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Les agriculteurs aiment le Tour


Plusieurs départements ont participé à l’opération  » les agriculteurs aiment le tour ». Voici une série d’illustration concernant cette manifestation ayant pour but de promouvoir notre agriculture. Rappelons que c’est sous l’égide de la FNSEA et des FDSEA départementales que s’est menée cette opération de communication.
Le Tour a traversé l’Isère mais il n’y a pas eu d’animation spécifique menée par nos agriculteurs. Cela ne signifie pas que nos produits locaux n’ont pas été mis en valeur. En effet Carrefour Voiron, groupe Provencia a animé un village étape avec dégustations de nos produits…
Pour lire l’article cliquer sur:

Carrefour Voiron fête le tour de France

Pour découvrir les « oeuvres « de nos agriculteurs réalisées sur les routes du Tour cliquer sur les titres.

Lancement du tour de France 2012

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L’agriculture isèroise est une chance: saisissez la!


La FDSEA et les JA de l’Isère organisent une série de débats sur les dix circonscriptions que compte le département. A ces débats sont invités la totalité des candidats aux prochaines élections législatives.

Pour en connaître les lieux et horaires cliquer sur:

L’agriculture isèroise s’invite dans la campagne des législatives.

La FDSEA et les JA de l’Isère rappellent que l’agriculture est un enjeu national de souveraineté alimentaire. L’agriculture est également un enjeu pour l’économie locale et pour l’équilibre des territoires ruraux.

L’agriculture est importante en ISERE. Selon le dernier recensement agricole, notre département compte plus de 6000 exploitations dont plus de 3500 exploitations professionnelles. Les activités
en amont et en aval de la production représentent plus de 13 000 emplois.

FDSEA et JA  vont remettre à chaque candidat quelles sont les principales propositions que font les agriculteurs de l’Isère pour que l’agriculture départementale conserve ses raisons d’être.

Voici le document remis à tous les candidats présents lors des débats.

POLITIQUE AGRICOLE  COMMUNE :

Une nouvelle politique agricole commune (PAC) verra le jour en 2014. C’est un dossier très
technique et très complexe qui nécessitera une réelle proximité et de réels échanges entre la
profession et les responsables politiques nationaux et européens. Toutefois, le parlement
national devra certainement se prononcer sur les orientations que la France souhaite
donner à la future PAC. La France devra notamment confirmer son engagement pour le
maintien du budget de la PAC.

Dans ce contexte, nous considérons comme majeurs les grands principes suivants :

1. Dans un contexte de très forte volatilité des prix, de nouveaux mécanismes européens de
régulation devront être intégrés dans la future PAC pour que les agriculteurs ne soient pas
en permanence exposés à d’extrêmes variations des cours. Un minimum de stabilité des
prix est nécessaire pour permettre aux exploitations de fonctionner et aux jeunes de
s’installer. Mr Dacian Ciolos, le commissaire européen à l’agriculture, a reconnu lui-même
que beaucoup trop d’outils de gestion avaient été démantelés depuis 1992 et qu’ils
manquaient aujourd’hui.

2. La volonté de la commission européenne d’intégrer de nouvelles mesures écologiques en
contrepartie des aides (verdissement de la PAC) doit absolument prendre en compte les
efforts accomplis par les agriculteurs français au cours des 15 dernières années. Les
normes environnementales françaises sont plus lourdes que celles de la majorité des 27
pays membres, en ajouter de nouvelles sans tenir compte de l’existant affaiblira encore
plus la compétitivité de nos exploitations.

3. La PAC devra être adaptée aux territoires difficiles, Zones de Montagne et Zones
Défavorisées.

4. Une véritable politique européenne en faveur de l’installation des jeunes doit être menée et
doit se retrouver tant au sein du 1er pilier que du 2ème.

5. Nous attirons enfin l’attention des candidats sur les « tentations » actuelles des ministres
de l’agriculture des 27 pays qui s’orientent peu à peu vers un régime différencié par Etat,
c’est-à-dire une PAC à la carte. Nous estimons cette position extrêmement dangereuse
pour la politique agricole européenne qui reste un exemple de politique intégrée, à vrai dire
la seule politique européenne concrète.

