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Signature de la charte laitière de valeurs


La FNPL est à l’initiative d’une « charte laitière de valeurs », socle d’un cadre de négociations commerciales durables pour garantir une meilleure rémunération à l’ensemble des acteurs.

La FNPL se félicite de la signature de cette charte par l’ensemble de la distribution, hier, à Paris. Les enseignes Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Système U se sont engagées au côté des producteurs de lait en crise à « partager équitablement les risques de volatilité des prix en cherchant des moyens de limiter leurs fluctuations » ainsi qu’à « mieux informer les consommateurs » sur l’origine du lait.

Cet engagement de la distribution est une traduction concrète de sa volonté d’agir en acteur responsable et transparent, à dix jours de la fin des négociations commerciales, alors que la crise laitière s’intensifie. Il est évident que ces signatures doivent être suivies d’effets.

« Signer la charte, c’est bien ; la faire vivre, c’est mieux ! » a souligné Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, lors de la séance de signatures.

Dès aujourd’hui, cette charte validée juridiquement sera soumise aux autorités françaises de la concurrence. Il ne s’agit pas, par cette charte, de s’extraire de la loi du marché mais de faire mieux dans le marché !

L’objectif est de créer plus de valeur ajoutée au sein de la filière laitière et par conséquent donner aux acteurs les moyens de pérenniser leur activité tout particulièrement dans un contexte de crise et de continuer à investir et à innover.

Afin que cette charte profite aux éleveurs, il est indispensable que les transformateurs laitiers, (privés et coopératifs) s’engagent également à la signer en montrant ainsi aux éleveurs qu’ils partagent les valeurs de responsabilité, de solidarité et de transparence de notre filière.

Il est évident que l’engagement de la transformation laitière doit intervenir avant la fin des négociations commerciales pour être considéré comme effectif.

Signer la charte est aussi un gage d’apaisement des tensions qui sont légitimes dans un contexte économique et social si difficile pour les producteurs de lait.

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Prix du lait: encore un effort…


Communiqué de la FNSEA, FNPL, FNEC, JA:

Après des semaines de mobilisation des producteurs de lait, la table ronde laitière du 8 avril, au ministère de l’agriculture, a permis de faire bouger les lignes.

Tous les distributeurs présents ont fait des propositions. Pour autant, elles n’ont pas abouti à un consensus de l’ensemble des participants.

La Fédération du commerce et de la distribution (FCD)qui regroupe les enseignes Auchan, Carrefour, Casino, Cora et Monoprix a fait une offre d’augmentation des prix de deux centimes uniquement sur le lait de consommation.

Ce marché ne représente que 16% des produits de grande consommation au niveau français.L’impact pour les producteurs de lait est donc limité.La proposition de la FCD n’est pas acceptable en l’état. Les enseignes Leclerc et système U-elles-ont posé sur la table le principe d’une hausse de deux à trois centimes sur tous les produits laitiers.

La FNPL et la FNEC associations spécialisées de la FNSEA, ainsi que les Jeunes Agriculteurs(JA) regrettent que les enseignes de la distribution continuent à se faire la guerre entre elles sur le dos des producteurs de lait.

Les syndicats (FNSEA,JA, FNPL et FNEC) souhaitent que la distribution parle d’une seule voix.L’enjeu est de résoudre un grave problème conjoncturel: celui des producteurs  de lait pris en étau entre des charges qui s’envolent et un prix du lait non revalorisé.Les éleveurs doivent avoir un résultat concret dès le paiement du lait du mois d’avril.

La FNSEA, les JA, la FNPL et la FNEC demandent à la FCD de revoir sa position d’ici la fin de la semaine. Elle doit élargir  le périmètre de son offre et l’étendre à l’ensemble des produits laitiers.

Par son attitude, l’aval de la filière laitière prend un grand risque. Celui de fragiliser une filière pourvoyeuse d’emplois, de produits de qualité plébiscités par les consommateurs et de territoires vivant socialement et économiquement.

Le médiateur nommé par le ministre doit rapidement favoriser une sortie de crise par le haut.

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Prix du lait: le groupe BEL annonce un accord…


Le groupe BEL annonce qu’un accord est intervenu en ce qui concerne le prix du lait. Un accord qui satisfait les producteurs. « C’est une avancée » précise Thierry Roquefeuil, secrétaire de la FNPL.

