Tag Archive | "FCO"

Le point sur la FCO


Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, est venu à la rencontre des éleveurs du grand Massif central particulièrement touchés par la réapparition de la fièvre catarrhale ovine (FCO) le mois dernier dans le département de l’Allier.

Il a fait le point sur l’état des négociations avec les pays importateurs d’animaux sensibles (bovins, ovins, caprins) et détaillé les modalités de gestion de la maladie pour qu’elle pénalise le moins possible les éleveurs sur le plan économique.

De nombreuses avancées ont ainsi pu être acquises que ce soit avec les Etats membres importateurs  ou les pays tiers . Un protocole a ainsi été signé avec l’Espagne permettant de maintenir les envois d’animaux ayant fait l’objet d’une désinsectisation et d’une analyse PCR [1] négative, les envois vers l’Algérie s’effectuent dans les mêmes conditions. S’agissant de l’Italie et de la Turquie les échanges se poursuivent pour la signature de protocoles basés sur la vaccination des animaux dans les jours à venir.

La mise en œuvre rapide de la vaccination en priorité sur les animaux destinés à l’exportation et sur les animaux reproducteurs inscrits dans un schéma de sélection, permet de réduire au minimum les périodes de blocage des animaux dans les exploitations et de maintenir les flux commerciaux avec nos principaux partenaires.

Un inspecteur général a par ailleurs été nommé par le ministre afin de faciliter l’organisation des exportations en fonction des exigences de chaque pays importateur.

Néanmoins la période de mise en place de la vaccination induit des pertes économiques pour les éleveurs qui peuvent être liées soit directement aux conséquences de la maladie (mortalité, pertes de production) soit du fait de la rétention des animaux dans les exploitations le temps que la vaccination soit pleinement efficace. L’Etat prendra ses responsabilités pour aider les éleveurs concernés par les conséquences de cette maladie animale, il interviendra de façon totalement coordonnée avec le Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) en privilégiant une approche pragmatique.

Le Ministre a assuré que les indemnisations  pour compenser les pertes constatées chez les éleveurs seraient mises en place rapidement et que les niveaux d’indemnisation seraient établis sur les mêmes principes que ceux mis en place lors du précédent épisode de FCO. Le ministre a par ailleurs indiqué que l’Etat prendrait en charge les coûts de réalisation des analyses PCR pour les veaux de 8 jours destinés à l’exportation, ce coût n’étant pas supportable par les éleveurs concernés.

D’ores et déjà les préfets ont reçu instruction d’apporter une attention particulière au traitement des dossiers des éleveurs concernés par la FCO au sein des cellules d’urgence départementales pour mettre en œuvre le plan de soutien de l’élevage.

Le ministre a ainsi voulu rappeler la détermination totale du Gouvernement à agir rapidement pour trouver les solutions les plus adaptées à la situation liée à la FCO  et permettre le maintien des échanges d’animaux. Moins d’un mois après l’apparition de la maladie des avancées notables ont pu être obtenues, la mobilisation du Gouvernement reste maximale.

Le Ministre a tenu à rappeler que les moyens mis en œuvre tant sur le plan financier que sur le plan de la gestion de la maladie elle-même l’avaient été en un mois seulement.

[1] PCR : « Polymerase Chain Reaction » analyse permettant de détecter le génome du virus.

Catégorie élevageCommentaires fermés

Liste des départements et des communes en zone réglementée FCO


Retrouvez dans les documents téléchargeables ci-dessous la liste des départements et des communes classés en zone réglementée « Fièvre catarrhale ovine »

Catégorie agriculture, ovins, élevageCommentaires fermés

Des éleveurs convoqués au Tribunal pour avoir refusé la vaccination FCO


Plusieurs éleveurs n’ayant pas vacciné leurs troupeaux contre la Fièvre Catarrhale Ovine sont convoqués au tribunal de Grenoble. Le collectif FCO Isère appelle à la mobilisation.

