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Jacques Mézard à Berlin…


Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation s’est rendu le 29 mai à Berlin à l’invitation de son homologue allemand, Christian Schmidt, ministre fédéral de l’Agriculture.

Avec ce premier déplacement à l’étranger, Jacques Mézard a voulu témoigner du rôle fondamental des relations franco-allemandes et de l’importance de pouvoir trouver une position concertée des deux pays sur les dossiers européens.

Les deux ministres ont évoqué l’avenir de la politique agricole commune et ont tenu à rappeler leur attachement à la simplification et à la modernisation de l’agriculture et leur soutien aux agriculteurs, notamment aux petites et moyennes exploitations.

Le Brexit et ses conséquences ont également été au centre des échanges. Jacques Mézard a rappelé l’importance d’adopter, dans les négociations avec les britanniques, une position juste et ferme, selon la volonté du président de la République.

Le ministre a conclu son déplacement en soulignant l’importance d’une Europe efficace mais aussi protectrice, qui reconnait et valorise le travail des agriculteurs.

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Franche reprise de la production mondiale de bois


La production mondiale de tous les principaux produits du bois enregistre sa plus forte croissance depuis la récession économique de 2008-2009, selon les dernières données sur les produits forestiers.

En 2014, la croissance des produits ligneux, y compris le bois rond industriel, les sciages, les panneaux dérivés du bois et la pâte à papier, s’établissait entre 1 et 5 pour cent, dépassant les niveaux d’avant la récession de 2007. La croissance la plus rapide a été enregistrée en Asie-Pacifique et en Amérique latine- Caraïbes.

«Les industries du bois ont été parmi les plus durement touchées par la récession économique mondiale de 2008-2009. Nous observons maintenant la plus forte croissance des industries de bois mondiales depuis cinq ans. Cela est important pour les économies nationales et le bien-être et les moyens d’existence de millions de personnes tributaires des forêts à travers le monde», selon Thais Linhares-Juvenal, chef du groupe de la FAO chargé de l’économie et des statistiques sur les forêts.

Nouveau record de production de granulés de bois

La production de granulés de bois, qui sont utilisés comme carburant, a établi un nouveau record en 2014 enregistrant une croissance de 16 pour cent par rapport à l’année précédente pour atteindre 26 millions de tonnes, en raison principalement de l’augmentation de la consommation en Europe.

L’Amérique du Nord et l’Europe ont représenté la quasi-totalité de la production mondiale (33 pour cent et 60 pour cent respectivement). L’Europe a enregistré de loin la plus grande consommation (78 pour cent), suivie par les Etats-Unis (12 pour cent). Le commerce des granulés de l’Amérique du Nord vers l’Europe (principalement le Royaume-Uni) a augmenté en 2014 de 25 pour cent par rapport à l’année précédente.

En Asie, la production et la consommation de granulés de bois a plus que doublé en 2014 par rapport à l’année précédente. La Corée du Sud est devenue le quatrième importateur mondial de granulés de bois, après le Royaume-Uni, le Danemark et l’Italie, ce qui a dopé la production de granulés de bois dans de nombreux pays de la région, notamment le Vietnam, la Chine et la Thaïlande.

Les granulés de bois sont utilisés par les pays européens et d’autres pays, notamment la Corée du sud, la République de Corée et le Japon, pour atteindre leurs objectifs d’énergie renouvelable. La demande de granulés de bois comme source d’énergie verte a considérablement augmenté depuis 2008 et devrait croître à mesure que de plus en plus de pays s’engagent en faveur d’initiatives d’atténuation du changement climatique.

Forte poussée de la production de panneaux et de sciages

La production et la consommation de panneaux et de sciages à base de bois continuent de croître fortement dans toutes les régions. La production mondiale de panneaux et de sciages a augmenté de 5 pour cent et 4 pour cent, respectivement. Les panneaux à base de bois ont été la catégorie qui a connu  la plus forte augmentation, en raison de la croissance rapide et soutenue dans la région Asie-Pacifique (principalement la Chine qui représente 49 pour cent de la production mondiale). Dans l’ensemble, la production a bondi de 62 pour cent dans la région Asie-Pacifique au cours entre 2010 et 2014, alors qu’elle n’a progressé que modestement (9%) dans d’autres régions au cours de la même période.

