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Une action pour la forêt indonésienne


L’Indonésie, qui possède la troisième couverture mondiale de forêts tropicales, a récemment prolongé son moratoire interdisant tout nouveau projet de déboisement sur 65 millions d’hectares de forêt. Celui-ci a été mis en place en 2011, suite à l’accord passé avec la Norvège qui a attribué 1 milliard de dollars au gouvernement indonésien pour lutter contre les émissions de Gaz à Effet de Serre dues à la Déforestation et la Dégradation des forêts.
Malgré cela, le gouverneur de la province d’Aceh a confirmé le projet de déforestation de 120 000 ha de forêt indonésienne (pouvant atteindre 1 million d’ha) au sein d’une zone protégée, abritant notamment les emblématiques orangs-outans. Ce projet a pour seul but l’exploitation commerciale et notamment minière et agricole, de la zone. Les bénéfices n’iraient qu’aux grands groupes industriels internationaux, sans que les populations locales n’en perçoivent une seule partie.
Il y a peut-être une chance que le gouverneur de la Province d’Aceh revienne sur sa décision, avec une pression citoyenne internationale.

C’est pourquoi l’ONG Avaaz a mis en place une pétition adressée au gouverneur de la Province d’Aceh et au Président indonésien demandant le rejet du plan de déboisement de la zone de forêt protégée à Aceh.

France Nature Environnement vous invite à signer et faire circuler cette pétition : https://secure.avaaz.org/fr/le_plan_pour_tuer_les_orangs_outans/?vc

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Déforestation: Un arbre sur deux serait abattu illégalement


Le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement
(PNUE) et Interpol ont publié un rapport dévoilant des chiffres alarmants sur le
trafic illégal de bois. Estimées initialement entre 5 et 10 milliards de dollars par
an, les pertes de recettes pour les pays tropicaux pourraient atteindre
finalement entre 30 et 100 milliards de dollars par an. Une révélation qui
augmente la pression sur l’Union européenne qui doit mettre en place son
règlement « Bois illégal » d’ici mars 2013. Explication.

Du bois illégal qui n’en a pas l’air

La coupe illégale de bois entraîne une destruction importante des forêts, elle-même
responsable d’environ 17% des émissions de Gaz à effet de serre, d’après le GIEC1.
Au Brésil par exemple, la production de bois serait à 80% illégale2. Madagascar
détient le record avec une production de bois qui serait à 90% illégale. Problème
récurrent depuis des décennies, l’exploitation illégale de bois devient de plus en plus
insidieuse et liée à la grande criminalité. C’est ce qu’explique le rapport du PNUE en
soulignant que « l’exploitation illégale représenterait entre 20 % à 50 % de
l’exploitation mondiale totale lorsque l’on inclut le blanchiment de bois
illégaux ». C’est ce blanchiment de bois illégal qui n’a pas été pris en compte dans
les évaluations de la Banque Mondiale, qui a ainsi largement sous-estimé l’impact
écologique, social et économique de l’exploitation illégale de bois.

La FAO a déclaré récemment que le rythme de destruction des forêts ralentirait.
Souhaitons que cette déclaration soit fondée sur de l’imagerie satellitaire plutôt que
sur des projections qui sous-estiment systématiquement la part du bois blanchi dans
le bois illégal… » explique Eglantine Goux-Cottin, chargée de mission forêt
internationale à France Nature Environnement. Les résultats du rapport du PNUE
montrent à quel point il est urgent de fermer les frontières de l’Union européenne à
ce commerce illégal de bois.

Fermer les frontières au bois illégal

L’Union européenne et la France ont leur part de responsabilité dans le commerce
de bois illégal : un cinquième de cette production illégale de bois serait écoulé en
Europe, selon le parlement européen3. Pour diminuer sa contribution à la
déforestation, l’Union européenne, après les Etats-Unis, s’est dotée d’un règlement
« bois illégal » (RBUE).

Ce règlement qui devra s’appliquer à partir de mars 2013, fait actuellement l’objet de
discussions au sein de la Commission européenne pour la rédaction des guides
d’application du règlement. Ces guides doivent impérativement donner des éléments
permettant aux importateurs de déceler et d’éviter des approvisionnements illégaux
de bois et produits dérivés (éviter les bois importés de pays dont l’indice de
corruption est élevé, éviter les produits contenant du bois provenant de certaines
essences ligneuses…).

