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Apprenez à utiliser un chien de troupeau


Vous êtes agricultrices, agriculteurs, chefs d’exploitations, conjoints collaborateurs, aide familial, personne engagée dans une démarche d’installation (sur présentation d’une attestation du point info installation). La Fédération des Alpages de l’Isère vous propose les 30 septembre, 2 novembre et 19 novembre une formation « Dressage et utilisation du chien de troupeau » à la  Côte-St-André (Isère).

Les objectifs de cette formation sont de savoir choisir un chiot, connaître les règles pour éduquer et dresser son chien dans le but de l’utiliser efficacement et dans des conditions de sécurité, lors des manipulations de troupeau, y compris lors de chargement en bétaillère.

Le tarif de cette formation est de 60 euros par participant (pour les 3 journées). Pensez à vous inscrire dès maintenant.

A prévoir: une laisse, une chaine et gamelle d’eau pour votre chien,

- Les équipements nécessaire pour vous, pour l’intervention sur troupeaux

- Environ 12 euros par repas pour ceux qui souhaitent manger au restaurant à midi.

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Pour plus d’information, vous pouvez contacter la Fédération des Alpages de l’Isère

Adresse : La Grange, 38190 Les Adrets – Tel : 04 76 71 10 20 – Fax : 04 76 71 10 29 –

Email : federation@alpages38.org

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La FAI prépare sa mutation


L’assemblée générale de la fédération des alpages de l’Isère (FAI) aujourd’hui à Prapoutel, la 29e du nom, a été l’occasion d’évoquer  la situation difficile dans laquelle se trouve l’association et d’en débattre avec les participants, éleveurs, élus des communes, partenaires.

Le problème est essentiellement dû aux « difficultés d’accès aux crédits publics », comme le note le trésorier Roger Giraud. Même si le résultat 2009 est positif et affiche un excédent de 3 114€, les difficultés récurrentes de ces dernières années font que l’association doit reporter un passif de –120 000€ sur son exercice 2010.

Denis Rebreyend, éleveur et président de la FAI a souligné que cette année 2009 avait mobilisé élus et équipes techniques autour de cette question vitale. Des mesures ont été prises : mise en chômage technique des salariés de la FAI pendant 6 mois, non renouvellement d’un contrat (sur le tourisme en alpage) , départ anticipé du directeur, Yves Raffin, qui participait donc à sa dernière assemblée générale à ce titre (nous en reparlerons).

sénépi

Lors d'une démontagna, sur l'alpage du Sénépi

L’utilité de cet outil économique, d’aménagement et d’expertise qu’est la FAI, au service des élus, des éleveurs, des montagnards, n’est absolument pas en cause : « Le travail effectué par la Fédération des alpages satisfait éleveurs, élus des communes de montagne, explique Denis Rebreyend. Nos compétences sont appréciées par nos partenaires que sont le Conseil régional et le Conseil général. Les tâches demandées sont croissantes tant en volume qu’en qualité et nous avons été contraints de réduire de pratiquement 50% notre force de travail en temps. Quel paradoxe ! »

Un paradoxe qu’a saisi au vol Claude Blanc-Coquand, maire de Sainte-Agnès depuis 1977 et travaillant avec la FAI depuis 1982, pour appeler à la mobilisation et à la solidarité des différents acteurs de la montagne en faveur d’un pastoralisme durable et dynamique.

Dans un courrier adressé aux maires de l’Isère, l’élu invite notamment les personnes sensibles à « son coup de cœur » à manifester leur soutien via une cotisation solidaire : « La FAI, consciente des mutations nécessaires pour ne pas disparaître, se remet en cause et essaie de trouver de nouveaux axes mais ne pourra survivre si nous, les élus de montagne concernés, ne nous impliquons pas plus dans le fonctionnement et la défense de ce formidable outil à notre service », écrit-il notamment dans cette lettre.

Devant les participants de cette 29e AG, dans la salle des Ramayes où se déroulera du 13 au 16 octobre le IXe festival du film « Pastoralismes et grands espaces », Claude-Blanc Coquand  a donné sa vision des choses, chaleureusement applaudi : « La situation est grave pour les communes de montagne. Et on ne dira jamais assez que la FAI est un outil dont nous avons besoin. Si la fédération des alpages traverse une mauvaise passe, c’est que nous marchons sur la tête ! La pyramide est à l’envers. Et elle peut basculer à tout instant. Nous devons nous mobiliser pour rétablir l’équilibre ».

Jean Picchioni, président de l’association « Pastoralismes du monde », partenaire de la FAI et organisatrice du festival des 7 Laux, abonde dans ce sens : « Groupements pastoraux et communes de montagne vont devoir se payer ces services, si cette situation se perpétue. Je demande à nos partenaires de  consentir à nouveau une aide au fonctionnement (NDLR : et pas uniquement aux investissements comme c’est la règle) sinon nous ne pourrons continuer ».

