir à la bataille.

2/Le patrimoine naturel doit être d’envergure nationale. Sur ce point, la Région est prête à financer une étude patrimoniale, avec l’ADIREN. »

Petit rappel : la France compte actuellement 46 PNR. Ils couvrent plus de 7 millions d’hectares, soit 13% du territoire. Le dernier en date – créé le 30 mai 2009- est celui des Pyrénées ariégeoises. A l’étude, près de dix PNR parmi lesquels les Baronnies Provençales, le Mont Ventoux, Les Boucles du Rhône.

François Brottes, Député et Président de la Communauté de communes du Grésivaudan, qui a beaucoup œuvré pour que Belledonne soit éligible au programme Leader, encourage la démarche d’Espace Belledonne : « Belledonne est un bijou dans un écrin. Et ce bijou-là, on a tout intérêt à le défendre sur son aspect patrimonial. Oui, cette démarche, il faut la soutenir. Elle est plaidable. Mais on ne réussira que s’il y a tout Belledonne. Une approche de massif est essentielle. Le portage va être long, mieux vaut tous ramer dans le même sens, donc ».

Jean Faure, sénateur de l’Isère, ancien maire d’Autrans, avait été invité à titre de grand témoin. Il a en effet participé de près à la naissance du PNR Vercors dans les années 70. « Je ne comprends pas pourquoi cette idée n’est pas venue plus tôt. Belledonne a tout pour y prétendre. Mais il va falloir y aller à l’arraché. Il faut la totalité des arguments pour convaincre et que pas un bout du massif ne manque ! Pour le PNR Vercors, je n’ai pas le souvenir de conflits d’intérêts marqués. Un Parc, c’est un terreau de dialogue, un outil pilote, qui permet d’expérimenter et d’innover ensemble. Le rôle des associations est important. Dans le Vercors, par exemple, l’APAP, qui aurait pu faire obstacle, a au contraire joué un rôle moteur. »

Le Vercors, comme Belledonne, compte sur son territoire quelques stations de sports d’hiver. Pourtant, le sénateur ne se souvient pas, là non plus, d’affrontements radicaux entre exploitants de domaines skiables et instances du Parc.
Jacques Guillot, maire de Chamrousse, s’est manifesté à ce moment précis pour rappeler que cette éventualité était pourtant dans l’ordre des choses possibles. En bref, il n’est pas contre, mais il n’est pas pour non plus.
« La commune de Chamrousse est plus que frileuse vis-à-vis de ce projet, explique Jacques Guillot. Car elle est déjà abondamment touchée par des mesures régaliennes sinon draconiennes : les ZNIEFF, la Commission des sites, la Commission de l’eau, Natura 2000, les ENS, la loi Paysage, etc. Bref, c’est à un empilage de couches de contraintes diverses que nous nous  heurtons en permanence. Une véritable overdose verte ! Et nous ne souhaitons pas une couche supplémentaire ».

Chamrousse, par la voix de son maire, a d’ores et déjà exprimé ses fortes réticences vis-à-vis du projet

Le propos était clair. Celui d’un premier magistrat assez peu réceptif au développement durable. C’est le moins qu’on puisse dire. La règle d’or énoncée quelques instants plus tôt par Eliane Giraud – une mobilisation sans faille- tombait par terre.
Il fut pourtant rappelé que l’action d’un Parc ne se situe dans la contrainte mais dans l’engagement volontaire de tous ses partenaires. La charte, qui est en quelque sorte leur constitution, est l’œuvre de ces partenaires et le fruit de leur concertation.
Les présents à cette AG –toutes les communes adhérentes étaient représentées- ont néanmoins convenu au vote à main levée, que « les prospectives devaient continuer pour structurer le territoire de Belledonne ». Quatre personnes se sont abstenues.
Cette première réunion autour d’un nouveau projet de territoire pour Belledonne aura permis de montrer, s’il en était besoin, que l’entreprise est de taille, que son financement n’est pas assuré, que l’unanimité n’est pas acquise, qu’il serait nécessaire d’ user de diplomatie pour avancer, fédérer et faire admettre le principe  qu’un Parc n’est pas un carcan mais un terrain d’entente.
Cette première réunion  aura également permis d’entendre bon nombre de paroles encourageantes pour ceux qui s’engagent dans cette entreprise.  « Si le territoire de Belledonne a une chance d’être éligible », a dit Jean Faure,  qui semble pour sa part en être convaincu, « il ne faut surtout pas la laisser passer ».
En deux mots, au travail ! Le portage d’un tel projet peut durer dix ans. Ce qui nécessite de la patience autant que de la volonté. L’inventaire scientifique du patrimoine naturel sera sans aucun doute un premier élément déterminant pour la poursuite de la démarche de territoire engagée par Espace Belledonne.