Bruno Genty, président de France Nature Environnement « Messieurs les ministres
des Etats membres de l’Union européenne, acteurs de la filière forêt-bois européens
et français, soyez à la hauteur de l’enjeu lorsqu’il s’agira d’appliquer le RBUE en
mars 2013 ! Il faut que la demande européenne en matière de bois illégal cesse.

France Nature Environnement demande à ce que la Commission européenne et les
états membres travaillent de pair avec Interpol et le PNUE et autres organismes
internationaux tels que Transparency International4 pour la mise en place effective de
son Règlement « bois illégal » afin de bannir le bois illégal du territoire européen. »

1 GIEC: Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
2 Carl-Éric Guertin, R.p.f., M. Sc. Quebec Wood Export Bureau (2003)

3 UNECE/FAO Forest Products Annual Market Review, 2009-2010
4 Organisme chargé notamment de l’évaluation du niveau de corruption des pays à l’échelle
internationale

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La FRAPNA fête ses 40 ans à Morestel


Venez fêter40 ans de militantisme pour la protection de la nature en Rhône-Alpesles samedi 2 et dimanche 3 juillet 2011 à Morestel dans le Nord Isère !

Au programme, des tables rondes, un film sur la FRAPNA, des stands, des expositions, des sorties nature, des animations tout public, des spectacles, un concert et surtout beaucoup de convivialité et de plaisir de se retrouver !

Avec la présence:

- de Jean-Jacques FRESKO, rédacteur en chef de Terre Sauvage qui animera les débats,

-  d’intervenants de haut vol pour nous accompagner dans notre réflexion sur la forêt,

-  de membres du COLLECTIF STOP GAZ DE SCHISTE qui viendront discuter avec le public autour de la projection d’un extrait du film GASLAND,

- de Guillaume MEURICE et les PROWPUSKOVIC le samedi soir à partir de 20h30 pour une soirée festive pleine d’humour et de bonne musique.

Lancement de l’événement à midi avec des allocutions d’accueil le samedi 2 juillet à la Maison de l’Amitié, 389 rue François Perrin à Morestel.

La FRAPNA en quelques mots

La FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, est une association Loi 1901, créée en 1971. Indépendante de tout mouvement politique, elle est agréée par le Ministère de l’Environnement depuis 1978 et reconnue d’utilité publique depuis 1984.
La FRAPNA a pour objet : la défense, la sauvegarde, la protection, la valorisation de l’environnement, des sites, des paysages, des écosystèmes, des milieux naturels, de la faune et de la flore qu’ils abritent ainsi que la préservation, la restauration, et la gestion des écosystèmes auxquels ils participent ; la lutte contre toute nuisance pouvant compromettre l’hygiène sociale ; toute action légale en cas de non respect des lois et réglementations ainsi que l’adaptation de ces dernières à l’évolution des besoins de la communauté ; le développement d’une conscience écologique.
La FRAPNA, dont le bureau régional de coordination est situé à Villeurbanne (Rhône), est formée de 8 fédérations départementales. Elle regroupe ainsi plus de 47 000 adhérents directs ou fédérés par les associations membres (plus de 200 sur les 8 départements de Rhône-Alpes).
La FRAPNA s’appuie sur la compétence de ses 100 salariés et de ses nombreux bénévoles, organisés en réseaux thématiques.
Elle siège dans plus de 1 500 instances de concertation et de décision départementales, régionales et nationales.
Elle développe des actions en partenariat avec les collectivités territoriales et les sociétés privées.
Active depuis 40 ans pour la protection du patrimoine naturel (veille écologique) et la sensibilisation du public, la FRAPNA agit également pour l’éducation à la nature et à l’environnement, dont elle est un acteur reconnu avec plus de 150 000 enfants sensibilisés par an, agrément du Ministère de l’Education Nationale.
La FRAPNA est membre de France Nature Environnement (FNE), fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement.
En savoir plus : www.frapna.org

Pour découvrir le programme des festivités cliquez sur: PROGRAMME 40 ANS

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Congrès de France Nature Environnement: l’agriculture était plus verte à Marseille


Dès l’ouverture du congrès de France Nature Environnement la campagne d’affichage qui a fait tant de bruit a été abordé.  » Elle  a été élaborée dans le but
que soit respectés les engagements publics. » ont proclamé les responsables de FNE.