Les marchés du papier renouent avec la croissance en Chine

En 2014, la production de papier a stagné en Europe et a diminué en Amérique du Nord, mais elle a augmenté modérément en Afrique, en Amérique latine et en Asie-Pacifique.

Après une légère baisse de la production de papier en Chine en 2013, la production et la consommation de papier ont repris leur croissance l’année dernière, entraînant la croissance générale dans la région Asie-Pacifique.

L’Amérique du Sud, nouveau grand acteur sur le marché mondial de la pâte de bois

L’Amérique du Sud émerge progressivement comme le premier exportateur mondial de pâte de bois grâce aux nouvelles usines en cours de construction au Brésil, au Chili et en Uruguay. L’année dernière, la région a représenté 30 pour cent des exportations mondiales de pâte de bois. En 2014, pour la première fois, le Brésil a dépassé le Canada en tant que quatrième plus grand pays producteur de fibres  (papiers, autres pâtes de fibres et pâtes de bois utilisées pour la fabrication du papier) après les Etats-Unis, la Chine et le Japon.

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L’agriculture en 2014 en France et en Europe


En 2014, dans l’Union européenne à 28, la valeur de la production agricole diminue sensiblement, la hausse des volumes produits ne compensant pas la forte baisse des prix.

La valeur des consommations intermédiaires décroît aussi avec le prix des intrants. Au total, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif en termes réels fléchit légèrement ; son niveau est quasiment stable depuis 2011.

En France, selon les données provisoires les plus récentes, ce revenu se redresse nettement (+ 10,5 %), après le fort recul de 2013. Cette progression provient essentiellement des productions de vin et de lait.

L’excédent extérieur français en produits agroalimentaires se réduit, passant de 11,7 à 9,7 milliards d’euros.

A lire:

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Utilisation d’OGM: plus de libertés…


La Commission européenne a présenté les résultats de son réexamen du processus décisionnel pour l’autorisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’alimentation humaine et animale.

Ce réexamen découle des orientations politiques présentées au Parlement européen en juillet 2014, sur la base desquelles la Commission a été désignée.

Il confirme que des changements sont nécessaires pour tenir compte de l’avis de l’opinion publique dans les États membres et permettre à des gouvernements nationaux de faire davantage entendre leur voix à propos de l’utilisation d’OGM autorisés à l’échelle de l’Union dans l’alimentation animale (aliments pour animaux) ou humaine (denrées alimentaires).

Sur la base de ce réexamen, la Commission propose de modifier la législation afin de donner aux États membres plus de liberté pour restreindre ou interdire sur leur territoire l’utilisation, dans l’alimentation humaine ou animale, d’OGM autorisés à l’échelle de l’Union.

Dès aujourd’hui, l’approche vis-à-vis de l’utilisation des OGM est assouplie:

La proposition adoptée  par la Commission envoie un signal fort aux citoyens en leur montrant que l’Europe tient compte de leurs préoccupations, qui peuvent être différentes d’un pays à l’autre. La nouvelle approche vise à parvenir à un juste équilibre entre le maintien du système d’autorisation de l’Union et la liberté des États membres de statuer sur l’utilisation d’OGM sur leur territoire.

Puisqu’il est primordial de conserver un système de gestion des risques unique, garant d’un niveau de protection identique dans toute l’Union, le système d’autorisation actuel, fondé sur des preuves scientifiques et sur des règles d’étiquetage garantissant la liberté de choix des consommateurs, ne sera pas modifié.

Ce qui va changer, c’est qu’une fois qu’un OGM aura été autorisé à l’échelle de l’Union pour une utilisation dans l’alimentation humaine ou animale, les États membres pourront refuser qu’il soit utilisé dans leur chaîne alimentaire.

Les États membres devront prouver que leurs mesures de refus sont conformes au droit de l’Union, notamment aux principes du marché intérieur, et aux obligations internationales de l’Union, dont font partie intégrante ses obligations à l’égard de l’OMC. Les refus devront se fonder sur des motifs légitimes autres que ceux liés aux risques pour la santé humaine ou animale, ou pour l’environnement, qui sont examinés à l’échelle de l’Union.

Cette proposition reprend et complète les droits déjà accordés aux États membres pour les OGM destinés à la culture par la directive (UE) 2015/412, qui est entrée en vigueur au début du mois, sur la base d’un récent accord entre le Parlement européen et le Conseil.