On ne rappellera jamais assez l’utilité publique du pastoralisme comme de la sylviculture qui non seulement piègent le carbone mais contribuent à l’entretien des paysages, des espaces montagnards, à la prévention de risques naturels, au maintien de la biodiversité.

Des aspects souvent sous-estimés, qui sont pourtant le résultat d’une  organisation, d’un engagement , d’un travail séculaires qui ont un prix. Mais de prix, aucune trace. Les usagers de ces espaces montagnards en ont-ils conscience ? Pour Claude Blanc-Coquand, c’est un non catégorique. C’est pourquoi il plaide pour donner une véritable dimension à un dialogue citadins/ruraux, ville/montagne. Comme cela fut souligné, « un travail d’argumentaire est à travailler et à alimenter sans cesse »

Des signes de reprise encourageants

En Isère, le pastoralisme est un secteur d’activité qui représente environ 170 gestionnaires (groupements , communes, individuels), 25 000 UGB estivées sur plus de 78 000 ha d’alpages et de parcours.

Un secteur qui maintient son activité. Bruno Caraguel, chargé de mission formation, études, diagnostics, note en effet des signes de reprise sur la saison 2009 : « Les premiers retours de la bourse d’alpage 2010 tendent à confirmer le retour des éleveurs vers les stations d’alpage mais ils seront à confirmer en juillet-août. Ces signes de reprise sont  encourageants. Il y a une dynamique positive, il y a des attentes socio-économiques de la part des massifs. Les systèmes pastoraux semblent redevenir attractifs ». Comme le remarque Denis Rebreyend, « la saison 2009, marquée par des problèmes de ressource en eau sur certains secteurs , explique sans doute le regain d’intérêt des éleveurs pour réserver des places dans les groupements pastoraux ».

Reste qu’en dépit de ces signes de reprise, le contexte de précarité généralisée contraint l’association à réfléchir à sa mutation  à serrer les cordons de la bourse, à limiter ses actions. La réflexion est permanente. Faudra t-il abandonner le statut association loi 1901 ? Se transformer en société de services ? Ou tout envoyer paître…

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Coopération internationale : la FAI fait le bilan


La commission coopération internationale de la Fédération des alpages de l’Isère (FAI) s’est réunie vendredi 26 février à l’antenne de la Région Rhône-Alpes à Grenoble pour faire le bilan de l’année écoulée (1).

En préambule, Yves Raffin, directeur de la FAI, a annoncé qu’il quitterait la FAI fin juin  prochain. Il  a par ailleurs rappelé que la fédération des alpages serait désormais associée  à son partenaire, l’association Pastoralismes du monde (2) pour continuer la coopération décentralisée.

La commission, présidée par Xavier Jury, a dressé un bilan des actions engagées en 2009, au Sénégal, au Maroc, au Mali.

1/Actions de coopération avec le Sénégal

Le jumelage avec la Maison des éleveurs de Saint-Louis du Sénégal, région du Ferlo, en partenariat avec le Directoire des femmes en élevage (DIRFEL) continue. Actions dans le cadre de la coopération décentralisée entre la Région Rhône-Alpes et les régions de Saint-Louis et Matam, au Nord du Sénégal, région sahélienne d’élevage extensif, pratiqué depuis toujours par les Peuls, ethnie d’éleveurs semi nomades.

Les investissements réalisés depuis 2001 ont porté leurs fruits au niveau des aménagements pastoraux, avec la réfection de nombreuses installations d’abreuvement dans les forages et la construction de parcs de vaccination dont le premier a été inauguré à Fourrarate le 11 avril 2009.

De nouveaux enjeux pour la filière lait traditionnelle : le transport des produits jusque sur les marchés démarre grâce à la création d’un GIE de commercialisation sur Saint-Louis;  en outre, une unité laitière fonctionnant à l’énergie solaire  est en place à Bewedji (sud de Ndioum dans le Ferlo).

La participation au premier séminaire des Unions laitières collectives (ULC) du Nord Sénégal (9-10 avril 2009 à Saint-Louis) a été importante et les débats riches et prometteurs.

Les investissements en cours et l’élargissement des actions à la région de Matam ces dernières années devraient créer une nouvelle dynamique s’inscrivant toujours dans une démarche participative et un développement durable de l’élevage du Nord Sénégal.

- Dans le cadre des actions de coopération engagées  par le CG38 dans la région de Tambacounda (Sénégal oriental) la FAI a participé à une visite sur place en novembre 2009. La FAI continuera, si nécessaire, d’apporter son soutien au niveau de la filière viande (expertise technique, accompagnement des acteurs).

Enfin, une première mission réalisée par Anne Duvergé (VIE-FAI) dans  la réserve du Boundou a été effectuée en fin d’année 2009 (aide à la réalisation des plans de gestion, construction d’ouvrages liés à l’élevage).

2/Coopération avec la région de l’Oriental, au Maroc

La FAI a engagé des actions de partenariat avec l’ANOC (association nationale ovine et caprine), basées sur un partage d’expériences. Un chien a été offert pour la conduite des troupeaux en avril dernier (voir articles de sillon38 sur ce sujet).