A l’occasion de son congrès, FNE exposé ses propositions en vue d’une réforme de la PAC conduisant à l’émergence d’une agriculture durable et a souhaité en débattre avec les représentants des OPA (syndicats, assemblée permanente des chambres d’agriculture, coopératives, fédérations professionnelles…) et des autres acteurs de la filière (distribution, pouvoirs publics…)

De nombreux points d’accord entre écologistes et représentants agricoles

Tant du point de vue des agriculteurs que des écologistes, les attentes sont fortes vis-àvis de cette réforme qui doit aboutir à une prise en compte plus globale des enjeux environnementaux. Pour tous les participants, l’environnement ne doit pas être traité à la marge de la politique agricole européenne, laquelle doit harmoniser l’acte de production agricole avec le milieu qui l’accueille. Le débat a mis en évidence le nécessaire engagement de l’ensemble des acteurs qui composent la chaîne alimentaire : du consommateur à l’agro-industrie en passant par l’agriculteur et la grande distribution.

Consensus : les représentants politiques européens montrent la voie

Aujourd’hui, il importe de trouver un terrain d’entente entre tous les acteurs pour
défendre une agriculture qui réponde à l’intérêt général. Les députés européens José Bové (Europe écologie) Michel Dantin (UMP) et Stéphane Le Foll (PS) ont rappelé que leurs divergences étaient bien moins nombreuses que les points d’entente. Ce consensus est impératif si la France ne veut pas voir d’autres membres de l’Union européenne imposer un modèle agricole dans lequel le marché serait roi.

La ministre de l’écologie réitère son soutien

En déplacement au Japon en compagnie du président de la République, Nathalie Kosciusko-Morizet n’a finalement pas pu clôturer le congrès de France Nature Environnement. Dans une vidéo tournée avant son départ et un discours lu par  sa directrice de cabinet, la ministre de l’écologie a réaffirmé son soutien à France Nature Environnement et a rappelé la nécessité de respecter la liberté de parole des associations.

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Des femmes tchadiennes luttent contre la déforestation


L’Association Lead Tchad (Leadership pour le Développement Durable) développe un projet avec des groupements féminins pour la mise en place de cuiseurs solaires pour lutter contre un des facteurs du dérèglement climatique, de la désertification et de la perte de biodiversité : la déforestation. Ce projet met en lumière la nécessaire prise en compte du rôle leader des femmes dans ces projets de préservation de l’environnement.

La déforestation cause la désertification

Au Tchad, le taux de déforestation est responsable de la disparition de deux cent mille hectares de forêt par an, soit l’équivalent de deux fois la superficie de la Martinique ! Elle provoque la désertification (1) de la zone sahélienne du Tchad, entraînant une avancée du désert de 3km par an. Le projet mené par Lead Tchad s’implante dans une zone particulièrement vulnérable aux aléas climatiques et aux pressions des activités humaines sur la ressource en bois.

Pour Sébastien Genest, vice-président de France Nature Environnement: « La désertification ne doit pas être la grande oubliée en cette année internationale des forêts. Souvent le rôle des femmes en tant que leader pour préserver les forêts tropicales est sous-estimé».

Les femmes rempart contre la déforestation

Ce projet de cuiseur solaire intègre plusieurs dimensions de la lutte contre le changement climatique : la promotion de la source d’énergie renouvelable, la mise en place de zones protégées, des « parcs à bois », et la réduction des problèmes de santé de la femme dus à la fumée. Dans ce même programme Lead Tchad va utiliser l’alphabétisation axée sur les thématiques liées à l’environnement, la santé, et le calcul pour mobiliser les femmes.