L’Union européenne disposerait ainsi d’un ensemble cohérent de règles pour autoriser la culture d’OGM ou leur utilisation dans des denrées alimentaires et aliments pour animaux, permettant de tenir compte des préoccupations des États membres dans ces deux domaines.

La proposition législative va maintenant être transmise au Parlement européen et au Conseil, conformément à la procédure législative ordinaire.

Pour de plus amples informations:

Questions et réponses sur les politiques de l’UE en matière d’OGM (MEMO/15/4778)

Réexamen du processus décisionnel relatif aux OGM dans l’UE: Questions et réponses (MEMO/15/4779)

Site web de la DG SANTE

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L’agriculture en 2013 en France et en Europe


En 2013, dans l’Union européenne à 28, la valeur de la production agricole est quasi stable, la hausse des volumes produits compensant la baisse des prix. Comme la valeur des consommations intermédiaires augmente, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif en termes réels diminue (- 1,3 % en moyenne), après une stagnation en 2012.

En France, selon les données provisoires les plus récentes, ce revenu, après trois années de croissance, est en forte baisse (- 19,8 %) en raison de la chute des prix des grandes cultures et de la hausse des prix des consommations intermédiaires.

L’excédent extérieur français en produits agroalimentaires (y compris le négoce international) progresse légèrement, à 11,7 milliards d’euros.

En France, la valeur de la production agricole diminue

En 2013, en France, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif diminue fortement, alors qu’il augmentait depuis trois ans. Hors subventions sur les produits, la valeur de la production de la branche agricole décroît en effet de 4,2 % par rapport à 2012 : elle baisse pour la production végétale (-  8,4 %), alors qu’elle continue à progresser pour la production animale (+ 2,1 %). Les volumes produits se replient légèrement pour les deux types de production, mais les prix évoluent différemment.

Ceux de la plupart des productions végétales diminuent, en lien avec l’abondance des disponibilités mondiales. Ceux des productions animales s’accroissent, soutenus par la modestie de l’offre ; la seule exception concerne les œufs, qui sont en surproduction.

Production végétale : les prix chutent pour les grandes cultures

Le prix de la production végétale (hors subventions sur les produits) diminue en moyenne de 7,3 %. Les cours des céréales, oléagineux et protéagineux chutent, après l’envolée de 2012, en raison de la hausse des disponibilités ; en effet, la production mondiale est abondante et les stocks se sont reconstitués. Les prix des pommes de terre reculent également fortement : alors que l’offre européenne augmente, la demande intérieure est peu dynamique du fait du climat doux de l’hiver, défavorable à la consommation. En revanche, les prix des fruits poursuivent leur progression en lien avec une récolte de fruits d’été peu abondante. Les prix des vins continuent à s’apprécier malgré la hausse de la récolte en 2013, celle de 2012 ayant été historiquement basse.

Parallèlement, la production végétale recule de 1,1 % en volume en 2013. Les récoltes de céréales baissent légèrement : elles progressent pour le blé tendre en raison d’une hausse des surfaces, mais elles diminuent pour les autres céréales, notamment le blé dur, les rendements ayant pâti des conditions climatiques défavorables.

Les productions de colza et de protéagineux chutent sous l’effet d’une baisse conjointe des surfaces et des rendements. En revanche, les récoltes de fruits, notamment celles de pommes et poires, se redressent en 2013, après un fort recul en 2012.

Il en est de même pour les pommes de terre, dont les surfaces augmentent, stimulées par les cours élevés de la campagne précédente. La production de vins se redresse globalement : elle augmente pour les vins courants et le champagne, mais elle continue à se réduire pour les autres vins d’appellation.

Production animale : les volumes baissent et les prix augmentent

La production animale décroît de 0,7 % en volume. Le recul se produit pour toutes les catégories, sauf pour les œufs. La production d’ovins poursuit sa baisse tendancielle. Celle de veaux se replie à nouveau en 2013, l’offre s’adaptant à une demande qui baisse en France comme à l’exportation. Il en est de même pour la production de gros bovins, les abattages se réduisant sous l’effet d’une baisse des disponibilités dans les élevages, pour toutes les catégories de bovins sauf pour les taurillons.