L’idée de rapprocher les massifs de Belledonne et de Beni Snassen fait son chemin. La FAI et Gîtes de France Isère iront prochainement sur place pour faire part de leur expérience en matière de tourisme rural et pastoral et favoriser le transfert de compétences.

3/Coopération avec le Mali

L’association Tassaq-Daouna, de Tombouctou, qui a participé à deux éditions du Festival des 7 Laux, a pu constater les points communs existant entre les éleveurs des Alpes et les éleveurs du Mali.

Yves Raffin s’est rendu sur place en mars 2009, sur la commune de Gargando (près de Tombouctou), où il a rencontré non seulement l’association Tassaq-Daouna mais aussi les élus régionaux et locaux. Les problèmes rencontrés par les bergers et les éleveurs sont en particulier: l’insuffisance des points d’eau, de pâturages et de couverture sanitaire, le manque d’organisation des éleveurs.

Une convention d’intention de coopération a été signée entre la FAI et l’association Tassaq-Daouna.

Deux rendez-vous essentiels cette année 2010 pour la coopération internationale :

- le Festival Pastoralismes et grands espaces des 7 Laux (13 octobre-16 octobre 2010)

- la Semaine de la solidarité internationale en Grésivaudan (13-21 novembre 2010, à laquelle la FAI est associée.

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(1) Participaient à cette réunion Denis Rebreyend, président de la FAI, Xavier Jury (FAI), J.Y Sillans (FAI), Yves Raffin, directeur de la FAI, Emmanuel Mingasson (RESAGRI), Pierre Béranger-Fenouillet, conseiller municipal de Chambéry, Roland Farconnet (AFDI), Olivier Hugonnard, président APAO, Anne Duvergé (VIE-FAI), Perrine Delamarre (DU IER), Colette Mayvial (Artisans du monde- Crolles).

(2) L’association Pastoralismes du monde, présidée par Jean Picchioni, est organisatrice du Festival « Pastoralisme et grands espaces » qui se tient tous les deux ans depuis 1994  aux 7 Laux. La prochaine édition a lieu du 13 au 16 octobre 2010.

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L’appel de la montagne à vaches


La Fédération des alpages de l’Isère (FAI), via sa commission Tourisme-patrimoines-cultures, que préside Pierre Ostian s’efforce depuis une quinzaine d’années de valoriser les atouts touristiques que représentent les alpages de l’Isère pour la montagne estivale. Au départ, en 1993, date de la création du premier gîte d’alpage, l’objectif était essentiellement de pérenniser les emplois des bergers. Depuis quelque temps, comme l’a souligné Yves Raffin, la FAI place au rang de priorité l’accueil en alpage, mobilisant les énergies et les partenaires pour que cette forme d’hébergement trouve une  place durable dans l’offre de tourisme rural.

maison besse en oisansLa création de la Maison départementale des alpages de Besse-en-Oisans, en 2002, lieu de patrimoine autant qu’outil professionnel, conforte cette volonté d’ouverture au public d’un monde jusqu’alors assez distant car tout à sa tâche. Et elle démontre un peu plus chaque année que le public est demandeur de ces escapades en montagne à vaches, de ces pâturages haut perchés où l’on n’est jamais seul.

Aux beaux jours, la Maison des alpages propose aux touristes différentes animations qui vont de la sortie en alpage agrémentée d’une rencontre avec les bergers (1), à la démonstration des chiens de conduite, en passant par la nuit du cinéma pastoral, et des voyages en alpage à thèmes (conte, écriture, photographie, aquarelle, musique, etc.). Une invitation à l’évasion, à la portée de tous, et qui fait de plus en plus d’adeptes.

Le gîte de La Molière, dans le Vercors.

Le gîte de La Molière, dans le Vercors. On ne compte plus que quatre gîtes d'alpages en Isère.

Le bilan de l’année 2009 a été  présenté par Pierre-Julien Cournil, jeudi 10 décembre aux Adrets, en présence d’Yves Raffin, directeur de la FAI, du président de la commission Pierre Ostian, de Vincent Charrière, berger de l’alpage de La Molière (Vercors), d’Aymeric Montagnier (CG38), d’Yves Exbrayat, directeur de la Maison de la montagne de Grenoble, de Mme Josette Garcin, maire de Cordéac, et de Régine Dublet, étudiante en Master Développement et marketing des territoires et des aménagements touristiques (Lyon2), auteur d’un rapport de stage  intitulé « Le pastoralisme, les alpages, le tourisme : quel avenir commun ? ».

Ce bilan 2009 montre que tous les massifs sont concernés par des animations valorisant les patrimoines pastoraux (Belledonne, Oisans, Vercors, Matheysine). Les résultats indiquent que les projections de films (2), issus pour la plupart du Festival du film Pastoralisme et grands espaces des 7 Laux, et les sorties en alpages ont décollé.