Selon Colette Benoudji directrice de l’association Lead Tchad : « Ce n’est qu’en mobilisant les populations rurales, en s’appuyant sur les femmes, que l’Afrique pourra espérer mieux répondre aux questions liées à l’environnement ! » Elle ajoute : « L’avenir de l’environnement en Afrique ne peut pas se construire sans que les femmes soient organisées et formées. Ce sont elles la richesse de la nation et l’environnement est notre richesse ! ». Pour Eglantine Goux, chargée de mission forêt internationale à FNE : « Dans un souci d’efficacité il serait judicieux de multiplier les programmes de protection de l’environnement fondés sur la force de mobilisation et de travail des femmes africaines. Elles ont déjà fait leurs preuves dans le domaine des microcrédits et micro-entreprises, il est temps de leur remettre les clefs du climat et de la protection des forets dans les mains ! »

(1) Sous les effets combinés du dérèglement climatique et des activités humaines, la zone perd son couvert forestier et les formations végétales désertiques (type steppes), s’installent pour former à long-terme des déserts.

Source: FNE

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Coordination Rurale: « Quand les environnementalistes dérapent »


La Coordination Rurale n’a pas tardé à réagir par rapport à la campagne choc lancée par France Nature environnement.  » C’est une campagne scandaleuse » dit-elle.

Voici sa réaction.

« Alors que « France Nature Environnement » lance aujourd’hui même une campagne d’affichage qui attaque clairement les agriculteurs, la Coordination Rurale tient à rappeler que l’utilisation facile de stéréotypes non avérés n’a rien à voir avec la protection de l’environnement et peut provoquer le chaos  !

Une campagne scandaleuse

La CR déplore cette lamentable et coûteuse campagne de communication qui a, sinon pour but, en tout cas pour effet de jeter l’opprobre sur les agriculteurs, à la veille de l’ouverture du salon de l’agriculture.
Amalgames des pesticides, des abeilles, des OGM, des nitrates et des élevages de porc… Cette campagne induit le grand public en erreur et fait de FNE non plus un expert en matière environnementale, mais un lobby environnementaliste !
« Gros menteurs » (mentionné sur l’une des affiches) est une injure proférée contre les éleveurs honnêtes, et respectueux des consommateurs qui ne font qu’appliquer la réglementation officielle sur l’étiquetage. Ces mêmes éleveurs, souvent victimes désespérées d’une mauvaise politique agricole font partie – est-il nécessaire de le rappeler ? – de la catégorie socioprofessionnelle qui détient le triste et morbide record du taux de suicide.

Les coupables sont ailleurs

La FNE dit que cela fait 40 ans qu’elle délivre ces messages. Cependant, plutôt que de dénoncer, à tort, les agriculteurs, ne devrait-elle pas dénoncer les PAC successives et l’OMC qui ont spécialisé notre agriculture ?
Les agriculteurs représentent des coupables faciles. Pourtant, dans les faits ils sont les victimes et ne peuvent accepter d’être diffamés comme ils le sont dans cette campagne !

Stop aux idées reçues !

En septembre dernier, la CR rappelait que le lien entre l’activité agricole et la prolifération des algues vertes n’avait pas été démontrée scientifiquement. Elle demandait également que des études soient réalisées pour permettre enfin de réhabiliter les agriculteurs. Il est regrettable que FNE construise sa campagne de communication à partir de ces idées reçues au mépris du travail qui a été fait pour promouvoir la  Bretagne et son tourisme…
Comment une association telle que FNE, largement financée par les pouvoirs publics et les collectivités locales a t-elle pu se lancer dans une campagne aussi polémique destinée à dresser la population contre la catégorie sociale la plus indispensable à la société ?
Si la réponse est que cette organisation tourne le dos au dialogue constructif pour s’extrêmiser et se radicaliser, alors la CR la tiendra pour responsable des troubles qui pourraient découler des attaques contre l’honneur des agriculteurs. »

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Préserver l’espace rural autour des lacs de montagne


Les organisations nationales, FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) et FNE (France Nature Environnement), et leurs fédérations locales, FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) de la Haute-Savoie et FRAPNA (Fédération Régionale des Associations de Protection de la Nature Rhône-Alpes), viennent de prouver leur capacité à travailler ensemble en bonne intelligence sur un objectif commun : la préservation de l’espace rural et la lutte contre l’étalement urbain.
A l’occasion du projet de loi « Engagement national pour l’environnement », leurs actions et mobilisations conjointes ont porté leurs fruits : le retour du dispositif anti-mitage de la loi « littoral » autour des lacs de montagne de plus de 1000 hectares a été acté par les deux assemblées parlementaires le 29 juin dans le vote définitif de la loi « Engagement national pour l’environnement ».
Ce vote conforte le dispositif anti-mitage assuré par la loi « littoral » dans les communes riveraines des grands lacs de montagne.