Voici le contenu du communiqué diffusé par le groupe BEL.

 » Devant l’échec des négociations entre les syndicats de producteurs et de transformateurs constaté en juillet dernier, l’entreprise Bel avait immédiatement annoncé que l’entreprise réviserait sa position lors de négociations directes à mener avec ses producteurs. Celles-ci étaient prévues en septembre.

Afin de sortir du contexte de crise actuel, Bel propose d’anticiper ces négociations et annonce dès aujourd’hui un prix du lait de 301€ les 1.000 litres de lait sur l’ensemble de l’année 2010, y compris le mois de juillet, corrigé à 330 € les 1.000 litres.

L’entreprise prendra contact dès aujourd’hui avec les Présidents de ses groupements de producteurs pour fixer avec eux une date de discussion sur l’application de cet accord, qui sera lissé sur l’ensemble du second semestre 2010.

Comme BEL l’avait annoncé précédemment, ces rencontres permettront également  de poser les bases d’un accord pour l’ensemble de l’année 2011, de façon à donner aux producteurs la meilleure visibilité possible à moyen terme. »

Bel prend donc ses responsabilités pour sortir de cette crise, et appelle de ses vœux les mêmes dispositions d’esprit chez l’ensemble des acteurs, tant aux niveaux national et interprofessionnel qu’au niveau régional.

Les producteurs qui travaillent avec Bel depuis des décennies savent que notre entreprise a toujours fait le choix du dialogue, et qu’elle a toujours tenu sa parole.

Bel souhaite donc poursuivre ses relations avec ses producteurs de lait en prenant en compte les intérêts de chacun, et avec l’esprit d’ouverture que l’entreprise a toujours eu.

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L’APLI se mobilise pour une juste rémunération des producteurs de lait


Voici le communiqué de l’APLI nationale.

« La nouvelle équipe  de l’APLI prend acte de la position de la FNPL face au comportement pitoyable des industriels laitiers.

En effet, rien n’est opposable, aujourd’hui à une augmentation conséquente du prix du litre de lait à la production.

En 2008, lorsque le lait a atteint le prix raisonnable de 380 € / tonne, la tonne de beurre s’échangeait à 2700 € sur le marché.

A ce jour, alors que cette même tonne de beurre est estimée à 3700 €, les transformateurs ont l’outrecuidance de contester une augmentation de 10 €, alors que les négociations devraient porter sur des montants supérieurs à 100 €.

Le bras de fer engagé par la FNPL laisse enfin entrevoir un espoir pour un aboutissement des revendications légitimes des éleveurs laitiers.

Comme le souligne Henri Brichart (source AFP) : « si les choses ne bougent pas la semaine prochaine, on verra la stratégie qu’on adopte. Les laiteries ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre ».

Pour organiser et optimiser cette épreuve de force, l’ APLI souhaite rappeler que le seul et unique moyen de pression efficace reste la grève des livraisons, acte volontaire, symbole de détermination .

Une analyse de la grève du lait de septembre 2009 permet de tirer des conclusions qui amélioreront les effets de l’action :

- La grève doit être massive pour être la plus courte possible.

- Elle doit avoir un minimum d’influence sur les trésoreries des exploitations.

- Elle doit avoir lieu à une époque de déficit de production.

- Elle doit être illimitée, jusqu’à gain de cause.

L’APLI invite fermement,

Tous les syndicats

- à considérer le désarroi des éleveurs laitiers (prix de base du lait ridicule, sécheresse, augmentation des matières premières,…)

- à considérer que cette période de pénurie de matière première lait est fortement propice à une cessation des livraisons.

- à alerter et mobiliser leurs homologues Européens du Copa Cogeca et de Via Campesina).

La FNPL, syndicat majoritaire, à initier au plus vite une nouvelle grève du lait.

Les syndicats « minoritaires » à suivre ce mouvement.

La FNPL, seule représentante, aujourd’hui, du collège éleveur à l’interprofession, à débloquer les fonds nécessaires et disponibles au CNIEL (Biens immobiliers, fond de roulement, Actions…) pour compenser les pertes engendrées dans les élevages.