Ce sont vraiment des « produits » qui plaisent aux estivants car, le décor aidant, c’est chaque fois une ambiance particulière, des échanges chaleureux, des moments uniques partagés, des repas tirés des sacs qui ont une saveur inattendue. Ici, pas de folklore mais des échanges directs, spontanés.

Vincent Charrière, berger sur l’alpage de La Molière depuis des lustres  et gérant du gîte du même nom, est tombé sous le charme du cinéma : « La projection en plein air, c’est prodigieux! L’écran 4×3, impressionnant ! Nous avons organisé une soirée « ciné couverture » dont je me souviens encore ». D’autres garderont longtemps en mémoire les accords du récital de violon donné sur l’alpage du Mollard.

Les gîtes d’alpages: une formule en devenir

Faute de moyens, faute d’une réelle mobilisation des partenaires, faute aussi de rentabilité parfois, le tourisme pastoral a du mal à se faire un chemin. Le nombre de structures d’accueil en alpage (Maisons des alpages, gîtes d’alpage, points de vente de produits) chute peu à peu depuis 2004. Pour ce qui est de l’hébergement, on recensait 11 gîtes en 2004. Il n’y en a plus que quatre : La Molière (Vercors), Combe madame (Belledonne), l’Oule (Belledonne) et le Pré du Mollard (Belledonne). Des gîtes qui fonctionnent bien et dont les gérants sont globalement très satisfaits de leur saison 2009.

L'alpage de Bachilianne. A côté de la bergerie, la commune de Cordéac souhaite ouvrir une chambre d'hôte.

L'alpage de Bachilianne (photo bivouak.net).

L’an prochain, ils ne seront plus que trois. La gestionnaire du gîte de Combe Madame a fait savoir qu’elle allait cesser son activité en 2010. Un projet communal de chambre d’hôte d’alpage est à l’étude à Cordéac, comme l’a confirmé Mme Garcin. Le mode de gestion n’est pas encore arrêté. Le gîte, assez grand pour accueillir une famille, se situe sur l’alpage de Bachilianne, sur l’itinéraire du Tour de l’Obiou .

Un berger a ses quartiers là-haut et une vue imprenable. Mais seul, il ne peut s’occuper du gîte. Ses brebis l’occupent à plein temps. L’idéal serait qu’il ait une compagne et plus si affinités. En attendant, la mairie cogite.

fromagerie Ch

Sur l'alpage du Charmant Som, en Chartreuse

Idem pour les points de ventes : ils sont à la baisse. La vente de laine sur l’alpage de Tignieux a cessé en 2005, la fromagerie du habert des Fanges en 2008 (le gîte d’alpage a été requalifié en refuge en alpage). Au col de Sarenne, pour cause de départ à la retraite du berger, l’élevage de chèvres s’est arrêté en 2009. L’alpage n’a pas été repris.

Une opportunité pour la montagne estivale

Régine Dubet qui a donc consacré son travail de Master au thème pastoralisme/tourisme, estime pourtant que « le pasto-tourisme est une opportunité pour renforcer l’attractivité touristique de la montagne estivale ». Elle fait néanmoins le constat que c’est encore « une offre de tourisme non reconnue ».

Contrairement aux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie qui ont une très longue tradition fromagère (Beaufort, Reblochon, Tomme des Bauges, Bleu de Termignon, etc.), l’Isère a très peu d’alpages laitiers. On dénombre trois points de vente en alpage : la fromagerie du Charmant Som (Chartreuse), la fromagerie d’Huez (Oisans), la fromagerie d’Aiguebelle (Belledonne).

La réalisation d’un Tour de Belledonne, projet conduit en partenariat avec l’association Espace Belledonne, permettrait de redynamiser le tourisme estival en alpages ou « pasto-tourisme ».

Reste à équiper cet itinéraire, à élaborer un maillage des hébergements nécessaires. Les gestionnaires de gîtes d’alpages et de refuges  contactés sont prêts à participer à ce projet. Des rapprochements avec la Savoie (La Communauté de communes de La Rochette, la commune de Saint-Colomban-les-Villards ont manifesté leur intérêt pour ce projet) ont eu lieu dans la perspective d’étendre ce Tour sur l’ensemble du massif. Une convention est en cours d’élaboration de même qu’une première cartographie des itinéraires possibles.

En ce qui concerne le financement d’un tel projet, l’hypothèse est évoquée d’une éligibilité au programme Leader, sous une appellation du type « Coordination Savoie-Isère du Tour des alpages de Belledonne ».

Le Groupement pastoral du Sénépi organise depuis longtemps des visites de l'alapge pour les scolaires

Le Groupement pastoral du Sénépi organise depuis longtemps des visites de l'alpage pour les scolaires

Dans tous les cas, chacun s’accorde à reconnaître qu’une petite campagne de communication s’impose pour faire connaître et promouvoir ces richesses encore méconnues que constituent les alpages. Le grand public a sans doute tendance à les oublier estimant que la montagne, c’est la neige et les sports d’hiver. Non. C’est aussi la montagne à vaches. Celle qui accueille les transhumants. Celle où l’on trouve en abondance herbe et eau. Cette montagne à la fois « débonnaire » et « tutélaire », comme l’écrit Roger Canac qui fut en son temps un jeune pâtre du Lagast (3) avant de s’éprendre des Alpes et de l’Oisans.

