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La France grelotte…


Pendant ces périodes de grand froid, les besoins en chauffage des foyers français augmentent. Alors que le réseau d’électricité est sous tension et que l’on parle de pénurie, les combustibles bois normés s’affirment comme une source d’énergie performante, pérenne, en phase avec les exigences liées à la qualité de l’air.

Une énergie moderne et performante issue du bois

Le bois-énergie séduit de plus en plus les français à la recherche d’une solution moderne et performante de chauffage domestique. Pour France Bois Forêt, les pellets ou granulés et le bois-bûches font partie intégrante de ce développement innovant.

On estime à 8 millions le nombre de ménages se chauffant totalement ou partiellement avec un foyer fermé/insert, poêle, cuisinière ou une chaudière fonctionnant au bois bûche ou aux granulés de bois. Ils étaient près de 7,5 millions fin 2013.

Un combustible innovant

Le bois-énergie est porté par ses multiples atouts, fruits des investissements en recherche et développement et de la démarche d’amélioration continue de la filière Forêt-Bois et des industriels du chauffage.
Ce combustible performant se décline ainsi sous différentes formes :

Les granulés ou «pellets»
Un million de tonnes de granulés de bois est produit en France (source SNPGB), un volume en croissance qui est en mesure de faire face à l’évolution de la demande. S’appuyant sur un standard ISO exigeant (ISO 17225-2) qui définit ses spécificités, le granulé bois «Premium» domine largement le marché français pour le chauffage du particulier.

Il doit être produit à partir de bois vierge, afin de garantir la sécurité du consommateur et le respect de la qualité de l’atmosphère. Grâce à sa qualité parfaitement contrôlée, il est considéré comme le combustible bois le plus performant, offrant le meilleur rendement. De forme cylindrique, les granulés de bois «Premium» sont de surcroît pratiques d’utilisation. Ils sont proposés conditionnés en sacs, pour l’usage dans des poêles, ou en vrac, pour les chaudières.

Les bûches
Les contours de ce marché sont difficiles à cerner précisément, compte tenu du poids de l’autoconsommation en France. Ainsi que le souligne le réseau France Bois Bûche, il s’agit de privilégier du bois sec, bien calibré et issu d’essences nobles. Un bois bûche mal séché, à 30 ou 40 % d’humidité, occasionnera en effet une perte de près de 25 % du rendement énergétique par rapport à une bûche à un taux d’humidité de 20 %.

La certification « NF Biocombustibles solides – bois de chauffage » assure aux consommateurs un bois bûche de qualité depuis son façonnage jusqu’à la livraison chez le consommateur : longueur, humidité, essences de bois utilisées, etc.

La plaquette forestière

Également appelées bois déchiqueté, les plaquettes forestières se présentent sous la forme de copeaux de tailles homogènes résultant du broyage du bois de faible valeur. Utilisées en tant que combustibles, elles sont surtout destinées aux chaufferies collectives et industrielles.

Des appareils de haute technicité
La qualité des combustibles bois standardisés s’accompagne d’un accroissement considérable de l’efficacité énergétique du parc d’appareils de chauffage domestique, principal ou d’appoint, et des chaudières, destinées à assurer le chauffage central de l’habitation et la production d’eau chaude sanitaire.

Aujourd’hui, 600 000 foyers en France sont équipés de poêles ou de chaudières à granulés de bois. Ils devraient dépasser le million en 2020.

Un encouragement à l’utilisation des appareils les plus performants

Des investissements ont été menés en faveur de l’amélioration technologique des appareils de chauffage au bois, permettant une meilleure valorisation du combustible, produisant plus de chaleur avec moins de bois tout en réduisant les émissions polluantes. Une directive européenne d’écoconception imposera, en 2022, des performances énergétiques et environnementales strictes à toute la profession.

Les industriels du label Flamme Verte, qui regroupent aujourd’hui plus de 100 marques françaises et européennes, commercialisent déjà des produits qui répondent à ces exigences.
Les produits labellisés Flamme Verte sont répertoriés en fonction de leurs performances énergétiques et environnementales dans des classes de performances identifiées par des étoiles, selon trois catégories : 5, 6 et 7 étoiles. La suppression de la classe « 4 étoiles » et l’ajout de deux nouvelles classes répondent à une logique d’amélioration continue des performances énergétiques et environnementales. En 2018, la classe « 5 étoiles » sera à son tour éliminée. En 2020, seuls les produits « 7 étoiles » demeureront éligibles au label.

Les émissions de CO2 d’un poêle à pellets de la classe Flamme Verte « 7 étoiles » se situent aujourd’hui à un maximum de 0,02 % alors que le rendement énergétique est supérieur à 90 % (0,12 % pour un équipement bois bûche et un rendement supérieur à 75 %).

