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Concours des prairies fleuries: le Vercors à l’honneur


1Le concours des prairies fleuries en été créé en 2010 à l’initiative des Parcs Naturels Régionaux et des Parcs Nationaux.

Il entre au Concours Général Agricole en 2014 et concerne depuis, plus de 50 territoires organisateurs et près de 400 éleveurs candidats par an.

Dans l’idée de faire évoluer positivement et professionnellement le concours, les partenaires nationaux sous l’impulsion du CGA et du Ministère de l’Agriculture ont souhaité donner à travers ce changement de nom, une nouvelle impulsion au concours des prairies fleuries

Ainsi le concours des prairies fleuries est devenu en 2018 : Concours des Pratiques Agro-Écologiques Prairies et Parcours

Des objectifs inchangés

- Distinguer et promouvoir les pratiques favorisant les équilibres agro-écologiques de ces espaces et leurs contributions à l’accroissement de la qualité alimentaire des fourrages

– Sensibiliser l’ensemble des acteurs du monde rural et des territoires, à la préservation et à l’amélioration de la biodiversité des herbages naturels – Valoriser le dialogue entre acteurs des territoires et de l’élevage – Communiquer sur le lien entre biodiversité et qualité des produits – Promouvoir la notion de résultat agro-écologique dans les politiques agricoles.

Le Vercors était présent à travers deux candidats:

Sur le Salon de l’agriculture, deux lauréats du concours local du Vercors ont participé au fameux concours général des Prairies Fleuries pour suivre les traces de Franck Vigne, vainqueur 2017 dans la catégorie « pâturages exclusif » :

Ève Palacios, Ferme du Souillet( Noyarey) dans la catégorie « prairies de fauche » : Ève a réhabilité la ferme qu’elle a repris en 2008 et accueille aujourd’hui des jeunes en difficulté dans une ferme « de la deuxième chance » !

Nicolas Champurney de la Ferme de Savoyères ( Claix) dans la catégorie « prairies pâturées »

Ce dernier obtient une 1ère place, tout simplement, en catégorie pâturage exclusif.

La ferme de Savoyère située sur le piémont Nord du Parc du Vercors est spécialisée en Ovin viande, race Grivette, Bio, vente directe.160 brebis. 46ha de prairies.

Le jury a retenu les critères suivants pour lui attribuer le 1er prix:

- Grande parcelle hétérogène, biodiversité exceptionnelle.
- La parcelle joue un rôle important en été pour finir les agneaux à l’herbe. La conduite au fil valorise bien la valeur alimentaire pour des animaux qui ont des besoins forts. Elle est bien intégrée dans le système d’élevage malgré les contraintes du milieu.
- L’agriculteur s’investit sur cette parcelle, en cohérence avec la démarche générale sur la ferme.
- Les animaux sont rentrés la nuit pour faire face au loup, qui rend difficile et stressant la volonté de faire pâturer au maximum.

: Nicolas transmet sa passion aux plus jeunes en accueillant régulièrement des classes scolaires.

Eve Palacios obtient une brillante deuxième place en catégorie Fauche (et pâturage) / Plaine et Piémont / Moyen.

La caractéristique de son exploitation :Le Piémont Nord du Parc du Vercors
Ovin viande, vente directe 230 brebis,
49ha SAU, dont 25ha de prairies permanentes et 24ha de surfaces pastorales.Le jury a retenu les critères suivants:

- Les pratiques d’ouverture de cette parcelle en coteau contribuent à l’autonomie fourragère de l’exploitation, dans un contexte périurbain contraignant.
- Diversité intéressante, foin destiné aux agneaux (besoins forts) et pâturage qui valorise bien la végétation.
- Remise en état originale, progressive, en utilisant le pâturage au maximum, sans semi, et en lien notamment avec l’accueil de jeunes en difficulté, ce qui est d’autant plus méritoire.

Sans titre

Une fois de plus le Vercors s’est distingué à Paris..

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Le Vercors et ses prairies au Salon de l’agriculture..


Une belle prairie fleurie évoque aux citadins les balades champêtres. Pour un agriculteur, de belles prairies, riches en biodiversité, c’est aussi et surtout la promesse d’un bon fourrage.
Notons qu’il y a une faune et une flore inféodées aux pratiques agricoles, c’est-à-dire qui n’existeraient plus sans ces prairies de fauche et pâturées (sauge, knautie, la grande marguerite…). Elles remplissent également de nombreuses fonctions écologiques en lien avec la qualité de l’environnement (qualité des sols et de l’eau, recyclage des nutriments, habitat pour la faune, qualité esthétique des paysages…).
Sur le Salon de l’agriculture 2018, deux lauréats du concours local du Vercors participeront au fameux Concours général agricole des Prairies Fleuries pour suivre les traces de Franck Vigne, vainqueur 2017 dans la catégorie « pâturages exclusif » :

  • Ève Palacios, Ferme du Souillet (Noyarey), dans la catégorie « prairies de fauche » : Ève a réhabilité la ferme qu’elle a repris en 2008 et accueille aujourd’hui des jeunes dans une ferme « de la deuxième chance » !