2. SUITE DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT :

Présenté en 2007 comme un outil de concertation entre les attentes de la société et les contraintes
des agriculteurs, le Grenelle de l’environnement fut d’abord un temps de dialogues et d’échanges
positifs sans que l’agriculture ne soit montrée du doigt. Il est devenu cependant au fil du temps une
machine infernale à produire sans cesse de nouvelles réglementations et de nouvelles contraintes
économiques pour les exploitations. Par rapport à son objectif d’origine, le Grenelle a ainsi davantage
contribué à isoler la profession plutôt qu’à la rapprocher de la société. Nous avons tous encore
en mémoire la campagne de communication de France Nature Environnement durant le salon
de l’Agriculture en 2011. Il ne faut plus que des associations, qui ont davantage de pouvoir médiatique
que d’adhérents, imposent encore plus de contraintes aux agriculteurs qui ont déjà réalisé
beaucoup d’efforts en la matière. Au niveau juridique, le législateur a laissé se créer une réelle
confusion dans la portée des textes issus du Grenelle. En effet, des textes issus du code de
l’environnement et présentés initialement comme non obligatoires se retrouvent dans le code de
l’urbanisme et deviennent de ce fait opposables dans les SCOT ou les PLU. Il est enfin inacceptable
que la profession se retrouve ultra minoritaire au sein d’instances décisionnelles en matière
d’environnement telles que les Schéma régionaux de Cohérence Ecologique (SRCE).
La profession devra donc être beaucoup plus fortement impliquée et entendue en matière
d’environnement. D’autant qu’il ne faut pas oublier que si la biodiversité est aussi importante sur
certains territoires, c’est justement grâce à la présence des agriculteurs.

Nous demandons d’ores et déjà :

1. La révision des modalités actuelles de compensations écologiques : Si le principe de la
compensation écologique existe depuis de longues années, son utilisation s’est systématisée
suite au Grenelle de l’environnement. Or c’est l’agriculture qui en subit les effets les
plus néfastes. Non seulement des surfaces sont perdues par l’implantation d’infrastructures
d’ouvrages mais de plus des surfaces agricoles ou potentiellement agricoles échappent
ensuite à l’agriculture. Ainsi les agriculteurs sont victimes d’une double peine et refusent ce
qui est désormais reconnu comme une écologie punitive.

2. L’exclusion du loup des territoires de Montagne : Il convient tout d’abord de rappeler l’incompatibilité
de la présence du loup dans les zones d’élevage. C’est le cas aujourd’hui en
ISERE où nos montagnes sont vivantes et entretenues grâce au travail réalisé par les agriculteurs.
Nous demandons la mise en place de zones d’exclusion. En période de disette
budgétaire nous rappelons que le loup représente un budget extrêmement important pour
les deniers publics. Nous souhaitons que la France agisse pour revoir le statut du loup
dans les traités internationaux, notamment la convention de Berne, car il ne s’agit plus d’un
animal menacé d’extinction. Les mesures de protection des élevages sont non seulement
coûteuses mais parfois inefficaces. Les éleveurs vivent un stress permanent. Ils quittent
peu à peu des alpages et parfois des espaces qu’eux seuls peuvent entretenir. Le coût
pour la collectivité sera donc beaucoup plus important qu’il n’y paraît. Nous demandons
donc l’assouplissement des mesures de gestion par la mise en oeuvre d’un véritable plan
de régulation géré au niveau local.

3. COUT DU TRAVAIL :

Les plus vives inquiétudes pèsent aujourd’hui sur les productions spécialisées en fruits et en maraîchage.
Notre agriculture dans ces filières est reconnue comme performante mais pas assez
compétitive, c’est hélas une caractéristique que nous partageons le plus souvent avec les autres
secteurs de la production. Un effort a été fait sur certains types de contrats (travailleurs occasionnels
avec des exonérations qui ont permis de redonner un peu de souffle aux entreprises de production végétales
qui sont celles qui emploient le plus de salariés). Le précédent gouvernement s’est engagé sur ce
type d’exonération pour les contrats à durée indéterminée en agriculture mais les décrets d’application
tardent à sortir.

De plus la TVA sociale mise en place pourrait être remise en cause par le nouveau gouvernement.
Nous soutenons la TVA sociale qui permettra de redonner de la compétitivité et de rétablir une
concurrence plus juste entre nos productions locales et celles importées. La France, dont les
normes sociales et environnementales sont au delà des standards européens, doit mettre en place
des mesures de compensation pour ses propres producteurs. Les agriculteurs ont entrepris de
nombreux efforts. Par exemple, ils acceptent le retrait de certaines matières actives, en contre
partie il paraît logique que les produits importés et commercialisés en France répondent aux
mêmes exigences. Le législateur devra donc reconnaître le niveau d’exigence français, exigence
forte auprès du producteur et exigence suffisante pour les produits importés pour le consommateur.
La TVA sociale semble être une réponse adaptée puisqu’elle doit consister notamment à faire
contribuer les produits d’importation.

