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Évolution des mesures de prévention de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en Isère.


La fièvre catarrhale ovine (FCO), également appelée maladie de la langue bleue
(bluetongue), est une maladie virale, transmise uniquement par des insectes piqueurs
(moucherons). 24 virus différents sont répertoriés dans le monde, ils sont appelés
sérotypes et sont numérotés de 1 à 24. Les espèces sensibles à la FCO sont les
ruminants domestiques (ovins, bovins, caprins) et sauvages.

Cette maladie est strictement animale, elle n’affecte pas l’homme et elle n’a
aucune incidence sur la qualité des viandes et du lait.

L’Isère était jusqu’à présent, comme 98 % des départements métropolitains, en zone
réglementée pour le virus de sérotype 8.
Avec la mise en évidence mercredi dernier d’un cas lié au virus de sérotype 4 en Haute-
Savoie, elle entre dorénavant dans la zone de surveillance pour le virus de sérotype 4.
Conformément à la réglementation européenne, un périmètre de restriction, ainsi qu’une
zone de protection et de surveillance, ont été mises en place respectivement dans des
rayons de 20, 100 et 150 km autour du foyer de Haute-Savoie par arrêté du ministre en
charge de l’agriculture. Les départements de l’Ain, du Doubs, du Jura, de la Savoie et de
la Haute-Savoie sont placés en zone de protection où une vaccination contre le virus de
sérotype 4 est rendue obligatoire en sus des mesures déjà applicables à la zone de
surveillance.
Les départements des Hautes-Alpes, de la Côte-d’Or, de l’Isère, du Rhône, de la Haute-
Saône, de la Saône-et-Loire et du Territoire de Belfort sont placés en zone de
surveillance. Ce zonage qui vise à contenir l’évolution de la maladie entraîne dans la
zone de surveillance, et donc en Isère, la mise en place des mesures suivantes :
• limitation des mouvements des animaux sensibles à la FCO et de leurs
semences, ovules et embryons à la zone de surveillance. Les animaux peuvent
circuler au sein de cette zone, mais ne peuvent pas en sortir sauf pour les
exportations vers l’Italie et l’Espagne ou pour leur abattage
• les ruminants d’Isère peuvent être acheminés à destination d’un abattoir hors
zone de surveillance, à condition que le transport soit direct, sans rupture de
charge, dans un moyen de transport désinsectisé, que l’abattage soit réalisé sous
24 heures et que les bouveries des abattoirs soient désinsectisées. Les
ruminants en provenance de la zone de protection peuvent être abattus en Isère
sous les mêmes conditions ;
• les exportations vers l’Italie sont maintenues vers les zones réglementées d’Italie
où le virus de sérotype 4 est endémique (liste détaillée des territoires consultable
sur le site : https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/animals/docs/ad_controlmeasures_
bt_restrictedzones_en.pdf) et à condition que le moyen de transport soit
désinsectisé ;
• Les exportations vers l’Espagne sont maintenues selon les conditions définies
dans l’accord bilatéral franco-espagnol établi pour le virus de sérotype 8 ;
• les véhicules utilisés pour le transport des animaux traversant la zone de
surveillance doivent être désinsectisés ;
• interdiction de présenter des animaux sensibles à la FCO sur les foires et
marchés ;
• surveillance renforcée des élevages de ruminants par les vétérinaires.

Des dérogations sont possibles. Tout renseignement peut être obtenu auprès de :

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Fièvre Catarrhale Ovine



La propagation de la fièvre catarrhale ovine (FCO) du sérotype 8 en France en 2015 a nécessité la mise en place de mesures de restriction des mouvements des animaux qui ont perturbé fortement l’activité des filières d’élevage bovin et ovin maigres.
Dans ce contexte, le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a décidé de mettre en place une mesure de compensation des pertes pour les opérateurs de commercialisation d’animaux vivants des filières bovine et ovine maigres ayant subi un préjudice du fait de la fièvre catarrhale ovine.