  • Nicolas Champurney de la Ferme de Savoyères (Claix) dans la catégorie « prairies pâturées » : Nicolas transmet sa passion aux plus jeunes en accueillant régulièrement des classes scolaires
  • Créé à l’initiative des Parcs naturels régionaux en 2010, le concours des Prairies fleuries récompense le meilleur équilibre agri écologique des prairies et parcours.

    Ouvert à tous les territoires de France depuis son inscription au Concours général agricole (en 2014), plus de 250 éleveurs participent aux concours locaux chaque année.

    En 2017, le Concours local s’est déroulé sur 45 territoires en France. Les jurys locaux du concours ont parcouru les parcelles de plus de 300 éleveurs et ont désigné 48 lauréats locaux qualifiés pour le jury national. Le jury national désignera dans chaque catégorie de prairies et de parcours un lauréat qui sera récompensé lors de la cérémonie de remise des prix.

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A la découverte du Gîte de groupe du Souillet


Eve Palacios a acheté en 2005 une ferme sur les hauteurs de Noyarey, sur les contreforts du Vercors..35 hectares de terrain dont 10 hectares de foret. Le bâtiment d’habitation est vaste et Eve, qui a le sens du contact, se dit qu’un jour elle en consacrera une partie pour en faire un gîte.

En attendant elle le réhabilite, ainsi que la bergerie qui accueille 50 ovins faire du bois de chauffage.

En 2008, la réhabilitation de la bergerie est à l’ordre du jour afin d’accueillir 200 ovins.  Le projet d’hébergement refait surface.. Elle imagine un gîte de groupe. Pour affiner son projet elle fait appel aux techniciens de l’antenne départementale des gîtes de France. Le technicien  (Lionel André) a de suite cru en mon projet tout en reconnaissant  » qu’il y avait beaucoup de boulot et en me souhaitant bon courage.. »dit -elle avec un sourire malicieux.. Il faut dire que le bâtiment était tout simplement en ruines.

Le projet a également pu aboutir grâce à l’accompagnement permanent de l’architecte Gabriel TATIN qui a dessiné la bergerie, concu tous les plans de mise hors eau des ruines dans un premier temps et ensuite du permis d’aménagement qui a suivi dès 2012 et suivi les travaux et aussi aidé à « monter « les dossiers pour solliciter les aides des collectivités ainsi que pour obtenir les prêts bancaires

La propriétaire  s’est lancée alors  dans l’opération avec beaucoup de courage et de détermination..

Les travaux de la première étape sont terminée et le gîte de groupe a ouvert en ce début d’année 2018. Il peut accueillir confortablement 11 personnes réparties en 3 chambres.

Celles ci étant situées à l’étage et la salle de vie au rez de chaussée du bâtiment.

Eve cuisinière hors pair, prépare de bons petits plats à base des produits de la ferme ou des AMAP proches. Je vais créer une activité maraîchage de montagne afin de proposer encore plus de produits de la ferme dit-elle.. La petite restauration qu’elle propose déjà devant évoluer vers une activité de ferme auberge..

Elle propose des visites de la ferme avec un casse croûte, assiette froide à midi ou goûter l’après midi.

Elle appuie son idée comme quoi elle souhaite, à travers cette diversification et l’accueil de citadins  » mieux faire connaître notre métier, partager notre bonheur d’ être agriculteurs » .. Ils découvrent notre activité en période d’agnelage.. les biberons que l’on doit donner à toute heure de la journée et de la nuit.. dit-elle avec un brin de malice.

L’ensemble des travaux a coûté au bas mot 300 000 euros. Cela n’empêche pas la propriétaire d’avoir encire des projets.   » Si je gagne au loto je construit un espace pour créer un gîte de grande capacité. 32 places pour accueillir des classes scolaires et autres.J’ai cette idée qui est fixe, c’est ancré dans le cerveau alors d’une façon ou une autre j’arriverai à mes fins » dit-elle avec beaucoup de conviction.. Et ceci même si elle ne gagne pas au loto!!!