4. SITUATION DES RETRAITES AGRICOLES :

Pour une carrière complète cotisée, les retraités agricoles de l’Isère perçoivent en moyenne 600
euros mensuels. 75% des retraités agricoles perçoivent moins que le minimum vieillesse de 777
euros (montant actuel de l’Allocation de Solidarité Aux Personnes Agées). La revalorisation des
retraites agricoles est impérative. Elles doivent atteindre au minimum 85% du SMIC. La section
des anciens exploitants demande également la réouverture du dossier « dépendance ».

5. INSTALLATION DES JEUNES :

La valeur des exploitations agricoles rend souvent difficile la transmission à un jeune agriculteur.
Ainsi des exploitations sont démantelées. Elles peuvent l’être au profit de jeunes qui s’installent
dans d’autres exploitations à proximité mais tel n’est pas toujours le cas. Le législateur devra
prendre des dispositions pour assurer le renouvellement des exploitations. Il serait par exemple
nécessaire de réadapter et réévaluer les aides à l’installation car elles ne sont plus adaptées aux
nouveaux types d’installation et aux montants de ces reprises. Par ailleurs, nous demandons un
assouplissement des règles et des procédures administratives qui bien souvent de par leur rigidité
retardent voire empêchent l’aboutissement de certains projets. Enfin, nous souhaitons qu’il y ait
cohérence et complémentarité entre les différentes politiques menées en matière de l’installation

6. POLITIQUE DE MONTAGNE

En lien avec la PAC, la FDSEA et JA réaffirment le besoin d’une politique spécifique en direction
de l’agriculture de montagne. Celle-ci se traduit actuellement notamment, hormis l’ICHN (indemnité
compensatrice de handicap naturel), par une aide aux investissements à travers le plan de modernisation
des bâtiments d’élevage. Or les coûts de bâtiments ont connu une inflation importante ces
dix dernières années pour diverses raisons : augmentation du coût de la construction (matériaux et
main d’oeuvre), nouvelles exigences d’intégration paysagère, coût supplémentaire pour le bien être
animal, etc. Les plafonds d’investissements éligibles fixés dans le cadre du développement rural
hexagonal à 55.000 € par projet et par exploitation ne suffisent pas. C’est pourquoi il est demandé
une révision à la hausse de ce plafond.

7. ORGANISATION ECONOMIQUE DES PRODUCTEURS ET TRANSPARENCE DES MARCHES :

Depuis plusieurs années les élus ont pris conscience de la situation déséquilibrée qui prévaut
entre les principaux groupes de distribution et les agriculteurs. Le marché se caractérise par une
situation qui a pour effet surtout d’exercer une forte pression sur les marges des agriculteurs. La
concentration des acteurs de la grande distribution caractérise surtout le marché français. Des
dispositifs réglementaires ont vu le jour mais sont totalement inopérants tel que l’observatoire des
marges. Nous souhaitons la mise en place de mesures qui permettent réellement la transparence
dans les filières agricoles avec l’affichage systématique du prix d’achat au producteur (double affichage).
Il est par ailleurs inacceptable que les coefficients de marges soient aussi importants, ceux ci
mériteraient un encadrement. Par ailleurs la connaissance des marges permet d’engager un
travail sur la répartition de la valeur ajoutée. Permettre l’organisation économique des producteurs,
c’est autoriser le dialogue entre les différents maillons de la filière à travers les interprofessions et
dans le cadre des organisations de producteurs. L’Union Européenne a pris conscience de cette
nécessité en pleine période de crise. Il s’agit à la fois pour la sécurité des producteurs et celle des
consommateurs de réguler les prix. L’Assemblée devra désormais délibérer dans ce sens afin que
les nouveaux outils de gestion des marchés ne s’apparentent pas à des ententes illicites telles que
le considèrent encore trop souvent les services des fraudes et de la concurrence.