Le monde du pastoralisme reste à découvrir. Il existe depuis Mathusalem. C’est tout une histoire. Qu’on ne se lasse pas d’entendre. Si vous le voulez, elle vous sera racontée sur grand écran, ou de vive voix au gîte, à la veillée.

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(1) Cette année, faute de financements, ces Rencontres avec les bergers ont été réalisées uniquement à Besse-en-Oisans. Yves Raffin a assuré bénévolement l’animation de ces journées

(2) 120  spectateurs à La Mure, cent à Villard-de-Lans. Dans les petites communes de montagne, notamment dans celles où l’on avait organisé un repas (sous forme d’ assiette du berger) avant la projection (Les Adrets, Cholonge), on a enregistré entre 30 et 60 spectateurs par projection.

(3) Le Lagast est une montagne du Rouergue qui culmine à 928m. Lire « Réganel ou la montagne à vaches », de Roger Canac, Ed.Glénat, 1994

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Fêtes de la transhumance: demandez le programme!


La montée à Combe Madame, dans le massif de Belledonne (photo FAI)

Les fêtes qui accompagnent la montée des troupeaux en alpage sont toujours des grands moments de convivialité et de liesse. Elles ont commencé dans le sud. A Saint-Rémy-de-Provence, par exemple, la 26e du nom s’est déroulée le lundi de Pentecôte.  2500 moutons des Alpilles ainsi que des chèvres du Rove, des ânes accompagnés de leurs bergers et de leurs chiens, dans les rues du centre ancien. Chez nous, en Isère, ce sont  les Corpatus qui donneront le coup d’envoi, jeudi 11 juin.

Grâce au concours de la fédération des alpages de l’Isère (FAI), nous vous donnons un programme des festivités organisées dans les communes à l’occasion de la montée en estive. C’est un monde à découvrir. Celui des bergers, de leurs troupeaux, de leurs chiens. Grosse ambiance. N’hésitez pas à aller voir de près cet événement qui rythme la vie pastorale depuis toujours.

- Le jeudi 11 juin : Fête de la transhumance à Corps. Contact : ADT 04.76.300.457 ou Maison du tourisme 04.76.300.385

- Le dimanche 14 juin : Fête de la transhumance à Allevard- Contact : Office de tourisme du Pays d’Allevard au 04.76.45.10.11

- Du 19 au 21 juin, fête de la transhumance de Die. Le troupeau part de Die le samedi 20 pour arriver au col de Rousset dimanche matin où aura lieu un grand marché paysan. Possibilité de randonnée accompagnée pour suivre le troupeau et les bergers avec Vercors Escapade (04.75.22.07.62). Infos complémentaires auprès de l’OT de Die: 04.75.22.03.03

- Le dimanche 21 juin : Atelier d’aquarelle lors de la montée en alpage de Combe Madame (communes de Pinsot, la Ferrière); Contact:Fédération des Alpages de l’Isère au 04.76.71.10.20

- Tous les jeudis du 2 juillet au 4 septembre : « Rencontres avec les bergers » à Besse-en-Oisans. Contact : Maison des Départementale des Alpages de Besse en Oisans au 04.76.80.19.09

- Le dimanche 5 juillet: Fête de la trasnhumance à Lavaldens. Environ 1000 moutons, qui viennent de Savournon, village du pays du Buëch, vont remonter la  vallée de la Roizonne.

- Du 19 au 26 juillet  : Semaine du Pastoralisme à Besse-en-Oisans. Contact : Maison des Départementale des Alpages de Besse en oisans au 04.76.80.19.09

- Les 25 et 26 juillet : Fête du Bleu à Saint-Nizier-du-Moucherotte (Vercors). Contact SIVER (Syndicat Interprofessionnel du Bleu du Vercors-Sassenage) au 04. 76. 94. 38. 30

- Le dimanche 2 août : Batailles de Reines à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Contact OT Saint-Pierre-de-Chartreuse au 04.76.88.62.08

- Les 15 et 16 août : Fête de l’alpage à Gresse-en-Vercors. Contact:Office de tourisme de Gresse en Vercors au 04 76 34 33 40

- Le dimanche 30 août à Fond d’Urle-Chaud Clapier, foire des bergers. 11 h arrivée du troupeau à l’estive sur le site de Font d’Urle . Jusqu’à  17 h : animations avec des ânes : bâts traditionnels, démonstrations diverses, parcours d’obstacles.  Après-midi :  travail de chien de troupeaux, promenades avec ânes, en calèche et à cheval.