Les abattages de volailles diminuent, la progression pour les poulets ne compensant pas le repli pour les canards et surtout les dindes. La collecte laitière régresse en 2013, comme en 2012, même si elle repart à la hausse depuis juillet 2013 sous l’effet d’une réévaluation du prix du lait.

En revanche, quasiment stable en 2012, la production d’œufs se redresse très nettement, après la forte baisse de 2011 due aux travaux de mise aux normes des bâtiments.

Le prix de la production animale (hors subventions) s’accroît en moyenne de 2,8 % en 2013. Pour le bétail, les prix s’accroissent à nouveau sensiblement pour les gros bovins et les ovins, soutenus par la modestie de l’offre, mais plus modérément pour les porcins et les veaux.

La hausse des prix est modérée pour les canards, mais plus soutenue pour les poulets et les dindes ; les mises en place de dindes ont été réduites pour s’adapter à la demande tandis que les ventes de poulets sont dynamiques, tant sur le marché intérieur qu’à l’exportation. Le prix du lait se redresse sous l’effet du renchérissement des cours des produits laitiers industriels.

En revanche, après une flambée en 2012, le prix des œufs chute dans un contexte de surproduction.

Le coût des intrants continue à s’élever

La valeur des consommations intermédiaires s’accroît en 2013 (+ 3,1 %), pour la troisième année consécutive. Le prix de l’ensemble des consommations intermédiaires augmente, à un rythme toutefois moins soutenu qu’en 2011 et 2012, et la hausse des volumes est à nouveau modérée. Premier poste, les dépenses pour l’alimentation animale progressent de 4 % en valeur malgré un léger recul des volumes consommés ; avec l’envolée des cours des céréales en 2012, qui s’est poursuivie début 2013, les prix se sont renchéris.

Les dépenses pour l’achat d’engrais se redressent fortement (+ 8,6 %) : les prix restent élevés et les quantités utilisées augmentent très sensiblement après une baisse en 2012. Les achats de produits de protection des cultures s’accroissent à nouveau sous l’effet des hausses des prix et des volumes, le recours aux fongicides s’étant renforcé en raison du climat froid et humide du printemps.

En revanche, la facture énergétique diminue avec le recul moyen des prix : la baisse des cours des produits pétroliers fait plus que compenser les hausses des prix de l’électricité et du gaz.

Le revenu des facteurs de la branche agricole se replie fortement

Le montant total des subventions à la branche agriculture diminue à nouveau : il passe de 9,5 milliards d’euros en 2012 à 9,1 milliards en 2013. Les subventions sur les produits baissent encore de 1,1 %, en prolongement des décisions prises lors du Bilan de santé de la politique agricole commune.

Les subventions d’exploitation, qui constituent désormais les principales aides directes à l’agriculture, fléchissent également : le paiement unique diminue en 2013, mais les aides agroenvironnementales se stabilisent, après une baisse marquée en 2012.

Dans ce compte provisoire de l’agriculture, le revenu des facteurs de la branche agricole diminue fortement en 2013 (- 19,9 %), après trois années de croissance . L’élément déterminant de cette baisse est le recul de la valeur de la production agricole, auquel s’ajoute l’augmentation des charges et de la consommation de capital fixe.

Comme l’emploi agricole total diminue de 0,9 %, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif recule un peu moins vite : - 19,2 % . En termes réels, il chute de 19,8 %, après trois années de hausse (+ 1,2 % en 2012, + 4,6 % en 2011 et + 41,2 % en 2010). Il retrouve le niveau de 2008, proche de celui de la moyenne du début des années 2000.

L’excédent du commerce extérieur reste stable en 2013

En 2013, l’excédent du commerce extérieur en produits agroalimentaires (hors négoce international) atteint 10,7 milliards d’euros : 4,3 milliards pour les produits agricoles bruts et 6,4 milliards pour les produits transformés. Après une progression en 2011, il reste quasiment stable depuis deux ans. L’excédent se replie nettement avec l’Union européenne, mais il croît avec les pays tiers.

L’excédent augmente de 610 millions sur les produits agricoles bruts, après une baisse en 2012, qui suivait elle-même un niveau record en 2011. Au contraire, l’excédent se réduit de 669 millions sur les produits transformés, entièrement du fait de la dégradation des échanges avec l’Union européenne.