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Chimie grenobloise: une alternative au mercure en 2013


Vendredi dernier, avait lieu l’inauguration du Secrétariat Permanent de la Prévention des Pollutions Industrielles (S3PI) de Grenoble en présence de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Elle avait annoncé sa création dans la même ville il y a un an (lire notre article), suite au rapport de FNE sur le mercure.

La Ministre est revenue sur ce dossier en annonçant la conversion technologique du site Arkema (Jarrie) et donc l’abandon du mercure au profit de la meilleure technique disponible. Pour FNE, « une belle victoire pour l’écologie, l’emploi et l’économie de la zone ».

Une structure de concertation ambitieuse

Ce S3PI affiche des ambitions fortes, sans doute aussi parce qu’il est largement porté, depuis le début par FNE et la FRAPNA , qui, comme l’a rappelé Chantal Jouanno, ont été le levier de sa création. Plusieurs commissions vont s’attacher à traiter librement de sujets qui préoccupent les Grenoblois, comme l’a démontré l’enquête d’opinion préalable présentée le matin. Les sujets pressentis seront donc les risques industriels, la qualité de l’air, la santé-environnement, l’aménagement et l’économie durables, l’énergie et le climat, et la qualité des milieux.

L’abandon du mercure par Arkema

Rappelons que le site d’Arkema de Jarrie produit du chlore à l’aide d’une technologie rejetant du mercure et considérée comme obsolète par la réglementation européenne. Chantal Jouanno en a profité pour annoncer la conversion de la technologie au mercure, et la mise en place d’une technologie alternative pour 2013, répondant ainsi directement à la demande de FNE et de la FRAPNA.

Pour ce faire, l’Etat va contribuer financièrement à l’investissement. La localisation pérenne du site est du même coup assurée. Pour Marc Sénant, en charge du dossier à FNE : « Nous avançons enfin sensiblement sur ce dossier. Depuis plus d’un an, nous avons maintenu notre mobilisation, de la zone de Jarrie jusqu’aux bureaux du ministère, et aujourd’hui, notre travail porte ses fruits ! »

Une illustration intéressante de l’effet levier de l’écologie

FNE demandait depuis plus d’un an à Arkema d’investir dans la technologie alternative. Pour Marc Sénant : « Il y avait dans cette démarche une volonté de favoriser des bénéfices collatéraux. Elle permettait de réduire les impacts, très lourds, de ce secteur d’activité sur l’environnement et la santé des populations et travailleurs, de viabiliser l’outil industriel local, de renforcer la compétitivité du site et de maintenir les emplois et la qualification des employés. C’est une très bonne nouvelle pour le territoire dans sa globalité. Cette conversion a aussi l’avantage de réduire les périmètres d’exposition du PPRT (plan de prévention des risques technologiques) en cours d’élaboration et d’éviter des expropriations douloureuses !»

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Le procès du loup continue…


Hier s’est tenu à Gap le procès contre le chasseur qui a avoué avoir abattu dans les Hautes-Alpes en décembre dernier une louve, espèce protégée. France Nature Environnement (FNE), l’Union Régionale Vie et Nature PACA (URVN) et la Société Alpine de Protection de la Nature (SAPN) s’étaient portées parties civiles. Le délibéré sera rendu le 25 mars prochain.

Retour sur le procès:
Les faits qui étaient jugés hier avaient trait à un acte de braconnage contre un individu d’une espèce protégée, un loup. Nos associations ont demandé et obtenu la simple application de la loi et des sanctions prévues. « Le Procureur a reconnu l’acte illégal de chasse et requis une peine justifiée dans cette situation. Ces réquisitions (retrait du permis de chasse avec une interdiction de le repasser pendant 3 ans, 4500 € d’amende dont 1500€ de ferme), nous satisfont », explique Nathalie de Stefano, qui représentait FNE et l’URVN lors du procès.