8. ACCES DES PRODUCTIONS LOCALES DANS LA RESTAURATION COLLECTIVE

Au delà de l’effet de mode, il y a un véritable enjeu à réconcilier le citoyen avec la production locale.
C’est tout d’abord un moyen de valoriser l’agriculture locale et d’améliorer le bilan carbone.
Les élus locaux souhaitent de plus en plus promouvoir l’approvisionnement de proximité. Néanmoins
les réalités agricoles ne permettent pas toujours de répondre aux exigences des appels
d’offre. Des initiatives de plateformes d’approvisionnement permettent de référencer les produits
locaux. Le décret 2011-1000 du 25 août 2011, article 18 modifie avantageusement l’article 53 du
code des marchés publics. Néanmoins il reste difficile pour les collectivités de s’orienter vers cet
approvisionnement pour des raisons de coût. Un moyen législatif et/ou des aménagements dans le
cadre de la future loi de finances pourraient être envisagés (remboursement de TVA aux collectivités
par exemple).

9. AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Nous souhaitons que les avis rendus par la commission départementale de consommation des
espaces agricoles deviennent opposables aux tiers. Nous souhaitons que soit inscrite dans la loi
en cas d’implantation d’infrastructures ou de « grands travaux » consommant des terres agricoles,
la reconstitution obligatoire du potentiel de production pour les producteurs concernés.

10. INNOVATION ET NOUVELLES TECHNIQUES AGRICOLES

La recherche en matière d’innovation et l’expérimentation de nouvelles techniques agricoles au
niveau agronomique doit être davantage mise en avant. Des moyens spécifiques doivent y être
dédiés pour donner des moyens à la recherche publique et éviter ainsi la trop grande dépendance
aux firmes privées.

11. REGULATION DES POPULATIONS DE GIBIER

En Isère, comme partout en France, les dégâts de sangliers et de cervidés sont en forte hausse.
Ils s’accompagnent d’un impact financier très important pour les producteurs. Les indemnités versées
en cas de dégâts ne constituent pas à elles seules un système fiable. En effet les dégâts de
gibier sont non seulement une perte économique mais aussi un surcroît de travail important, voire
des pertes de marchés pour les agriculteurs. Nous souhaitons des mesures de régulation plus
fortes et une révision de la loi Verdeille qui oblige les associations de chasses (ACCA) au maintien
d’une population maximum et acceptable par le monde agricole. Pour les ACCA dont la gestion du
gibier serait défaillante, nous demandons une mise sous tutelle du Préfet systématique.

12. REAFFIRMER LE ROLE DES CAISSES DE MSA

Récemment les caisses de Mutualité Sociale Agricole ont subi des prélèvements importants sur
leurs réserves par les services de Bercy… Par ailleurs, leur gestion était jusqu’alors garantie par un
prélèvement sur les cotisations que l’Etat souhaite remplacer par une dotation annuelle qui aurait
pour conséquence le renforcement de la tutelle de l’Etat sur la gestion des caisses. Il convient
donc de préserver cette gestion autonome (mais très contrôlée) des caisses. C’est pour cela que
nous réaffirmons le rôle rempli par la MSA, notamment en milieu rural par la présence forte des
assistants sociaux et des guichets uniques. Par ailleurs la proximité des intervenants de la MSA et
leur intégration dans la profession permettent une gestion des crises avec des enveloppes dédiées.

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AGRI JURIS 38: des juristes au service des agriculteurs et du monde rural


AGRI JURIS 38: service juridique payant pour les agriculteurs et le monde rural.(Tarif réduit pour les adhérents de la FDSEA38)

Pour des questions,  pour des prestations  en Droit des Sociétés (GAEC, EARL, GFA, SCEA etc.. Créations, Modification, Dissolution), Droit Fiscal ,

Contactez Marion CHARPENTIER

Tel et mails : Marion Charpentier : 04 76 20 67 65, marion.charpentier@fdsea38.fr

Pour toute information et accompagnement concernant les locations (terres, bâtiments, habitations), les servitudes, les chemins et droits de passage, l’urbanisme et les expropriations, troubles du voisinage, et contentieux commerciaux,

Contactez Bernard NAVET

Bernard Navet : 04 76 20 68 12, bernard.navet@fdsea38.fr. Télécopie : 04 76 20 67 28

Tous les deux pourront répondre à vos questions en matière de droit du travail ou des successions.