 » Arrivée par le Nord de l’Europe dès fin 2007, la Fièvre Catarrhale Ovine est une maladie non contagieuse pour l’homme qui touche les ruminants. Elle se transmet par un moucheron autochtone. La plupart des animaux d’élevage s’immunisent naturellement et rapidement contre cette maladie.
Pourtant, en décembre 2008, un vaccin a été rendu obligatoire (même en élevage biologique) pour les vaches et moutons. Cette campagne s’est décidée dans la précipitation, sans recul sur les effets des vaccins sur les animaux, et sans réflexion à long terme sur la progression et la généralisation de cette maladie sur notre territoire. Les polémiques récentes en santé humaine (vaccination de la grippe H1N1, Médiator, etc) trouvent d’ailleurs un écho étonnant en santé animale, puisque cette vaccination contre la FCO aurait couté environ 100 millions d’euros par an.
Ainsi, nous éleveurs, avons refusé la vaccination faisant le constat par ailleurs que :
- la FCO n’est ni contagieuse, ni transmissible à l’homme ;
- l’éradication de la FCO est illusoire, puisque la faune sauvage est un réservoir infini de virus ;
- les vaccins FCO empêchent l’apparition d’une immunité naturelle et rendent nos troupeaux dépendants d’une vaccination annuelle.
- le vaccin reste un produit chimique qui se retrouve dans les produits animaux ;
Beaucoup d’éleveurs ayant vacciné se sont posés des questions suite à des pertes de productions (morts d’animaux, baisse de la fertilité, …). Et beaucoup d’éleveurs en sont arrivés au constat que la vaccination n’était pas la bonne réponse pour cette maladie.
Aujourd’hui, l’Etat a rendu facultative cette vaccination mais continue de poursuivre les refuseurs à la vaccination FCO de 2009. Ainsi, des éleveurs du collectif FCO Isère sont convoqués le 13 avril prochain
à 10h30 au Tribunal de Proximité de Grenoble. Nous devrons être nombreux pour les soutenir.
Ce procès doit mettre en lumière un acte de désobéissance civile face à l’Etat. Avec le travail du collectif FCO Isère, soutenu par la Confédération Paysanne de l’Isère et l’Adabio, nous dénoncerons le camouflé de cette obligation vaccinale de 2008 à 2010.
Ce procès vient s’ajouter à tant d’autres à travers la France, où les éleveurs ont obtenu gain de cause.
Nous attendons donc la reconnaissance de l’engagement responsable des éleveurs face à un Etat soumis aux lobbys pharmaceutiques et aux logiques agro-industrielles, méprisant le savoir-faire des éleveurs quant à leurs aptitudes à soigner leurs troupeaux dans le respect de la santé animale et humaine. »

Catégorie élevageCommentaires fermés

Procès FCO: relaxe demandée


Comme indiqué sur sillon38, un éleveur isèrois a du s’expliquer devant un juge de proximité. Son délit: avoir refuser de faire vacciner, en 2009, ses vaches laitières contre la fièvre catarrhale alors que la vaccination était obligatoire. Lire notre article: « Pour le libre choix de prophylaxie »

Soutenu par près d’une cinquantaine d’éleveurs, présents à ses côtés au tribunal de Grenoble, Laurent Didier, éleveur à Méaudre a expliqué au juge:  J’ai volontairement refusé de faire vacciner mes vaches car la maladie n’est pas transmissible à l’homme, nous ne savons pas si la vaccination est efficace par contre celle ci peut faire baisser sensiblement la production de lait. » En un mot, l’éleveur, au casier judiciaire vierge n’est pas contre toute vaccination si elle est utile et il préfère « l’immunité naturelle valable à vie plutôt que la vaccination aux résultats hypothétiques. »

L’avocat de Laurent Didier, Maitre Thierry Billet a porté le débat au niveau international: » il faut savoir que le débat porte non pas sur la santé publique mais au niveau économique. Si on voulait exporter il fallait vacciner. La production de mon client se vendant localement quel était l’intérêt pour lui de vacciner? »

Le groupement de défense sanitaire (GDS) partie civile a évoqué  » une mise en péril de notre élevage, tant au niveau sanitaire qu’économique. Le GDS demandant l’euro symbolique comme dédommagement.

L’officier du ministère public pour sa part à requis la relaxe, avec comme argument de base: » les faits sont insuffisamment caractérisés pour être condamnés.

Le jugement est mis en délibéré. Il sera rendu le 18 mai.

Une décision qui fera sans doute jurisprudence car plusieurs procédures du même type sont ouvertes.