  • Les bénéficiaires sont les entreprises de négoce et structures gérant les marchés aux bestiaux ayant réalisé au moins 50 % de leur CA dans la commercialisation de bovins et/ou d’ovins vivants OU ayant commercialisé au moins 2.500 têtes bovines pour l’ensemble de l’année 2014
    ET ayant leur siège social situé dans la zone réglementée au titre du sérotype 8 telle que définie au 30 décembre 2015 ainsi que les départements limitrophes
    OU
  • Pour les entreprises de négoce, avoir eu 3% des animaux bloqués en quarantaine sur la zone réglementée sur la période du 11 septembre au 30 octobre 2015 par rapport au total d’animaux maigres commercialisés du 1er septembre 2015 au 31 décembre 2015
  • Pour les marchés aux bestiaux, être dans un périmètre de 150km autour de la zone réglementée, et justifier d’une baisse de son activité maigre en lien avec la FCO.

Le budget alloué à cette mesure est de 4 millions d’€. Un stabilisateur sera appliqué linéairement si le montant total des aides demandées est supérieur au montant de cette enveloppe.

La période de référence choisie pour établir la perte, chiffre d’affaires ou valeur ajoutée, est la période allant du 1er septembre 2015 au 31 décembre 2015 par rapport à la même période de 2014.

Pour aider à la constitution du dossier, les documents suivants sont disponibles en téléchargement sur le site de FranceAgriMer :

  • le formulaire de demande de subvention Cerfa n°15522*01,
  • la notice explicative Cerfa n°52078#01,
  • le fichier Excel reprenant les éléments concernant l’activité de l’entreprise

http://www.franceagrimer.fr/filiere-viandes/Viandes-rouges/Aides/Aides-de-crises/Aide-aux-operateurs-de-commercialisation-de-bovins-ovins-maigres-impactes-par-la-FCO

Pour les opérateurs ayant leur siège social en Auvergne-Rhône-Alpes, ce dossier est à transmettre par voie postale au plus tard le 31 mai 2016 à l’adresse suivante :
DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes – Site de Marmilhat – BP 45 – 63370 LEMPDES

Pour tout renseignement, contactez M Delair à la DRAAF au 04.73.42.16.50

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Liste des départements et des communes en zone réglementée FCO


Retrouvez dans les documents téléchargeables ci-dessous la liste des départements et des communes classés en zone réglementée « Fièvre catarrhale ovine »

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Questions/Réponses sur le cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) détecté dans l’Allier



Qu’est ce que la fièvre catarrhale ovine ?

La fievre catarrhale ovine (FCO), également appelée maladie de la langue bleue ( »Bluetongue » en anglais), est une maladie virale, transmise par des insectes vecteurs du type Culicoides (moucherons). 24 sérotypes viraux différents sont répertoriés dans le monde.

Les espèces sensibles à la FCO sont les ruminants domestiques (ovins, bovins, caprins) et sauvages. La FCO entraîne les symptômes suivants : fièvre, troubles respiratoires, salivations, oedème de la face, etc.

Cette maladie est strictement animale : elle n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur. Elle n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées (viande, lait, etc).

D’où vient la maladie et où est-elle présente ?

La FCO est essentiellement située dans les zones subtropicales du fait de la biologie de son vecteur. Elle a été considérée jusqu’en 2006 comme une affection exotique dont l’extension était limitée aux zones les plus chaudes du Sud de l’Europe (Grèce, Italie, Espagne).

Elle a pourtant fait son apparition, de façon inattendue, en août 2006 dans le Nord de l’Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) et s’est étendue très rapidement les années suivantes à l’ensemble du territoire métropolitain français , pour provoquer jusqu’à 32 000 foyers déclarés en 2008.

Plus récemment, en 2014, des cas ont été détectés dans l’Est de l’Europe (Bulgarie, Albanie, Serbie, Roumanie).

Quel est le statut de la France vis à vis de la FCO ?

La France était de nouveau indemne de FCO sur son territoire continental depuis le 14 décembre 2012. Elle avait perdu ce statut à la suite de l’apparition de la maladie en 2006 dans le nord de la France. La maladie s’était ensuite propagée à l’ensemble du territoire métropolitain.

Conformément à la réglementation européenne et aux normes internationales de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), la condition pour recouvrer le statut officiel de pays indemne de cette maladie est de ne pas détecter de foyer de la maladie pendant deux ans.

Quelle est la situation actuelle ?

En France continentale

Un cas de FCO sur un bélier dans un élevage d’ovins et de bovins du département l’Allier a été détecté.

L’identification par le vétérinaire sanitaire de symptômes de la maladie sur l’animal a conduit  les services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du département de l’Allier à réaliser des prélèvements pour analyse sur l’animal malade.