Concernant l’émission de particules fines, le taux atteint 30Mg/Nm3 contre 90 Mg/Nm3 pour un équipement « 5 étoiles ». Les exigences du label Flamme Verte évoluent donc en permanence afin de promouvoir et de mettre en avant auprès des particuliers les appareils de chauffage au bois les plus performants.

La vente d’appareils de chauffage au bois de qualité est encouragée par les pouvoirs publics à travers le crédit d’impôt pour la transition énergétique qui est réservé aux appareils très propres et performants (6 et 7 étoiles en 2018).

Le bois, une énergie économique

Le bois, c’est aussi une énergie économique. Alors que se profile l’augmentation des prix d’autres sources comme l’électricité et le gaz, les prix du bois-énergie sont beaucoup plus stables car non sensibles à des évènements géopolitiques. Le prix du kWh de chauffage est de l’ordre de 4 centimes d’euros pour la bûche ou 5,8 centimes d’euros pour le granulé, contre 6,4 centimes d’euros pour le fioul ou 16 centimes d’euros pour l’électricité.

Un débouché vital pour la filière Forêt-Bois

Mobilisant l’ensemble de la filière Forêt-Bois, le bois-énergie valorise les connexes de l’exploitation forestière, produits notamment par la filière Bois d’œuvre.

Fabriqué à partir de produits connexes de scieries (sciures, plaquettes), le granulé Premium français offre un débouché vital aux scieurs français, alors que les utilisations de ces connexes par les industries des panneaux de bois et de la pâte à papier se sont réduits ces dernières années.

Plusieurs scieurs ont investi dans des unités de granulation et produisent ainsi des matériaux de construction et d’énergie sur un seul et même site.

Les ressources en bois pour la poursuite du développement du granulé français sont abondantes. La production de granulés Premium profite directement du développement du bois de construction dans l’hexagone (conformément aux objectifs de la loi Grenelle 1), auquel est associé une plus forte production de connexes de scieries.

Par ailleurs, la filière innove et valorise déjà du bois d’éclaircie, en particulier de feuillus, offrant, là-aussi, de nouveaux débouchés importants à l’amont forestier.

Une filière en phase avec les enjeux économiques et environnementaux

Le chauffage domestique au bois se présente ainsi comme la première source d’énergie renouvelable utilisée en France. La matière première utilisée pour le combustible bois provient des massifs forestiers français, qui recouvrent 30 % du territoire national.

Une filière ancrée dans la proximité

La production de granulé de bois s’appuie sur une cinquantaine d’unités assurant un bon maillage du territoire. Les producteurs français, tous implantés en milieu rural, servent en priorité la demande locale et nationale, laissant à l’hexagone un bilan légèrement exportateur chaque année.
Après des années de croissance continue, les fabrications ont été réduites en 2015, pour gérer un deuxième hiver doux et éviter des surstockages. La courbe reprend sa hausse en 2016.

Selon l’Ademe, la partie production et distribution de combustibles (bois bûche et granulés de bois) représente 8 500 emplois, auxquels s’ajoutent une dizaine de milliers de personnes liées aux activités de fabrication, distribution et installation d’appareils de chauffage au bois. Au total, près de 20 000 emplois directs et indirects composent la filière du chauffage au bois, des emplois souvent non délocalisables.

Une contribution à la transition énergétique

Le bois-énergie contribue significativement à réduire notre dépendance énergétique et nos émissions de gaz à effet de serre. La France a pris l’engagement de produire 23 % de sa consommation énergétique finale à partir d’énergies renouvelables, dont la moitié pour la filière bois.

Offrant un rendement efficace (85 à 90 %), le chauffage au bois de qualité concourt à la maîtrise des consommations d’énergie fossile (fioul domestique, GPL, gaz,) fortement émettrice de gaz à effet de serre. Il joue également un rôle important dans la réduction des besoins électriques.


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Plan recherche et innovation 2025 pour la filière forêt – bois


Afin de soutenir la compétitivité et améliorer les performances de la filière forêt-bois, les Ministres en charge de la forêt, de l’environnement, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’économie et de l’industrie, du logement et de l’habitat durable ont confié le 22 décembre 2015, à quatre personnalités la mission de poser les bases d’un plan innovation 2025 pour la filière forêt-bois :

  • Monsieur Jean-Claude Sève, Président de l’institut technologique FCBA
  • Monsieur Antoine d’Amécourt, Président de l’Institut de développement forestier (IDF) ;
  • Monsieur François Houllier, Président de l’association ALLEnvi et PDG de l’INRA ;
  • Monsieur Pierre-René Lemas, Directeur général du groupe Caisse des dépôts.

Les conclusions de la mission ont été présentées ce lundi 9 mai 2016 à Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture de l’agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du Gouvernement, et à Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, puis à la presse et aux représentants de la filière forêt-bois.