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La FAI en AG à Mens: instructions avant l’estive


Après l’Oisans l’an dernier (c’était aux Deux-Alpes) la Fédération des alpages de l’Isère avait choisi le Trièves pour tenir son assemblée générale. Une première pour le président Denis Rebreyend, élu le 29 mai dernier pour succéder à Fernand Sillon qui, aux Deux-Alpes, avait exprimé son souhait de passer la main.  C’est donc le nouveau président, éleveur de son état (en Matheysine), qui présidait cette assemblée, remerciant Annette Pellerin, maire de Mens et conseillère générale, de son accueil. Eliane Giraud, conseillère régionale à l’Agriculture, participait aux travaux et Christian Nucci vice-président du Conseil général à l’Agriculture, a tenu à faire le lever de rideau.

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La remise des sonnailles à Annette Pellerin, maire de Mens et conseillère générale, en présence de Denis Rebreyend et Yves Raffin

La FAI qui a profité de cette AG pour revoir la rédaction de trois articles de ses statuts est « une association qui contribue à la définition et à la mise en oeuvre des politiques de mise en valeur des espaces pastoraux de l’Isère ». Si l’année écoulée s’est caractérisée par la baisse importante des subventions et , en conséquence, un déficit inhabituel, comme l’a rapporté Roger Giraud, le trésorier de la FAI , les partenariats privilégiés avec le Département et la Région, comme le note le président Rebreyend, « connaissent une évolution positive ».

Parmi les éléments, nombreux, figurant dans la colonne Positif, la tenue d’une réunion à propos de la sortie des CTE (contrats territoriaux d’exploitation). Une réunion -préfecture/FAI/CG38- demandée depuis 7 mois par les Groupements pastoraux de l’Isère (voir notre papier à ce sujet), notamment celui du Sénépi, le plus gros alpage organisé du département, qui se trouvent pénalisés par ce changement de régime (passage à la PHAE), devrait se tenir prochainement.

Explication de Denis Rebreyend: « Michel Villevieille, DDAF adjoint, a en effet confirmé la tenue d’une rencontre courant avril. Cette demande remonte à la visite du sous-préfet, Michel Créchet, sur l’alpage du Sénépi le 28 août dernier. Charles Galvin avait récemment interpellé le sous-préfet sur ce dossier. Il a été réactivé. Mais le CG38 demande un diagnostic. Joseph Nier, président du Groupement pastoral du Sénépi a transmis à la DDAF les données nécessaires pour établir ce diagnostic qui sera à la base de la prochaine réunion ».

Une bonne partie de l’AG a été consacrée à la prophylaxie et plus particulièrement à la FCO dont plus de 300 cas on été confirmés l’an dernier en Isère. Michel Duprès, directeur du GDS Isère et Claude Colardelle, directeur des services vétérinaires, ont pu exposer tour à tour les recommandations sanitaires pour la saison d’alpage à venir et répondre aux questions des éleveurs présents dans la salle.

Michel Duprès a rappelé que la vaccination contre la FCO  -obligatoire pour les ovins et ovins, facultative pour les caprins- est à ce jour la méthode la plus valable pour la protection des cheptels (on sait que certains éleveurs la refusent), qu’il fallait éviter de monter en alpage des bêtes pleines (une cinquantaine de vélages on été enregistrés l’an dernier), que de nouvelles règles d’identification des ovins entraient en vigueur au 15 avril.

Claude Colardelle a signalé l’installation de deux pièges à Culicoïdes en Isère, un au nord, l’autre au sud. Un projet de pièges en alpages est en cours.

Comme dans toute AG, les commissions de l’association ont rendu compte de leurs travaux. A noter que sept des dix territoires pastoraux isérois auront réalisé leur diagnostic cet été, les trois autres au cours de l’automne. Les premières présentations à la Région sont prévues le 12 juin (4 projets) et le en juillet (date à confirmer pour 3 projets), les trois restants étant prévus fin 2009 ou début 2010.

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Yves Raffin, Eliane Giraud Denis Rebreyend, Jean Picchioni

Eliane Giraud (ci-dessus) a confirmé la bonne marche de la politique régionale de « Plans pastoraux territoriaux » dont l’objectif est, depuis fin 2006,  de renforcer l’activité pastorale dans ses trois massifs (Alpes, Massif Central et Jura): « Seize plans pastoraux sont engagés. Un seul est signé, celui des Bauges (octobre 2008). Il s’agit de programme d’actions pluri-annuels (5 ans). Pour moi, la priorité, c’est que des groupes se mettent en marche, que les acteurs de terrain fassent des propositions. Il faut voir le pastoralisme comme un élément qui construit nos montagnes. Les travaux engagés commencent à intéresser d’autres régions ».

Ces PPT , animés par des comités de suivi et de pilotage, traduisent bien la volonté régionale de développement concerté et maîtrisé des espaces pastoraux, clé du développement durable. Parallèlement, la mise en oeuvre d’un tourisme pastoral commence à prendre forme, notamment en Isère, où  la FAI, avec Gîtes de France, élabore un « Tour des alpages de Belledonne » qui pourrait faire école à l’échelle du département.