La confirmation formelle du foyer de FCO a été établie le vendredi 11 septembre 2015 par les résultats positifs du laboratoire national de référence de l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Il s’agit d’un cas de FCO à sérotype 8.

Le sérotype 8 ne circule plus depuis 2010 en France, et n’a été notifié dans aucune région du monde depuis 2011.

Les investigations pour comprendre l’origine de la contamination sont en cours.

En Corse

L’apparition d’une trentaine de foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 1 en Corse a été confirmée début septembre 2013. Ces nouveaux cas surviennent alors qu’aucun foyer n’avait été signalé dans l’île depuis 2006.

En appui à la mobilisation des autorités locales, la direction générale de l’alimentation (DGAL) a réuni le 17 septembre au ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt un Comité de pilotage, composé de ses services déconcentrés en Corse, des experts scientifiques et des représentants des éleveurs, des vétérinaires et de l’industrie du médicament vétérinaire afin de décider des mesures à mettre en place.

Conformément à l’avis de l’agence d’évaluation des risques, l’ANSES, sollicitée en urgence, et du Comité de pilotage, le ministère a décidé de prendre plusieurs mesures destinées à éradiquer la maladie en Corse et à protéger le reste du territoire national :

  • L’organisation d’une vaccination collective obligatoire, des espèces sensibles (bovins, ovins, caprins) d’octobre 2013 à mars 2014 sur toute l’île. L’Etat prendra en charge le coût du vaccin et de l’acte vaccinal qui sera réalisé par les vétérinaires mandatés.
  • La mise en place d’une surveillance de la France continentale dans les zones les plus proches de la Corse afin de vérifier l’absence d’introduction du virus, ou en cas d’introduction, de mettre en place les mesures de lutte très rapidement.
  • Le renforcement de contacts réguliers avec les autorités italiennes au sujet de l’évolution de la situation sanitaire de la Corse et de la Sardaigne, compte tenu de leur proximité géographique.

Quelles mesures de lutte pour limiter la diffusion de la maladie ont été mises en place ?

Des mesures ont été prises afin de prévenir tout risque éventuel de propagation de la maladie : l’élevage a été placé sous surveillance renforcée et les mouvements d’animaux ont été bloqués au sein de l’exploitation. De plus, une zone de protection et de surveillance de 150 km de rayon autour de l’élevage concerné a été définie.

La zone de 150km s’étend sur 21 départements dont 5 départements entiers et elle comprend 4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins.

Dans cette zone et en conformité avec la réglementation européenne, des mesures de gestion sont appliquées : restriction des mouvements d’animaux, interdiction de regroupement, surveillance active, etc.

Quelles sont les mesures de lutte à mettre en place pour faire disparaître la maladie ?

Pour lutter contre la maladie, il est possible de mettre en place une stratégie vaccinale. Vacciner , c’est protéger les animaux mais aussi contribuer à l’éradication de la maladie.

Il faut deux injections de vaccin à 3 semaines d’intervalle par animal pour que l’animal soit vacciné.

Dès la semaine prochaine, 1,3 million de doses de vaccin seront disponibles.

La mobilisation de l’Etat, aux côtés des autres acteurs publics et privés et notamment des vétérinaires et éleveurs, constitue un facteur déterminant dans la lutte contre la FCO.

La rapidité de mise en œuvre des mesures de gestion et de lutte est de plus une condition indispensable pour limiter les conséquences de la maladie. C’est aussi une condition indispensable pour les échanges en dehors du territoire national.

Quelles sont les prochaines étapes à venir ?

Le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt rencontrera les responsables nationaux des filières d’élevage jeudi 17 septembre afin de discuter des mesures financières à mettre en place pour accompagner les éleveurs impactés.

Le Ministre prendra contact avec les Commissaires européens à la santé et à l’agriculture afin de les informer de la situation sanitaire et des mesures de gestion mises en œuvre par la France. Des contacts seront également pris par le ministre avec ses homologues européens.

Quelles sont les conséquences potentielles pour le commerce des animaux et notamment pour les échanges intra-UE et les exportations vers les pays tiers ?

Etant donné les restrictions de rassemblement et de circulation dans une zone de production importante pour l’élevage (4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins dans la zone de protection et de surveillance de 150 km), il y aura des conséquences en termes de commerce .

Néanmoins, concernant l’export, la Direction générale de l’alimentation a déjà négocié avec un certain nombre de pays tiers les conditions sanitaires d’exportation qui prévoient ce type de situations.

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