AGRI JURIS 38 est un service de la FDSEA de l’Isère BP 2608 38036 GRENOBLE CEDEX 2logo agrijuris

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Foncier agricole: la FDSEA de l’Isère ne comprend pas…


LA FDSEA interpelle les élus sur la cohérence des investissements publics en matière de foncier agricole. En voici les raisons:

« Le Conseil Régional, le Conseil Général et le Pays Voironnais organisent ce lundi 17 octobre 2011 une visite à Voreppe sur leur politique foncière régionale.
Le choix du site de Voreppe par les élus de ces collectivités n’est sans doute pas anodin au moment où se jouent des enjeux décisifs pour l’agriculture de ce territoire dans le cadre du futur SCOT de Grenoble.
Depuis plusieurs mois les agriculteurs de la FDSEA et du syndicat agricole de Voreppe dénoncent les dangers liés aux déclassements permanents de terres agricoles (au profit de zones dites « économiques ») notamment dans la plaine de Voreppe, de Moirans et jusqu’à Rives.

Alors même que les collectivités, dont le Pays Voironnais, détiennent aujourd’hui des stocks de plusieurs centaines d’hectares destinés à la création de zones économiques, la FDSEA ne comprend plus l’attitude de certains élus qui cherchent à déclasser toujours plus de terrains agricoles. Où est la logique ? D’autant plus que certaines zones économiques ne voient jamais le jour et que leur efficacité en termes de création d’emplois est très contestée ! Et que dire du rôle économique de l’agriculture totalement occulté ? Certes, c’est l’argent du contribuable qui paye pour ces décisions.

A l’occasion de cette visite à Voreppe, la FDSEA interpelle à nouveau les élus régionaux et locaux sur les risques du double discours : On ne peut pas d’un côté affirmer que l’enjeu alimentaire (9 milliards d’habitants sur la planète à nourrir d’ici 2050) oblige à la préservation des terres agricoles les plus productives, et de l’autre organiser le déclassement de plusieurs centaines d’hectares de terrains agricoles qui viendront s’ajouter aux stocks déjà très importants et non exploités à ce jour.

La FDSEA insiste enfin pour que les enseignements de la sécheresse du printemps 2011 soient retenus par les décideurs lors de l’élaboration finale du SCOT : La plaine de Voreppe est porteuse des meilleurs terrains du département pour la production de maïs. Malgré la sécheresse du printemps, les maïs de la plaine donneront une très bonne production cette année. En Isère et dans tout Rhône Alpes, le maïs aura sauvé l’élevage pour compenser les pertes en foin dans l’alimentation du bétail. La plaine agricole de Voreppe doit être impérativement préservée en tant que telle.

La raison et le bon sens doivent l’emporter sur la démagogie. »

« Soyons sérieux le gouvernement ne pousse pas à la pollution »

Jean Robin Brosse, président de la FDSEA de l’Isère réagit au communiqué de la confédération paysanne mis en ligne sur sillon38:

Le gouvernement pousse à la pollution de l’eau!


Voici sa réaction:

 » les écolos assassinent le monde agricole..Présents en trop grand nombre sur les questions agricoles, ils poussent à des conditions anti économiques, antisociales en dépassant les bornes du bon sens. Ils vont critiquer l’agriculture française à Bruxelles alors que l’Europe reconnait le sérieux et les progrès réalisés en France.  Ce lobbying bourgeois anti developpement arrive à obtenir que la France doit revoir sa copie du programme directive nitrate.

L’Isère est très concernée mais pas polluée. Les nitrites sont dangereux mais pas les nitrates. Les quantites d’Azote produites par vache sont revues à la hausse. Plus elles consomment d’herbe plus elles en font. C’est dans ce contexte que nous avons demandé d’avoir le même traitement que les éleveurs des pays voisins.
Je suis sidéré de lire les commentaires faits sur cette application. »

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04 76 20 67 83: numéro de téléphone sécheresse pour l’Isère


La Chambre d’Agriculture de l’Isère et les différentes Organisations Professionnelles Agricoles, mettent en place des mesures liées aux
problématiques dues à la sécheresse qui touche le département et plus généralement le pays depuis ce printemps.

L’action-phare

Mise en place pour les agriculteurs d’un n° de téléphone sécheresse.
N0: 04 76 20 67 83

Ce numéro est géré par la Chambre d’Agriculture de l’Isère pour le compte de la cellule sécheresse inter-OPA et a pour but de répondre auxl demandes du secteur agricole.

Les actions de fond

Communication sur les mesures à prendre concernant les fourrages et l’alimentation des troupeaux, et sur les mesures d’assouplissement réglementaires nationales (Mesures Agro-Environnementales, PAC ).
Activation de l’association Solidarité 38 gérée par la FDSEA pour la recherche et la mise à disposition à tout agriculteur demandeur de paille extérieure à un prix contrôlé.