Eve Palacios, en cours de visite du gîte nous a montré les charpentes, poutres..  » celle ci proviennent de la propriété. Les arbres poussaient à 150 mètres d’ici. Abbattus, débardés et débités par une scierie mobile installée sur place Difficile de faire mieux!

Idéalement placé sur les contreforts du Vercors, à quelques encablures de Grenoble, des stations de sports d’hiver, à la croisée des chemins de randonnée, le gîte du souillet mérite le détour, une halte.. une visite.

Pour en savoir plus, réserver:  https://www.gites-de-france.com/location-vacances-Noyarey-Gite-de-sejour-Gite-Du-Souillet -38G281025.html

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Eve Palacios a posé son sac à Ezy..


Pas facile de résumer la carrière d’Eve Palacios en quelques lignes.. native de Grenoble, elle a suivi ses parents à Paris mais revenait passer ses vacances en montagne, un montagne qui fait partie intégrante de sa vie.. Elle souhaite vivre et travailler dans la nature.. Pendant 10 ans elle fait du débardage en Auvergne à  1100 mètres d’altitude  » croyez moi l’hiver ce n’était pas facile », achète une petite ferme..

Elle quitte cette région pour revenir sur ses terres d’origine et entre à la DDE  de l’Isère  » ou j’entretenais les voiries et autorouteJ metro paul-1s.. »et de nous révéler une anecdote:  » j’ai trouvé un logement à Echirolles, rue d’Auvergne.. »

Elle achète une ferme avec 6 hectares de terrain à La rivière tout en  » tombant amoureuse de Noyarey » . Sur les hauteurs de la commune l’exploitation de Paul, la ferme du souillet, au hameau d’Ezy,  est en difficulté, il y a 35 hectares de terrains dont 10 hectares de  forêt.  » Paul est d’accord  pour que je reprenne l’exploitation, il restera présent et tout se passera bien .. Il fait partie de la famille, c’est comme mon père  » se ravie Eve.. Paul a aujourd’hui 91 ans…!( Notre photo)

Nous sommes en 2005, il faut tout reprendre,  surtout au niveau de l’habitation et de la bergerie car Eve veut monter un élevage ovin et faire du bois de chauffage. Amis, connaissances vont l’aider et la structure de la bergerie sera faite en bois local.. » On a abattu 100 m3 de bois.. »

Elle élève des brebis avec leurs agneaux qui naissent sur place, vivent un maximum à l’extérieur, sont nourris d’ herbages naturels, grâce à des parc mobiles sont abattus à l’abattoir du Fontanil et vendus  localement via des AMAP et des points de vente proches.  » Difficile de faire plus local » se réjouit l’agricultrice qui fait aussi du bois de chauffage. bisou patou moutons-2

Elle passe environ 150 agneaux par an «   ils  sont d’excellente qualité, tendre et au goût d’agneau donc pas très fort, partent à 6/7 mois.  » Ils sont conditionnés en barquettes d’ 1/2 ou d’1/4 d’agneau.

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Eve Palacios a une troisième activité . Depuis 2011, elle s’est lancée dans l’accueil des jeunes:

– accueil des jeunes tout court qui, séduits par l’aspect pionnier des activités et l’ambiance famille où chacun a sa place, restent le noyau dur et viennent « donner la main »(petits enfants petits neveux, cousins et leurs amis ou même ancien stagiaires)

- accueil des jeunes en formation dans les Maisons Familiales Rurales en particulier celle de Vif, avec spécialité Gestion des Milieux Naturels et de la Faune et en particulier ceux qui ont des difficultés à trouver des stages

- accueil des jeunes à partir de Foyers comme le Village de l’ Amitié. Ils sont  parfois déscolarisés.

- accueil de jeunes en partenariat avec l’éducateur de rue de Noyarey.

 » Croyez moi , ils aiment bien venir ici.. l’ambiance est très bonne, ils travaillent bien et me disent souvent  » qu’ils sont heureux de faire un travail utile, et les midis je leur prépare d’excellents repas.. Ils me font de la pub en disant à leurs copains : allez chez Eve, on y mange bien.. et pourtant au niveau du travail je ne les ménage pas… »

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Le plus extraordinaire chez Eve est qu’elle se plait à dire: cette activité n’est pas très rentables au niveau financier mais elle est hyper rentable au niveau humain. Une association a été créée: »pose ton sac à Ezy » dont le fil conducteur est  » ferme de la deuxième chance ».

La Métro apporte bien évidemment son soutien,  » elle m’apporte une aide très précieuse, matériellement pour ouvrir des espaces.. »

Sachez enfin qu’elle a encore des projets,  appartenir au réseau des fermes buissonnières, ouvrir un gîte de groupe..

On en reparlera..

Gilbert PRECZ








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