A noter enfin que la vaccination, en 2011, n’est plus obligatoire en France.

Catégorie agriculture, élevageCommentaires fermés

« Pour le libre choix de prophylaxie »


Un éleveur convoqué au Tribunal pour avoir refusé la vaccination FCO, le collectif FCO Isère se mobilise afin de soutenir cet éleveur.

Voici la teneur du communiqué »

Arrivée par le Nord de l’Europe dès fin 2007, la Fièvre Catarrhale Ovine est une maladie non contagieuse pour l’homme qui touche les ruminants. Elle se transmet par un moucheron autochtone. La plupart des animaux d’élevage s’immunisent naturellement et rapidement contre cette maladie.
Pourtant, en décembre 2008, un vaccin a été rendu obligatoire (même en élevage biologique) pour les vaches et moutons. Cette campagne s’est décidée dans la précipitation, sans recul sur les effets des vaccins sur les animaux, et sans réflexion à long terme sur la progression et la généralisation de cette maladie sur notre territoire. Les polémiques récentes en santé humaine (vaccination de la grippe H1N1, Médiator, etc) trouvent d’ailleurs un écho étonnant en santé animale, puisque cette vaccination contre la FCO aurait couté environ 100 millions d’euros par an.

Ainsi, nous éleveurs, avons refusé la vaccination faisant le constat par ailleurs que :
- la FCO n’est ni contagieuse, ni transmissible à l’homme ;
- l’éradication de la FCO est illusoire, puisque la faune sauvage est un réservoir infini de virus ;
- les vaccins FCO empêchent l’apparition d’une immunité naturelle et rendent nos troupeaux
dépendants d’une vaccination annuelle.
- le vaccin reste un produit chimique qui se retrouve dans les produits animaux.
Beaucoup d’éleveurs ayant vacciné se sont posés des questions suite à des pertes de productions (morts d’animaux, baisse de la fertilité, …). Et beaucoup d’éleveurs en sont arrivés au constat que la vaccination n’était pas la bonne réponse pour cette maladie.


Aujourd’hui, l’Etat a rendu facultative cette vaccination mais continue de poursuivre les refuseurs à la vaccination FCO de 2009. Ainsi, un éleveur du collectif FCO Isère est convoqué le 2 mars prochain à 9h au Tribunal de Proximité de Grenoble. Nous devrons être nombreux pour le soutenir.


Ce procès doit mettre en lumière un acte de désobéissance civile face à l’Etat. Avec le travail du collectif FCO Isère, soutenu par la Confédération Paysanne de l’Isère et l’Adabio, nous dénoncerons le camouflé de cette obligation vaccinale de 2008 à 2010.
Ce procès vient s’ajouter à tant d’autres à travers la France, où les éleveurs ont obtenu gain de cause.
Nous attendons donc la reconnaissance de l’engagement responsable des éleveurs face à un Etat soumis aux lobbys pharmaceutiques et aux logiques agro-industrielles, méprisant le savoir-faire des éleveurs quant à leurs aptitudes à soigner leurs troupeaux dans le respect de la santé animale et humaine.

Catégorie ovins, élevageCommentaires fermés

Vaccin contre la FCO: prix exorbitant!


La  Fédération Nationale Ovine vient d’interpeler le Ministre de l’agriculture au sujet du prix exorbitant du vaccin contre la FCO.  » Si rien n’est fait, on va déboucher sur une non vaccination » prévient-elle à travers un communiqué.

« La FNO vient d’interpeler le Ministre de l’agriculture au sujet du prix exorbitant du vaccin contre la FCO. La production ovine, convalescente, ne peut accéder au vaccin au prix avancé sur le terrain ! Ces tarifs excessifs déboucheront sur une non-vaccination. Ce n’est pas le souhait de la FNO, car cela pourrait avoir des conséquences économiques catastrophiques pour notre production. La FNO a pris ses responsabilités dans ce dossier dés le départ, elle demande aujourd’hui au Ministre de l’agriculture la mise en place d’un plan adapté aux ovins pour cette vaccination. »

Catégorie ovinsCommentaires fermés

FCO: vacciner mon troupeau, c’est protéger mes animaux


Pourquoi vacciner contre la F.C.O. ?