Un volume de 10 000 tonnes est envisagé. Il pourrait provenir de la Marne, avec un appui public pour le transport.
Mise en place de contrats entre irriguants et éleveurs pour le semis de maïs en juin à des fins d’ensilage sur les parcelles libérées précocement, à l’initiative de la Coopérative Dauphinoise.
La Chambre d’Agriculture de l’Isère participe aux commissions d’évaluation de terrain en vue du classement par l’état au titre du fond des calamités.
Elle sollicite le Département et la Région pour un soutien public des collectivités.

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Foire d’avril de Beaucroissant…


La foire de Beaucroissant d’avril a connu un succès sans précédent. Avancée d’une semaine à cause des fêtes de Pâques, elle a profité d’un temps estival et nul doute que les records d’ affluence ont été battus ou du moins approchés.

Cette foire restera également un moment historique du fait que ce n’était pas Pierre Fouque qui en assurait sa bonne marche mais Georges Civet. Ce dernier ayant succédé à la tête de la commune à Pierre Fouque il y a quelques semaines.

Ce dernier a été longuement acclamé par les élus et personnalités lors des discours officiels.

Le cortège inaugural a donc arpenté les allées de la foire avec à sa tête son nouveau maire, mais enfant du pays Georges Civet. Il avait à ses côtés le secrétaire général de la préfecture Frédéric Périssat et André Vallini président du conseil général de l’Isère.

bien entendu tout au long du parcours les discussions sont allées bon train avec en particulier une halte au stand de la FDSEA de l’Isère. Avec un certain humour, son président Jean Robin Brosse a expliqué comment on pouvait faire des économies.  » supprimez les postes des salariés qui sont payés uniquement à critiquer notre métier, ne dépensez plus des millions d’euros à faire des chicanes, des ronds-points qui nous empêchent de bien circuler… » Jean Robin Brosse a rappelé les atouts de notre agriculture départementale, du succès de la vente directe, des circuits courts, de la performance de nos industries agroalimentaires… « 

Pour en revenir à Beaucroissant il a soutenu l’idée de créer une aire couverte, en dur qui accueillerait sous son toit l ‘espace charolais et l’ensemble des structures départementales placées sous la coupe de l’association Agrivillage.

A noter que la construction de ce bâtiment en dur est d’actualité depuis bon nombre d’années et que les discussions entre les différents partenaires n’ont jamais fait avancer ce projet.

Max Josserand, négociant en bestiaux a reconnu que les éleveurs sont mieux lotis depuis quelques mois: « les demandes à l’exportation sont fortes et cela nous aide bien…. » Un arrêt au milieu des animaux ou il a été question de l’avenir de nos abattoirs locaux. S’ils ferment leurs portes qu’allons nous devenir s’exclame Guy Durand, éleveur sur le Vercors, président de l’Association des producteurs agricoles du plateau du Vercors. »

Gérard Seigle Vatte, président de la chambre d’agriculture de l’Isère a rajouté au cours des discours officiels le besoin de mener une politique offensive en direction de l’installation des jeunes agriculteurs.  » Celle ci ne peut être que liée au maintien du foncier agricole. »

En réponse Christian Nucci, vice président du conseil général en charge de l’agriculture a tenu a rappeler que les instances départementales soutenaient sans équivoque l’activité agricole qui joue un rôle important au niveau économique et environnemental.

Comment ne pas être fiers de savoir que l’Isère est citée en exemple au niveau des circuits courts. Il a mis en garde ceux qui définissent la politique agricole commune: » si vous laissez tomber l’agriculture de montagne c’est toute l’activité liée à cette montagne qui va disparaître, tourisme y compris. » Il est bien entendu revenu sur l’avenir de l’abattoir du Fontanil et son fonctionnement. « Au niveau du conseil général, on fait le maximum pour soutenir sa pérennité mais il n’est nullement question que ce dernier en assume son organisation….Il a été rejoint par Frédéric Périssat quant dynamisme que représente l’activité des circuits courts dans notre département. Ce dernier ajoutant une nouvelle piste: celle du bois.  » Notre département a un atout inestimable avec sa forêt. Sachons nous en servir. »

Une nouveauté pour cette foire d'avril, le Crédit agricole Sud Rhône-alpes a mis à disposition du public un distributeur automatique de billets. Initiative très appréciée.

Une nouveauté pour cette foire d'avril, le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes a mis à disposition du public un distributeur automatique de billets. Initiative très appréciée.