Un coup de gueule au cours de l’AG: celui du président du Groupement pastoral de Villard-Reculas, qui, à la suite d’un renouvellement de bail avec la commune, a été récusé pour la raison « qu’il ne répondait pas au cahier des charges ». Cet éleveur en colère se retrouve avec quatre troupeaux de brebis sans alpage. La FAI, par la voix de son président, s’est estimée incompétente pour intervenir dans un différend de cette nature, qui oppose un éleveur et une commune.

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La FAI par monts et par vaux


La fédération des alpages de l’Isère que préside Denis Rebreyend (prochaine assemblée générale le 31 mars à Mens) n’agit pas seulement dans l’intérêt des éleveurs isérois. Elle se caractérise, depuis toujours, par son ouverture à l’international (son festival Pastoralismes et grands espaces le démontre depuis 17 ans ). Sur le terrain, avec la capacité d’expertise qui est la sienne, elle développe des coopérations décentralisées, principalement avec le Sénégal (depuis une vingtaine d’années) mais également avec le Maroc. Un petit rappel de ces actions de coopération avec Yves Raffin, directeur de la FAI:

- SENEGAL: sous l’égide de la Région Rhône-Alpes, jumelage avec la Maison des éleveurs de Saint-Louis-du-Sénégal et partenariat avec le Directoire des femmes en élevage (DIRFEL). Les actions engagées concernent principalement l’eau (réhabilitation de forages) et le lait (création d’ unités laitières collectives) .

L’action en direction des éleveuses peuls de la région du Ferlo mérite un éclairage particulier. Pour faire face à la fragilité de la production, dépendante de la saisonnalité (peu de lait en saison sèche, trop en saison des pluies) et de l’absence de liaison froide, les éleveuses du Farlo ont demandé de l’aide pour la mise en place de mini laiteries collectives. Cinq unités de traitement et de transformation ont été créées. Elles permettent d’effectuer une petite pasteurisation (bain marie jusqu’à 72°) puis une réfrigération (40°) de leur lait caillé sucré traditionnel avec mise en sachets (par colleuse thermique). Une méthode qui permet de conserver le lait caillé pendant près de 3 semaines après sa fabrication.

Yves Raffin: « Le Ferlo ne disposant pas d’alimentation électrique, des panneaux solaires ont été installés l’an dernier pour faire fonctionner les colleuses et les réfrigérateurs. Une volontaire internationale, Anne Duverger, a été recrutée pour suivre ce projet sur place pendant une année. La Région souhaite que ce projet soit étendu à d’autres régions du Nord Sénégal (là où il y a le plus de vaches), à Saint-Louis, Matam, Louga, Tambacounda ».

- MAROC: La FAI a engagé un partenariat avec la région de l’Oriental, notamment dans le domaine de l’élevage. Les premiers contacts ont eu lieu en 2007 à Oujda avec l’ANOC (association nationale ovine et caprine), à l’occasion de la « Rencontre avec les associations pour l’Oriental ».

Yves Raffin: « Ce projet de partenariat va se concrétiser à l’occasion de la Foire agricole de Meknès (19-24 avril 2009). Une délégation de la FAI se rendra sur place et une convention sera signée le 23 avril par Xavier Jury, président de la Commission Coopération internationale de la FAI, et le représentant de l’ANOC.

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Abderrahmane Mejdoubi, vice président de l’Association Nationale Ovine et Caprine, à droite sur la photo. A gauche, Bensaïd Lagnani, de la Chambre agricole d’Oujda. Sillon38 les a rencontrés pendant le dernier festival « Pastoralismes et Grands espaces » (voir notre article)

« Entre-temps, poursuit Yves Raffin, à la demande de l’ANOC, je vais aller prochainement à Oujda avec Jean-Marie Davoine, technicien FAI, et un chien de berger, afin d’initier une action de formation  à l’usage du chien dans la conduite des troupeaux. L’appui de la MSA a été sollicité dans le cadre de cette action de coopération ».

Parmi les autres projets retenus dans le cadre de ce partenariat figure la mise en place des premiers jalons d’un tourisme rural, à l’instar de ce qui prend forme sur les alpages de l’Isère grâce à l’action conjointe de la FAI, des Gites de France de l’Isère et de la Chambre d’Agriculture.

Sillon38 rendra compte de l’évolution de cette coopération iséro-marocaine.

L’association Espace Belledonne a, pour sa part, et en relation avec la FAI, commencé à tisser des liens avec le massif de Beni Snassen, souhaitant passer prochainement à des actions de coopération territorialisée (avec le soutien du programme LEADER). Le massif de Beni Snassen, territoire montagneux de mêmes dimensions que Belledonne, périurbain comme lui, connaît des problématiques comparables.
- MALI: Les contacts qui se nouent au Festival de pastoralisme des 7Laux sont nombreux et fructueux. Lors de la dernière édition, une délégation d’éleveurs touaregs de Tombouctou, région partenaire de la Région Rhône-Alpes, a rappelé à Yves Raffin, directeur du Festival « Pastoralismes et grands espaces », qu’ils attendaient impatiemment sa visite. Message reçu. Celui-ci se rendra au Mali du 16 au 23 mars pour une visite de prospection.