- Parce que la F.C.O. est une maladie grave.
Elle provoque de lourdes pertes économiques dans les élevages touchés, notamment par les avortements et les mortalités qu’elle entraîne. Seule la vaccination de masse a permis de réduire significativement le nombre de foyers cliniques et de diminuer les pertes.

Parce que la maladie n’est pas éradiquée
En 2010, il n’y a eu qu’un foyer contre 32 000 en 2008 grâce à la vaccination de masse. Mais le virus de la F.C.O. est toujours présent en France et continue de circuler. Ne pas maintenir un niveau élevé de vaccination, pourrait entraîner une forte résurgence de la maladie dans l’avenir.

- Parce que les acheteurs voudront des animaux vaccinés
Les réglementations pour les échanges d’animaux au sein de l’Union européenne et pour les exportations continueront à l’imposer dans de nombreux cas. Il est probable que de nombreux acheteurs français voudront également protéger leur cheptel.

- Parce que la FCO a une incidence grave
Vacciner et protéger les animaux d’une manière collective, c’est maintenir une activité économique au cours des prochains mois.

Pourquoi vacciner mon troupeau ?

- Je ne vois pas d’animal malade, la maladie est-elle présente chez moi ?
La vaccination protège mes animaux des symptômes cliniques et diminue le risque de transmission du virus qui peut encore être présent.

- Ayant vacciné l’année dernière, mes animaux sont-ils immunisés ?
Nous ne connaissons pas la durée exacte de la protection immunitaire vaccinale ou naturelle. Il est donc important de vacciner mon troupeau tous les ans et, en priorité, les jeunes qui n’ont jamais connu la maladie.

- Vacciner a-t-il des conséquences sur la reproduction ?
Tout vaccin peut être à l’origine d’une augmentation passagère de température, qui peut avoir des conséquences sur la reproduction. La vaccination à caractère volontaire va me permettre d’adapter la période de vaccination de mes animaux et donc d’éviter de vacciner pendant les périodes sensibles.

Trois règles d’or à respecter pour assurer l’efficacité de la vaccination

- Un vaccin bien conservé = un vaccin efficace
Je maintiens le vaccin au frais pendant le transport (entre +2°C et +8°C) , je le conserve auréfrigérateur sans le congeler.
Si le vaccin est sous forme d’une préparation à reconstituer (poudre + excipient liquide séparés), je fais le mélange uniquement au moment de réaliser la vaccination et à l’aide de matériel à usage unique.
Je sors le vaccin du réfrigérateur avant utilisation, afin qu’il soit à température ambiante (+15 à 25 °C) au moment de démarrer la vaccination, et je l’utilise immédiatement après l’ouverture ou la reconstitution.
Je dois utiliser tout flacon entamé dans les 24 heures maximum suivant son ouverture. Entre deux utilisations, je replace le flacon au réfrigérateur.

Vacciner dans de bonnes conditions = une vaccination efficace
Je vaccine uniquement des animaux en bonne santé et en âge d’être vaccinés (2,5 mois minimum pour les bovins, 3 mois minimum pour les ovins).
J’assure une contention qui préserve la sécurité des hommes et le bien-être des animaux.
J’agis calmement pour limiter le stress des animaux et ainsi réduire le risque d’apparition d’autres pathologies.
Je veille à la propreté de l’animal là où je vais le piquer.

Les bons réflexes vaccinaux = une protection efficace
J’agite le flacon avant et régulièrement pendant l’utilisation.
Je respecte la prescription de mon vétérinaire et les recommandations mentionnées sur l’ordonnance : voie d’administration, volume à injecter …
Flacon et matériel utilisés s’éliminent selon le schéma de collecte mis en place dans votre département.
Penser à enregistrer la vaccination dans le carnet sanitaire de votre registre d’élevage et à en planifier les rappels.