Qu’est-ce qu’un PNR ?

Les 46 Parcs naturels régionaux en France, ont 5 missions principales à remplir, avec comme enjeu principal, l’harmonie entre l’homme et la nature. Ces orientations sont développées dans leurs chartes pour une durée de 12 ans.

Les 5 missions du parc sont :
- Préserver et valoriser les patrimoines naturels et culturels,
- Favoriser le développement économique et la qualité du cadre de vie,
- Aménager le territoire,
- -nformer et sensibiliser habitants et visiteurs,
- Conduire des actions expérimentales ou innovantes

Un Parc naturel régional se doit d’être à l’écoute des projets. Il doit non pas se substituer aux initiatives locales, mais les favoriser, en être le moteur. Son savoir-faire se trouve dans son intelligence à stimuler, à mettre en relation des partenaires, à coordonner et à orchestrer des actions, à monter des projets et à rechercher des compromis acceptables, à être à l’initiative d’actions innovantes sur son territoire.
Les spécificités des Parcs naturels régionaux par rapport aux Parcs Nationaux ou aux Réserves Naturelles, se situent dans la complémentarité qu’ils impulsent entre la protection des espaces naturels et le développement des territoires économiques. Leur action se situe non pas dans la contrainte mais dans l’engagement volontaire de tous les partenaires

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Belledonne, territoire remarquable: un nouvel élan


Comme Sillon38 l’avait précédemment annoncé -c’était à l’occasion du comice de Theys- la candidature de l’association Espace Belledonne, que préside Jean Picchioni, a été retenue par la Région dans le cadre de l’appel à projets « Territoires remarquables de montagne ».  Ce choix s’inscrit dans le cadre de la stratégie régionale Montagne (adoptée par l’assemblée le 30 novembre 2006) qui, à travers 13 orientations précises, vise à considérer celle-ci comme un ensemble structurant, à protéger et valoriser, dans le respect des équilibres naturels.

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Aux côtés de Jean-Jack Queyranne, Eliane Giraud et François Brottes

Cette bonne nouvelle pour Belledonne  a été officialisée vendredi aux Adrets. Accueillis par Christian Hardouin, maire du village et Jean Picchioni à qui il a succédé à ce poste, Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, Eliane Giraud, vice-présidente à l’Agriculture et aux Parcs naturels régionaux, François Brottes, député de l’Isère, ont souligné l’importance de soutenir un véritable développement durable de la montagne. A noter que François Brottes qui présida naguère l’ANEM (Association nationale des élus de la montagne) a apporté sa connaissance aiguisée des enjeux montagnards à l’élaboration de la stratégie rhônalpine dans ce domaine.

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Aux Adrets, dans la salle Pelloux-Prayer: Eliane Giraud, Jean Picchioni, Jean-Jack Queyranne et Christian Hardouin. Etaient également présents:Hélène Blanchard, Vice-présidente du Conseil régional déléguée à l’environnement et à la prévention des risques, Jean-François Duc, président de la Communauté de communes La Rochette-Val Gelon, Roger Giraud, président des sylviculteurs de Belledonne, Yves Raffin, directeur de la fédération des alpages de l’Isère.

Comme l’a rappelé Jean-Jack Queyranne, le Conseil régional, en retenant cette candidature, s’est engagé à:

- apporter une aide aux projets innovants de développement adaptés aux zones de massif en difficulté

- favoriser le renforcement des transferts de savoir-faire depuis l’un des six PNR vers des territoires de massif ne bénéficiant pas du même environnement structurel.

Ainsi, le programme expérimental retenu pour Belledonne va pouvoir se mettre en oeuvre. Il porte sur deux volets principaux:

- l’émergence d’un tourisme durable en Belledonne, avec un soutien de 44 000€ pour 2008

- la valorisation de la ressource en bois, en partenariat avec le PNR Chartreuse. Le soutien de la Région est de 13 000€ pour l’association Espace Belledonne et 10 000€ pour le PNR Chartreuse pour 2008-2009.

Ce soutien va permettre la mise en oeuvre de plusieurs initiatives à l’échelle du territoire, parmi lesquelles l’élaboration d’ un contrat de stations durables, le développement d’un véritable tourisme d’alpages, la consolidation de la filière bois.

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