C’est dire que la coopération internationale de la FAI est très active et son expertise sollicitée. L’association Pastoralismes du monde, née avec le Festival, a pris la décision, à l’occasion de l’édition 2008, de revoir son organisation et ses objectifs, afin de mieux fédérer  le monde du pastoralisme.

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Sans aides publiques, pas d’alpages collectifs


Avec une centaine de groupements pastoraux, l’Isère figure dans le peloton de tête des départements montagnards pour l’organisation collective d’alpages. Le groupement pastoral du Sénépi veille depuis des lustres sur le bon fonctionnement de cette superbe montagne à vaches de 1200 ha, qui surplombe la Matheysine.

C’est le plus grand alpage organisé  du département et de l’Hexagone. Actuellement, 822 génisses appartenant à 42 éleveurs y sont pensionnaires. La descente est prévue le 9 octobre. C’est Sylvain Turc, le berger du Sénépi, qui  veille sur ce troupeau, parcourant chaque jour ce territoire d’altitude (entre 1200 et 1800m), à pied ou en 4X4.  Un métier qui le passionne. Une halte chez lui, à la bergerie, où il vit avec sa famille, nous en a convaincu. Pourtant, il y a un hic.

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L’alpage du Sénépi: 1200 ha qui surplombent la Matheysine

Le hic, c’est la sortie des CTE. Un problème qui avait déjà fait l’objet d’un débat en mars 2006, à Crolles, à l’occasion de l’AG de la fédération des alpages de l’Isère. François Brottes, député de l’Isère, y avait participé. La FAI qui, entre autres missions, agit comme force de proposition auprès des décideurs chargés de définir les politiques pastorales, a souhaité revenir sur cette question, estimant qu’il y a urgence. Pour cela, elle a réuni aujourd’hui sur le Sénépi, Michel Créchet, secrétaire général adjoint de la préfecture de l’Isère, Charles Galvin, vice-président du Conseil général de l’Isère chargé de la forêt, de la filière bois et de la montagne, Michel Villevieille, DDAF, René Jacquin, vice-président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère, des maires des 7 communes concernées par l’alpage.

Le noyau dur du Groupement pastoral du Sénépi était bien sûr présent ainsi que des éleveurs d’autres groupements pastoraux. Une réunion au sommet, en quelque sorte, mais d’une grande convivialité. L’accueil, ça les connaît, ici au Sénépi. L’alpage accueille depuis 16 ans des scolaires et des touristes.

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Quel est le problème?

L’abandon en 2007 des contrats territoriaux d’exploitation (CTE) prenant en compte les systèmes pastoraux collectifs et répondant bien à la problématique des alpages, pénalise sévèrement les groupements pastoraux. Ces contrats, orientés sur le maintien des espaces à gestion extensive, ont créé des emplois saisonniers et permis la réalisation de travaux d’entretien et de débroussaillement. Le GP du Sénépi a obtenu le premier CTE collectif (2001-2006)

Aujourd’hui, on est passé -ou plutôt on est revenu- à la prime à l’herbe agri environnementale, la PHAE. Cette prime est attribuée à l’éleveur et non plus au groupement pastoral, lequel  enregistre une chute de recette annuelle importante. (ex: le GP Gresse-Bas-Dauphiné annonce une perte 2007 de 25 974€). Les conséquences: nécessité pour le GP d’augmenter les prix de pension, baisse du nombre des adhérents, suppression des postes d’aides-bergers, réduction de l’entretien de l’alpage, etc.

Le dialogue a montré, s’il en était besoin, l’attachement des éleveurs à leur alpage. Sur le Sénépi, l’investissement personnel de chacun et en particulier de Joseph Nier, qui préside la commission technique du GP, n’est plus à démontrer. « On a travaillé comme des forcenés », dit l’un d’eux.  Bref, ce retour au régime de vaches maigres les attriste. Yves Raffin, directeur de la FAI, enfonce le clou: »Nous avons sauvé 35 000ha de la friche, doublé le nombre de bovins en alpages depuis les années 70. Grâce à ce travail sur le terrain, nous avons mis en valeur l’espace montagnard. On est en train de gâcher l’argent public qui a été investi! »

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Denis Rebreyend, président de la FAI et Fernand Sillon à qui il a succédé récemment

Charles Galvin, qui a toujours attaché une attention particulière à l’agriculture de montagne, souhaite une réflexion en commun sur la question, estimant que l’Etat ne peut se désintéresser du sort des alpages. Michel Créchet est OK. Il donne son accord pour la constitution d’un groupe de travail « pour mettre à plat la situation ». Le préfet, Michel Morin, sera informé dans les plus brefs délais. Les éleveurs peuvent donc raisonnablement s’attendre à une table ronde sur la sortie des CTE à la rentrée. C’est un pas en avant.

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Joseph Nier, figure du Groupement pastoral du Sénépi, présente l’alpage à Michel Créchet, secrétaire général adjoint de la Préfecture de l’Isère

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