Précautions matérielles

Utiliser du matériel à usage unique neuf : seringue sèche et stérile munie d’une aiguille neuve. Changer au minimum de matériel entre chaque lot. Si une pathologie est connue dans l’élevage, changer d’aiguille à chaque animal ou à minima entre les animaux sains et malades.
Ne pas mélanger un vaccin avec un autre médicament vétérinaire, y compris avec un vaccin contre un autre sérotype de F.C.O « sauf autorisation dument mentionnée sur la notice. »

Trois principes pour vacciner au bon moment

-  Je vaccine de préférence pendant la période de moindre activité des vecteurs
> Mes animaux peuvent être vaccinés tout au long de l’année
> Mais il vaut mieux les vacciner – surtout les jeunes – en hiver ou au printemps pour qu’ils soient protégés en été et en automne (période de plus grande activité des moucherons responsables de la transmission du virus).
> Attention : en cas de primovaccination, mes animaux ne seront valablement protégés que trois semaines à un mois après la dernière injection.

- J’évite de vacciner lors de la mise à la reproduction
>Toute vaccination peut avoir des effets indésirables : un vaccin n’est pas un produit anodin, ses adjuvants peuvent parfois être à l’origine de poussées de fièvre qui peuvent entrainer des retours en chaleur ou une perturbation passagère de la production de spermatozoïdes.
>En FCO, les effets observés ne semblent pas liés aux vaccins eux-mêmes mais plutôt aux opérations de vaccination dans leur ensemble (manipulation, contention) ainsi qu’à la période de vaccination.

- Il est donc essentiel que :
> J’évite de vacciner les femelles dans la période d’un mois avant et d’un mois après la mise à la reproduction,
> J’évite de vacciner les mâles dans les deux mois précédant la mise à la reproduction.

- Je respecte les délais d’injection
> Pour les jeunes animaux, je veille à respecter les délais de primo-vaccination (variables selon le sérotype et l’espèce concernée).
> Je respecte le délai maximal d’un an pour la vaccination de rappel, avec une tolérance d’un mois maximum si mes animaux restent en France.
> Pour les animaux devant partir vers d’autres pays, il est impératif de respecter ce délai maximal de 12 mois, sinon mon vétérinaire devra recommencer la primo-vaccination.

POUR TOUTE INFORMATION OU RENSEIGNEMENT, JE CONTACTE MON VETERINAIRE OU MON G.D.S.

« trucs et astuces »

un calendrier permettant de noter les dates de vaccination des différents lots pour établir un plan de vaccination lors de la campagne suivante.
A savoir : si je veux recaler la vaccination par rapport à la gestion de la reproduction de mes animaux, je dois raccourcir le délai par rapport à la vaccination précédente et avancer la vaccination.

Qui vaccine qui ?

Dans le cadre des exportations d’animaux d’élevage et d’engraissement (pays tiers, hors Union Européenne), les conditions sanitaires sont négociées en bilatéral entre la France et le pays destinataire des animaux. Il faut donc que je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire pour connaître les conditions spécifiques à respecter en fonction du pays de destination vers lequel je dois commercialiser mes animaux.
Pour les échanges (au sein de l’Union Européenne), des accords bilatéraux ont été passés avec l’Italie, la Belgique et l’Espagne.

En ce qui concerne l’Italie et la Belgique :
- Pour les bovins et ovins de plus de 90 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 30 jours,
- Pour les bovins et ovins de moins de 90 jours seule la mère doit être vaccinée.
A noter que l’Italie a donné son accord pour étendre le protocole qui existait uniquement pour les bovins aux ovins, mais qu’à ce jour (26/11/2010) l’accord formel n’a pas encore été signé et donc les conditions ne sont pas encore applicables aux ovins.

En ce qui concerne l’Espagne :
> Jusqu’au 31/12/2010 :
- Pour les bovins et les ovins de plus de 120 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 10 jours,
- Pour les bovins et les ovins de moins de 120 jours, tous les animaux du troupeau d’origine doivent être vaccinés,
> A partir du 1er janvier 2011 les autorités espagnoles reconnaitront l’équivalence des situations françaises et espagnoles et les animaux pourront être échangés sans exigence particulières en matière de FCO.

Pour les autres pays de l’Union Européenne :
- Les animaux de moins de 90 jours doivent être testés avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
- Pour les animaux de plus de 90 jours deux cas sont possibles selon les pays : soit vaccination des animaux dans les conditions du Règlement 1266/2007, soit possibilité de choix entre la vaccination dans les conditions du Règlement 1266/2007 ou le test avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
Pour connaître les conditions requises en fonction des pays je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire.