« Nos associations regrettent que cette affaire ait été utilisée par des lobbys pour affirmer leur colère face à la présence de ce prédateur, à l’occasion d’une manifestation organisée en marge du procès ».

FNE, URVN et SAPN rappellent que le loup est revenu naturellement en France depuis l’Italie il y a un peu plus d’une quinzaine d’années maintenant. La question n’est plus de se prononcer pour ou contre la présence du loup mais bien d’organiser la cohabitation avec l’espèce pour qu’elle soit acceptable par tous. Les associations, en effet, n’ont jamais nié les contraintes supplémentaires que représentait le loup pour les éleveurs et les bergers. Les associations ont d’ailleurs accepté, comme le prévoit la réglementation, des tirs en dernier recours sur les individus qui mettaient en échec la protection des troupeaux.

« Les modalités de cette cohabitation, ainsi que des tirs exceptionnels contre les loups, sont débattus dans un climat constructif au sein de groupes de concertation (Comités National et départementaux Loup, Conseil National de Protection de la nature), auxquels participent nos associations, les représentants des chasseurs et des professionnels des filières ovines ainsi que les élus », rappelle Hervé Gasdon, président de la SAPN.

Laissons donc ces instances poursuivre leur travail sereinement et réjouissons-nous que le tribunal ait su juger en toute indépendance les seuls faits qui lui étaient soumis.

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Pour FNE, la cohabitation homme-loup est possible


Décembre 2009 : battue au sanglier sur la commune d’Esparron dans les Hautes-Alpes. Surpris par l’arrivée d’une jeune louve, un chasseur l’abat. Surpris en flagrant délit, il sera jugé le 18 février prochain à Gap pour avoir détruit un individu d’une espèce protégée.
Ces faits poussent les associations de protection de la nature à se constituer partie civile et à rappeler le caractère emblématique du loup, symbole d’une nature sauvage et libre:
« Sans nier ou minimiser les difficultés qui subsistent pour le monde de l’élevage, notamment liés aux systèmes d’élevage et surtout au contexte économique de la filière ovine, nous voulons rappeler que les pertes subies par les troupeaux ne sont de loin pas le seul fait du loup (maladies, chiens errants, dérochements…) », explique FNE.

FNE, URVN et les associations de terrain SAPN, le CRAVE, Arnica Montana, conscientes des contraintes apportées à l’élevage extensif par le retour naturel des loups, ne sont pas opposées à des tirs exceptionnels résultant d’attaques répétées sur des troupeaux efficacement protégés ; elles l’ont affirmé et assumé par le passé.

Elles condamnent par contre tout acte de braconnage de loups, car la destruction d’un individu d’une espèce protégée n’est jamais anodine.

« Il faut comprendre que les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer : les évolutions des milieux et des espèces, depuis des décennies, ont créé chez nous comme partout dans l’arc alpin les conditions d’une présence permanente des prédateurs. La présence du loup est un fait durable, dans les Hautes-Alpes comme dans d’autres territoires alpins ; l’objectif numéro un doit être d’aider la filière ovine à faire face à cette difficulté et à s’adapter ».

« Car, affirme FNE,  le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :

- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (les troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato – conjonctivite),
- il élimine les chiens errants,
- il constitue un vecteur d’image sur la qualité des milieux naturels, support d’un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne ».
« Aussi en cette année de la biodiversité, le loup devrait pousser tous les acteurs, professionnels de l’élevage, Etat, collectivités et associations de protection de la nature, à faire évoluer les pratiques vers des modes d’élevage adaptés au territoire, à ses capacités et contraintes, vers un tourisme plus respectueux des activités agricoles et d’élevage en montagne et plus respectueux de la nature », souligne FNE.

« Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d’une cohabitation entre le loup et l’homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales dont le loup, c’est bien que la conception du rôle de l’homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c’est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions anti-prédateurs venues du 19e siècle ! »

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