L’APLI engage vigoureusement les syndicats agricoles reconnus officiellement à ce jour, à prendre leurs responsabilités afin de mettre définitivement un terme au scénario annoncé, répétitif et destructeur qui se profile.

Dans ce cas et dès que la décision sera prise et entérinée l’APLI s’engage, à :

– Donner le mot d’ordre et mobiliser ses adhérents pour cette action commune,

– Alerter et mobiliser ses homologues Européens de l’EMB, avec pour seul objectif, une juste rémunération des éleveurs laitiers. »

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Lait: Bruno Le Maire dévoile ses plans


Maintenir une activité laitière sur tout le territoire: c’est ce que souhaite le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, comme il l’a développé en clôture de l’AG de la FNPL, le 15 avril à Lille. Un objectif qui passe notamment par la mise en œuvre de nouveaux outils, par le développement du travail collectif, par une meilleure compétitivité. Le ministre se dit prêt à rencontrer l’interprofession pour élaborer un plan permettant d’adapter la gestion des quotas à des stratégies définies par bassin laitier. Il souhaite que ce plan voit le jour en septembre et puisse s’articuler avec le Grand emprunt.

Nous reproduisons ici quelques extraits de son intervention :

« Que voulons-nous pour la filière laitière de demain ? Mon premier objectif est clair : je souhaite maintenir une production laitière sur l’ensemble du territoire.

Il y a de profondes différences régionales, vous les connaissez.

J’entends des gens qui me disent : pour que la France soit compétitive, il faut que toutes les exploitations produisent un million de litres de lait par an. Mais je connais des exploitations en Savoie qui produisent 100 000 litres de lait et qui sont rentables car, malgré leurs coûts de production élevés, leur lait est valorisé à plus de 400 € la tonne grâce à des fromages AOC.

J’entends d’autres personnes qui me disent qu’une vache nourrie à l’herbe produit 6 000 litres de lait par an, alors qu’une vache nourrie avec des céréales en produit 8 000. C’est vrai. Mais la qualité du lait produit, le coût de production et le bilan environnemental ne sont pas les mêmes. Il y a donc un équilibre à trouver localement.

Chaque territoire a ses atouts et ses difficultés propres. Ma responsabilité est de construire avec vous une réponse adaptée à chaque région pour maintenir une économie laitière performante sur tous les territoires ».

Comment pouvons-nous y arriver ?

« Cela passe d’abord par une compensation des handicaps naturels. Les exploitations laitières de montagne ont bénéficié du Bilan de santé de la PAC et de la revalorisation de l’ICHN. Je vous confirme que les contrats de PHAE arrivant à échéance en 2010 et 2011 sont tous en cours de renouvellement. Je vous confirme que je proposerai à la Commission de nouveaux critères de délimitation des Zones défavorisées simples. Je continuerai de soutenir l’élevage en montagne, parce que c’est, sur ces territoires difficiles, la seule production possible.

Cela passe aussi par une meilleure gestion de l’offre de lait dans certaines régions. Il faut redistribuer les 2 % de hausse de quotas dont nous disposons et en faire bénéficier en priorité les jeunes agriculteurs et les récents investisseurs. Je vois bien les oppositions à ce choix. Mais nous ne pouvons pas affaiblir les exploitations qui ont fait des efforts pour se développer. Nous ne pouvons pas les priver de ces quotas, alors que cela nous ferait encore perdre des parts de marché par rapport à l’Allemagne. Ce choix est difficile. Mais c’est un choix responsable et nécessaire.

Le maintien d’exploitations sur tout le territoire passe également par le développement du travail en commun. L’association, cela ne veut pas dire des exploitations de taille démesurée qui poseraient des problèmes environnementaux et qui ne correspondent pas au modèle agricole français. L’association, cela veut dire un amortissement plus rapide de vos investissements et la possibilité d’avoir une organisation du travail adaptée aux modes de vie actuels, la possibilité d’avoir tout simplement une vie personnelle.

Mon objectif n’est pas de concentrer la production dans une ou deux régions de France. Mon objectif est de conserver une production de lait dans toutes les régions en gagnant en compétitivité ».

Un plan pour la filière en septembre

« Car mon deuxième objectif politique est bien de gagner la bataille de la compétitivité. Gagner en compétitivité ne veut pas forcément dire s’engager dans une course à l’agrandissement des exploitations. Gagner en compétitivité, c’est aussi réduire les charges et améliorer la valorisation de vos produits.