Les travaux des missionnaires se sont appuyés sur différentes sources :

  • des consultations individuelles et collectives avec les différents acteurs du domaine (professionnels, opérateurs de la recherche, acteurs publics, …) ;
  • des travaux récemment conduits, notamment dans le cadre du groupe de travail « Recherche Développement et Innovation » (RDI) du Programme national de la forêt et du bois (PNFB) ou du CSF Bois.

Ils débouchent sur deux ensembles de propositions qui concernent tant l’amont que l’aval de la filière :

  • 13 projets de RDI regroupés selon trois grandes priorités complémentaires :
    • accroître les performances du secteur par des approches systèmes ;
    • développer les usages du bois et les nouveaux usages du bois dans une perspective bio-économique ;
    • adapter la forêt et préparer les ressources forestières du futur.
  • une analyse des dispositifs et instruments de financement dans le secteur, basée sur une cartographie de l’existant et une caractérisation des modalités innovantes de financement.

En matière d’ingénierie financière, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles portent sur :

  • la valorisation des services éco-systémiques rendus par la filière forêt-bois ;
  • l’élargissement de dispositifs innovants déjà éprouvés au niveau régional ;
  • le développement d’une action de recherche sur des mécanismes innovants susceptibles d’amener de nouvelles liquidités à la filière ;
  • l’étude de mécanismes financiers permettant de dynamiser les achats de bois et contribuant à la transparence des prix, à la contractualisation et à une meilleure sécurisation des approvisionnements.

Ce plan recherche et innovation 2025 pour la filière forêt-bois fera l’objet d’une restitution au CSF Bois. Il définit le cadre stratégique d’intervention à dix ans en matière de recherche et innovation, notamment dans la perspective du déploiement de la nouvelle programmation des investissements d’avenir (PIA 3).

Les actions proposées seront suivies conjointement par les Ministres en charge de la forêt, de l’environnement, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’économie et de l’industrie, du logement et de l’habitat durable dans le cadre du CSF Bois.

Télécharger la synthèse du Plan recherche-innovation 2025 filière forêt-bois

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La filière forêt-bois : une filière tournée vers l’avenir


La filière forêt-bois est une source d’emplois importante en France. Elle compte 425 000 personnes, ce qui est supérieur en nombre d’emplois au secteur de l’automobile. Pour autant, cette filière n’en est qu’à ses débuts : elle souhaite se renforcer et se développer.

Le secteur de la construction, une opportunité de développement

La construction de maisons individuelles en bois et l’industrialisation de la maison en ossature bois sont en augmentation constante, même si le marché du bois de construction reste encore faible en comparaison des autres pays européens. Ce secteur est capital pour le développement de la filière, tant en termes économiques, qu’en termes d’emploi. La réhabilitation urbaine avec la réfection des logements et des isolations, en lien avec les lois de transition énergétique, sont un atout de développement, car elles ouvrent de manière large de nouveaux marchés.

La France moteur de l’innovation dans la filière bois

La France reste un grand pays d’innovation dans le secteur du bois, à la fois dans la construction mais également dans la fibre et le papier. Des travaux ont été menés pour évaluer puis améliorer le bois dans ses qualités thermiques, acoustiques, de sécurité, de durabilité et d’environnement. La capacité d’innovation de la filière forêt-bois française est l’un des atouts majeurs de ces acteurs.

Le rôle des interprofessions dans l’essor de la filière

Il semble aujourd’hui nécessaire de nouer un dialogue renforcé entre les secteurs en amont (les producteurs) et en aval (la transformation), avec au centre un élément stratégique : les scieries. Le regroupement des acteurs dans les interprofessions permet de réunir les propriétaires, les gestionnaires, les exploitants, les experts forestiers, les entrepreneurs, les pépiniéristes et les industriels de la transformation. Ensemble, ils échangent leurs besoins, leurs problématiques, développent des innovations, font la promotion de la filière, fournissent des statistiques, intensifient l’exportation des produits transformés.

Une filière en demande d’investissement

La recherche d’investissement est le dernier enjeu du développement de cette industrie lourde qui nécessite beaucoup de capitaux. La filière se cherche des partenaires comme elle l’a fait avec le Crédit agricole qui est la première banque et assurance de la filière. La Banque publique d’investissement (BPI) finance également le développement d’entreprises bois. Il existe par ailleurs des financements participatifs, ou encore des groupements forestiers d’investissement qui font appel à l’épargne des particuliers et des institutionnels. Ces mécanismes de financement s’inscrivent sur le long terme puisqu’il faut 25 années de croissance pour le développement d’un arbre.

L’image positive que véhicule le bois avec sa gestion dynamique et durable, sa capacité d’absorption des gaz à effet de serre, et des projets d’envergure comme la construction d’immeubles en bois de grande hauteur, permettent à la filière forêt-bois d’envisager un avenir favorable.
Crédit Agricole Sud Rhône Alpes

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