Pour les produits agricoles bruts, l’amélioration du solde provient de la croissance des exportations (+ 9,1 % en valeur), portée par la nette progression des volumes (+ 7,3 %), celle des prix étant modérée (+ 1,6 %). En raison d’une hausse des volumes, les importations augmentent aussi, mais à un rythme moins soutenu (+ 6,7 %).

L’excédent s’améliore principalement pour les céréales, notamment le blé tendre (+ 735 millions d’euros) et l’orge (+ 399 millions), du fait de la progression des volumes exportés. L’excédent en pommes de terre bénéficie de l’envolée des prix. En revanche, il diminue pour les animaux sous l’effet de la baisse des exportations de gros bovins. Le solde en oléagineux devient déficitaire avec l’envolée des importations. Le déficit en fruits et légumes frais continue à se dégrader.

L’excédent en produits transformés se réduit (- 9,4 % en valeur). La hausse de la valeur des exportations est due aux prix, les volumes étant en léger recul ; la progression des importations est plus importante. L’excédent en boissons alcoolisées est stable, mais ceux des produits de l’industrie sucrière et des produits laitiers se réduisent. Les déficits en produits transformés à base de viandes et en huiles et graisses s’aggravent à nouveau.

En Europe, le revenu des facteurs par actif en termes réels diminue

D’après les comptes prévisionnels établis en janvier 2014, dans l’Union européenne à 28  la valeur de la production agricole hors subventions en 2013 est quasi stable en termes réels (+ 0,2 %) : les volumes augmentent (+ 2,0 %) alors que les prix baissent (- 1,8 %). La production végétale diminue en valeur (- 1,7 %) : les croissances des volumes de production de céréales et d’oléagineux (+ 8,1 % et + 13,3 % respectivement) ont entraîné une forte baisse de leurs prix (- 17,9 % et - 21,9 %) ; inversement, les prix des pommes de terre renchérissent à nouveau (+ 23,6 %) malgré la faible hausse de la production (+ 1,2 %) ; enfin, fruits et vins augmentent à la fois en volume et en prix.

La croissance de la production animale en valeur résulte de la seule hausse des prix (+ 2,4 %). L’augmentation du prix de production est particulièrement marquée pour le lait (+ 9,5 %) alors que celui des œufs se retourne à la baisse.

Les consommations intermédiaires augmentent de 0,7 % en termes réels, les hausses en volume des consommations d’énergie (+ 1,6 %) et d’engrais (+ 4,4 %) étant atténuées par les baisses de leurs prix. Les autres charges nettes s’alourdissent légèrement, si bien que le revenu des facteurs par actif baisse (- 1,3 % en termes réels), après deux années « hautes ».

Il recule dans 16 des 28 États membres. Les plus fortes progressions ont lieu aux Pays-Bas (+ 11,5 %), à Malte, en Espagne et en Roumanie ; les baisses les plus marquées le sont en Estonie (- 17,6 %), France, Croatie et Allemagne, tirées par la chute des prix des céréales.

Depuis l’année 2005, dans l’ensemble de l’Union européenne à 28, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif a augmenté de 28,7 % en termes réels, selon les données disponibles fin janvier 2014.

Il a progressé dans 23 pays. Dans les États de l’ancienne Union européenne à 15, ce revenu n’a augmenté globalement que de 17,7 %, mais avec de fortes disparités. Il a notamment reculé en Irlande (- 17,7 %) et au Luxembourg (- 13,4 %). Dans le même temps, il a augmenté de plus de 40 % au Danemark (+ 82,3 %), au Royaume-Uni (+ 46,4 %) et en Suède (+ 42,2 %).

La France se situe légèrement en dessous de la moyenne. Dans trois des nouveaux États membres (Estonie, Hongrie, Lituanie), il a augmenté de plus de 75 % et il a plus que doublé en Slovaquie. Ces bons résultats sont dus essentiellement à la forte réduction des effectifs agricoles.

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Excellente qualité de l’eau pour la plupart des sites de baignade européens


La qualité de l’eau des plages, des rivières et des lacs d’Europe a d’une manière générale été très satisfaisante en 2013, puisque plus de 95 % des sites étaient conformes aux exigences minimales. Les chiffres montrent que les eaux côtières ont fait légèrement mieux que les eaux de baignade intérieures.