Lorsque, dans le cadre des Etats généraux du sanitaire, nous insistons sur la prévention des maladies, nous gagnons en compétitivité. 1 euro dépensé en prévention, c’est 6 euros de gagnés sur la lutte contre les maladies déclarées.

Lorsque nous proposons dans la LMA de classer la méthanisation comme activité agricole, nous gagnons en compétitivité. Cela représente en moyenne 25 000 euros par an par exploitation.

Nous n’avons aucune raison d’être moins performants que l’Allemagne. Nous réaliserons donc une étude comparative détaillée sur la filière du lait en France et en Allemagne. Nous regarderons point par point. Et nous en tirerons les conséquences.

Il faudra associer les transformateurs à ces réflexions et à ces choix. Arrêtons, là aussi, de reporter systématiquement la charge sur les producteurs. Tous les maillons de la filière sont concernés. Nous ne réussirons à bâtir une nouvelle donne laitière en France qu’ensemble : producteurs, industriels et coopératives.

C’est pour cela que je me bats depuis des mois pour que le projet de fusion entre Entremont et Sodiaal aboutisse dans les meilleures conditions possibles. C’est l’intérêt des producteurs. C’est l’intérêt des entreprises. Et c’est l’intérêt des salariés.

Enfin, je mesure parfaitement que ces efforts de compétitivité auront un coût. Vous me demandez un plan. Je suis prêt à en discuter avec l’interprofession. Je vous demande de me faire des propositions avant le 15 mai prochain. Je souhaite que ce plan soit un plan de développement de l’ensemble de la filière laitière française et qu’il soit prêt courant septembre 2010.

ce plan devra notamment favoriser les synergies entre les opérateurs de la filière à l’amont comme à l’aval.

ce plan devra permettre d’adapter la gestion des quotas à des stratégies définies par bassin laitier.

ce plan devra enfin pouvoir s’articuler avec le Grand Emprunt voulu par le Président de la République, et les pôles de compétitivité, pour soutenir les projets d’entreprises innovants.

Construisons ensemble des perspectives durables pour votre filière ».

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Indicateurs du prix du lait: accord de l’interprofession


Réunis à l’initiative de Bruno Le Maire, Ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, les présidents des trois familles de l’interprofession laitière sont parvenus à un accord sur l’évolution des indicateurs de tendance du prix du lait pour le 2ème trimestre 2010.
Henri Brichart, Président de l’interprofession laitière – le CNIEL – et Président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), Gérard Budin, Président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), et Olivier Picot, Président de la Fédération nationale des Industriels laitiers (FNIL), ont trouvé un accord afin de poursuivre, au 2ème trimestre 2010, l’application des indicateurs issus de l’accord du 3 juin 2009.

En outre, l’interprofession laitière s’est engagée à aménager trois nouveaux indices avant le 31 mai 2010, qui entreront en vigueur le 1er juillet prochain :
- un indice sur l’évolution comparée du prix du lait entre l’Allemagne et la France,
- un indice sur les coûts de production du lait,
- un indice relatif à la valorisation des produits laitiers.

Les pouvoirs publics veilleront à la stricte application de ce calendrier afin de conserver notre compétitivité et l’excellence de la filière laitière française.
Enfin, Bruno Le Maire a rappelé sa mobilisation et son engagement pour développer une stratégie de performance au bénéfice de tous les acteurs de la filière laitière française à moyen terme. Cette stratégie passe par :
- la mise en place de relations contractuelles écrites entre producteurs et industriels afin de donner de la visibilité à chaque partenaire, notamment sur les volumes et les prix ; une expérimentation débutera dans les régions Basse-Normandie et Bretagne, en parallèle de la discussion du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche qui débutera le 17 mai au Sénat;
- le renforcement du rôle de l’interprofession notamment pour élaborer des indicateurs de prix : les conclusions de la Présidence espagnole lors du Conseil des Ministres hier à Bruxelles ont confirmé qu’une évolution du droit européen de la concurrence est engagée ;
- un maintien et un renforcement des outils communautaires d’intervention afin de réduire la volatilité des marchés ainsi que la mise en place d’un observatoire communautaire sur les volumes, les prix et les marges dans la filière laitière.

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