- Seul mon vétérinaire peut vacciner les animaux qui devront faire l’objet d’une certification officielle de la vaccination dans le cadre d’une sortie du territoire pour exportation ou échange.
Dans tous les cas, le verso du passeport reste le support officiel de la traçabilité de cette vaccination pour les bovins dans le cadre des échanges UE et des exportations, une copie du registre d’élevage rempli par le vétérinaire pour les ovins.
- Je suis éleveur, je peux vacciner moi-même ou demander à mon vétérinaire de vacciner:
> Les animaux qui restent sur mon exploitation.
> Les animaux que je vends pour l’engraissement ou la reproduction et qui vont rester sur le territoire national.

Si je vaccine, je dois conserver :

- Le protocole de soins mentionnant la FCO.
- L’ordonnance de mon vétérinaire pour les vaccins FCO
- La facture ou le justificatif d’achat des vaccins
- Je note dans mon carnet sanitaire la date de réalisation de la vaccination, les numéros des animaux vaccinés, le nom du vaccin utilisé et sa zone d’injection.
L’ensemble de ces éléments peut servir de garantie contractuelle dans le cadre d’une vente.

Plus de renseignements auprès de votre GDS 38:

Intranet FNGDS

Catégorie Union européenne, prophylaxie, élevageCommentaires fermés

FCO: les « refuseurs » interpellent l’administration


Le Collectif FCO de l’Isère, qui s’est réuni hier à Charnècles,  réaffirme son refus de céder aux pressions administratives et judiciaires et le droit de chaque éleveur à choisir de vacciner ou de ne pas vacciner ses bêtes.

« Notre choix de ne pas vacciner contre la FCO est un choix conscient et responsable, fait par des femmes et des hommes déterminés à défendre leur métier d’éleveur et l’idée qu’ils s’en font », expliquent-ils.

« Le travail sur l’immunité naturelle des troupeaux est une réponse plus intelligente que la vaccination obligatoire sur laquelle l’Etat français s’est arquebouté, au-delà des arguments techniques et sanitaires, comme il l’avait fait pour la grippe H1N1 ».

Dans un communiqué, la Coordination des Collectifs FCO contre l’obligation de vacciner demande aux administrations concernées, l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les refuseurs ainsi que l’abandon de l’obligation de vacciner contre la FCO :

« Jean-Luc Tournaire, éleveur audois, vient de se suicider à la veille de son audition en gendarmerie au sujet de son refus de vacciner ses vaches contre la Fièvre Catarrhale Ovine.Par respect pour lui nous ne réduirons pas son geste à cette seule raison, car un suicide est toujours chose complexe.

Mais toujours par respect pour lui et ses engagements d’éleveur contre cette obligation vaccinale, nous nous devons de faire le lien entre sa décision d’en finir et la pression mise sur lui par l’administration chargée de faire appliquer la vaccination obligatoire (interdiction de transhumance, convocation en gendarmerie…).

Notre coordination, dans son dernier courrier envoyé à la Fédération des Groupement de Défense Sanitaire écrivait : « Les pressions contre les éleveurs qui refusent la vaccination s’accentuent. Si elles ne sont pas abandonnées, elles laisseront des traces indélébiles. Votre prise de position contre la vaccination obligatoire est urgente ».

Malheureusement le geste de Jean-Luc met dramatiquement en évidence notre mise en garde.

Notre coordination tente depuis plus d’un an de faire comprendre à une administration autiste que cette obligation est non seulement une aberration et une inutilité, puisque cette maladie est non contagieuse et non éradicable, mais pire, qu’elle nie sans raison la dignité de femmes et d’hommes responsables qui revendiquent leur libre choix d’éleveur.

Par toutes les mesures coercitives déconnectées de toute réalité professionnelle (vaccinations, puçages, normes sanitaires…) et souvent dictées par la pression des lobbys industriels, les éleveurs déjà grandement fragilisés économiquement, subissent un harcèlement réglementaire qui peut engendrer des attitudes extrêmes ».

…………………………………………………………….