L’ensemble des sites de baignade de Chypre et du Luxembourg ont été jugés de qualité «excellente». Ces pays étaient suivis de Malte (dont 99 % des eaux ont été classées dans cette catégorie), de la Croatie (95 %) et de la Grèce (93 %). À l’autre extrémité du classement, les États membres de l’Union européenne ayant enregistré la plus forte proportion de sites jugés de qualité «insuffisante» sont l’Estonie (6 %), les Pays-Bas (5 %), la Belgique (4 %), la France (3 %), l’Espagne (3 %) et l’Irlande (3 %).

Le rapport sur la qualité des eaux de baignade publié chaque année par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) évalue la qualité de l’eau sur 22 000 sites de baignade situés dans l’UE, en Suisse et, pour la première fois, en Albanie. Parallèlement à ce rapport, l’AEE a mis en ligne une carte interactive permettant de voir comment se sont classés les différents sites de baignade en 2013.

M. Janez Potočnik, commissaire chargé de l’environnement, a déclaré: «C’est une bonne chose que la qualité des eaux de baignade européennes se maintienne à un niveau élevé. Cependant, nous ne pouvons pas nous permettre de baisser la garde, s’agissant d’une ressource aussi précieuse que l’eau. Nous devons continuer à faire en sorte que nos eaux de baignade et notre eau potable, tout comme nos écosystèmes aquatiques, soient totalement protégés.»

M. Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE, s’est exprimé en ces termes: «La qualité des eaux de baignade européennes s’est améliorée au cours des deux dernières décennies – le temps où nous rejetions de grandes quantités d’eaux résiduaires directement dans les cours d’eau est révolu. Aujourd’hui, ce sont les charges polluantes associées aux fortes pluies et aux inondations qui posent problème. Ces phénomènes peuvent causer un débordement des systèmes d’évacuation et drainer les bactéries fécales présentes dans les terres agricoles vers les eaux des fleuves, rivières et océans».

Les autorités locales assurent un suivi par échantillonnage des plages locales et collectent les échantillons au printemps et tout au long de la saison balnéaire. Les eaux de baignade peuvent être classées comme étant de qualité «excellente», «bonne», «suffisante» ou «insuffisante». Le classement est effectué en fonction de la quantité de bactéries de deux types indiquant une pollution par les eaux usées ou par les activités d’élevage. Ces bactéries peuvent entraîner certaines manifestations pathologiques (vomissements et diarrhée) en cas d’ingestion.

L’évaluation de la qualité des eaux de baignade ne prend pas en considération les déchets, la pollution et d’autres éléments préjudiciables au milieu naturel. Alors que la plupart des sites de baignade sont suffisamment propres pour ne pas présenter de danger pour la santé humaine, les écosystèmes des cours d’eau européens sont pour un grand nombre dans un état préoccupant.

Le constat est clair en ce qui concerne les mers et océans d’Europe: il ressort d’une évaluation récente que les écosystèmes marins européens sont menacés par le changement climatique, la pollution, la surpêche et l’acidification. La pression exercée par ces différents facteurs devrait encore augmenter.

Eaux de baignade: éléments clés

Tandis que plus de 95 % des sites de baignade étaient conformes aux exigences minimales, 83 % se sont classés dans la plus haute catégorie (qualité excellente). Seuls 2 % ont été jugés de qualité insuffisante.

La proportion de sites répondant aux exigences minimales en 2013 était à peu près la même qu’en 2012. Toutefois, la proportion de sites de qualité excellente est passée de 79 % en 2012 à 83 % en 2013.

En ce qui concerne le cordon littoral, la qualité de l’eau s’est légèrement améliorée, puisque 85 % des sites ont été classés comme étant de qualité excellente. En Slovénie et à Chypre, toutes les plages ont été jugées de qualité excellente.

La qualité des eaux intérieures semble quant à elle avoir légèrement reculé par rapport à la moyenne. Le Luxembourg est le seul pays dont tous les sites de baignade intérieurs ont été jugés de qualité excellente, suivi de près par le Danemark (94 %). En Allemagne, 92 % des quelque 2 000 sites de baignade intérieurs se sont classés dans la catégorie des eaux de qualité excellente.

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Les chercheurs volent au secours des abeilles


Un monde sans abeilles ?

N’y pensons pas ! Bien sûr, les produits de la ruche, miel, pollen, cire, nous manqueraient.