La foire de Beaucroissant est un rendez vous incontournable pour les entreprises locales. Parmi celles ci on a remarqué le stand commun regroupant AMB Rousset, Acelya, Cacquevel et EquipAgri.

La foire de Beaucroissant est un rendez vous incontournable pour les entreprises locales. Parmi celles ci on a remarqué le stand commun regroupant AMB Rousset, Acelya, Cacquevel et EquipAgri.

Le cortège officiel avec comme guide, Georges Civet nouveau maire de la commune. Frédéric Périssard, Christian Nucci, André Vallini et Robert Veyret lui emboitent le pas...

Le cortège officiel avec comme guide, Georges Civet nouveau maire de la commune. Frédéric Périssard, Christian Nucci, André Vallini et Robert Veyret lui emboitent le pas...

Arrêt obligatoire au stand de la FDSEA. son président Jean Robin Brosse explique aux élus comment faire des économies....

Arrêt obligatoire au stand de la FDSEA. Son président Jean Robin Brosse explique aux élus comment faire des économies....

Frédéric Périssard est accosté par christophe Gabert, président de la fédération des acteurs ruraux. Le dossier loup, d'actualité a été abordé.

Frédéric Périssard est accosté par christophe Gabert, président de la fédération des acteurs ruraux. Le dossier loup, d'actualité, a été abordé.

Le secréraire général de la préfecture, bordelais d'origine tout heureux de discuter avec les éleveurs de Blonde d'Aquitaine.

Le secrétaire général de la préfecture, bordelais d'origine tout heureux de discuter avec les éleveurs de Blonde d'Aquitaine.

Le concours régional blonde d'Aquitaine qui a réuni près de 80 bêtes en provenance de PACA, auvergne et Rhône-Alpes a tenu toutes ses promesses.

Le concours régional blonde d'Aquitaine qui a réuni près de 80 bêtes en provenance de PACA, Auvergne et Rhône-Alpes a tenu toutes ses promesses.

Premier discours officiel pour le nouveau maire de Beaucroissant, Georges Civet. Celui ci a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur....

Premier discours officiel pour le nouveau maire de Beaucroissant, Georges Civet. Celui ci a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur....

... Pierre Fouque, maire de la commune pendant 28 ans. " C'est lui qui a relancé la foire d'avril".

... Pierre Fouque, maire de la commune pendant 28 ans. " C'est lui qui a relancé la foire d'avril".

Près d'un millier d'animaux étaient présents sur le foirail avec comme d'habitude une majorité de bovins et d'équins.

Près d'un millier d'animaux étaient présents sur le foirail avec comme d'habitude une majorité de bovins et d'équins.

Petit clin d'oeil sur cette foire d'avril: voilà la vue qu'avaient les officiels et invités présrnt dans la salle polyvalente!!!!

Petit clin d'oeil sur cette foire d'avril: voilà la vue sur l'extérieur qu'avaient les officiels et invités présents dans la salle polyvalente!!!!

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Une visite au goût amer


La Fédération des Acteurs Ruraux accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Le résultat de cette rencontre est décevant selon les participants à cette rencontre.

Voici le communiqué de la Fédération des Acteurs Ruraux.

« La FAR accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Cette visite se déroulait sur un fond de polémique par rapport à sa présence au Camp Vannier que certains accusent de fonctionner dans l’illégalité.

Pour les éleveurs qui constituent notre base, c’était avant tout une provocation que de venir chez l’un des plus célèbres promoteurs du loup, et ce dans un secteur où la survie des  exploitations et la pérennité de l’élevage extensif sont remis en cause par la prédation.

Compte tenu de cette situation et  de la décision de boycott des groupes de travail loup prise le 13 Décembre 2010, nous espérions que Madame le Ministre puisse nous annoncer enfin des mesures fortes et efficaces principalement pour établir une nouvelle façon de gérer le dossier. Notamment, en apportant des réponses et des propositions concrètes concernant la régulation et les prélèvements systématiquement attaqués au tribunal administratif et jamais appliqués.

Au contraire Madame le Ministre s’est contentée à rappeler la nature protégée du loup, et a invité les structures à se réunir à nouveaux au groupe national loup.
Paradoxalement, elle a été plus compréhensive avec la structure de Monsieur Vannier, déclarant qu’il fallait qu’il soit fait remède aux libertés qui ont été prises avec les procédures et que « en même temps l’environnement c’est aussi plus que le respect de la loi c’est une passion »

Doit-on comprendre que, puisque nous vivons une passion pour notre métier, nous pouvons prendre quelques libertés avec la loi et qu’il sera toujours temps de demander des protocoles de prélèvements après les avoir appliqué.