Contacts :

Pour le Sud : Antoine de Ruffray : 06 62 15 02 56, Michel David : 06 30 87 21 13

Pour le Centre : Georges O’Sullivan : 05 55 76 30 52

Pour l’Ouest : Thierry Marchard : 02 98 81 14 93, Patrick Hamelin : 06 20 72 01 22

Pour l’Est : Rémi Picot : 03 88 72 54 21

Catégorie prophylaxie, vie syndicaleCommentaires fermés

Refus de vaccination contre la FCO: premiers procès


La vaccination contre la FCO (fièvre catarrhale) est obligatoire pour les ovins et les bovins depuis novembre 2008. Certains éleveurs s’y refusent.
Le 19 Mars dernier, un éleveur a été jugé au tribunal de proximité à Sélestat dans le Bas-Rhin pour avoir refusé de vacciner contre la Fièvre Catarrhale Ovine. Malgré le « prix de gros » fait par le ministère public en retenant une amende totale de 750 euros (l’amende pourrait s’élever à 750 euros par animal, soit 13 500 euros), la Confédération Paysanne dénonce une décision qui criminaliserait les éleveurs qui cherchent à développer des méthodes alternatives de soins, sans avoir recours à la vaccination.

Les procès font leur apparition un peu partout en France : dans le Gers, le procès initialement prévu pour le 16 Mars, est reporté par le parquet et en Indre une audience est prévue pour un éleveur le 27 Avril. En même temps, une série d’ordonnances et compositions pénales sont prononcées. Comme le souligne le préfet du Gers « ce n’est que le début des procédures, donc des procès ».

La Confédération Paysanne tient à affirmer sa ferme opposition à l’obligation de vacciner et à la répression. « Doit-on rappeler que la FCO n’est pas contagieuse et qu’elle n’est pas classée comme telle par l’Organisme International des Epizooties ? Doit-on rappeler, que la vaccination peut provoquer des effets secondaires conséquents dans certains élevages ? Ou bien, doit-on souligner que cette obligation vaccinale est une spécificité franco-française, caractérisée plus par des contraintes administratives qu’un souci sanitaire ? », souligne le syndicat dans un communiqué.

La Confédération Paysanne s’oppose à cette gestion sanitaire : elle ne permet pas l’éradication de la maladie (rêvée par le ministère), elle promeut une prise en charge uniquement pharmaceutique motivée entre autres par des intérêts commerciaux, et surtout elle ne répond pas aux problèmes des éleveurs (car elle est parsemée de contradictions). La Confédération Paysanne exprime sa solidarité avec les éleveurs poursuivis et réitère un appel à la mobilisation nationale pour les soutenir.

Catégorie prophylaxie, élevageCommentaires fermés

Accord franco-belge sur les échanges de ruminants


Les autorités sanitaires françaises et les autorités belges ont signé un protocole d’accord, permettant l’assouplissement des conditions de circulation des ruminants français vers la Belgique, dès le 1er janvier 2010. Les délais d’expédition après vaccination ont été notamment réduits.
A partir du 1er janvier prochain, l’introduction en Belgique des espèces bovine et ovine est autorisée pour les animaux :

  • âgés de plus de 90 jours, vaccinés contre les deux sérotypes 1 et 8 depuis au moins trente jours. Cette disposition permet de raccourcir de 30 jours la période actuellement requise avant le départ des animaux ;
  • âgés de moins de 90 jours, nés de mères vaccinées contre les deux sérotypes 1 et 8. Cette disposition permet de lever les exigences de confinement des jeunes animaux.

Ces dispositions prendront fin le jour de la reprise officielle de l’activité vectorielle en Belgique (début du printemps). La France et la Belgique se sont engagées, avant le terme de cet accord, à poursuivre leur concertation sur des règles de mouvement simplifiées des animaux.
Cet accord a été obtenu grâce aux garanties sanitaires données à nos partenaires commerciaux qu’autorise le renouvellement par la France d’une campagne 2009-2010 de vaccination obligatoire contre les sérotypes 1 et 8. Bruno Le Maire a ainsi souhaité que la filière de l’élevage reste une filière d’excellence sanitaire en France et en Europe et lancé une campagne de vaccination contre la FCO le 2 novembre dernier.

Catégorie filière viandeCommentaires fermés

edf.png

Catégories

Archives

Agenda

juin 2019
L Ma Me J V S D
« mai    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+