Mais surtout, ces super-pollinisateurs sont indispensables à l’agriculture.

Si on parle de tonnage, 35% de ce que nous mangeons dépend directement de leur travail silencieux.

Si on parle de diversité, c’est 84% des espèces cultivées en Europe et plus de 80% des espèces sauvages qui ont besoin de leurs pattes et de leur toison pour s’échanger du pollen et se reproduire. Alors, seriez-vous prêt à vous passer de la plupart des fruits et légumes ?

Pourtant, on le sait, les abeilles connaissent des moments difficiles. Pesticides, pathogènes, prédateurs invasifs rendent leur survie difficile.

Facteurs auxquels il faut ajouter l’agriculture intensive qui uniformise les paysages et prive les abeilles d’une alimentation constante, accessible et variée.

La mortalité hivernale des ruches a de quoi inquiéter : entre 20 et 30% en France, autour de 40% pour la Belgique et la Suède. De quoi désespérer les apiculteurs. Nombreux sont ceux qui jettent l’éponge.

Ceci est d’autant plus inquiétant que le monde agricole manque cruellement de pollinisateurs. L’Europe aurait besoin de 13,4 millions de colonies d’abeilles en plus pour ses cultures. Que faire ? Les chercheurs fournissent d’intenses efforts pour mieux comprendre les causes du déclin des abeilles, et notamment pour trouver les synergies entre facteurs environnementaux, produits phytosanitaires et maladies.

Efforts payants non seulement en termes scientifiques, mais aussi en termes politiques: ce sont bel et bien les résultats de leurs recherches, notamment celles menées dans les labos Inra, qui ont abouti au moratoire européen sur les insecticides néonicotinoïdes.

Les efforts des chercheurs pour déterminer les causes du déclin ne peuvent se passer d’une meilleure connaissance de l’abeille mellifère : sa physiologie, son alimentation, ses extraordinaires formes de communication, la structure sociale des colonies, les pratiques apicoles et surtout, la relation des abeilles avec les divers environnements et écosystèmes qu’elles peuvent rencontrer.

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L’Europe a plus besoin de ses éleveurs que du loup !


Plus de vingt ans après son retour en France, le loup affiche aujourd’hui une population en plein essor qui, malgré une politique d’accompagnement concertée à destination des éleveurs, représente une menace constante pour la pérennité du secteur pastoral ainsi que des espaces ruraux et montagnards que l’élevage contribue à entretenir et à sécuriser.

La multiplication des dommages et des victimes liées à cette propagation exponentielle de l’espèce lupine confirme la réelle incompatibilité entre « Grands Prédateurs » et élevage de plein air que dénoncent avec constance professionnels agricoles et élus.

La plateforme de concertation proposée par la Commission européenne sur la coexistence entre grands carnivores et troupeaux, doit entendre les réalités et les demandes des acteurs des territoires colonisés par le loup. La volonté absolue de protéger le loup ne doit pas se faire en effet au détriment de la dynamique économique et de la biodiversité des territoires ruraux !

Cette plateforme doit mettre à l’ordre du jour la révision du statut du loup dans la directive Habitat, que demandent les grandes organisations professionnelles agricoles que sont la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), Jeunes Agriculteurs (JA), les Chambres d’agriculture (APCA), la Fédération nationale ovine (FNO) et la Section nationale des propriétaires ruraux (SNPR) ainsi que l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM).

 » La préservation du pastoralisme est d’intérêt général et doit être prioritaire sur la protection des prédateurs tels que le loup.

Nous demandons donc à rencontrer le Commissaire européen en charge de l’environnement afin de faire entendre nos préoccupations et d’envisager des mesures qui protègent l’élevage de plein air dans les territoires de l’Union européenne où il est confronté à la présence des grands prédateurs » ont précisé les structures concernées.

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« L’Europe en débats » dans la banlieue lyonnaise


DÉBAT SUR LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2014

L’Europe en débats à Villeurbanne

24 avril 2014 – 18h-20h30
Palais du Travail – 9 place Lazare Goujon
Métro Ligne A – Gratte-Ciel

Ce débat est organisé par le Bureau d’information du Parlement européen à Marseille qui couvre la circonscription Sud-Est pour les élections européennes (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse).