Cette visite laisse un goût amer dans nos campagnes et les éleveurs s’interrogent sur la suite à  donner, ne sachant plus comment se faire entendre. »

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Une convention pour développer l’emploi dans les métiers de l’agriculture


Pôle emploi Isère, La Chambre d’Agriculture de l’Isère, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de l’Isère (FDSEA), Agri Emploi 38 et la Fédération des Services de remplacement de l’Isère (FDSR) ont signé un accord pour favoriser l’insertion durable des demandeurs d’emploi dans les métiers de l’agriculture.

La convention : enjeux et engagements

Les métiers de l’agriculture sont en pleine mutation et les entreprises rencontrent de plus en plus de difficultés à recruter de façon pérenne.
Cette convention va permettre aux signataires de mettre en commun leurs compétences, pour qu’un plus grand nombre de demandeurs d’emploi puissent se former et travailler dans le domaine de l’agriculture.

La Chambre d’Agriculture de l’Isère, Agri Emploi 38, la FDSEA et la FDSR de l’Isère s’engagent à :
- Communiquer à Pôle emploi de manière régulière les offres d’emploi du secteur agricole
- Recevoir les candidatures proposées par les conseillers à l’emploi
- Mettre les entreprises agricoles en contact avec Pôle emploi pour analyser leurs besoins en recrutement
- Participer aux manifestations organisées par Pôle emploi (forums de recrutement, réunions d’information sur les métiers agricoles)

De son côté, le Pôle emploi de l’Isère s’engage à :
- Informer régulièrement les partenaires sur l’évolution du marché du travail local et régional
- Communiquer sur les aides et les mesures en faveur de l’emploi (opportunités de formation, évaluations en milieu de travail etc.)
- Assurer la diffusion des offres d’emploi fournies par les partenaires aux agences Pôle emploi dans tout le département.

Contact:

Agri Emploi 38
Maison des Agriculteurs
40 Avenue M. Berthelot
38 036 Grenoble Cedex 2
Tél :  04 76 20 67 34

Nous vous rappelons que, concernant l’emploi agricole en Rhône-Alpes, sillon38.com est un vecteur de communication important en mettant en ligne toutes les semaines les offres et demandes d’emploi en provenance d’ AREFA Rhone Alpes.Plein écran

Catégorie agriculture, economie/emploiCommentaires fermés

Tour: les FDSEA de la Drôme et de l’Ardèche dans la course


11 Fédérations Départementales sont mobilisées et ont pour mission d’imaginer et de concevoir la plus belle carte de France, dont l’intérieur doit illustrer le thème « de la fourche à la fourchette ».

Les créations sont visibles tout au long du parcours dans les champs à proximité du passage de la grande boucle. Elles permettent de faire découvrir  les régions et leurs produits.

Il s’agit d’un concours.

Les critères d’évaluation du jury :
-La valorisation des terroirs et des métiers
-L’originalité(lieu, difficulté de réalisation)
-La visibilité
- L’appréciation générale
-Les matériaux utilisés
- L’organisation d’une opération permettant la rencontre
entre agriculteurs et spectateurs sera un plus
- Le respect de l’environnement dans la préparation de l’événement sera un plus.

Les FDSEA de la Drôme et de l’Ardèche se sont mobilisées pour cette opération très médiatique.

Lors de l’étape Sisteron-Bourg -les-Valence de ce 15 juillet, l’oeuvre des agriculteurs drômois sera localisée
au km 101, à la sortie de la zone industrielle de Die.

Au cours de l’étape Bourg de Péage- Mende- 16 juillet, celle des agriculteurs ardèchois sera localisée au km 138,5, sur la commune de Coucouron, à 1172 m d’altitude.

Bien entendu les hélicoptères filmeront ces réalisations qui seront visibles lors de la retransmission de la course sur France 2.

Catégorie agriculture, terroirs/gastronomieCommentaires fermés

Congrès FDSEA: hommage à René Blanchet


La FDSEA de l’Isère a tenu à rendre un hommage appuyé à René Blanchet récemment décédé (voir nos articles précédents). Pour ce, elle a organisé son congrès annuel à la Murette, commune où a vécu René Blanchet, où il  a travaillé comme « paysan », commune dont il a été maire durant de nombreuses années. Les adhérents présents lors de ce congrès ont observé une minute de silence en sa mémoire.

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