Ce débat a la particularité d’avoir impliqué en amont les citoyens via des photos-messages sans tabou envoyées à la page Facebook du Bureau d’information du Parlement européen à Marseille crée pour  cet événement: https://www.facebook.com/events/1433642836874811/

Ont notamment contribué à mobiliser les citoyens en amont les associations et structures suivantes:
- ADEA – Centre de Formation au Diplôme d’Etat « Auxiliaire de Vie Sociale »
- Agir Tous Pour la Dignité (ATD) Quart Monde
- Bureau d’Information Jeunesse de Villeurbanne
- Cap Diverses Cités
- Centre d’Entraînement aux Méthodes de l’Education Active (CEMEA) Rhône-Alpes
- Centre d’Information Europe Direct – Maison de l’Europe et des Européens Lyon/Rhône-Alpes
- Espace Projets Interassociatifs (EPI)
- Institut National des Sciences Appliquées (INSA) Lyon
- Jeunes Européens Lyon
- Le Rize
- Parlement européen Jeunes Rhône-Alpes
- Ville de Villeurbanne

Le jour du débat, grâce à des boitiers de vote électronique, c’est le public qui décidera des questions à poser aux intervenants.

Sur invitation du Bureau d’information de Paris à tous les députés européens français, à ce jour, les députés européens qui ont confirmé leur présence sont :
- Malika BENARAB-ATTOU, Groupe des Verts / Alliance libre européenne
- Sylvie GOULARD, Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe
- Sylvie GUILLAUME, Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen
- Marie-Christine VERGIAT, Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique
- Karim ZÉRIBI, Groupe des Verts / Alliance libre européenne

Le contexte

Dans le cadre des élections européennes du 25 mai 2014, les Bureaux d’Information du Parlement Européen à Paris et à Marseille organisent un cycle de six débats intitulé « L’Europe en débats ».  Ces débats ont volontairement lieu dans des secteurs géographiques habituellement peu ciblés par ce type de manifestation afin d’informer les citoyens sur les enjeux des élections européennes.

Ces élections européennes, qui se dérouleront en un seul tour, sont très importantes car, en plus de choisir la majorité du Parlement européen, pour la première fois, les élections européennes vont permettre aux électeurs européens de peser sur l’élection du nouveau président de la Commission européenne.

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Air plus pur pour l’ Europe


Dès le début du processus de révision de la stratégie européenne, l’agriculture a été désignée comme l’un des secteurs devant être mis plus fortement à contribution.

Or, les efforts volontaires entrepris au niveau de la gestion de l’azote, de l’alimentation des animaux ou encore via la modernisation des bâtiments ont permis une réduction des émissions d’ammoniac de 28% ces dernières années au niveau de l’UE à 27.

La Commission européenne prévoit de revoir sa Directive relative aux plafonds d’émission nationaux (NEC) :

  • En imposant un objectif de réduction des émissions d’ammoniac (NH3), de 27% à l’échelle européenne, à l’horizon 2030.
  • En incluant un plafond pour le méthane et les particules (PM).


Elle envisage également de mettre en place une Directive sur les installations de combustion de taille moyenne (1MW et 50MW) pouvant avoir des conséquences sur le secteur des serres et sur les coopératives.

Pour 2020, la Commission s’est calée sur les objectifs fixés dans le protocole de Göteborg, par contre pour 2030, les objectifs ne nous paraissent pas réalistes et ne manqueront pas d’impacter fortement l’agriculture et en premier chef l’élevage.

Ces propositions seront discutées dans les prochains mois par les législateurs européens.

Les Chambres d’agriculture seront mobilisées au niveau français sur la déclinaison de la Directive NEC avec la mise en place, début 2014, du PREPA (plan de réduction des émissions). Elles veilleront aux impacts économiques et à la cohérence réglementaire.

Les Chambres d’agriculture se mobilisent pour l’amélioration de la qualité de l’air notamment à travers des actions de sensibilisation auprès des agriculteurs et la mise en place d’outils Recherche et Développement.

 » Le développement de l’engagement des exploitants agricoles dans le cadre de mesures volontaires en faveur de la qualité de l’air nous semble important, mais pour cela il faut une réelle prise en compte du rapport coût efficacité des mesures à mettre en place. Nous demandons une reconnaissance des efforts de réduction déjà entrepris au niveau du secteur agricole. » a précisé la chambre nationale d’agriculture.

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